Affichage des articles dont le libellé est famille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est famille. Afficher tous les articles

vendredi 6 août 2021

Michèle et Arno Stern : une vie d'évidences - Interview exlusive

Dans cet entretien croisé, inédit et illustré d’images jamais publiées, Michèle et Arno Stern parlent du passé, du présent et de l’avenir de leur œuvre. Il s’agit de la première interview publique accordée par Michèle Stern. L’entretien a été réalisé, à leur demande, le 1er juillet 2021 à leur domicile, dans le Poitou (France). ©️IRSE Arno Stern, août 2021 www.arnostern.com www.irsearnostern.org 

Et la petite contribution J'OSE la vie : celle d'avoir présenté le Dr. Michel Odent à Arno Stern, et cette photo prise alors qu'ils discutaient, tous les deux (de Frédéric Leboyer, entre autres), le samedi soir, au milieu du premier congrès Écologie de l'enfance, en 2014, à Montréal: un événement international nouveau et inédit, que nous avons organisé, toute notre famille, en collaboration avec André Stern, et avec le soutien de Charlotte Cauchies et de quelques amies bénévoles. <3

lundi 22 juillet 2013

un petit prince est né

Ce soir, au téléphone, ma maman a dit:
« En ce jour où il y a 25 ans que mon fils est parti, un petit prince est né. »

 
 

Mon frère

Mon frère,

© J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

Avec toi, j'ai vu notre maman prendre soin d'un bébé;
Avec toi, j'ai vu notre papa jouer avec un tout-petit;
Avec toi, j'ai appris à prendre un bébé dans mes bras, et à l'aimer si fort;
Avec toi, j'ai appris à changer les couches, en prenant bien soin de ne pas te piquer avec les grosses aiguilles (fallait passer deux doigts dessous, maman m'a montré);
Avec toi, j'ai vu comment apprennent et grandissent les enfants.

Tu te rappelles, je t'appelais mon bébé-frère ?
Avec toi, j'ai appris à être une grande sœur aimante;
Avec toi, j'ai appris que tu ne dormais pas encore, le soir, quand, à tes côtés, je m'allongeais, pour ne pas que tu t'endormes seul, et que je chuchotais: «Guy, dors-tu?», et que tu soufflais, de ta petite voix musicale, tout bas: «oui» !
Avec toi, j'ai appris, qu'une maman fait cuire un 'coco' le soir, quand son fils, déjà au lit, a faim;
Avec toi, j'ai ri;
Avec toi, j'ai joué;
Avec toi, j'ai célébré, nos anniversaires, et nos Noëls;

Tu te rappelles, ce jour de septembre, où tu as appelé notre maman au téléphone, pour lui demander de rentrer, parce que tu avais accepté de feindre un 'mal au ventre', à notre demande, Nathalie, Mario et moi, pour lui faire une surprise party ? Elle était bien soulagée de voir que tu allais bien, et souriante de voir qu'on avait acheté des petits gâteaux, et une bouteille de Baby Duck !
Avec toi, j'ai appris à écouter un adolescent partager ses joies, ses peines;
Avec toi, j'ai appris à être disponible, après l'heure du dernier bus.

Tu te rappelles ce jour, où on s'est donnés rendez-vous pour prendre une pizza chez Normandin, qu'on prévoyait manger ensemble, dans notre un-et-demi à Stef et moi, toi après l'école, moi après le travail, et que j'avais oublié les clés ?

Toi, mon frère, si petit, si mignon, 
Toi, mon frère aux grands yeux bleus,
Toi, mon frère, si doux, si gentil,
Toi, mon frère, drôle, et un peu dans la lune, parfois,
Te souviens-tu ? Ce soir où nous sommes arrivés, Stef et moi, et que devant la télé, tu avais 'oublié' ouverts les robinets de la baignoire ?  
On a bien rigolé, tous les trois, à éponger le plancher de la cuisine!
© J'OSE la vie - journaljose.blogspot.com

Toi, mon frère, si beau, si blond, et qui aimait garder ses cheveux longs, 
Toi, mon frère, au cœur grand comme ça, et qui l'ouvrait aux autres, tristes, ou malheureux, 
Toi, mon frère, tu te souviens ? Assis, tous les deux, sur le garde-fou de métal, au coin de la rue, tu me disais que les gens qui ne sont pas gentils, ou font du mal, le font parce qu'ils ne vont pas bien, qu'ils souffrent... et tu m'as donné l'exemple d'un copain qui était, comme sa maman, battu par son papa... tu m'as dit que tu choisissais d'être son ami, et que tu voulais l'aider... et on a bien essayé, n'est-ce pas ?

Te souviens-tu ce jour d'été '88, où on est allés chez Léon, voir les ensembles de cuisine ? Ta préférence allait à une table et des chaises toutes blanches. Stéphane et moi sommes allés les acheter, plus tard,... mais tu ne les auras pas vus dans notre cuisine. 

Toi, mon frère, tu vois de là-bas, de là-haut, ou de juste à côté, toutes ces fleurs, et ces pensées, que nous partageons avec toi ? Et nos sourires, et nos larmes ?
Et ces jolis cailloux, et ces mots, que Oli et Jé déposaient parfois, sur la grosse pierre, sur ce petit lopin de terre, où l'herbe pousse, verte, près de la montagne ?
Guy, mon frère, tu me manques parfois;
Guy, mon frère, je pense à toi aujourd'hui;
Guy, mon frère, je suis reconnaissante que tu aies été dans ma vie 
pendant ces 15 années et presque 8 mois;
Guy, mon frère, je pense à toi, tous les jours, depuis vingt-cinq ans, 
et t'envoie tout mon amour,
et reçois le tien.

Je t'aime,
Édith

jeudi 11 juillet 2013

Un toit sur la tête

journaljose.blogspot.com


Je suis remplie de gratitude très souvent dans ma vie, et aujourd'hui, je tiens à l'exprimer ici parce que je suis reconnaissante, envers plusieurs personnes, pour plusieurs choses:

  • nos enfants qui sont disposés et heureux à nous aider à refaire la toiture et d'autres travaux au besoin, même s'ils n'ont pas à le faire;
  • leurs amis, qui sont disposés et heureux de nous aider même s'ils n'ont pas à le faire;
  • ma mère, qui est présente en prenant nouvelles et en offrant un soutien moral;
  • mon père qui est venu offrir son soutien, ses mains, sa remorque et son camion pour aller à la décharge;
  • une amie qui apporte de la nourriture (et du papier hygiénique et des mouchoirs) chez nous depuis deux jours, prête et heureuse de nous aider à quoi que ce soit;
  • ses enfants, qui sont disposés et heureux d'aider à ramasser les rebuts pendant que d'autres font d'autres choses.
  • mon mari qui est au travail à faire ce qu'il aime, pour les personnes qui en ont besoin, et recevoir en échange ce dont nous avons besoin pour la vie familiale.


Hier matin, il y avait trois jeunes hommes qui travaillaient sur ​​le toit et trois adolescents qui jouaient en bas. Quand mon amie et moi sommes rentrées d'acheter les bardeaux pour le nouveau toit, il y avait trois jeunes hommes sur le toit, et trois adolescents dans la cuisine à préparer le dîner pour tout le monde! Ensemble, ils travaillent bien, et s'amusent. Plus tard, le toit était prêt à recevoir les bardeaux qui ont été livrés ce matin. C'est si bon de voir nos fils, et nos amis, et mes parents qui sont là pour nous aider.
 
Hier soir, en rentrant de l'atelier, mon chéri a trouvé une table remplie de bonne nourriture, une maison pleine de jeunes gens sympathiques et un toit sur lequel il n'a pas eu besoin de travailler, alors il a pu profiter d'une pause.


Hier, à la quincaillerie, l'employé s'est démené pour nous faire livrer les bardeaux aujourd'hui, à notre demande, malgré le fait que leurs livraisons étaient complètes jusqu'à vendredi. Il a pris le temps de téléphoner dans une autre quincaillerie et d'expliquer la situation.

Ce matin, les employés à la livraison étaient vraiment sympathiques. Ils ont imaginé une façon de placer leur camion et la grue de façon à ne pas abîmer nos plate-bandes ni le muret de blocs. ... L'un d'eux, après m'avoir donné la main, a même offert ses remerciements aux gars sur le toit.

Cet après-midi, j'entends les sons des martèlements pendant que j'écris, et je sais que nous aurons de nouveau un bon toit sur la tête pour bien longtemps. ;-)
Je suis remplie de gratitude!
Merci à chacune, chacun, de vous !
Edith

samedi 29 juin 2013

Souvenirs ( cheveux, album bébé et Henri Dès )

Parfois, il y a des souvenirs qui pointent à certains moments, et quels beaux et bons moments ça nous rappelle !

Aujourd'hui - était-ce la pluie diluvienne qui faisait ce 'contact' ? - des tas de souvenirs nous apparaissent, juste comme ça. Ce matin, en berçant mon fils, je lui ai dit qu'il a les cheveux plus longs que la taille qu'il avait à la naissance. Il a voulu vérifier...

24 po = 60 cm... avant la pluie (après, le cheveu a pris 7mm)



Ayant sorti son album de 'bébé', on a pris le temps de le feuilleter un peu ce midi, et le reste ce soir. Que c'est chouette de se rappeler les premiers pas, les premiers mots, les premières traces sur le papier, les livres préférés, les caresses dans les cheveux qu'il nous offrait à tous les trois, son grand frère et maman et papa. (il n'a pas beaucoup changé!)
À la toute dernière page de l'album, on tombe sur ... une histoire d'amour.... qui a duré des années. Avec le chanteur Suisse, Henri Dès: 
 
Ce jour-là, après le concert, notre aîné a réalisé sa première interview pour le journal JOSE (alors en version papier) et posé aux côtés de la 'star' Henri Dès. (J'aimerais bien retrouver cette interview pour la publier ici...) Et ce beau tambour que Jé a reçu de son parrain et sa marraine après le concert. Il jouait, son frère chantait: 




(apprentissage du logiciel gimp, avec l'aide de notre fils, qui m'explique, et répète, sans se lasser, les mêmes étapes, que je n'arrive pas à mémoriser, ce soir. À un moment, il se penche sur moi, dépose un léger baiser sur mes cheveux, en me disant: « que t'es mignon, quand tu ne te rappelles pas ! » Plus chou que ça ... !


Allez, je vous laisse sur celle qui a fait nos beaux jours, mis des sourires partout autour, encore ce soir, on l'a fait découvrir à des copains en ligne et ça a bien fait rire !



Edith avec l'aide de J

dimanche 28 avril 2013

De la bienveillance, partout, partout, partout !

Entre autres sujets de discussions, embrassades, et rigolades, Pierre-Marie a dit 'bienveillance', à un moment, hier, au dîner, chez La Panthère Verte.

Ce matin, réveillée par le chant des oiseaux, dont un, puissant, que je n'ai pas reconnu, je me suis laissée bercer encore un moment, au lit, dans cette chambre où la douceur et la Provence ont fait leur nid. Après avoir embrassé mes amours, préparé une assiette de fruits, lavé quelques assiettes de la vaisselle d'hier soir, répondu aux courriels urgents, je suis sortie, dans l'escalier, derrière, déguster un pamplemousse.
Au soleil !

De l'autre côté de la clôture, un garçon, descends l'allée avec sa trottinette, puis il remonte en marchant, et redescend, encore et encore. La joie !

Un chat surgit à droite, tout en bas (pour moi qui suis en haut), il me jette un coup d'oeil, nous nous saluons, il passe sous les escaliers, puis, à gauche, sous la petite porte blanche, et je le perd de vue.
Bonne journée, chat !

Je rentre un moment, je prends le portable, et me voici, sur le petit balcon. J'entends la voix de ce petit garçon de tantôt: au clair de la lune... :-)

Tiens, revoici le chat ! Je ne connais pas son territoire mais il arrive d'ailleurs, tout au fond de la cour, cette fois. Où l'on voit déjà quelque bleu: des crocus ou des scilles ? Je ne sais pas, je n'ai pas mes lunettes. Je m'assied au soleil, le petit garçon prend de la vitesse, avec sa trottinette, je pense à la bienveillance, au bien-être.

Qu'est-ce qui aide à être, à rester, bienveillant ?

Un sourire,
un mot gentil,
le ton qu'on utilise,
notre propre bien-être intérieur, bien sûr, on le porte en soi, partout, ...
--
monsieur chat revient... (ou est-ce madame ? par la taille, je ne crois pas, mais je ne suis pas juge, il-elle est qui il-elle est.)
--
Là-bas, chez un autre voisin, tous des inconnus pour moi, tous des gens à connaître, donc, j'entends: ''Fannie, Fannie ?''
--
Tout-à-coup, au-dessous, une petite voix, appelle 'Carole?'. ...
Je me penche, et dis bonjour : je suis Édith, la belle-soeur de Carole.
Nous bavardons un moment, de la vie, la maladie, le cerveau, les projets et les rêves qu'on remet parfois, et qu'on ne voudrait pas, ne pas avoir vécus...

Dans le jardin, ce sont des scilles ?
Elle confirme.
Je demande l'orthographe
Avec un 's'
oui !
Des scilles bleues !
Joli !
On en a aussi quelques-unes chez nous, sous le sorbier, depuis que la voisine a permis qu'on en prenne quelques bulbes chez elle, un jour d'été.
--
Je reviens à la bienveillance.
Voilà ce qui m'inspire, pour remettre de la vie dans le monde, de l'amour où il y en aura manqué un peu.
Et où il n'en manque pas, aussi, bien sûr !
Plus de bienveillance, plus d'amour, partout !
De la joie, partout.
De la vie !

La bienveillance, est un choix.
On peut en mettre partout !
:-)
--
Un souvenir: la petite fille d'une voisine, venue nous visiter, pour jouer, un été, comme souvent elle le faisait, avec sa soeur. Nous avions des crêpes au déjeuner. Elle se servit elle-même et de la lourde bouteille de sirop d'érable, elle remplit son assiette, sa crêpe inondée. Par réflexe de cette 'peur du manque', qui m'habite encore parfois, j'ai demandé pourquoi elle en mettait autant, et la petite, souriant, répondit: « Ben, c'est pour en mettre partout !». Voilà !


Aujourd'hui, je répète : c'est pour en mettre partout !
Du sirop d'érable, oui, pourquoi pas ?!

Et de la bienveillance !

Partout !

Partout, partout, partout !

Et ici, et là, et là-bas,
Et chez vous !


Edith

avec le fi-fu, de la mésange maitenant.

vendredi 18 janvier 2013

La nouvelle du jour !

C'est Pam Sorooshian qui l'annonce sur sa page facebook. 
Et quelle bonne nouvelle!

"Roya is now available as a therapist. Homeschoolers - this is a therapist who will NOT blame homeschooling." ~ Pam Sorooshian


Traduction libre :
« Roya est maintenant disponible comme thérapeute. Familles nonsco - voici une thérapeute qui NE blâmera pas l'école maison » ~ Pam Sorooshian

 
Pour la connaître un peu mieux, l'inviter à une conférence-atelier, prendre rendez-vous, visitez son site web:
Roya Dedeaux, cr.photo: royadedeaux.com

Je sais, c'est en anglais, et un peu loin pour les Québécois, mais bon, c'est une si bonne nouvelle, et si inspirant !


Et puis, tiens, j'en profite pour vous annoncer aussi que sa maman, la très connue dans le milieu du unschooling aux États-Unis, Pam Sorooshian, modératrice de la célèbre liste Always Learning (propriété de Sandra Dodd) sera parmi les conférenciers invités à la Northeast Unschooling Conference en août prochain. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, j'en ai parlé ici.



Je pense bien que je vais y aller à nouveau cette année, moi. 



Et vous ?



Edith


mardi 1 janvier 2013

Moments

Nous vous souhaitons, à chacune et à chacun, de profiter de chaque moment dans chacune des 365 journées de 2013, en étant bien consciente, conscient, que des moments, il y en a des dizaines, des centaines, chaque jour.


De notre côté, nous choisissons la relation avec nos enfants en premier lieu, et nous voyons que toutes les relations avec les gens autour de nous s'en trouvent teintées, de cet amour puissant, et du caractère authentique et empreint de respect qui s'en dégage.

Soyez heureux!Edith et Stéphane

Quelques images de notre dernière balade et glissades à la montagne, le 30 décembre.
journaljose.blogspot.com

journaljose.blogspot.com

journaljose.blogspot.com

journaljose.blogspot.com

journaljose.blogspot.com

mercredi 24 octobre 2012

À la mémoire de Jacques

Jacques est décédé dimanche. 
Je l'ai appris hier.
Jacques était un ami de très longue date de mon père, et donc, un ami de la famille. Ils étaient policiers ensemble. Ils ont pris leur retraite ensemble. Ils avaient le même âge. 



Je me rappelle quand Jacques venait à la maison, quand j'étais enfant. Il avait une grande moustache qui m'impressionnait. Il était grand, très grand - et moi, j'étais petite. Il avait des tatouages sur les bras, souvenirs de lorsqu'il était matelot, peut-être. Il me frottait la tête de sa grosse main velue. Il m'appelait «grenouille». C'était un mot doux de sa part. Ma mère, il l'appelait «m'man Chabot». Il l'aimait bien.

Jacques a toujours été gentil avec moi. Le jour de mes deux ans, je me suis coupé l'auriculaire  de la main droite dans une porte. C'est Jacques qui est venu nous conduire à l'hôpital, avec ma mère, pour qu'on recouse mon petit doigt.

Je l'ai revu quelques fois au cours des années, quand on se croisait chez mes parents, à la maison ou au chalet.
Jacques aimait bien nos enfants aussi. Il était gentil avec eux et très ouvert à notre choix de ne pas les mettre à l'école. Il trouvait que ça n'avait pas de sens de mettre des enfants au monde et que leur mère ne soit pas avec eux pour en prendre soin.

Un jour, on a eu l'idée de lui envoyer une invitation à venir nous visiter à un Expo-Passions-Projets. Il est venu. Avec sa copine, Sylvie. Et il y est revenu chaque année ensuite. Il était content d'être invité par nos enfants qui écrivaient et décoraient toujours les invitations à leur façon, et la lui envoyait personnellement, par la poste, chez lui, à la campagne.

En mai 2009, il avait confié à Sylvie, les larmes aux yeux, que c'était sûrement la dernière fois qu'il venait à un Expo voir les projets de nos enfants.



Jacques avait un cancer.
Notre plus jeune se rappelle la dernière fois qu'il l'a vu, il avait des tubes dans le nez, et plus d'estomac... 


Un jour, en rentrant du chalet de grand-maman et grand-papa, on s'est arrêtés lui dire bonjour. Il avait l'air bien content de nous voir. Il nous a emmenés nous promener sur sa terre, aux côtés de Tiza, la gentille chienne qui vivait avec lui. Notre grand y avait observé des insectes à la carapace noire bleutée une partie de l'après-midi. Stéphane avait jasé avec lui de toutes sortes de choses pendant qu'on profitait de l'espace et du grand air.

Je ne sais pas si c'est la maladie qui l'a conduit à ça mais il ne mangeait pas de viande. Seulement des fruits et des légumes, et quelques légumineuses, dans sa sauce à spag.   

Je sais que Jacques a beaucoup souffert dans sa vie, qu'il était rongé de l'intérieur. D'avoir été abandonné, et maltraité, lorsqu'il était enfant. 

Je ne sais pas ce que ça fait que de mourir, de quitter la vie. La vie d'ici, en tout cas. Je ne sais pas comment c'est 'après', ni même s'il y a un 'après'. Ce que je sais, toutefois, c'est que comme chacun/e d'entre nous, Jacques méritait de vivre le bien-être. Et que chaque fois qu'il n'y a pas eu accès, ça n'a pas aidé sa vie, sa santé, ni physique, ni mentale. 

J'espère que c'est vrai que notre âme peut reposer en paix 'après'. Je lui souhaite de tout coeur. 
Salut Jacques ! 
Paix à ton âme, et merci d'être passé dans ma vie. 
Je vivrai avec le souvenir de ces bons moments, et je souhaite que tous les gens qui t'ont connu fassent de même. Et que le vent emporte le reste.
Salut Jacques ! ♥
Edith 

P.S. On a toujours à la cuisine ce refroidisseur d'eau que tu nous a donné. Merci!


--

In Memory of Jacques

Jacques died on Sunday.

I learned it yesterday.

Jacques was a long time friend of my father, and therefore, a friend of the family. They were both policemen. They get retired at the same time. They were the same age.

I remember when Jacques was coming to our place when I was a child.
He had a big mustache that impressed me. He was big, very big - and I was little. He had tattoos on his arms, memories of when he was a sailor, perhaps. He was rubbing my head with his big hairy hand. He was calling me "frog". It was a gentle word from him. My mother, he was calling her "M'man Chabot." He liked her.

Jacques has always been nice to me. On my second birthday, I cut my little finger of the right hand in a door. It was Jacques who came to lead us to the hospital with my mom, so that they can stitch up my little finger.

I met him a few times over the years, with my parents at home or at the cottage. Jacques liked our children as well. He was nice to them and very open to our choice not to put them in school. He sometimes said that it doesn't make sense to bring children into the world and that their mother won't be with them to take care of them.

One day, we had the idea to send him an invitation to visit us at Expo-Passions-Projects. He came. With his girlfriend, Sylvie. And he returned every year thereafter. He was glad to be invited by our children who always wrote and decorated invitations in their own way, and sent him personally, by mail, at his home, in the countryside.

In May 2009, he had told Sylvie, tears in his eyes, it was probably the last time he came to see their projects.

Jacques had a cancer.

Our youngest remembers the last time he saw him, he had tubes in his nose, and no more stomach ...

One day, returning from Grandma and Grandpa's cottage, we stopped to say hello. He seemed glad to see us. He took us for a walk on the land with Tiza, the nice dog who lived with him. Our oldest observed insects with a black blue carapace part of the afternoon. Stéphane had chatted with him about all sorts of things while we were taking advantage of the fresh air.

I don't know if it is the illness that led to this, but he didn't eat meat. Only fruits and vegetables, and some legumes in his spag sauce.

I know that Jacques has suffered in his life, he was like eaten away from inside. To have been abandoned, and mistreated as a child.

I don't know what it's like to die, to leave life. Life here, anyway. I don't know how this is 'after', or even if there is an 'after'.

What I do know, however, is that as each of us, Jacques deserved to live in well-being. And each time there was no access to this well-being, it has not helped his life, health, physical or mental. I hope it is true that our soul can rest in peace 'after'. I wish him wholeheartedly.

Good bye Jacques!

Peace to your soul, and thank you for stopping in my life.

I live with the memories of the good times, and I hope that all people who have known you will do the same. And that the wind will carry the rest away.

Good bye Jacques! ♥

Edith

jeudi 21 juin 2012

À vélo !


Allez, on va à vélo tout en haut de la montagne !
Ouf ! Fait chaud (30degrés à l'ombre)... bon, OK, je mets de l'air dans les pneus et j'arrive.


Les roches dégringolent quand on redescend

Et oui, encore plus haut !

En fait, on pourrait aller encore un peu plus haut, mais ici, c'est assez pour nous

La vue sur la ville... et un groupe de jeunes skaters
la flèche pour nous indiquer la voie la semaine dernière

c'est par là qu'on redescend

marécage et quenouilles

mais où sont les gars ?

Attendez-moi !

petite pause dans un tout petit peu d'ombre

Ben oui, j'étais là aussi. ;-)
ici, le terrain s'est en partie effondré récemment

Ahhhhhh ! De l'eau !

La rivière

la route vue du pont

Et là, c'est la pente à glisser (en hiver) et la pente qu'on vient de descendre... en marchant à côté du vélo ! :-)


Voilà ! C'était notre randonnée de dimanche. On avait fait la même le jeudi précédent et on avait le goût de la refaire. Cette fois, on l'a fait découvrir au papa. On n'a pas fait de photos sur le retour car j'ai pris une pause les pieds dans la rivière avant de rentrer et, finalement, j'ai décidé de prendre le sentier le long de la rivière plutôt que le chemin et les rues choisies par notre fils. Pas facile ! Le sentier était boueux (comme d'habitude) et si étroit par endroit parfois que c'était difficile de marcher à côté du vélo et de le monter en forçant de tous mes bras (ça se dit, ça ? en tout cas ça se vit !) dans les pentes abruptes. Sans compter les moustiques qui ont surgi tout à coup et m'ont suivie jusqu'à la sortie de la forêt. Et là, youpi, j'ai sauté sur mon vélo et je me suis laissée descendre jusqu'à la maison, en remerciant le vent !

Edith

vendredi 30 septembre 2011

Qu'est-ce que le unschooling - invitation à un sondage


Le unschooling est un mouvement radical éducatif en croissance qui mérite l'attention.
Publié le 15 septembre 2011 par Peter Gray, sur Freedom to Learn.
Traduction: J'OSE la vie !
Le unschooling est un mouvement qui est complètement à l'opposé de la pensée conventionnelle sur l'éducation. J'aimerais en apprendre davantage à ce sujet et en dire plus au monde à ce sujet, et pour cette raison, je mène une enquête auprès des familles unschoolers (nonsco). Si vous êtes un membre d'une telle famille et êtes disposé à participer, vous pouvez télécharger le formulaire de sondage en allant sur le site web de Pat Farenga, en défilant vers le bas pour trouver le lien (Pat a gentiment publié le formulaire). Si vous ne le trouvez pas de cette façon, vous pouvez me demander le formulaire directement par courriel, à: grayp@bc.edu. 
Le formulaire lui-même contient toutes les informations dont vous avez besoin pour le remplir et le retourner. Il est court et n'est pas difficile à remplir. Je serais très reconnaissant de votre participation. Je vous invite aussi à transmettre le formulaire, ou un lien vers cette publication, à d'autres familles unschoolers, afin qu'elles puissent aussi y participer. (Je prévois analyser les réponses d'ici le début de novembre, donc s'il vous plaît, retournez votre formulaire avant cette date).

Voici une partie de ce que je sais déjà sur le unschooling, avant de mener l'enquête. Défini le plus simplement, le unschooling (non-scolarisation) est l'absence de scolarisation. Les unschoolers n'envoient pas leurs enfants à l'école et ils ne font pas à la maison le genre de choses qui sont faites à l'école. Plus précisément, ils n'établissent pas de programme d'études pour leurs enfants, ils n'exigent pas de leurs enfants des affectations particulières à des fins d'éducation, et ils ne testent pas leurs enfants pour mesurer les progrès. Au lieu de cela, ils permettent à leurs enfants la liberté de poursuivre leurs propres intérêts et d'apprendre, à leur manière, ce qu'ils doivent savoir pour suivre ces intérêts. Aussi, de diverses manières, ils fournissent un contexte environnemental et un soutien environnemental pour l'apprentissage de l'enfant. La vie et l'apprentissage ne se produisent pas dans le vide; ils se produisent dans le contexte d'un environnement culturel, et les parents unschoolers aident à le définir et mettent l'enfant en contact avec cet environnement. 

Dans l'ensemble, les unschoolers ont une vision de l'éducation qui est à 180 degrés de celle de notre système éducatif courant. Ils croient que l'éducation est quelque chose que les enfants (et les gens de tous âges) font pour eux-mêmes, et non pas quelque chose qui leur est faite, et ils croient que l'éducation est une partie normale de l'ensemble de la vie, pas quelque chose de distinct de la vie qui survient à des moments particuliers dans des endroits particuliers. 


Personne ne sait exactement combien d'enfants aux États-Unis** sont actuellement unschoolers. À des fins de tenue des dossiers officiels, les unschoolers sont regroupés avec les homeschoolers (école maison). Les lois des États ne permettent pas aux parents de simplement sortir leurs enfants de l'école, les parents ont en quelque sorte à prouver que leurs enfants sont éduqués à la maison, ce qui les place dans la catégorie homeschooling. Le homeschooling, dans l'ensemble, croît à un rythme accéléré. Selon le National Center for Educational Statistics, qui mène une enquête tous les 4 ans, il y avait aux États-Unis environ 850 000 enfants homeschooled (5 à 17 ans) en 1999, 1,1 million en 2003, et 1,5 million en 2007. Si on parle en pourcentages de tous les enfants d'âge scolaire, ces chiffres se traduisent à 1,7% en 1999, 2,2% en 2003, et 2,9% en 2007. 
Les données ne sont pas encore disponibles pour 2011, mais si l'on extrapole la courbe de l'année précédente, on peut penser qu'aujourd'hui près de 4% de tous les enfants d'âge scolaire sont considérés comme homeschoolers. 


Les personnes impliquées dans le mouvement du homeschooling estiment qu'environ 10% des homeschoolers sont unschoolers, ce qui me semble raisonnable en me basant sur les proportions observées lors de conventions homeschooling. Si cela est vrai, alors plus de 150 000 enfants vivent le unschooling aux Etats-Unis aujourd'hui et les chiffres sont en augmentation à un rythme qui s'accélère d'année en année. L'estimation serait encore plus élevée, peut-être beaucoup plus élevée, si les soi-disant "relaxed homeschoolers" (familles qui font l'école maison de façon plus légère, plus détendue) étaient inclus. Ce sont des familles qui ont une "sorte" de programme d'études pour leurs enfants mais ne le suivent pas nécessairement ou n'exigent pas qu'il soit respecté. Dans l'ensemble, le unschooling est un mouvement éducatif très important, car il implique un si grand nombre d'enfants et qu'il viole donc fortement la vision conforme que les enfants doivent être contraints d'apprendre un programme d'étude imposé pour réussir. 

Les chercheurs universitaires ont évité toute étude sérieuse sur le unschooling, tout comme ils ont évité les modèles d'écoles Sudbury et toutes les autres innovations en matière d'éducation qui nient la valeur d'un programme imposé. La seule exception est la thèse de doctorat 2008 de Donna Harel Kirschner, à l'Université de Pennsylvania, Department of Anthropology. Kirschner a interviewé et effectué des visites à domicile de 22 familles unschoolers, s'est familiarisée avec la littérature sur le unschooling, et a écrit une thèse décrivant la philosophie et les pratiques des familles qu'elle a étudié. Malheureusement, le travail de Kirschner n'a pas paru dans des publications universitaires ou non universitaires, et la thèse elle-même est difficile à obtenir. Vous pouvez en acheter une copie auprès de ProQuest Digital Dissertations (ou l'obtenir gratuitement d'eux s'il vous arrivait d'avoir le statut de membre à une bibliothèque universitaire affiliée). Le titre complet est Producing Unschoolers: Learning Through Living in a U.S. Educational Movement. 

Mais vous pouvez en apprendre beaucoup plus sur le unschooling en parcourant les sites web et en lisant les livres de ceux qui sont impliqués dans le mouvement. Si vous tapez "unschooling" sur Google, vous trouverez beaucoup de choix disponibles, mais voici quelques ressources avec lesquelles je suis familier et que je recommande: 

  • Le site web de Pat Farenga. Pat Farenga est peut-être la première autorité sur le unschooling. Il a travaillé en étroite collaboration avec John Holt, l'auteur réputé sur les enfants et l'apprentissage, jusqu'à la mort prématurée de ce dernier en 1985. Les livres de Holt, incluant "How children fail" (Comment les enfants échouent) et "How children learn" (Comment les enfants apprennent), publié dans les années 1960 et 70, sont toujours considérés comme des guides inspirants par la plupart des gens dans le mouvement du unschooling, et Pat a beaucoup fait pour garder ces écrits dans la presse et disponibles. Holt a inventé le terme "unschooling" et a fondé le magazine Growing Without Schooling dans les années 1970, et Pat a continué à publier la revue après la mort de Holt, de 1985 jusqu'en 2001. Pat est un écrivain très populaire, conférencier et consultant pour les médias sur le unschooling et il a servi de conseiller à de nombreux nouveaux unschoolers et homeschoolers. Sur le site de Pat, vous trouverez, entre autres choses, le blog de Pat, des critiques de livres, des vidéos pertinentes sur le unschooling, et un lien vers l'ensemble des archives de Growing Without Schooling. 



  • Life Learning Magazine. Lorsque la publication de Growing Without Schooling a cessé, le  Life Learning Magazine est devenu la principale revue du mouvement unschooling. Le magazine est rempli d'articles bien écrits sur la philosophie et la pratique du unschooling. Depuis 2008, le magazine est disponible en version entièrement numérique. L'éditeur, Wendy Priesnitz, est elle-même une auteure formidable. Vous pouvez trouver son blog à partir de ce site web et des liens vers ses autres écrits. Je recommande particulièrement son livre "Challenging Assumptions in Education". Les hypothèses qu'elle défie sont les suivantes: l'éducation est quelque chose qui vous est faite; le savoir appartient à un culte d'experts; les autres savent mieux ce que les enfants devraient apprendre; les écoles fournissent une formation efficace; et les écoles ont un noble but. 
  • The Natural Child Project. Ici vous pouvez trouver des articles bien écrits qui donnent à réfléchir non seulement sur le unschooling, mais sur tous les aspects de la parentalité, notamment l'allaitement maternel et l'ensemble des questions ayant à voir avec l'harmonie familiale. Le mouvement unschooling est intimement lié au plus grand mouvement de l'éducation naturelle des enfants, et ici vous voyez clairement ce lien. Vous pouvez également vous abonner à la Natural Child Newsletter et vous pouvez y trouver des liens vers des écrits de Jan Hunt et d'autres. Jan est le rédacteur du bulletin et auteur de The Natural Child: Parenting from the Heart. Elle est également co-éditeur (avec son fils Jason) de The Unschooling Unmanual, que j'ai récemment lu et apprécié. C'est une excellente collection d'essais pertinents pour le unschooling, dont un par le romancier Daniel Quinn*, l'un par John Holt, et deux par Hunt elle-même.
  • Sandra Dodd's Radical Unschooling Website. Ceci est un autre site important sur le unschooling, que j'ai récemment découvert. Son objectif explicite est de fournir des informations pratiques, des ressources et de l'encouragement aux personnes qui ont pris le chemin du unschooling. Vous pouvez trouver ici des essais clairs et bien écrits sur pratiquement tous les sujets qui relèvent du unschooling, des liens vers des livres et d'autres sites pertinents pour le unschooling, et une liste à jour des organisations par états, régionales et nationales consacrées au unschooling. Comme il en est aussi pour Pat Farenga, Wendy Priesnitz, et Jan Hunt, Sandra est un parent unschooler elle-même, donc ses mots ne viennent pas seulement de la théorie et de la lecture, mais aussi de l'expérience de première main.
---
Et maintenant, je vous invite à contribuer par vos pensées et vos questions. Si l'idée du unschooling est nouvelle pour vous et que vous avez des questions à ce sujet, s'il vous plaît posez-les. Si vous avez une expérience avec le unschooling et que vous souhaitez ajouter quelque chose ou exprimer un désaccord à propos de ce que j'ai dit, s'il vous plaît faites-le. Si vous connaissez d'autres sites web sur le unschooling que les lecteurs trouveraient intéressants, s'il vous plaît parlez-nous en ici. Ce blog n'est pas seulement le mien, c'est un forum de débat et de discussion entre les lecteurs.

Comme toujours, je préfère que vous publiez vos commentaires et vos questions ici plutôt que de me les envoyer par courriel privé. En les mettant ici, vous partagez avec d'autres lecteurs, et pas seulement avec moi. Je lis tous les commentaires et tente de répondre à toutes les questions sérieuses. Bien sûr, si vous avez quelque chose à dire qui ne s'applique qu'à vous et moi, alors envoyez moi un courriel.

---


* L'essai de Daniel Quinn a été traduit en français par Gaia du collectif LEMAQ et publié sur le blog LEMAQ en 2007, sous le titre: L'École : Les Motivations Cachées.

---
Peter Gray
Peter Gray est professeur de recherche de psychologie au Boston College. Il a mené et publié des recherches en psychologie comparative, évolutive, du développement et de l'éducation. Il a publié des articles sur les méthodes d'enseignement novatrices et les approches alternatives à l'éducation, et est l'auteur de Psychologie (Worth Publishers), un manuel d'introduction collégial qui en est à présent à sa 6è édition. Il a fait ses études de premier cycle à l'Université Columbia et a obtenu un doctorat en sciences biologiques à l'Université Rockefeller. Ses recherches actuelles et ses travaux d'écriture se concentrent principalement sur les modes naturels d'apprentissage chez les enfants et sur la valeur du jeu tout au long de la vie. Ses propres jeux incluent non seulement ses recherches et l'écriture, mais aussi le cyclisme longue distance, le kayak, le ski de fond en nature (sous-bois) et la culture maraîchère.

________________
IMPORTANT: 
**Bien que la présentation de la recherche mentionne des informations concernant le unschooling aux États-Unis, il s'agit d'une étude internationale; c'est pourquoi nous traduisons et publions tout ça ici, afin d'étendre la participation aux familles unschoolers francophones, avec l'accord de Peter.

 

Si vous désirez participer mais ne connaissez pas suffisamment l'anglais pour le faire, visiter cette page qui est la traduction en français du formulaire du sondage. 
Edith et Stéphane
Les Éditions J'OSE la vie !