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vendredi 6 août 2021

Michèle et Arno Stern : une vie d'évidences - Interview exlusive

Dans cet entretien croisé, inédit et illustré d’images jamais publiées, Michèle et Arno Stern parlent du passé, du présent et de l’avenir de leur œuvre. Il s’agit de la première interview publique accordée par Michèle Stern. L’entretien a été réalisé, à leur demande, le 1er juillet 2021 à leur domicile, dans le Poitou (France). ©️IRSE Arno Stern, août 2021 www.arnostern.com www.irsearnostern.org 

Et la petite contribution J'OSE la vie : celle d'avoir présenté le Dr. Michel Odent à Arno Stern, et cette photo prise alors qu'ils discutaient, tous les deux (de Frédéric Leboyer, entre autres), le samedi soir, au milieu du premier congrès Écologie de l'enfance, en 2014, à Montréal: un événement international nouveau et inédit, que nous avons organisé, toute notre famille, en collaboration avec André Stern, et avec le soutien de Charlotte Cauchies et de quelques amies bénévoles. <3

jeudi 14 mai 2020

Écologie de l'enfance | Discours 7 mai 2019

Il y a un an, on m'invitait à faire un discours devant le Parlement, lors de la marche et manifestation organisée par le Front de Solidarité pour la liberté éducative au Québec.
Évidemment, j'y ai parlé d'Écologie de l'enfance. À toute fin utile, en voici la vidéo, tournée par un papa membre, et le texte juste en-dessous. Et le texte du discours du 7 mai 2019

évaluation, éducation, école-maison, ... : écologie de l'enfance.

 « Je n'ai pas élevé mes enfants, je me suis élevé avec mes enfants » ~Jacques Higelin

 ***
(c) J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

« L'apprentissage, ça ne se calcule pas en heures, en jours, en mois, en années, en tests et en notes, ça se calcule en enfance ! Ça se calcule en enthousiasme, en patience, en découverte, en liberté. »

Alors évaluer l’enfant ? Observer d'abord.

J’aimerais vous parler de l’enfant.

L’école est généralement l'unique lieu-et-mode d'apprentissage que nous avons connu. C'est donc logiquement le seul que nos concitoyen.nes, fonctionnaires, députés et ministres connaissent... pour le moment. Et pourtant… Essayez de ne pas apprendre pendant 24h, où que vous soyez, vous verrez ! C’est impossible.


« En éducation, l’air frais nous vient de la science, de l’observation des incroyables dispositions spontanées de l’enfant et de l’attitude respectueuse qui, immanquablement, en résulte. Une terre nouvelle – un Québec nouveau – se profile à l’horizon.

On a cru beaucoup de choses dont on revient dorénavant. Il n’y a pas de mal à cela. Il est heureux de constater que l’humain évolue au fil de ses connaissances.

On a cru que le cerveau et ses fonctionnements étaient programmés génétiquement. Qu’on naissait bête, intelligent, lent, rapide… Or, la neurobiologie moderne a démontré que le cerveau se développe en fonction de l’usage que l’on en fait ! Le neurobiologiste allemand Gerald Hüther raconte que la zone du cerveau qui commande les mouvements du pouce est surdéveloppée chez les jeunes d’aujourd’hui. Et c’est bien de l’usage intensif du téléphone portable que cela découle. Cette découverte a incité certains à traiter le cerveau comme un muscle, exercices de musculation cérébrale à l’appui. […] : aucune des méthodes appliquées n’a fonctionné. Comment expliquer alors que la « zone des pouces » ait spectaculairement grossi à écrire des SMS, mais que la « zone des maths » ne change pas lorsqu’on la sollicite intensivement ? C’est la découverte suivante qui a permis d’expliquer ce phénomène. Elle est primordiale et apporte un élément décisif à notre compréhension de l’apprentissage : le cerveau se développe là où nous l’utilisons avec enthousiasme !

Décortiqué dorénavant par les scientifiques, le processus est aussi simple que limpide : l’enthousiasme agit comme un engrais. Là où nous nous enthousiasmons, notre cerveau se développe de manière rapide et spontanée. La neurobiologie prouve ce que nous savons tous par expérience : l’enthousiasme est la clé des choses. Il nous donne des ailes, nous libère des obstacles. En état d’enthousiasme, plus rien n’est inaccessible, et apprendre se « fait tout seul ».»
~André Stern, Semeurs d'enthousiasme – manifeste pour une écologie de l’enfance, L'Instant Présent, 2014

Mon espoir est que chacun.e d'entre nous préserve précieusement cet élan inné de découverte du monde et de curiosité qu'ont tous les enfants en adoptant l'attitude qui maintienne l'enfant dans sa disposition spontanée, de curiosité, de jouerqui est LE synonyme d’apprendre/comprendre/ressentir – , qui le maintienne dans son élan, son désir naturel d'autonomie.

Aujourd'hui, en 2019, comme bien des parents (soulignons qu’ils sont des millions dans le monde), des éducateurs et des chercheurs choisissent d’adopter cette attitude de confiance envers les enfants. Notre ministre de l'éducation peut, lui aussi, le faire.

Monsieur Roberge a ici une chance que beaucoup de ses prédécesseurs n'ont pas eue : de plus en plus de parents/citoyens engagés oeuvrent à un travail d'observation et de diffusion d’informations scientifiques sur la façon dont les enfants apprennent, dont notre cerveau fonctionne et ce, malgré un climat social d'incompréhension, de crainte, voire, parfois, de méfiance.


Quelques recommandations

1.
Remettre l'Enfant au cœur de la vie citoyenne pour ainsi devenir une société véritablement ouverte sur la famille, par :

  • la réaffirmation de l'importance – et de l'essence même – du rôle des parents québécois dans l'éducation des enfants qu'ils ont invités à la vie;
  • le choix du dialogue avec tous les citoyens intéressés, sans exclusion;
  • l'appui aux initiatives parentales en matière de respect et de confiance dans les dispositions natives de l'enfant, à toutes les étapes de la vie (grossesse, naissance, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, etc.), par exemple :
  • apprentissage autonome accompagné d'au moins un adulte de référence de l'enfant (aussi appelé « apprentissage libre » (ou 'unschooling', en anglais) ;
  • accueil et ouverture à la présence de l'enfant dans des milieux de vie qui lui sont actuellement fermés (qu'ils soient liés à l'apprentissage, à la culture, au travail ou autres lieux publics).


2. Se tourner résolument vers la science, en particulier vers les sciences comme la neurobiologie moderne et l'épigénétique et qui démontrent aujourd'hui ce que nous savons tous d'instinct, par expérience, c'est-à-dire que:
  • l'enfant qui baigne dans un climat de confiance et de respect reste habité toute sa vie du même respect et de cette confiance, en lui, en l'autre;
  • l'enfant qui grandit ainsi conserve son enthousiasme natif, cette poussée d'engrais qui le meut toutes les trois minutes plutôt que de le voir diminuer jusqu'à atteindre un seuil aussi bas que deux à trois fois par an;
  • l'enfant heureux participe volontairement et avec enthousiasme au bien-être de la société au sein de laquelle il est bien, et bienvenu.

3.
Créer une table de concertation québécoise liée à un comité de consultation international composé de parents-témoins, d'administratrices de groupes de soutien, d'auteurs et chercheurs d'expérience sur les thèmes liés à l'écologie de l'enfance afin de :

  • discuter et élaborer un plan de mise en marche par des rencontres (conférences, ateliers, etc.) avec ces personnes qui y consacrent leur vie, personnelle, familiale ou professionnelle;
  • intégrer l'écologie de l'enfance à la vie personnelle, familiale, professionnelle, communautaire, économique, sociale, fiscale et politique partout au Québec.


4.
Diffuser une information juste, basée sur la science (neurobiologie, épigénétique, …), sur ce sujet essentiel au bien-être de l'individu et de là, à celui de toute la société québécoise, et ce, autant dans les médias que dans les milieux de la santé, de l'éducation, de l'économie, des services sociaux, ainsi que dans tous les services liés au quotidien des familles, à l'emploi ou à l'entrepreneuriat.

5.
Soutenir socialement, politiquement, fiscalement, financièrement, toutes les étapes de ce retour à 'soi', à une vie de société :
  • où chaque citoyenne, chaque citoyen, est reconnu.e, vu.e, entendu.e, apprécié.e, respecté.e;
  • où chacune, chacun, peu importe ses 'conditions' de naissance ou de vie (âge, genre, ethnie, langue, conditions de santé, milieu économique ou géographique, etc.); peu importe ses enthousiasmes et ses rythmes propres; a accès aux ressources (humaines, matérielles, logistiques, etc.) pour apprendre et développer les compétences qu'elle ou il choisit;
  • ou chacun, chacune, peut, autant qu'il ou elle le souhaite, participer à la vie sociale, politique ou professionnelle, et ce dans quelque lieu ou groupe que ce soit, en toute sécurité physique et psychologique.

Conclusion
La science nous invite à l'observation de l'enfant. Dans la position de l'observateur, on est à l'abri de l'erreur. En observant l'enfant, on voit comment il voit, regarde le monde autour de lui, comment il comprend, comment il apprend.

La clé en est le respect du rythme et de l'enthousiasme propres à chaque enfant. En effet, de l'enthousiasme naît la compétence et de la compétence l'attente des pleins potentiels de chaque citoyenne et citoyen, la réussite de sa vie au sein d'une société dont le développement est véritablement soutenable.

Au-delà de l'évaluation des enfants et de ces sempiternelles comparaisons entre approches, méthodes et pédagogies qu'on sait obsolètes grâce notamment à la neurobiologie, je propose, plutôt, de partir de l'enfant. »


Édith Chabot-L, mère et citoyenne engagée
initiatrice et responsable du congrès du mouvement « Écologie de l'enfance »,
impliquée dans plusieurs milieux liés à l'enfance et à l'apprentissage depuis vingt ans, notamment pour un mandat au sein du C.A. et du comité de soutien légal de l'AQED.

lundi 6 avril 2020

La régénération de la spontanéité, par Arno Stern

© Institut Arno Stern
Arno Stern - Le Closlieu (© Institut Arno Stern)
« J’ai été touché que mon précédent post, ici, ait été lu – en français et en allemand – par plus de 300 000 personnes. Cela m’a incité à écrire un nouveau texte à votre intention. Le voici :
 
« La régénération de la spontanéité »
 
Il est possible que vous ayez lu ce que je m’étais empressé d’écrire, poussé par l’idée qu’il était de mon devoir d’apporter ma contribution en ces temps de confinement. Et puis, à la réflexion, je m’aperçois qu’il ne suffit pas d’encourager à bien faire lorsqu’on ne sait pas ce qui est nocif. Dire : « Donnez une feuille et un stylo à bille et laissez jouer ! » suppose que l’interlocuteur sache ce qu’est un jeu libre – libéré de tout conditionnement paralysant. Qui donc sait cela, qui a éprouvé un jeu vraiment libre ?

Je veux, tout d’abord, dire ce qui caractérise le jeu : Ce qui distingue le jeu de la création, c’est qu’il ne produit rien. Tandis que la vocation d’une œuvre est de susciter un accueil et, chez l’émettant, une attente. C’est le cas de l’artiste qui crée une œuvre destinée à un récepteur et qui jubile si son œuvre atteint le public.
 
Celui qui joue à tracer jouit de son acte traceur. C’est l’acte seul qui a de l’importance, et s’il l’accomplit libéré de toute spéculation, il joue d’autant plus sereinement.
 
Je viens de décrire la différence absolue entre l’Art de peindre et le Jeu de Peindre.
 
Depuis que l’humanité existe, les humains ont tracé. Certaines de leurs empreintes nous sont parvenues. Pensez aux grottes de Lascaux ou d’Altamira. Les hommes qui les ont ornées ont représenté leur vie, leurs aspirations, leurs aventures. Nous avons le plaisir d’accueillir leurs traces, tout comme nous accueillons avec délectation les œuvres qui nous sont parvenues d’artistes ayant développé leur savoir-faire au travers de l’Histoire.
 
La communication a constitué le seul rôle envisageable de la trace. Ainsi l’art a, de tout temps, relié l’émettant à son récepteur. Lorsque vous voyez quelqu’un qui trace des figures ou des images, comment désignez-vous son acte ? Vous employez un mot irremplaçable, en disant qu’il dessine. Dessiner est synonyme de désigner. Ils ont une origine commune. Cela n’est-il pas la preuve que cette trace a, de tout temps, servi à montrer, que tracer, c’est se livrer à un acte de communication ?
 
Je dois vous parler de ce que j’ai rencontré, parce que, par la chance de mon destin de réfugié, d’apatride, de réprouvé ethnique… j’ai accepté en 1946, étant très jeune, de me vouer à des enfants dans un orphelinat de guerre. Et, dans cette situation, et dans les conditions de travail qui se sont imposées à moi, j’ai créé un aménagement qui a suscité une manifestation inhabituelle : une trace sans précédent, d’une nature insolite.
 
Pour des raisons pratiques, j’avais aménagé un espace confortable et, surtout, protecteur contre toute influence ; et cela a développé une aptitude négligée dans la vie sociale quotidienne : la spontanéité. En suscitant, en développant cette aptitude sacrifiée ordinairement à la raison, j’avais permis l’émergence d’une trace inusitée : la trace de la Formulation.
 
Mon enthousiasme m’a conduit à approfondir la prise de conscience de cette révélation. J’ai appris que cette trace inhabituelle a sa source dans une mémoire spécifique. J’ai dû la révéler à son tour, la doter d’une appellation appropriée. Je l’ai appelée la Mémoire Organique. Et j’ai fait savoir quel était le rôle de cette mémoire à côté de notre souvenance (dont la portée temporelle est limitée).
 
Je pose, à beaucoup de personnes, la question : « quels sont vos plus anciens souvenirs ? » (Je veux dire : les vrais souvenirs, non pas ceux de seconde main qui vous ont été, plus tard, racontés par d’autres) Et les réponses se rapportent à des faits qui se sont produits lorsque la personne avait quatre ans, parfois trois ans. Il ne semblait pas étonnant à la personne que sa souvenance soit aussi limitée. La vérité est qu’elle peut porter jusqu’à deux ans. En-deçà de ce seuil, rien n’a été sauvegardé. Cela signifie que nous avons perdu tout ce qui a précédé. Les deux premières années de la petite enfance sont pourtant riches en rencontres, en expériences, en acquisitions. Et la naissance ! n’est-ce qu’un faits-divers occasionnel ? Et les neuf mois qui l’ont précédée ? Je me plais à dire que nous sommes comme un livre dont on a arraché les trente premières pages ; et donc nous sommes obligés de le lire sans connaître son commencement.
 
Heureusement, à côté de notre souvenance, nous possédons aussi une mémoire, cette Mémoire Organique qui, elle, a enregistré tous les faits de notre existence depuis son origine ; et cette mémoire possède son moyen d’expression : la Formulation. La mettre en branle, c’est retrouver son commencement. En mesurez-vous l’importance ? En imaginez-vous les conséquences ?
 
Ce n’est pas un processus thérapeutique. C’est une procédure naturelle, mais elle est inéprouvée. Et si vous régénérez cette faculté d’expression, une disposition innée occultée s’éveille de sa mise à l’écart, parce qu’elle ne peut être active que dans un état de spontanéité. Imaginez-vous quel en est l’effet ? La spontanéité n’est pas une faculté qu’il faut acquérir, mais une aptitude naturelle dont nul n’est privé. Elle a été stérilisée par le surdéveloppement de la raison. C’est pourquoi elle est hors des comportements quotidiens. Sa mise en activité suppose des conditions. Ce sont celles que, sans préméditation, j’avais créées en installant le Closlieu.
 
Je souhaite que les Praticiens-Servants du Jeu de Peindre, formés à ce rôle, se répandent et que leur activité transforme les relations humaines. Mais, dans notre société, ébranlée par cette épidémie, mettons déjà en pratique ce que les mœurs du quotidien ont entravé. N’essayez pas d’improviser le Jeu de Peindre ; il ne s’accommoderait pas d’un semblant de Closlieu. Mais évertuez-vous à régénérer les facultés spontanées des enfants, au lieu d’ajouter du poids à ce qui les entrave ! » ~Arno Stern, 6 avril 2020 | (c) Institut Arno Stern | #arnostern
 

jeudi 26 mars 2020

Un message d'Arno Stern

Dessin libre
©Institut Arno Stern
Un message d'Arno Stern !
« Les écoles sont fermées, les musées sont fermés : les parents vont donner à leurs enfants des feuilles de papier et un stylo et être témoins de la régénération de la trace spontanée de leurs enfants. Pourvu qu’ils ne donnent pas des modèles, des contours à colorier, parce que sans ces prothèses, leur a-t-on inculqué, l’enfant ne saurait pas quoi dessiner. Le monde des enfants, celui qui correspond à leur personnalité, ne peut pas coïncider avec des modèles. Il ne peut se former que selon une impulsion préservée de toute prescription, de tout modèle. Il ne faut pas être étonné si l’enfant a d’abord un comportement d’élève habitué à exécuter une consigne. Mais, lorsqu’il se sera déshabitué de cette attitude, il aura un plaisir véritable à se découvrir et à prendre conscience de son génie inéprouvé.

Vos enfants vont découvrir leurs capacités créatrices grâce à votre présence stimulante. Certaines conditions doivent faire partie des habitudes de tous les enfants – je dis faire partie de leur hygiène. Je vous incite à ne pas ajouter à la paralysie de l’enfant, mais à mettre à profit la situation présente : créez cette bonne habitude : chaque jour, consacrez-vous à ce moment de connivence avec votre enfant – avec vos enfants. Donnez-leur l’indispensable : feuille de papier format A4 et un stylo à bille. Tenez-vous à côté de l’enfant, assistez à son jeu. Il n’a besoin d’aucun conseil. Ne suggérez rien. Votre présence est en soi le consentement, la connivence stimulante. Lorsque l’enfant a terminé sa mise en scène échangez sa feuille contre une autre. Créez et entretenez ce climat encourageant. Perdez l’habitude, si répandue ! – de demander des commentaires. Sachez que ce qui est exprimé par la trace est incompatible avec le langage verbal.

Ce que je vous suggère et que j’ai pratiqué avec mes enfants et que je pratique avec mes petits enfants, engendre beaucoup de plaisir. Si vous l’offrez comme un rituel à vos enfants, croyez-moi, cela répare bien des plaies. N’exposez pas ces traces, rangez-les dans un casier ou un tiroir. Refroidis après leur accomplissement, elles ne doivent plus avoir d’actualité. S’adonner à un jeu, ce n’est pas la même chose que de créer une œuvre, car un jeu ne produit rien, il est vécu dans son déroulement.

Ne vous privez pas de ce plaisir !

Si vous hésitez, si vous ne faites pas confiance à la nature secrète de l’enfant, dites-vous que c’est moi qui vous l’ai recommandé. J’en prends la responsabilité. Elle s’appuie sur mes 70 années de pratique. » ~ Arno Stern |
©Institut Arno Stern | #arnostern

lien direct : https://www.facebook.com/arnosternofficial/photos/a.10150211620828701/10158383774993701/

mardi 1 août 2017

André Stern parle de « JOUER », son nouveau livre (Actes Sud, 20 septembre 2017)


Quelques extraits ici mais écoutez au complet ces 4 minutes de pur, de vrai,... d'enfant !

« C'est ainsi que nous sommes venus au monde, c'est ainsi que sont les enfants. Ils n'ont pas besoin d'entraînement, ils sont ainsi. »

« Les enfants jouent, et dans leurs jeux, ils ont la possibilité de faire des choses qu'ils ne pourraient ni faire ni vivre autrement, car elles seraient trop dangereuses "en vrai". Ils ont une si incroyable constance. La répétition leur permet d'assimiler toutes ces choses. »
« Nous nous voyons toujours comme les autres nous voyaient enfants, et nous pensons : "Je suis nul en gym", ou "Je suis nul en maths". Cet enfant blessé, nous le portons toujours en nous. Et la réconciliation avec cet enfant blessé, va changer le monde. »

lien vers la présentation du livre : andrestern.com/jouer

dimanche 30 juillet 2017

JOUER, le nouveau livre d'André Stern : Et si un nouveau regard sur l’enfant qui joue changeait le monde ?

Et si un nouveau regard sur l’enfant qui joue changeait le monde ?
« Le jeu est pour l'enfant la manière la plus directe de se connecter à la vie de tous les jours, à lui-même et au monde. Le jeu libre est pour lui une nécessité, une prédisposition, un penchant, souvent un impératif. Il est un accomplissement profond. » André Stern
La concurrence, les attentes, les systèmes d'éducation soumettent les enfants et leurs parents à une énorme pression. Dans ce contexte, le jeu est relégué au titre « d’activité pour les loisirs », les dispositions naturelles des enfants restent incomprises, et d’innombrables possibilités de développement leur sont dérobées.

Avec Jouer, André Stern livre un plaidoyer captivant pour l’avènement d’une nouvelle attitude face à l’enfant. Une attitude – et non une méthode – applicable partout et en toutes circonstances, dont l’ingrédient principal est une confiance inconditionnelle dans les dispositions natives de l'enfant. Cet ouvrage nous invite, au lieu de chercher à optimiser les performances et la compétitivité, à prendre au sérieux l’enfant qui joue. Car lorsqu’ils font l’expérience de notre confiance dans leur développement spontané, nos enfants vivent leur plein potentiel, et c’est précisément en jouant à leur rythme, sans contrainte et avec bonheur, qu’ils apprennent vraiment.

(avec des contributions originales de Ken Robinson, Sophie Rabhi, Gerald Hüther, Arno Stern, Erwin Wagenhofer et Sabine Kriechbaum, Thomas Sattelberger, Katharina Saalfrank et Teresa Mekel)

Marié, père de deux enfants, André Stern est musicien, compositeur, luthier, auteur et journaliste. Son travail dans les médias et ses activités de conférencier dans les universités, auprès des professionnels de l’éducation et du grand public, répondent à un intérêt croissant de la part de tous ceux qui, de près ou de loin, vivent et travaillent avec les enfants. Il est l’auteur de …et je ne suis jamais allé à l’école (Actes Sud, 2011, 8 000 ex. vendus - parution simultanée en Babel)

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (20 septembre 2017)
  • Collection : Domaine du possible
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330078005
  • ISBN-13: 978-2330078003


http://www.andrestern.com/fr/andre-stern/publications/ecrits/jouer.html

mardi 19 août 2014

Congrès écologie de l'enfance - 2014 - CONFÉRENCIERS


En octobre, à Montréal, se tiendra la première édition du congrès écologie de l'enfance
Nous vous présentons ici nos conférencier.ères invité.es :

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com QUEBEC - Papa, Ph.D., auteur, conférencier
Charles E Caouette est professeur honoraire du Département de Psychologie de l’Éducation à l'Université de Montréal où il a enseigné de 1968 à 1998. Il a oeuvré auprès de divers milieux défavorisés et communautaires. Il est aussi reconnu comme pionnier de l'éducation alternative, ayant co-fondé l'École primaire Jonathan et l'École secondaire Le Vitrail. Depuis quelques années, il se préoccupe particulièrement de l'amélioration de la qualité de vie auprès des personnes âgées, ou en voie de le devenir…

Dad, Ph.D., author, speaker
Charles E Caouette is an Honorary Professor in the Department of Educational Psychology at the University of Montreal where he had taught from 1968 to 1998. He has worked in various disadvantaged and community settings. He is also recognized as a pioneer in alternative education, having co-founded Jonathan Elementary School and École Secondaire Le Vitrail. In recent years, he is particularly concerned with improving the quality of life for the elderly, or those in the process of becoming so ...

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com QUEBEC – Maman, communicatrice, auteure, présidente fondatrice du Groupe MAMAN (Mouvement pour l'Autonomie dans la Maternité et pour l'Accouchement Naturel).
Lysane Grégoire a une formation en communication et a d'abord travaillé à titre de réalisatrice de reportages. Vice-présidente du Regroupement Naissance-Renaissance, elle représentait les usagères au Conseil d'évaluation des projets-pilotes sages-femmes en 1996. Directrice générale de l'Association pour la santé publique du Québec dans les années 2000 et membre de la Table de consultation en allaitement du MSSS, elle codirige la publication aux éditions du Remue-Ménage les recueils : Au coeur de la naissance, témoignages et réflexions sur l’accouchement et Près du coeur, sur l'allaitement. Depuis 2009, elle dirige Mieux-Naître à Laval, premier projet d’économie sociale au Québec d’un Centre de ressources périnatales intégrant une maison de naissance sous le même toit.

Mom, communicator, author, founding president of the Groupe MAMAN (Movement for Autonomy in Maternity and Natural Childbirth).
Lysane Grégoire trained in communication and first worked as a reports producer. As Vice President of Naissance-Renaissance, she represented the users at the assessment Board for the midwives pilot projects in 1996. In the 2000s she was Managing Director of the Association pour la Santé Publique du Québec and a member of the MSSS Lactation Consultation Table, and she helped oversee the publication at Les Éditions du Remue-Ménage of two collections of testimonies and reflections: Au Coeur de la Naissance, about birth, and Près du Coeur, about breastfeeding. Since 2009, she has run Mieux-Naître à Laval, a center for perinatal resources and integrating a home birth under the same roof, the first project of social economy in Quebec.


CANADA - Maman unschooling, auteure, blogueuse, conférencière.
Pam Laricchia vit avec bonheur le unschooling avec ses trois enfants depuis 2002, et les aide activement à explorer le monde à travers leurs intérêts et leurs passions. Elle aime écrire sur ce qu'elle a appris sur le unschooling et la vie tout au long du chemin, et a récemment publié son troisième livre en anglais: Life through the Lens of Unschooling.
Son premier livre, Free to Learn vient d'être traduit en français sous le titre Libre d'apprendre, et sera lancé lors de ce premier congrès écologie de l'enfance! Vous trouverez Pam en ligne au: http://www.livingjoyfully.ca

Unschooling mom, author, blogger and speaker. 
Pam Laricchia has been happily unschooling her three children since 2002, actively helping them explore the world through their interests and passions. She loves writing about what she’s learned about unschooling and life along the way, and recently published her third book, Life through the Lens of Unschooling, in English. Her first book, Free to Learn, has been translated into French and will be launched at this first Ecology of Childhood conference! You can find her online at: www.livingjoyfully.ca


J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com
ODENT, Michel - EUROPE 
Papa, chirurgien, obstétricien, auteur, conférencier.
Né en 1930, Michel Odent a été responsable des services de chirurgie et de maternité de l'hôpital de Pithiviers (1962-1985) et a fondé le Primal Health Research Centre (Londres). Au cours des années 1970, il a introduit les concepts de 'salles de naissance' comme à la maison' et de piscines d'accouchement en milieu hospitalier. Il est l'auteur du premier article publié dans la littérature médicale sur les piscines d'accouchement (Lancet 1983), du premier article sur l'initiation de l'allaitement dans l'heure qui suit la naissance, et du premier article appliquant à l'obstétrique la Gate Control Theroy of Pain. Il a créé la banque de données de 'recherche en santé primale' (www. primalhealthresearch.com) et le site Internet <www.wombecology.com> pour présenter l'écologie pré- et périnatale comme la forme la plus vitale d'écologie humaine. Membre du « Medical Advisory Board » de LLL International depuis plus de trente ans, il est aussi l'auteur de 13 livres publiés en 22 langues.
 
Dad, surgeon, obstetrician, author, speaker.
Born in 1930, Michel Odent was responsible for the surgery and maternity services at Pithiviers hospital (1962-1985) and founder of the Primal Health Research Centre in London. In the 1970s he introduced the concepts of "home like birthing rooms" and birthing pools in hospitals. He is the author of the first article published in the medical literature on birth pools (Lancet 1983), the first article about the initiation of breastfeeding during the hour following birth, and the first article applying the "Gate Control Theory of Pain" to obstetrics. He created the Primal Health Research database and the Womb Ecology website to showcase prenatal and perinatal ecology as the most vital of human ecology. He is the author of 13 books published in 22 languages.

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.comPARDO, Thierry - QUEBEC 
Papa, Ph.D. Éducation, chercheur associé au Centre de recherche en éducation et formations relatives à l'environnement de l'UQAM, membre du comité socio-scientifique du Congrès mondial d'éducation relative à l'environnement de Marrakech (2013) et formateur pour la Commission Jeunesse de l'Union Européenne.
Thierry Pardo est l'auteur de plusieurs essais dont Héritages Buissonniers (éditons Babio) consacré à l'ethnopédagogie dans les sociétés traditionnelles et La pédagogie de l'ailleurs ou pourquoi voyager avec ses enfants (avec Laurie Cardonnel aux éditions Michel Brûlé, 2011). Il publie aujourd'hui Une éducation sans école (Éditions Écosociété), résultat de douze années de recherche. Conteur, il a dirigé le festival du conte environnemental en 2009 et 2010 à Montréal et l'ouvrage collectif Contes verts pour une planète bleue (Éditions Michel Brulé, 2009). Thierry Pardo est également professeur d'Aïkido (2ème Dan, International School of Traditionnal Aïkido), marin et musicien, mais il est surtout papa de deux beaux garçons, Lylhèm et Eÿkèm.

Dad, Ph.D. Education, associate researcher of the Centre for environmental educational research and training at UQAM (University of Quebec in Montreal), member of socio-scientific committee for the World Education Congress on the environment Marrakech (2013) and trainer for the Youth Commission of the European Union.
Thierry Pardo is the author of several essays, including "Héritages Buissonniers" (Babio) devoted to ethnopedagogy in traditional societies, and "La pédagogie de l'ailleurs ou pourquoi voyager avec ses enfants" (with Laurie Cardonnel, Michel Brûlé, 2011). His book Une éducation sans école (Écosociété), the result of twelve years of research, has just been published. A storyteller, in 2009 and 2010 he led the Environmental Tales Festival in Montreal, and he contributed to Contes verts pour une planète bleue (Michel Brûlé, 2009). He also teaches Aikido (2nd Dan, International School of Traditional Aikido) and is a sailor and musician, but he's mostly dad to two beautiful boys, Lylhèm and Eÿkèm.

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.comREID-GAUDET, Marike - QUEBEC
Maman, anthropologiste, étudiante à la maîtrise en sociologie de l'éducation.
Marike Reid-Gaudet possède une grande expertise en matière de caresses félines, elle prétend parvenir à faire ronronner n'importe quel chat en moins de 5 minutes. Lorsqu'elle n'avait pas Gros-Mignon ou Fée-Poucette sur les genoux, elle a pu étudier en anthropologie et en sociologie de l'éducation. Fermement convaincue que nous pouvons changer le monde dans lequel nous vivons par la façon dont nous éduquons nos enfants, elle écrit et se passionne pour l'éducation libre et est représentante pour AERO (Alternative Education Resource Organization). Elle est également présidente de l'AQED (Association Québécoise pour l'Éducation à Domicile), instigatrice d'un projet d'école-libre à Montréal et très heureuse maman de Loïc, 18 ans, qui pratique la non-scolarisation avec bonheur.

Mom, anthropologist, master's student in sociology of education.
Marike Reid Gaudet has extensive expertise in feline caresses, she claims to achieve any cat purring in less than 5 minutes. When she did not have Gros-Mignon or Fée-Poucette on her lap, she was able to study anthropology and sociology of education. Marike firmly believes that we can change the world we live in by the way we educate our children; she is passionate and writes about free education. She is Quebec representative of the international organization AERO (Alternative Education Resource Organization). She is also President of QAHBE (Quebec Association for Home Base Education), instigator of a school-free project in Montreal and very happy mother of Loïc, 18, who joyfully practices unschooling.
 

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com
STERN, André - FRANCE
Papa, musicien, auteur, conférencier et journaliste.
André Stern a été nommé Directeur de l'Initiative des hommes pour demain par le Prof. Dr. Gerald Hüther, chercheur en neurobiologie avancée. Il est l'inititateur des mouvements écologie de l'éducation et écologie de l'enfance, et Directeur de l'Institut Arno Stern.
Son travail dans les médias, ses activités de conférencier dans les université, auprès des professionnels de l'éducation et du grand public répondent à un intérêt croissant de la part de tous ceux qui, de près ou de loin, vivent et travaillent avec les enfants.

Dad, musician, composer, instrument maker, author, lecturer and journalist.
André Stern was appointed Director of the Initiative for Men for Tomorrow by Prof. Dr. Gerald Hüther, researcher in advanced neurobiology. He is the founder of the movements Ecology of Education and Ecology of Childhood, and Director of the Institute Arno Stern. His work in the media and his activities as a university lecturer, with both educational professionals and the general public, address a growing interest on the part of all those who, directly or indirectly, live and work with children.

www.andrestern.com



STERN, Arno - FRANCE
Papa, grand-papa, auteur, conférencier.
J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.comArno Stern, né en 1924 à Kassel (Allemagne), aujourd'hui de nationalité française, est un chercheur et pédagogue. Il a 22 ans lorsqu'il entre dans une institution pour orphelins de guerre. Chargé d'occuper les enfants, il les fait peindre et comprend immédiatement le rôle primordial du jeu qu'il provoque, jeu pour lequel il invente un aménagement original. Il est nommé expert technique de l'UNESCO, au congrès International de Bristol, en 1950. En 1953, il fonde l'«Académie du Jeudi », qui devient rapidement célèbre. Il étend le champ de ses études en séjournant entre 1967 et 1972 auprès de populations non-scolarisées (Mauritanie, Pérou, Niger, Guatemala, Mexique, Ethiopie, Afghanistan, Nouvelle-Guinée...) et démontre l'universalité du phénomène qu'il a découvert. Il fonde un nouveau domaine scientifique: la Sémiologie de l'Expression, et lui donne un cadre en créant l'IRSE (Institut de Recherche en Sémiologie de l'Expression). Il y forme des centaines de praticiens venus de toutes les parties du monde. 2013 voit la fondation de l'Institut Arno Stern (Laboratoire d'observation et de préservation des dispositions spontanées de l'enfant).

Dad, Grandpa, author, speaker.
Arno Stern, born in 1924 in Kassel (Germany) and now a French citizen, is a researcher and teacher. He was 22 years old when he began working at an institution for war orphans. Ordered to keep the children busy, he had them painting and quickly realized the vital role that this game causes, and for which he created an original design. In 1950, he was appointed UNESCO technical expert at the Bristol International Congress. In 1953, he founded the "Académie du Jeudi", which quickly became famous. Between 1967 and 1972 he extended the field of his studies while staying with non-schooled populations (Mauritania, Peru, Niger, Guatemala, Mexico, Ethiopia, Afghanistan, New Guinea ...) and demonstrated the universality of the phenomenon he discovered. He founded a new science, Semiology of Expression, and provided a framework by creating the R.I.S.E. (the Research Institute for the Semiology of Expression) where he trains hundreds of practitioners from all parts of the world. And 2013 marked the foundation of the Institute Arno Stern (a laboratory for the observation and preservation of the child's innate dispositions).
www.arnostern.com
https://www.youtube.com/watch?v=2YyBSjGa1I8 

À suivre !

dimanche 28 avril 2013

De la bienveillance, partout, partout, partout !

Entre autres sujets de discussions, embrassades, et rigolades, Pierre-Marie a dit 'bienveillance', à un moment, hier, au dîner, chez La Panthère Verte.

Ce matin, réveillée par le chant des oiseaux, dont un, puissant, que je n'ai pas reconnu, je me suis laissée bercer encore un moment, au lit, dans cette chambre où la douceur et la Provence ont fait leur nid. Après avoir embrassé mes amours, préparé une assiette de fruits, lavé quelques assiettes de la vaisselle d'hier soir, répondu aux courriels urgents, je suis sortie, dans l'escalier, derrière, déguster un pamplemousse.
Au soleil !

De l'autre côté de la clôture, un garçon, descends l'allée avec sa trottinette, puis il remonte en marchant, et redescend, encore et encore. La joie !

Un chat surgit à droite, tout en bas (pour moi qui suis en haut), il me jette un coup d'oeil, nous nous saluons, il passe sous les escaliers, puis, à gauche, sous la petite porte blanche, et je le perd de vue.
Bonne journée, chat !

Je rentre un moment, je prends le portable, et me voici, sur le petit balcon. J'entends la voix de ce petit garçon de tantôt: au clair de la lune... :-)

Tiens, revoici le chat ! Je ne connais pas son territoire mais il arrive d'ailleurs, tout au fond de la cour, cette fois. Où l'on voit déjà quelque bleu: des crocus ou des scilles ? Je ne sais pas, je n'ai pas mes lunettes. Je m'assied au soleil, le petit garçon prend de la vitesse, avec sa trottinette, je pense à la bienveillance, au bien-être.

Qu'est-ce qui aide à être, à rester, bienveillant ?

Un sourire,
un mot gentil,
le ton qu'on utilise,
notre propre bien-être intérieur, bien sûr, on le porte en soi, partout, ...
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monsieur chat revient... (ou est-ce madame ? par la taille, je ne crois pas, mais je ne suis pas juge, il-elle est qui il-elle est.)
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Là-bas, chez un autre voisin, tous des inconnus pour moi, tous des gens à connaître, donc, j'entends: ''Fannie, Fannie ?''
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Tout-à-coup, au-dessous, une petite voix, appelle 'Carole?'. ...
Je me penche, et dis bonjour : je suis Édith, la belle-soeur de Carole.
Nous bavardons un moment, de la vie, la maladie, le cerveau, les projets et les rêves qu'on remet parfois, et qu'on ne voudrait pas, ne pas avoir vécus...

Dans le jardin, ce sont des scilles ?
Elle confirme.
Je demande l'orthographe
Avec un 's'
oui !
Des scilles bleues !
Joli !
On en a aussi quelques-unes chez nous, sous le sorbier, depuis que la voisine a permis qu'on en prenne quelques bulbes chez elle, un jour d'été.
--
Je reviens à la bienveillance.
Voilà ce qui m'inspire, pour remettre de la vie dans le monde, de l'amour où il y en aura manqué un peu.
Et où il n'en manque pas, aussi, bien sûr !
Plus de bienveillance, plus d'amour, partout !
De la joie, partout.
De la vie !

La bienveillance, est un choix.
On peut en mettre partout !
:-)
--
Un souvenir: la petite fille d'une voisine, venue nous visiter, pour jouer, un été, comme souvent elle le faisait, avec sa soeur. Nous avions des crêpes au déjeuner. Elle se servit elle-même et de la lourde bouteille de sirop d'érable, elle remplit son assiette, sa crêpe inondée. Par réflexe de cette 'peur du manque', qui m'habite encore parfois, j'ai demandé pourquoi elle en mettait autant, et la petite, souriant, répondit: « Ben, c'est pour en mettre partout !». Voilà !


Aujourd'hui, je répète : c'est pour en mettre partout !
Du sirop d'érable, oui, pourquoi pas ?!

Et de la bienveillance !

Partout !

Partout, partout, partout !

Et ici, et là, et là-bas,
Et chez vous !


Edith

avec le fi-fu, de la mésange maitenant.