Affichage des articles dont le libellé est unschooling. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est unschooling. Afficher tous les articles

vendredi 6 août 2021

Michèle et Arno Stern : une vie d'évidences - Interview exlusive

Dans cet entretien croisé, inédit et illustré d’images jamais publiées, Michèle et Arno Stern parlent du passé, du présent et de l’avenir de leur œuvre. Il s’agit de la première interview publique accordée par Michèle Stern. L’entretien a été réalisé, à leur demande, le 1er juillet 2021 à leur domicile, dans le Poitou (France). ©️IRSE Arno Stern, août 2021 www.arnostern.com www.irsearnostern.org 

Et la petite contribution J'OSE la vie : celle d'avoir présenté le Dr. Michel Odent à Arno Stern, et cette photo prise alors qu'ils discutaient, tous les deux (de Frédéric Leboyer, entre autres), le samedi soir, au milieu du premier congrès Écologie de l'enfance, en 2014, à Montréal: un événement international nouveau et inédit, que nous avons organisé, toute notre famille, en collaboration avec André Stern, et avec le soutien de Charlotte Cauchies et de quelques amies bénévoles. <3

lundi 3 juillet 2017

Évaluer le 'unschooling' - projet de loi au Québec

Depuis quelques décennies, au Québec comme partout ailleurs, des parents choisissent, pour l'éducation de leurs enfants, d'adopter cette nouvelle attitude de respect et de confiance qu'on appelle 'unschooling' chez nos voisins anglophones.

Devant cette nouvelle* attitude face à l'enfant, on rencontre évidemment une curiosité naturelle mêlée de fascination mais aussi, bien souvent, une certaine crainte devant l'inconnu..., cet 'inconnu' qu'est l'enfant.

*J'écris nouvelle mais on sait tous que cette attitude est en réalité bien plus ancienne. Il s'agit, bien sûr, de l'accueil attendu par l'enfant - qui vient au monde - et qui est malheureusement bien éloigné de celui qui lui est concrètement réservé dans nos sociétés. Pourtant, cette attente native inscrite dans nos programmes génétiques est toujours la même, aujourd'hui encore, après des millénaires.

À cette curiosité, chaque parent répond, s'il le souhaite ... ou se sent pressé de le faire. Au gré des questions de son entourage, grand-parents, oncles, tantes, amis, voisins, collègues, chacun.e surtout, y va de son bagage, son témoignage. Ce qui ne devient pas pour autant un questionnaire obligatoire, n'est-ce pas ? 
 
Depuis longtemps, mais plus encore depuis le dépôt du projet de loi 144, bien des parents se demandent comment ils pourront s'assurer que les apprentissages de leurs enfants soient vus, compris, par les 'autorités' chargées d'évaluation.

À ce questionnement, ma réponse est que seule une volonté sincère d'apprendre à connaître l'enfant ouvrira la porte de la communication. Et ceci, de la part de chaque personne impliquée d'une façon ou d'une autre, de près ou de loi, dans l'apprentissage / la vie d'un enfant :


dimanche 7 mai 2017

Tel que tu es, tu es parfait - dispositions spontanées de l'humain - André Stern

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

Les dispositions spontanées, c'est notre équipement de base, 
c'est ce dont chaque humain est équipé à la naissance. 
C'est renversant, c'est notre équipement de série. 
Et connaître cet équipement de série 
- qui est celui de tous les enfants, il n'y a pas de handicap qui nous en priverait - 
c'est regagner confiance en l'enfant, donc regagner confiance en nous-mêmes, 
changer de vision, donc d'attitude et retrouver cette nostalgie 
qui au lieu de toujours nous remettre en questions 
et nous remettre en doute et nous comparer 
nous dit : « aah, tu es parfait tel que tu es ! »
~André Stern

mardi 28 mars 2017

Le unschooling est-il une méthode? - petit lexique du unschooling



28 mars 2017 - Hier, sur une liste de discussion, la question de "ce qu'est le unschooling" a été soulevée. À toute fin utile, je copie ici le petit lexique que j'y ai partagé.
Un peu partout, et de plus en plus depuis au moins une dizaine d'années, on confond unschooling avec homeschooling ou relaxed homeschooling, sans parler de unparenting...

Ci-dessous, j'essaie d'éclairer un peu les choses.

--
Je me sens indéfectiblement interpellée par les diverses définitions (parfois erronées) que donnent des parents et parfois aussi des journalistes ou des chercheurs, à ce mot. N'y a-t-il pas un certain danger qui puisse perdurer à amalgamer le mot unschooling avec homeschooling ou en faire un cocktail avec le respect des dispositions spontanées de l'enfant? Et quid de la confusion avec unparenting ? Aux yeux du grand public, mais aussi sur les lieux de rencontre avec des parents en recherche (ou pas), cette confusion peut conduire à croire – puis à affirmer, publiquement – que cette attitude serait la même que le vécu école à la maison (version unschooling ou pas), ou encore que le vécu serait exactement le même à temps plein ou à temps partiel. Difficile ici de ne pas voir un certain parallèle avec le végétarisme, l'allaitement ou un accouchement naturel... j'y reviendrai à la fin de ce billet.

Le problème soulevé ici n'est pas celui de l'implication lorsqu'on adopte une attitude ou une autre face à l'enfant, ou que l'on choisisse de respecter ses dispositions spontanées quand on se sent de le faire, mais bien de définir les mots de façon juste, afin de les utiliser pour ce qu'ils représentent, sans apposer d'étiquettes sur les personnes, et sans plus d'affect. Comme on l'a fait avec tant d'autres mots (récemment : végétarisme, végétalisme, véganisme, …) et qu'on le fera certainement avec bien d'autres dans le futur.

Suit un post qui attendait en file depuis 3 ans : « Le unschooling est-il une méthode ? »
Enfin quelques parallèles, et une conclusion / retour à soi et au début de la vie. ;-)
 

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com


petit lexique
  • homeschooling / école à la maison, scolarisation à domicile : apprentissage à la maison avec une approche ou une pédagogie particulière ou à l'aide d'un programme scolaire (généralement choisi par un adulte) ;
  • relaxed homeschooling : apprentissage à la maison avec ou sans méthode particulière ou programme scolaire sauf pour certaines 'matières' jugées plus importantes par l'adulte (ex. : maths, langues...);
  • unschooling / apprentissage autonome (aussi appelé apprentissage libre ou informel) : apprentissage selon les enthousiasmes de l'enfant, toujours librement, avec la confiance et le respect, l'attention et la disponibilité constante d'au moins un adulte de référence;
  • radical unschooling: comme le unschooling, avec la même confiance et le même respect envers l'enfant concernant les autres aspects du quotidien (ex.: alimentation, sommeil, vie du foyer...);
  • attachment parenting / parentage de proximité : parentage biologique/naturel fondé sur l'attachement, un lien affectif fort et sécurisant entre l'enfant et ses personnes de référence primaire;
  • écologie de l'enfance: attachment parenting + unschooling radical élargi pour englober toutes les étapes de la vie. L'écologie de l'enfance est, en fait, le respect des dispositions spontanées de l'enfant;
  • deschooling / déscolarisation: période de vie, de changements de paradigmes, principalement pour les parents, et qui s'étend généralement sur quelques années avant d'en arriver au unschooling;
  • le mot unschooling se dit de la période de vie qui correspond à l'âge de la scolarisation obligatoire dans la province/pays/état où l'on vit, donc de 6 à 16 ans au Québec;
  • le mot unschooler se dirait de l'enfant qui vit le unschooling, mais pas du parent.
 
Enfin, je le répète, je le partage aux fins de recherche et nullement dans le but de créer des catégories de personne - ce qui n'existe pas. D'ailleurs, je n'ai que rarement vu/lu ces mots utilisés pour qualifier des personnes, mais bien pour nommer des expériences, des vécus, ce qui est pertinent en sciences. Les personnes, elles, restent... des personnes. :-) Comme je l'expliquais ici à propos de la différence entre le végétalisme et 'être végétalien/ne'.
Ce petit lexique sera plus ou moins utile pour chacune/chacun au quotidien, mais comme pour tout autre sujet, il l'est particulièrement pour la recherche ou la diffusion d'information.

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

---

 Le unschooling est-il une méthode ?
On peut penser que le unschooling est une méthode différente, une autre façon de faire l'école à la maison.
Ça ne l'est pas.

On peut penser que le unschooling est une approche éducative équivalente mais différente des autres approches.
Ça ne l'est pas.

Un peu partout, on a vu décrit plusieurs 'approches', le plus souvent classées hiérarchiquement, de la scolarisation à domicile (qu'on dit structurée...) jusqu'au unschooling (qu'on dit non-structuré...).
Ce n'est pas la réalité.

Et c'est bien dommage car cette présentation induit parfois des gens en erreur. De là, certains croient que le unschooling c'est :
  • ne rien faire et espérer/rêver que les enfants apprennent;
  • unparenting: négligence envers (l'éducation de) l'enfant;
  • le chaos (dont semble-t-il l'univers serait issu, soit dit en passant... :-)
De là, certains continuent de craindre les unschoolers, de supposés 'extrémistes' qui ne voudraient pas éduquer leurs enfants ! De là encore, certains croient que le unschooling ne marche que si on tombe, par hasard, sur des enfants exceptionnels, ou exceptionnellement 'doués' et sérieux qui, on-ne-sait-pas-pourquoi-eux, ont toujours envie d'apprendre, mangent sainement et rangent leur jouets, même si on ne les force pas.

Mal servis en matière d'information - parfois aussi de soutien - certains ne comprennent pas pourquoi le unschooling ne 'marche' pas chez eux. Les fausses idées et préjugés comportent un risque important, celui de l'incompréhension donc du jugement erroné. Alors, essayons de clarifier un peu les choses : 
  • Le unschooling n'est pas une méthode, ce n'est pas une approche pédagogique;

  • Le unschooling est un choix:
    • fait par les parents;
    • face à l'accueil qu'ils font à leurs enfants;
    • à propos du 'comment' ils choisissent de vivre AVEC leurs enfants;
     
En matière d'apprentissage/éducation, notre famille a reconnu au fil du temps trois points de vue qui peuvent influencer les parents à faire un choix ou un autre. Parfois, et souvent temporairement, on va osciller de l'un à l'autre.


Trois points de départ :
- la société
Comme nous, avant '99, bien souvent les parents croient que l'école est obligatoire. C'est faux pour presque tous les pays. Aussi, des parents craignent que leurs enfants ne soient un fardeau (financier, d'habitude), pour eux ou pour leur communauté/société plus tard, s'ils n'ont pas été scolarisés, et diplômés. Ce qui n'est pourtant pas une garantie. Sans parler de tous les autres aspects que financier.

- les parents 
Comme moi, avant que je ne regarde mon enfant comme une vraie personne différente de moi, avec son rythme propre et ses enthousiasmes bien personnels, des parents partent de leurs besoins à eux comme point de vue lorsqu'ils accueillent un enfant. Besoins affectifs, émotionnels, sociaux, financiers, etc. Le parent qui a toujours voulu voyager, 'réussir', jouer du violon ou au hockey. Le parent qui veut bien paraître dans son réseau familial ou social, pour ne pas en être exclu.
À l'âge adulte, s'il nous reste des besoins non-comblés, ou s'il reste des traces d'émotions qui ont été réprimées, on peut agir et changer cet état de fait. N'ayant pas vécu l'attachment parenting, dans cette culture qu'est la nôtre, nos besoins n'ont pas tous été comblés. C'est un fait, une réalité avec laquelle on compose tous. Heureusement, le cerveau humain fonctionne bien. Les émotions réprimées dans l'enfance resurgissent lors de situations semblables, pour être vécues (je dirais même 'respirées'). Naturellement, lorsqu'on choisit de vivre AVEC l'enfant au quotidien, des tas de situations semblables vont se produire. Une impulsion vitale et naturelle nous pousse à vouloir combler nos besoins. Ce qui peut nous conduire à tenter de le faire de la façon apprise culturellement : en réprimant les émotions ou les besoins de nos enfants pour exprimer les nôtres, par exemple. 
Pourtant, satisfaire nos besoins en premier ne satisfait pas ceux de l'enfant. Et le petit humain étant dépendant - c'est sa nature - en prendre soin est notre engagement de parent. Le contraire, en revanche, fonctionne ! Commencer par l'enfant, respecter ses dispositions spontanées, satisfaire ses besoins, a un effet secondaire qui est de combler les nôtres, celles de notre enfant intérieur du passé. Et plus on le fait, plus on en voit l'effet rapidement. Essayez pour voir ! :-) 

- l'enfant
Ici, on part de l'enthousiasme naturel de l'enfant pour ceux et ce qui l'entoure. Souvent, cette attitude nous re-vient parce qu'on est conscient d'un mal-être, et qu'à chercher, on trouve de l'information - et du soutien - sur le sujet. Ou elle nous vient tout naturellement en vivant AVEC l'enfant. Par l'observation, et l'attention - l'attentivité - on voit, on sent, ce que l'enfant, la relation, nous indique. La communication dont il est capable, les réactions de son corps ou son comportement, par exemple, témoignent du tissu relationnel, et de là, de ses apprentissages. 
Satisfaire les besoins de l'enfant comblent aussi les nôtres. Pour peu qu'on le fasse de façon assidue, engagée, volontaire, avec tout l'amour qu'on lui porte, qu'on se porte, qu'on porte à chacune, chacun. Cela a un effet boule de neige dont témoignent de plus en plus de parents au fil des ans. Toutes nos relations en sont transformées, pour le meilleur.  
 
Édith
23 juillet 2014 
---

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com


Back to the future, retour en 2017 !

Parallèles 
et pourquoi s'imposer soi-même une étiquette ?

Végétarisme, végétalisme, véganisme
À un moment, il a été souhaité de se dire végéta*ien sans vivre le végéta*isme, ou de se dire végane sans connaître le véganisme. Pourquoi vouloir s'imposer une telle étiquette? Parce qu'on se juge et se condamne soi-même? De quoi s'accuse-t-on ainsi? D'être moins-que? Dans quel but? Si on veut changer de choix, on le fait. Si on ne se sent pas de le faire ou que ce soit impossible – pour un milliard de raisons possibles – soit! C'est aussi un choix. Cela signifie-t-il pour autant que les personnes qui ne vivent pas le végétalisme ou le véganisme soient méchantes? Non. Seront-elles exclues de la société? Sûrement pas. Nous vivons tous ensemble, dans le même monde, en même temps. Et puis, ce choix est tout-à-fait légal. Alors pourquoi souhaiter s'imposer une étiquette dont on ne veut pas?
Certains soulèveront ici un dilemme moral. Peut-être, et alors à chacun/e de regarder le sien.

Allaitement 
À un moment, il a été souhaité de pouvoir dire « allaiter au biberon ». Allaiter signifiant un enfant qui boit au sein, la suggestion n'a pas été retenue. Cela signifie-t-il pour autant que les mamans qui n'allaitent pas (ou pas exclusivement) soient de mauvaises mères? Non. Seront-elles exclues de la société? Sûrement pas, leur choix, ici aussi, est légal. Encore une fois, on peut se questionner : pourquoi s'imposer une étiquette dont on ne veut pas?
Resterait-il ici aussi un certain dilemme moral ? Si c'était le cas, ce serait, là aussi, à chacun/e d'y regarder, n'est-ce pas ?

Accouchement naturel et conclusion
Il semble que de ne pas avoir baigné dans la confiance et le respect de nos dispositions spontanées tout au long de la vie puisse nous conduire à tenter de bypasser un cheminement pourtant essentiel de retour à soi. En tentant de réprimer nos questionnements personnels, ou d'apaiser quelqu'angoisses de notre enfant intérieur, on pourrait avoir envie d'utiliser à tort des mots qui ne sont pas notre vécu, notre expérience. À quoi bon?
Peut-on dire d'un accouchement qu'il est naturel lorsqu'on nous fait une péridurale, ou si on a dû vivre une césarienne d'urgence? Non. Ce ne sont pas les 'attributs' d'un accouchement naturel. Cela fait-il de nous - ou de nos enfants - de mauvaises personnes? Pas plus.

Témoignage 
Nos enfants n'ont pas vécu une naissance respectée. Ce n'était pas mon choix. Cela ne change rien aux faits. Je ne peux pas dire que j'ai vécu un accouchement naturel. Ça ne change rien à la valeur de la personne que je suis. En revanche, tout ce que j'ai appris, compris, vécu, fait peut-être de moi une personne un peu différente, ou plutôt n'est-ce pas que je re-deviens la personne que j'étais ? Si je pouvais retourner dans le temps et changer les faits, peut-être le ferais-je? Mais on ne peut vivre autre chose que le moment présent. J'y vois une certaine justice entre les tous les vivants : impossible de vivre il y a 5 secondes, ni dans 5 secondes. 
 
Ma vie est ma vie. Mon cheminement est le mien. Je ne m'étiquette pas. Cela dit, tenir simplement à une utilisation juste des mots pour définir un objet, une pratique, une expérience, ne relève d'aucun étiquette, d'aucune barrière. Et il y a une volonté, un engagement, personnel et social, à y tenir. Sans quoi - on le voit beaucoup autour des politiques, de nos jours - on finit par essayer de nous passer toute autre chose pour étancher notre soif de confiance et de respect. Et de justice. 
 
J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

En terminant, je vous dis à toutes et tous : « tel que tu es, tu es parfait/e. »
(ajout 3 avril 2017 : dites-le à vos enfants, sincèrement. Vous verrez !)
Chaleureusement,
Édith

vendredi 17 mars 2017

Dans la paix, et le respect : regarder l'enfant, être avec l'enfant

Traduction : J'OSE la vie !
 « Vivre dans le monde paisiblement et respectueusement est un bon endroit où commencer à concentrer son attention quand on est nouveau à l'apprentissage naturel / unschooling. »
« Le meilleur conseil que j'ai reçu a été de regarder mon fils. Pas des idéaux. Pas la liberté. Pas à l'école ou sans école. Pas une étiquette. Pas de grands concepts. Regarder mon fils. Être avec lui. Apprendre à le connaître plus à fond. Puis, lire un peu sur le unschooling. Essayez quelque chose de nouveau. Voir comment ça se passe dans le contexte de notre  quotidien, dans notre vraie vie de tous les jours. C'est encore ce que je fais. J'apprends toujours. » ~Karen James

dimanche 1 janvier 2017

Nous voulons tous des enfants qui deviennent des adultes heureux

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com


« Nous voulons tous des enfants qui soient, un jour, des adultes heureux... n'oublions pas, alors, de vivre aujourd'hui sous leurs yeux
ce qu'est un adulte heureux... »
~ André Stern

vendredi 21 octobre 2016

Mon mandat à l'AQED et mon travail à l'Écologie de l'enfance

automne 2016

Bonjour, je m'appelle Édith Chabot (C. Laflamme, pour les intimes).
Je suis mariée et mère de deux jeunes adultes, responsable francophone du mouvement Écologie de l'enfance, citoyenne engagée pour le retour à la confiance et au respect de l'enfant.

Depuis que je suis devenue maman, il y a près de 25 ans, je me sens interpellée par l'écart entre l'accueil attendu par l'enfant - qui vient au monde - et celui qui lui est concrètement réservé dans nos sociétés.

Mon travail depuis une vingtaine d'année à l'observation et à la diffusion m'a amenée à m'engager pour l'écologie de l'enfance, mouvement pour lequel j'ai créé un congrès international dont les 2 premières éditions se sont tenues à Montréal, en 2014 et en 2016.

Il y a quelques années, on m'a demandée à quelques reprises de joindre le C.A. de l'AQED. Je m'y suis présentée en 2014, devant l'Assemblée Générale des membres, apportant mon expérience, celle de notre famille, et cette nouvelle attitude face à l'enfant qu'est l'écologie de l'enfance.

L'écart entre comment l'enfant apprend et comprend les choses, et ce que nous, adultes, avons appris à attendre de lui, m’avait amenée à faire recherche et réseautage sur l’aspect légal au Canada et ailleurs, mais aussi sur l’aspect scientifique de l’apprentissage.

J'ai joint le C.A., puis le comité de soutien légal, où j'ai aussi porté cette attitude auprès des parents-membres qui le souhaitaient depuis plus ou moins longtemps et ne se sentaient pas soutenus en ce sens.

D'importantes rencontres ont eu lieu. Avec l'avocat, et des parents-membres de l'association; avec les employées du DPJ en Outaouais lors de leur réunion annuelle 2015 où nous étions invités à venir présenter l'AQED, l'apprentissage en famille, et répondre aux questions; puis en janvier dernier, avec le responsable du dossier au Ministère de l'éducation pour un suivi du Rapport de la Protectrice du Citoyen.

Au sein de ce comité, j'ai apprécié travailler en étroite collaboration avec les parents et avec l'avocat conseil de l'association : apporter et diffuser l'information manquante, faire de la recherche au besoin, proposer des actions, toujours dans ce but de faire avancer les choses au Québec. Pour les familles membres AQED. Pour l'Enfant.

Tout au long de ces deux années, outre les discussions écrites et procès-verbaux de nos réunions, les Infolettres et compte-rendus publiés dans le Portfolio, j'ai déposé des écrits issus de mes observations au sein du C.A. ainsi que des suggestions d'actions à porter pour les mois/années à venir : la plus urgente étant un appel clair à l'AQED à devenir diffuseur d'information - de ce qu'est un enfant, de ce qu'est l'apprentissage, qui ne peut qu'être autonome - particulièrement auprès des milieux liés à l'enfance ou à l'apprentissage (écoles, C.S., MESRS, DPJ, etc.).

Mon mandat s'est terminé il y a quelques mois. En mai, je déposais les rapports annuels de la présidence avant de quitter. Étant à l'étranger lors de l'AGA, une membre active de l'association a été légalement mandatée pour en faire la lecture en mon nom. Je la remercie pour son engagement.

De ces multiples rapports, retenons que j'appelais les porte-paroles de l'association à bien connaître les 'apprentissages autonomes' en particulier, afin de respecter cet objectif de représenter toutes les familles-membres. Ultimement, j'y invitais tous les parents « à regarder, à chaque instant, ce que nous pouvons faire ensemble, les uns AVEC les autres. »

Au-delà de ces sempiternelles comparaisons entre les idées, approches, méthodes ou pédagogies de l'un ou de l'autre, et qu'on sait obsolètes maintenant que la science (la neurobiologie, par exemple) démontre ce qu'on sait tous d'instinct depuis toujours, c'est-à-dire que l'enfant vient au monde avec une panoplie d'incroyables dispositions spontanées pour apprendre et grandir, j'ai proposé de partir plutôt de l'enfant. Cette attitude en est une d'ouverture sincère, à l'enfant et, inévitablement, à soi-même, et à l'autre. Une nouvelle attitude qui fait boule de neige et nous (r)amène, tous ensemble, à agir pour le bien-être de chacun, et, par là même, de toute la société.

Parce qu' « il n'y aura pas de paix sur Terre tant qu'on ne sera pas en paix avec l'enfance ». (~André Stern)

Édith Chabot-L.
***


Rapport annuel de la présidence

A.G.A. AQED 2016

Mot de la fin 

Brefs extraits :



« Je me suis présentée à vous en 2014 avec le souhait d'apporter mes connaissances et l'expérience de ma famille afin d'aider à faire refleurir la confiance et le respect dans les dispositions natives de l'enfant. Mon souhait a dû rencontrer un terreau fertile, je vois de plus en plus de jeunes pousses vertes et de fleurs épanouies partout autour. C'est réjouissant ! Mon mandat au sein du C.A. s'achève ici, et c'est animée d'un sentiment bien particulier, celui du devoir accompli conjugué à beaucoup d'espoir pour la suite des choses, que je termine pour reprendre ailleurs d'autres dossiers urgents. »



« Remerciements :

  • À nos fils, pour le prêt d'un ordinateur et pour m'avoir prêté tour à tour leur espace et accepté des entorses à leur horaires pour les réunions du C.A.; pour leur présence, et pour le temps qu'ils ont pris pour répondre si souvent à toutes ces questions de parents tantôt inquiets, tantôt curieux;
  • À Stéphane, de porter tout ces projets avec moi;
  • À Esther, enfin, qui a accepté ma demande de remplacement aujourd'hui, me permettant d'être un peu avec vous par sa voix;
  • Enfin, merci à chacune, chacun, de vous, parents engagés. Grâce à vos actions, votre présence auprès des vôtres, vos témoignages souriants, vous faites du Québec un endroit meilleur où vivre avec nos enfants ! »

Édith Chabot, présidente par intérim, mandat achevé, 21 mai 2016

mardi 5 juillet 2016

Proposer à l'enfant, par enthousiasme ou par peur ?

Extrait d'une discussion, ce jour :
J'OSe la vie ! - journaljose.blogspot.com

« Il y a un écart qui peu sembler très fin et qui pourtant est un ravin, entre proposer quelque chose [à l'enfant] parce que ce serait utile (pour calmer nos inquiétudes, ou celles de l'autre parent, ou de la famille, ou des amis, ou des collègues, ou de l'inspecteur), et proposer quelque chose qui soit très probablement, selon notre instinct de parent, quelque chose que notre enfant va adorer parce qu'il est totalement engagé dans cet enthousiasme en ce moment et ce, TOUT EN n'ayant aucune, mais alors là aucune attente sur quoique ce soit. Ni sur la possible réponse (ou absence de) à cette proposition, ni sur la durée, soit-elle de une seconde à mille ans. » ~ Édith Chabot-L.


lundi 11 janvier 2016

Sandra Dodd, première fan américaine de David Bowie

Dès que j'ai ouvert internet ce matin et appris son décès, je me suis rappelée cette histoire de correspondance sur le site de Sandra Dodd il y a quelques années, et qui m'avait émue.

Peut-être parce que je suis, moi aussi, une grande fan d'un auteur/chanteur - Sir Paul, pour ne pas le nommer - dont les chansons, les mots, me touchent et ont porté bien des moments de ma vie.

Triste de cette annonce aujourd'hui, je me suis sentie quelque part réconfortée que les mots de Sandra aient, un jour, rencontrés ceux du jeune David (Jones) Bowie.
  
Un peu d'Histoire
Son oncle dirigeait la programmation d'une station de radio où le rock n'était pas à l'honneur; il offrait à sa fille les albums promotionnels reçus. Cette dernière les écoutait avec sa cousine : Sandra.

Ce jour de 1967, c'était un album du jeune Bowie qu'écoutaient les cousines.
Sandra aime ses chansons, elle décide de lui écrire.
Sur la pochette, une adresse à New York.
La lettre lui revient avec une sympathique mention : l'adresse de l'agent de Bowie, au Royaume Uni.
Elle l'envoie de nouveau, outremer, cette fois. 

Touchée par ses chansons, elle lui écrit qu'elle a aimé son écriture, que ses chansons étaient bonnes. Elle pense avoir dit qu'elles étaient « aussi bien que celles des Beatles. » :

Et le jeune David, heureux de trouver là sa première American fan s'assis de suite pour lui répondre, faisant ainsi attendre son agent :

La réponse, Sandra Dodd l'a toujours conservée. 
Et publiée sur son site web il y a plusieurs années.
Elle regrette encore aujourd'hui de ne pas avoir conservé de copie de sa propre lettre:

Sandra a pris le temps de répondre aux médias aujourd'hui, et de laisser des traces comme elle le fait si bien. C'est de l'Histoire, dit-elle, avec raison.
Et une belle histoire. 
De la rencontre des mots de deux auteurs.  
Les grands esprits se rencontrent, dit-on parfois dans des situations comme celle-là.

Depuis longtemps, je vois un lien entre toutes ces petites histoires, ces moments de vie, et l'attitude 'unschooling', le sujet de travail et d'écriture de Sandra Dodd.

Cette attitude me permet de ressentir profondément que chaque petit moment est une part de l'Histoire et ne reviendra jamais, une autre bonne raison de respirer et de dire et agir comme je souhaite que la vie, les relations et les souvenirs soient.
 
On écrit l'Histoire comme on la vit.
À chaque jour. 
À chaque instant.
Pour moi, chaque moment vécu est une perle qui s'enfile sur le collier de ma vie.

Ses mots et ses proches nous disent que David Jones en était parfaitement conscient lui aussi.

R.I.P. David Bowie

Édith

Pour en savoir plus :

vendredi 23 octobre 2015

L'enthousiasme d'apprendre tout seul - André Stern invité sur Les Maternelles


« L'enfant qui n'est pas conditionné par l'environnement scolaire ne prend pas les autres enfants comme référence, il prend les autres humains. » ~André Stern


dimanche 30 août 2015

Apprendre en liberté - Radio-Canada NB

Un-schooling ou apprendre en liberté.

Une alternative à l'apprentissage obligatoire à l'école basée sur les intérêts et la curiosité de l'enfant. 

Un reportage de Janie Mallet dans le cadre de l'émission L'heure de pointe du vendredi 28 août 2015, sur Radio-Canada, Nouveau-Brunswick. 

Édith répond aux questions de la chroniqueuse.



http://ici.radio-canada.ca/emissions/L_heure_de_pointe_acadie/2014-2015/archives.asp?date=2015%2F08%2F28&indTime=2129&idmedia=7334935

vendredi 19 juin 2015

Pour que refleurisse la confiance en l'enfant - André Stern au Québec du 29 juillet au 2 août 2015

Nous sommes ravis de vous annoncer la nouvelle tournée d'André Stern au Québec tout bientôt.

Et pour une première fois à Québec la projection du film Alphabet, d'Erwin Wagenhofer. 

Toute l'info sur  http://andrestern.ca

Calendrier
Réservations

Au plaisir de vous y rencontrer !

L'équipe J'OSE la vie !

mardi 9 juin 2015

Évaluer la 'scolarisation à domicile' comme on voit une étoile filante : découvrir un nouveau milieu




Je viens de voir deux étoiles filantes ! Attendez, je vous raconte. Je viens de vivre non pas un mais deux de ces ''aha moments'' comme les appellent les anglophones.

Évaluer ? Observer, d'abord.
Je suis à faire la révision d'un document à propos d'ententes et de modalités pour «évaluer la scolarisation à domicile», où nous parlons de voir à ce que les intervenants (scolaires, pour le moment) reçoivent une formation/information juste, ceci étant essentiel afin de ne pas confondre ou comparer le vécu de ce choix éducatif avec un vécu scolaire.

Il faut savoir que la scolarisation est souvent l'unique lieu-et-mode d'apprentissage que ces gens - et la majorité de nos concitoyens - voient et, donc, connaissent.

Prendre le temps d'apprendre à (re)connaître d'autres lieux et modes d'apprentissages est pourtant fascinant, et tout simple puisque l'apprentissage se vit constamment. C'est ce que Stéphane et moi avons fait, comme bien d'autres parents. C'est ainsi qu'on (re)découvre ce qu'est l'enfant. De plus en plus souvent aujourd'hui, la science démontre ce que nous sommes très nombreux à avoir observé.

Par l'observation, on apprend à voir ce que l'enfant apprend, ce qu'il aime et veut connaître, de quelle façon et selon quels rythmes propres il le fait. On observe l'utilisation et l'utilité de ces apprentissages, dans sa vie, à court et à long terme. On en voit aussi l'effet en lui, en soi, et autour de nous.

Pour ce document, donc, je fais plusieurs suggestions dont celle d'apporter cette précision que la communication repose sur la confiance. 
« Pour communiquer, il faut s'aimer. » disait un auteur dont j'ai oublié la signature. (Était-ce Fotinas?)
Attitude, confiance
C'est alors que je réalise (1er aha moment)  que cette attitude de confiance dont on parle avec l'écologie de l'enfance est la même ici. Oh! je le savais déjà, bien sûr, mais parfois, on réalise de nouveau et l'effet est plus vivace, plus fort, plus net, bref, vous savez de quoi je parle.

L'attitude de confiance que peuvent choisir d'adopter les intervenants scolaires lors d'une demande d'évaluation de l'expérience éducative hors milieu scolaire leur permettra d'en apprendre plus sur ce choix éducatif différent que font des parents, québécois dans le cas qui nous intéresse. Et mieux comprendre ce choix éducatif différent permettra de même d'observer ce qu'il apporte à l'enfant, dans ses apprentissages et dans sa vie, à court, moyen et long terme. Et de là à toute la société.

C'est déjà le cas, parfois. Il y a des parents qui ont de bonnes communications avec des intervenants 'scolaires'. Bien sûr, certains n'en sentent pas le besoin et c'est très bien ainsi. Mais d'autres souffrent que ce ne soit pas le cas.

Les parents qui assument leur droit et devoir d'éducation sont des parents engagés. Si certains choisissent ensuite de témoigner de leur vécu, cela relève d'une bien grande générosité. Il s'agit de don de soi. Et pour que cela demeure un 'don', on ne saurait l'exiger, n'est-ce pas ?

Arrêtons-nous un moment.

Devant l'inconnu, confiance ou méfiance ?
Regardons comme il nous semble une évidence que la très grande majorité des gens ne témoigne pas publiquement et/ou constamment de son vécu, de ses choix, de son quotidien, de ses apprentissages ou de ses travaux ou activités. Et c'est très bien ainsi. Personne ne nous le doit et nous n'oserions imaginer la taille colossale des bibliothèques et le nombre astronomique de conférences auxquels on aurait droit sinon ! :-)
Il arrive pourtant que certaines personnes imaginent demander à qui fait un choix différent - pourtant légal, légitime, et respectueux - d'expliquer, de justifier.
Crainte ? Méfiance ? Peur de l'inconnu ? 
Le petit humain va plutôt naturellement vers l'autre, confiant... Faire de même est à la portée de chacun. Ce mouvement ne naît-il pas de la curiosité naturelle de l'humain de vouloir explorer, découvrir et comprendre le monde dans lequel il vit ?

Être témoin d'un apprentissage, comme voir une étoile filante
Maintenant, revenons à cette 'évaluation' dont nous parlons ici, et qui devient un témoignage de vie que choisissent de faire certains parent.
En être témoin, c'est avoir la chance, inouïe, d'avoir accès au vécu de l'autre. Comme lors de ce moment où l'enfant comprend quelque chose de nouveau, là, devant nous, live

L'enfant ne nous doit pas ce témoignage, qui se produit pourtant à l'occasion. Lorsque j'ai eu la chance de l'observer, à quelques reprises, je me suis sentie d'un coup emplie de gratitude, je dirais même d'une certaine grâce. Comme lorsque j'ai eu la chance de voir une étoile filante, en roulant sur l'autoroute, un soir d'été. Moment magique, qui plus est avec mon fils à mes côtés ! Magique et banal tout à la fois. 

Pour l'apprentissage, c'est pareil. C'est naturel, ça arrive, c'est normal. Une connexion de plus entre nos neurones, un moment comme il s'en vit des centaines au quotidien dans le cerveau de chacun, le mien, le vôtre. Mais en être témoin, pour moi, est comme partager la connexion qui vient de se faire dans le cerveau de mon enfant et du même coup ressentir une connexion entre lui et moi. 
Comme une étincelle qui jaillit de mon cœur. 
Comme une étoile filante.
Cadeau du ciel.

Découvrir un nouveau milieu
Alors vient mon second aha moment de la soirée ! Je rédige, relis, révise. Je songe à ces gens des milieux scolaires qui apprennent, apprendront, ce qu'est ce vécu différent, petit à petit, en (r)établissant, en choisissant, une communication basée sur la confiance et le respect. Et tout à coup, les mots me parlent :  ce sera, pour eux, comme découvrir un nouveau milieu. Constater la différence entre milieu scolaire et milieu familial et social.
Le mot milieu est venu. Une étincelle qui jaillit. Comme l'étoile filante... file.

Apprendre à découvrir un nouveau milieu. Voilà où se situe le choix à faire en matière d'«évaluation de l'apprentissage hors école». L'enfant vit (et, forcément, vit ses apprentissages) en milieu scolaire et/ou en milieu familial et social. Le milieu fait la différence.

Un vécu différent, une séquence personnelle
Et cette nuit, en travaillant, je pense que ce mot pourra être utile au parent qui voudra témoigner, exprimer en quoi, pourquoi, comment, l'apprentissage de son enfant est vécu différemment du vécu scolaire. Il est différent sans pour autant être moindre ou pouvoir être amoindri par l'idée que voudrait s'en faire qui ne connaîtrait par un rythme distinct, une séquence étrangère, une fréquence inconnue, propre à chaque enfant, et porteuse de ce qu'il est, aime, fait. Et fera.

Avec une attitude de confiance et de respect envers l'enfant, moi, le parent, j'apprends beaucoup. Cela m'apporte bonheur, et de là reconnaissance, gratitude, envers la vie et ceux que nous avons appelés à la vie.

Avec cette même attitude de confiance et de respect envers le parent, l'autre  - employé du milieu scolaire, ami, voisin, collègue, etc. - apprendra beaucoup aussi, j'en suis convaincue. Et il aura alors devant lui, en lui, le potentiel d'être heureux et reconnaissant de ce don de soi, de cette générosité que lui aura offerte ce parent.
Mon espoir est que chacune, chacun, voit cette étoile filante en roulant sur l'autoroute un soir d'été. Et, comme ça a été le cas pour moi et pour bien d'autres parents, je souhaite que la magie de ce moment banal le ramène à sa propre enfance, à ses apprentissages, à ce qu'il aime, à faire les choix qu'il veut faire, de vrais choix. Avec confiance, et respect.
 J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

C'est le vœu que je fais ce soir, et deux fois plutôt qu'une, car, ce soir, j'ai vu deux étoiles filantes. J'y mets toute mon énergie et j'ose espérer que, bientôt, le Québec devienne un modèle en ce sens. 


Édith