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mercredi 25 octobre 2017

Affiche : Tournée d'Ophélie Véron au Québec du 4 au 17 novembre 2017

Quelle joie de vous présenter l'affiche de la tournée d'Ophélie Véron au Québec qui approche à grands pas !  Au programme : une dizaine de conférences, accompagnées de rencontres et dédicaces, à Montréal, Québec, Sherbrooke et Bromont. 

Et pour terminer cette première tournée en beauté, Ophélie recevra ses invité.e.s - Élise Desaulniers, Martin Gibert et Anne-Marie Roy - animation par Joseph Elfassi, journaliste - lors d'une table ronde au Salon du Livre de Montréal. 

Après quelques semaines d'attente, j'ai été ravie d'apprendre, le mois dernier, que ma proposition de table ronde sur le véganisme avait été retenue par le comité de sélection du Salon du Livre !! :-D Je pense même - corrigez-moi si je fais erreur - que ce sera le premier événement sur le sujet dans un salon du livre francophone. Ne manquez pas ça !

Ophélie Véron au Québec - J'OSE la vie !

Le calendrier et toutes les infos - et modalités de réservations le cas échéant - sont ici: https://ophelieveron.com/fr/accueil/tournee-quebec-2017/

Bienvenue à chacune, chacun ! (non, non, ce n'est pas seulement pour les véganes, bien au contraire ! :-)
Au plaisir de vous y accueillir,
Édith

P.S. En attendant votre copie dédicacée, pour vous mettre l'eau à la bouche je vous invite à lire cette excellente revue du livre Planète Végane sur le site Végane Québec en cliquant sur le logo V jaune et vert, ici :



dimanche 20 novembre 2016

Congrès Écologie de l'enfance 2016, en images et en musique



2è édition du congrès Écologie de l'enfance, en images et en musique : « L'attachement qui donne des ailes ».

Avec Arno Stern, Sophie Rabhi, Peter Gray, Jacynthe René, Dr. Pierre Lévesque, Lysane Grégoire, Thierry Pardo, Marike-Reid-Gaudet, André Stern, Édith Chabot-L.

Merci à tous, participants, intervenants, collaborateurs et commanditaires, pour cette grande et importante rencontre, pour l'Enfant !

Édith, pour toute l'équipe du congrès

vendredi 21 octobre 2016

Mon mandat à l'AQED et mon travail à l'Écologie de l'enfance

automne 2016

Bonjour, je m'appelle Édith Chabot (C. Laflamme, pour les intimes).
Je suis mariée et mère de deux jeunes adultes, responsable francophone du mouvement Écologie de l'enfance, citoyenne engagée pour le retour à la confiance et au respect de l'enfant.

Depuis que je suis devenue maman, il y a près de 25 ans, je me sens interpellée par l'écart entre l'accueil attendu par l'enfant - qui vient au monde - et celui qui lui est concrètement réservé dans nos sociétés.

Mon travail depuis une vingtaine d'année à l'observation et à la diffusion m'a amenée à m'engager pour l'écologie de l'enfance, mouvement pour lequel j'ai créé un congrès international dont les 2 premières éditions se sont tenues à Montréal, en 2014 et en 2016.

Il y a quelques années, on m'a demandée à quelques reprises de joindre le C.A. de l'AQED. Je m'y suis présentée en 2014, devant l'Assemblée Générale des membres, apportant mon expérience, celle de notre famille, et cette nouvelle attitude face à l'enfant qu'est l'écologie de l'enfance.

L'écart entre comment l'enfant apprend et comprend les choses, et ce que nous, adultes, avons appris à attendre de lui, m’avait amenée à faire recherche et réseautage sur l’aspect légal au Canada et ailleurs, mais aussi sur l’aspect scientifique de l’apprentissage.

J'ai joint le C.A., puis le comité de soutien légal, où j'ai aussi porté cette attitude auprès des parents-membres qui le souhaitaient depuis plus ou moins longtemps et ne se sentaient pas soutenus en ce sens.

D'importantes rencontres ont eu lieu. Avec l'avocat, et des parents-membres de l'association; avec les employées du DPJ en Outaouais lors de leur réunion annuelle 2015 où nous étions invités à venir présenter l'AQED, l'apprentissage en famille, et répondre aux questions; puis en janvier dernier, avec le responsable du dossier au Ministère de l'éducation pour un suivi du Rapport de la Protectrice du Citoyen.

Au sein de ce comité, j'ai apprécié travailler en étroite collaboration avec les parents et avec l'avocat conseil de l'association : apporter et diffuser l'information manquante, faire de la recherche au besoin, proposer des actions, toujours dans ce but de faire avancer les choses au Québec. Pour les familles membres AQED. Pour l'Enfant.

Tout au long de ces deux années, outre les discussions écrites et procès-verbaux de nos réunions, les Infolettres et compte-rendus publiés dans le Portfolio, j'ai déposé des écrits issus de mes observations au sein du C.A. ainsi que des suggestions d'actions à porter pour les mois/années à venir : la plus urgente étant un appel clair à l'AQED à devenir diffuseur d'information - de ce qu'est un enfant, de ce qu'est l'apprentissage, qui ne peut qu'être autonome - particulièrement auprès des milieux liés à l'enfance ou à l'apprentissage (écoles, C.S., MESRS, DPJ, etc.).

Mon mandat s'est terminé il y a quelques mois. En mai, je déposais les rapports annuels de la présidence avant de quitter. Étant à l'étranger lors de l'AGA, une membre active de l'association a été légalement mandatée pour en faire la lecture en mon nom. Je la remercie pour son engagement.

De ces multiples rapports, retenons que j'appelais les porte-paroles de l'association à bien connaître les 'apprentissages autonomes' en particulier, afin de respecter cet objectif de représenter toutes les familles-membres. Ultimement, j'y invitais tous les parents « à regarder, à chaque instant, ce que nous pouvons faire ensemble, les uns AVEC les autres. »

Au-delà de ces sempiternelles comparaisons entre les idées, approches, méthodes ou pédagogies de l'un ou de l'autre, et qu'on sait obsolètes maintenant que la science (la neurobiologie, par exemple) démontre ce qu'on sait tous d'instinct depuis toujours, c'est-à-dire que l'enfant vient au monde avec une panoplie d'incroyables dispositions spontanées pour apprendre et grandir, j'ai proposé de partir plutôt de l'enfant. Cette attitude en est une d'ouverture sincère, à l'enfant et, inévitablement, à soi-même, et à l'autre. Une nouvelle attitude qui fait boule de neige et nous (r)amène, tous ensemble, à agir pour le bien-être de chacun, et, par là même, de toute la société.

Parce qu' « il n'y aura pas de paix sur Terre tant qu'on ne sera pas en paix avec l'enfance ». (~André Stern)

Édith Chabot-L.
***


Rapport annuel de la présidence

A.G.A. AQED 2016

Mot de la fin 

Brefs extraits :



« Je me suis présentée à vous en 2014 avec le souhait d'apporter mes connaissances et l'expérience de ma famille afin d'aider à faire refleurir la confiance et le respect dans les dispositions natives de l'enfant. Mon souhait a dû rencontrer un terreau fertile, je vois de plus en plus de jeunes pousses vertes et de fleurs épanouies partout autour. C'est réjouissant ! Mon mandat au sein du C.A. s'achève ici, et c'est animée d'un sentiment bien particulier, celui du devoir accompli conjugué à beaucoup d'espoir pour la suite des choses, que je termine pour reprendre ailleurs d'autres dossiers urgents. »



« Remerciements :

  • À nos fils, pour le prêt d'un ordinateur et pour m'avoir prêté tour à tour leur espace et accepté des entorses à leur horaires pour les réunions du C.A.; pour leur présence, et pour le temps qu'ils ont pris pour répondre si souvent à toutes ces questions de parents tantôt inquiets, tantôt curieux;
  • À Stéphane, de porter tout ces projets avec moi;
  • À Esther, enfin, qui a accepté ma demande de remplacement aujourd'hui, me permettant d'être un peu avec vous par sa voix;
  • Enfin, merci à chacune, chacun, de vous, parents engagés. Grâce à vos actions, votre présence auprès des vôtres, vos témoignages souriants, vous faites du Québec un endroit meilleur où vivre avec nos enfants ! »

Édith Chabot, présidente par intérim, mandat achevé, 21 mai 2016

lundi 15 août 2016

dimanche 30 août 2015

Apprendre en liberté - Radio-Canada NB

Un-schooling ou apprendre en liberté.

Une alternative à l'apprentissage obligatoire à l'école basée sur les intérêts et la curiosité de l'enfant. 

Un reportage de Janie Mallet dans le cadre de l'émission L'heure de pointe du vendredi 28 août 2015, sur Radio-Canada, Nouveau-Brunswick. 

Édith répond aux questions de la chroniqueuse.



http://ici.radio-canada.ca/emissions/L_heure_de_pointe_acadie/2014-2015/archives.asp?date=2015%2F08%2F28&indTime=2129&idmedia=7334935

lundi 9 juin 2014

Deschooling, le chemin du retour à soi

Hier matin, sur une liste unschooling, une maman en a référé une autre à ce commentaire que j'avais publié le 13 janvier dernier. Je choisis donc de le publier ici au cas où il puisse être utile à d'autres. Marie a généreusement accepté qu'on publie également son questionnement de départ, ci-dessous. Ma réponse suit.
"Mon fils n'a que 15 mois mais je sais déjà, depuis plusieurs mois, que nous nous lancerons éventuellement dans l'aventure de l'unschooling... Je dis «éventuellement» car bien que je sache qu'il n'est pas nécessaire d'attendre qu'il atteigne l'âge scolaire pour commencer (j'imagine que nous pratiquons déjà l'unschooling d'une certaine façon), je sens que je dois d'abord me déscolariser moi-même, et que ce chemin pourra être long.
J'ai passé 25 ans de ma vie sur les bancs d'école (j'ai un diplôme de troisième cycle en lettres) et me suis longtemps défini comme une universitaire... En fait, j'ai l'impression que je vois depuis longtemps la vie d'un oeil scolaire... et qu'il me faut d'abord me défaire de cette vision du monde avant de pouvoir unschooler mon fils (et ses frères et soeurs à venir).
Avez-vous également du traverser cette phase? Est-ce que cette transition a mis du temps à s'effectuer? Avez-vous laissé le processus faire son chemin ou avez-vous travaillé activement à vous déscolariser? Je suis curieuse d'entendre vos histoires…" ~ Marie
***
Depuis longtemps, mes enfants m'ont montré que je n'avançais pas, mais que je retournais à moi. Cette démarche est un retour à soi, c'est reprendre le fil qu'on n'a pas pu poursuivre, à un moment ou un autre. Pour ce chemin du retour, personnellement, je ne crois pas au 'travail' sur soi, pas plus à 'travailler' à se déscolariser, donc. Ça a peut-être l'air de jouer sur les mots mais en fait, ça ne l'est pas. Pour faire bref, disons que lorsque j'ai eu/trouvé/entendu/reçu en cadeau les mots exacts, j'ai pu les utiliser, 'connaître' ce que je ressentais, et voir qu'il ne s'agissait pas de travail. Du coup, ça a été beaucoup plus simple et plus rapide. 

Ce qui ne veut pas dire que je ne comprends pas ton questionnement, au contraire, alors je partage ceci: c'est en vivant le moment présent, en étant vraiment attentive à mon enfant, en choisissant la relation avant toute autre chose, que je suis consciente des options possibles, que je peux faire le meilleur choix. 

La déscolarisation (désociétarisation?) est beaucoup dans ces deux mots, pour moi: choix, attitude. La façon d'exprimer le choix (que j'ai vue dans les écrits de Sandra Dodd), et l'attitude que je choisis d'avoir face à mon enfant (mots d'André Stern) ont décollé les restes d'éducation et de scolarisation que j'ai reçues. (S'il y en a encore parfois, ils décollent par mes choix. ) Comme je le partage souvent avec les gens, l'attitude que j'ai choisie de prendre avec mes enfants m'a conduite naturellement, logiquement, à avoir cette même attitude envers moi-même, puis de là, (à avoir le goût de choisir la même attitude*) avec chacun.
« Hard work ? No. Not at all. We don't work music, We play it! » ~ Paul McCartney - NEW

journaljose.blogspot.com

Je vis la même chose avec le mot 'vie' qu'avec le mot 'musique'. ~ Édith Chabot-L.

Quelques références: 



* Ajout (entre parenthèses) pour mieux exprimer ce que je voulais dire ce jour-là.

lundi 2 décembre 2013

Tantôt, au supermarché...

un petit enfant (quatre ans, peut-être cinq), hurle en poussant son petit panier (kart), il pleure et cherche... les gens le regardent, certains lui cèdent le passage lorsqu'il passe près d'eux.
Une fois encore, la réaction culturelle veut prendre le pas sur la nature, on détourne le regard, mal à l'aise...
Mais, si ce malaise était naturel ? comme le dit toujours mon fils.
Si cette sensation naturelle était là pour quelque chose ? 
Pour nous appeler ?
Nous appeler à l'action ?
Toutes nos fibres nous appellent à répondre à cette demande d'aide... pourquoi ne pas les suivre ?


Comme d'habitude, je suis poignée aux tripes par le mal-être de cet enfant.
Je m'éloigne de la caissière en disant que cet enfant cherche quelqu'un, son parent, je suppose - je sais qu'elle entend, et qu'elle attendra. 

Je m'avance doucement vers l'enfant, je suis encore assez éloignée quand je vois un homme s'approcher face à lui. Vu la réaction de l'enfant, je comprends tout de suite qu'il est son papa. Rassurée, je reviens vers la caissière, tout en gardant un œil sur leur réunion, le câlin qui va naître, la joie chez tous les deux. 
Je n'imagine pas un instant ce qui va suivre...

Le papa empoigne l'enfant par le bras, le pousse rapidement au mur du fond, derrière les tables du café. Il se penche vers le petit visage ruisselant de larmes, qu'il essuie comme il lui  parle, rudement, l'index pointé sur le petit nez... 
Je ne peux pas faire comme si de rien n'était: j'avance de nouveau, doucement, vers eux. J'essaie de voir si je peux entrer en contact visuel avec l'enfant. Il peut, s'il regarde plus haut, plus loin, voir les gens dans le supermarché; le père leur tourne le dos. Si je peux au moins avoir un contact visuel avec le petit...
Parfois, lorsqu'on établit ce contact avec celui qui souffre, il y a quelque chose qui se passe, un tout petit quelque chose, peut-être, mais, dans un tel moment, ce petit quelque chose peut faire une différence, je le sens.
Parfois, il m'a paru que l'enfant se sentait comme ... soulagé, je crois. Peut-être juste de savoir que quelqu'un est là, que quelqu'un se soucie de ce qu'il vit ? Que son mal-être est reconnu, plutôt qu'ignoré, banalisé. Normalisé. Saura-t-il que ce qu'il ressent au-dedans est vrai, que c'est important ?  Qu'il est important ?


Tantôt, au supermarché, comme chaque fois que j'ai été témoin de ce genre de déconnexion, je ne savais trop que faire, comment agir, ou parler.
Et que dire ? Et à qui ?

Comment - et peut-on - aider à mettre fin à cette intimidation, ce manque de connexion, de relation ?
Que puis-je faire ? 
Qui ne créé pas un malaise plus grand chez l'un ou chez l'autre ?


C'est instinctif, j'ai un élan naturel vers l'enfant ; je veux montrer mon soutien.
Je peux aussi avoir une pensée pour le parent (fatigué ? épuisé ? seul ?) qui laisse aller (ou perd sans le savoir ?) la connexion avec son enfant.
Que faire ? 
Pour que, le plus rapidement possible - pour tous les deux - l'enfant soit accueilli avec bienveillance, ramené, avec amour, dans un espace de bien-être ? Que le parent (re?)trouve cet espace de bien-être et d'amour inconditionnel pour son enfant ?
 ...

Si on a l'impression de manquer de patience, de temps, d'énergie, 
faire le choix de l'offrir permet de réaliser qu'on a ce qu'il faut.

Ce que je pense ne pas avoir, dès que je l'offre à mon enfant, je le reçois aussi. 

Comme l'écrit Sandra Dodd dans le Big Book of Unschooling:
« Offrez à vos enfants ce que vous aimeriez avoir eu étant enfant  
et vous pourrez guérir votre enfant intérieur dans le processus. »

Mais ... comment dire cela à un parent envahi par l'émotion ?
Quelle est la meilleur action à faire ? 
Avancer et demander ce qui ne va pas ? 
Demander si tout va bien ? Si on a besoin d'aide ?
Je l'ai déjà fait. 
Selon les circonstances, l'endroit, comment je 'sens' la situation, parfois, j'offre mon aide. J'ai parfois été regardée comme une intruse bizarroïde, mais je l'ai fait. J'ai continué, espérant que mes mots et le ton amical que j'empruntais allaient diminuer la tension, aider à reconnecter le parent à son enfant. Un jour, j'ai dit, comme ça, à un papa qui commençait à s'énerver sur les petits bras de son bambin qui ne voulait plus être assis dans la poussette: « C'est long au centre d'achats, n'est-ce pas ? Il n'a plus envie d'être dans la poussette, hein ?! Il aimerait peut-être bouger un peu, marcher quelques pas ? » J'ai eu l'impression que l'enfant et le papa se sont sentis compris. Il a détaché le petit, ... qui a couru se réfugier sur sa maman, qui était là, accompagnée de deux autres enfants, à quelques mètres de nous.

Aujourd'hui, j'ai espéré, lorsque j'ai capté un bref instant le regard mouillé du petit garçon, que ça irait. Il a ouvert ses petits bras, et enlacé son papa, qui le menaçait toujours de l'index et de mots que je n'entendais pas. Je suis sortie. Emplie d'espoir et d'amour pour ce petit humain si fort, si grand. Et d'exaspération, et d'impatience aussi. 
André Stern disait, lors de certaines conférences « qu'il est un lion quand il s'agit de protéger les dispositions spontanées de l'enfant. » 
Je n'y avais jamais songé avec ces mots auparavant, mais je suis peut-être lionne, ou louve, ou renarde, alors, maman, en tout cas.

Pour autant, je ne voudrais pas que le parent se sente condamné. 
Je ne voudrais pas avoir participé à ajouter au mal-être de l'un ou de l'autre.
J'ai déjà entendu parler qu'il serait possible que se sentant 'pris en défaut', un parent se retrouvant seul avec son enfant plus tard défoule sa frustration sur lui...
Est-ce vrai ? 
Est-ce possible ?
Je ne veux pas le savoir. 
Je ne veux pas y participer.


Je veux avoir fait quelque chose. 

Ne rien faire, faire semblant qu'il ne se passe rien, m'est impossible. 
Pas que pour les enfants d'ailleurs, pour quiconque est victime d'intimidation.
Et vous ?
Que faites-vous ?
Avez-vous déjà vécu ce genre de situations ?
Y a-t-il un moment où vous êtes arrivés à démontrer votre accueil, un soutien, et que l'issue a été heureuse ?

Autre question
Comment faire pour que le sujet soit ouvertement abordé, afin que les parents se sentent soutenus, partout, lorsqu'ils se sentent fatigués, seuls, ou impuissants? Qu'ils se sentent bienvenus de demander de l'aide, ou de quitter, sans malaise, pour aller se mettre 'au chaud' AVEC leur enfant, quelque part ?

Et puis

Que peut-on faire, et comment le faire, pour que les parents sachent que oui, c'est naturel, normal, et parfaitement bien, de suivre le rythme de l'enfant, partout, en tout temps ? 

Comment faire pour que chaque parent ose suivre son instinct, ses fibres de parent, qui le poussent à aimer et respecter son enfant ?


Au plaisir de vous lire !


Avec tout mon amour pour ce petit garçon, 

son papa, 
sa maman,

Edith

lundi 4 novembre 2013

Qu'est-ce que le unschooling - Portfolio AQED automne 2013

En avril dernier, le comité de rédaction du Portfolio m'a demandé si j'accepterais de rédiger une brève présentation du unschooling pour le bulletin des membres de l'AQED : 
« C'est un survol, alors, il suffit d'écrire un texte d'une longueur d'une page », m'écrivait-on.
J'ai pensé qu'il serait difficile de le faire en une page.

On m'a répondu que le but de ce 'survol' était de donner une idée des différentes avenues empruntées par d'autres familles qui ont choisi de vivre sans l'école. Un très bref regard, qui offrirait l'opportunité aux lecteurs de chercher plus avant pour trouver d'autres ressources au besoin.

J'ai reçu le bulletin vendredi, avec sa jolie mise en page colorée. :-)
 J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

 J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

 J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
Le unschooling comme tout ce qu'on apprend / découvre, prend du temps. 
Du temps. 
Et du soutien. 
Il y en a de plus en plus, heureusement. 
Les parents qui ne mettent pas leurs enfants à l'école sont en quelque sorte des pionniers. Un peu comme les colons qui ont défriché et travaillé la terre, enlevé les roches. Un jour, plus tard, d'autres auront moins de roches à enlever, et les fruits et légumes y pousseront plus facilement. Tant mieux !
Édith

Note: notre famille n'est membre d'aucune association.

jeudi 24 octobre 2013

Les commentaires sur le unschooling

journaljose.blogspot.comEn lisant ce billet, d'une maman qui répond aux commentaires fréquents sur l'école-maison, je ne sais pas pourquoi j'ai pensé au téléphone dans les Arpents Verts... ! (je suis certaine que nos enfants auraient adoré que le téléphone soit dans un arbre !) 
Chaque fois que c'est arrivé, j'ai été étonnée de constater que quelqu'un me/se questionne, ayant eu la pensée que nos enfants étaient enfermés ou éloignés de la vraie vie et du monde alors que j'étais - ou nous étions - avec eux, en pleine découverte au Parc ou au cinéma ou au Musée ou en rando dans la forêt.
Cela dit, j'ai ensuite compris d'où ça vient : la scolarisation obligatoire entretient la pensée qu'elle est essentielle et parce qu'obligatoire, l'humain, pour ne pas être isolé, tend toujours à s'habituer, se faire une raison et oublier, au moins temporairement, pourquoi il fait ce qu'on lui a dit être obligatoire. 

Mais, face à cette idée, après avoir été étonnée, j'ai observé, avec nos enfants, et on a vu que c'était probablement la connexion synaptique qui venait de se (re?)faire. Et ça, c'est plutôt chouette, de voir que les gens se questionnent. Et que les neurones font toujours leur travail. 

Bien sûr, c'est plus intéressant si l'autre questionne avec la curiosité naturelle de l'enfant humain qui apprend toujours, que s'il a peur et qu'il utilise la suspicion et l'interrogatoire. (Avec certains, on peut se sentir comme avec un douanier parfois, qui nous cherche quelque chose 'à déclarer'.) Après, nous - comme nos enfants - sentons la différence, et pouvons répondre au premier, et laisser aller le second dans son émotion. S'il la vit vraiment, il pourra revenir à la curiosité naturelle et l'ouverture d'esprit naturel de l'enfant, de l'humain. Ce qui est génial, je trouve. Et vous, qu'en pensez-vous ? 
Édith

lundi 22 juillet 2013

un petit prince est né

Ce soir, au téléphone, ma maman a dit:
« En ce jour où il y a 25 ans que mon fils est parti, un petit prince est né. »

 
 

Mon frère

Mon frère,

© J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

Avec toi, j'ai vu notre maman prendre soin d'un bébé;
Avec toi, j'ai vu notre papa jouer avec un tout-petit;
Avec toi, j'ai appris à prendre un bébé dans mes bras, et à l'aimer si fort;
Avec toi, j'ai appris à changer les couches, en prenant bien soin de ne pas te piquer avec les grosses aiguilles (fallait passer deux doigts dessous, maman m'a montré);
Avec toi, j'ai vu comment apprennent et grandissent les enfants.

Tu te rappelles, je t'appelais mon bébé-frère ?
Avec toi, j'ai appris à être une grande sœur aimante;
Avec toi, j'ai appris que tu ne dormais pas encore, le soir, quand, à tes côtés, je m'allongeais, pour ne pas que tu t'endormes seul, et que je chuchotais: «Guy, dors-tu?», et que tu soufflais, de ta petite voix musicale, tout bas: «oui» !
Avec toi, j'ai appris, qu'une maman fait cuire un 'coco' le soir, quand son fils, déjà au lit, a faim;
Avec toi, j'ai ri;
Avec toi, j'ai joué;
Avec toi, j'ai célébré, nos anniversaires, et nos Noëls;

Tu te rappelles, ce jour de septembre, où tu as appelé notre maman au téléphone, pour lui demander de rentrer, parce que tu avais accepté de feindre un 'mal au ventre', à notre demande, Nathalie, Mario et moi, pour lui faire une surprise party ? Elle était bien soulagée de voir que tu allais bien, et souriante de voir qu'on avait acheté des petits gâteaux, et une bouteille de Baby Duck !
Avec toi, j'ai appris à écouter un adolescent partager ses joies, ses peines;
Avec toi, j'ai appris à être disponible, après l'heure du dernier bus.

Tu te rappelles ce jour, où on s'est donnés rendez-vous pour prendre une pizza chez Normandin, qu'on prévoyait manger ensemble, dans notre un-et-demi à Stef et moi, toi après l'école, moi après le travail, et que j'avais oublié les clés ?

Toi, mon frère, si petit, si mignon, 
Toi, mon frère aux grands yeux bleus,
Toi, mon frère, si doux, si gentil,
Toi, mon frère, drôle, et un peu dans la lune, parfois,
Te souviens-tu ? Ce soir où nous sommes arrivés, Stef et moi, et que devant la télé, tu avais 'oublié' ouverts les robinets de la baignoire ?  
On a bien rigolé, tous les trois, à éponger le plancher de la cuisine!
© J'OSE la vie - journaljose.blogspot.com

Toi, mon frère, si beau, si blond, et qui aimait garder ses cheveux longs, 
Toi, mon frère, au cœur grand comme ça, et qui l'ouvrait aux autres, tristes, ou malheureux, 
Toi, mon frère, tu te souviens ? Assis, tous les deux, sur le garde-fou de métal, au coin de la rue, tu me disais que les gens qui ne sont pas gentils, ou font du mal, le font parce qu'ils ne vont pas bien, qu'ils souffrent... et tu m'as donné l'exemple d'un copain qui était, comme sa maman, battu par son papa... tu m'as dit que tu choisissais d'être son ami, et que tu voulais l'aider... et on a bien essayé, n'est-ce pas ?

Te souviens-tu ce jour d'été '88, où on est allés chez Léon, voir les ensembles de cuisine ? Ta préférence allait à une table et des chaises toutes blanches. Stéphane et moi sommes allés les acheter, plus tard,... mais tu ne les auras pas vus dans notre cuisine. 

Toi, mon frère, tu vois de là-bas, de là-haut, ou de juste à côté, toutes ces fleurs, et ces pensées, que nous partageons avec toi ? Et nos sourires, et nos larmes ?
Et ces jolis cailloux, et ces mots, que Oli et Jé déposaient parfois, sur la grosse pierre, sur ce petit lopin de terre, où l'herbe pousse, verte, près de la montagne ?
Guy, mon frère, tu me manques parfois;
Guy, mon frère, je pense à toi aujourd'hui;
Guy, mon frère, je suis reconnaissante que tu aies été dans ma vie 
pendant ces 15 années et presque 8 mois;
Guy, mon frère, je pense à toi, tous les jours, depuis vingt-cinq ans, 
et t'envoie tout mon amour,
et reçois le tien.

Je t'aime,
Édith