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samedi 26 juin 2021

Inventer l'allaitement mériterait un double prix Nobel de médecine et d'économie

 


« Si l’allaitement n’existait pas déjà, la personne qui l’inventerait aujourd’hui mériterait un double prix Nobel de médecine et d’économie. En effet, si le lait maternel est ce qu’il y a de mieux pour la santé à long terme, il est aussi excellent pour l’économie. 
L’allaitement maternel est la première protection d’un enfant contre la mort, la maladie et la pauvreté, mais aussi l’investissement le plus durable sur sa capacité physique, cognitive et sociale. »
 
(photo: badarsk - pixabay)

lundi 18 décembre 2017

Tout naît de notre accueil à l'enfant (petit ou grand)

Ce matin, facebook me rappelait une des mes publications de 2012.

Après cette journée de cuisine traditionnelle de nos beignes en famille, j'en ai fait une brève traduction, que j'ai choisi d'accompagner d'une photo que j'ai prise à Montréal en mai 2013. J'ai plus tard appris que cette sculpture est de l'artiste Léa Vivot, et qu'elle s'appelle... Mother and child.

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com


Comme vous savez, tout mon travail, toute ma vie - c'est la même chose - de maman, de blogueuse à J'OSE la vie!, d'autrice, de photographe, de citoyenne engagée, de responsable et d'idéatrice du congrès Écologie de l'enfance, tout, absolument tout, naît de cette certitude inscrite dans mon instinct depuis que je suis devenue maman (ou depuis toujours ?) que tout ce que chacun.e vit à chaque instant naît de l'accueil reçu à chaque instant. Et la science ne fait que continuer de nous le démontrer.


Si vous ne suivez pas notre page facebook, je dépose ici quelques liens et extraits d'articles sur le sujet que j'y ai partagés récemment :

Allaitement, un homme en parle - par James Akré, sociologue de formation et promoteur de l'allaitement
L'allaitement ne nous rend pas plus intelligents ; c'est plutôt le non-allaitement qui nous empêche d'atteindre notre potentiel d'intelligence. Les bébés humains ne réaliseront jamais leur potentiel génétique en ingérant du fast-food pédiatrique - je parle là des laits industriels (29) - fabriqué à partir du lait d'une espèce qui nous est étrangère.
Il n'y a pas de bénéfices de l'allaitement, il n'y a que des degrés variés de risque, pour la santé des mères et des enfants, à ne pas allaiter. En fait, vanter les « bénéfices de l'allaitement » n'a pas plus de sens que vanter les « bénéfices de marcher debout sur deux jambes ». Tous deux sont des traits qui définissent - ni plus ni moins - ce que c'est qu'être humain.
D'ailleurs, en parlant de marcher debout, il est peu probable que prôner l'exercice physique soit vu comme une tentative d'humilier les personnes en fauteuil roulant. Pourtant, certains observateurs ne se gênent pas pour clamer que le but réel de la promotion de l'allaitement est de culpabiliser les mères qui donnent le biberon.

Yes, it's Your Parents' Fault
N'ayez crainte, malgré un titre accrocheur, l'article n'est pas moralisateur. D'ailleurs, il faut bien en parler parce que chaque fois qu'on aborde le sujet de notre attitude face à l'enfant, on semble nager en pleine épouvante - peur de la culpabilité. Personnellement, une fois l'émotion respirée, (oui, la peur est une émotion), je trouve bien au contraire que c'est responsabilisant, que ça permet de reprendre chacun.e notre autonomie. Se permettre enfin de regarder clairement les faits, et agir, n'est-ce pas un pas majeur vers ce retour à soi que nous valorisons tellement dans nos sociétés ?

By the end of our first year, we have stamped on our baby brains a pretty indelible template of how we think relationships work, based on how our parents or other primary caregivers treat us. From an evolutionary standpoint, this makes sense, because we need to figure out early on how to survive in our immediate environment.

“Our attachment system preferentially sees things according to what has happened in the past,” said Dr. Amir Levine, a psychiatrist at Columbia University and the co-author of the book “Attached,” which explores how attachment behaviors affect the neurochemistry of the brain. “It’s kind of like searching in Google where it fills in based on what you searched before.”
Et mon préféré (quand des chercheurs découvrent et démontrent ce que nos enfants nous ont montré, ce que nous avons vu et vécu depuis des décennies...) :
How often you hold your baby actually affects their DNA, study finds
A loving mother’s caress is more than simple comfort to an infant. Scientists have known for decades that touch is critically important for a child’s healthy development, according to an article in the journal Pediatric Child Health.
But now a new study shows that the amount a baby is touched can leave lasting, measurable effects — not just on behavior or growth, but all the way down to the molecular level of the DNA. Those changes, the scientists speculate, could have negative effects on the way the child grows and develops.

Read more here: http://www.miamiherald.com/news/nation-world/national/article186889938.html#storylink=cpy

Sur ce, je vous souhaite bonnes lecture. De mon côté, j'essaie de revenir à moi, cad de retourner à mon écriture un peu délaissée par tout le travail de la première tournée d'Ophélie Véron au Québec. Je ne vous dis pas sur quel sujet j'écris, si ce n'était pas déjà une évidence, je viendrais de le dire dans ce billet. ;-)


Et je vous dis, à bientôt j'espère, avec une ou deux bonnes recettes de beignes ... véganes évidemment ! :-)


Édith

P.S. Au cours de cette tournée avec Ophélie, on nous a demandé à quelques reprises quel était le 'lien' entre nous / notre travail respectif. Si vous vous posez aussi cette question, je vous dirige vers ce billet qui explique assez bien, je crois : La dignité des faibles

extrait :
« Lorsque nos enfants étaient petits, nous les avons respectés de plus en plus à mesure que nous sommes devenus plus attentifs à eux qu'à qui ou quoi que ce soit d'autre. Respect pour leur rythme, leurs besoins, leurs enthousiasmes, leurs choix. »

dimanche 7 mai 2017

Tel que tu es, tu es parfait - dispositions spontanées de l'humain - André Stern

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

Les dispositions spontanées, c'est notre équipement de base, 
c'est ce dont chaque humain est équipé à la naissance. 
C'est renversant, c'est notre équipement de série. 
Et connaître cet équipement de série 
- qui est celui de tous les enfants, il n'y a pas de handicap qui nous en priverait - 
c'est regagner confiance en l'enfant, donc regagner confiance en nous-mêmes, 
changer de vision, donc d'attitude et retrouver cette nostalgie 
qui au lieu de toujours nous remettre en questions 
et nous remettre en doute et nous comparer 
nous dit : « aah, tu es parfait tel que tu es ! »
~André Stern

dimanche 1 janvier 2017

Nous voulons tous des enfants qui deviennent des adultes heureux

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com


« Nous voulons tous des enfants qui soient, un jour, des adultes heureux... n'oublions pas, alors, de vivre aujourd'hui sous leurs yeux
ce qu'est un adulte heureux... »
~ André Stern

dimanche 11 janvier 2015

Moments de douceur

Traduction : J'OSE la vie !
 
« Tout ce que vous faites maintenant, lorsque vos enfants sont jeunes, est important.
Tous les petites gentillesses ont de l'importance, chaque petit moment de douceur entre vous, chaque fois que vous choisissez d'être attentif aux plus petites choses.» ~ Deb Lewis


dimanche 4 janvier 2015

Laisser pleurer bébé pour s'endormir ?

Une étude du Dr. Wendy Middlemiss, de University of North Texas
Traduction : J'OSE la vie ! 

Cette étude examine les changements dans la synchronie entre la physiologie des mères et celles de leurs jeunes enfants. L'étude a lieu alors que 25 nourrissons (âgés de 4 à 10 mois ; dont 11 garçons) ont participé à un programme d'entraînement au sommeil en milieu hospitalier pendant cinq jours, au cours desquels ils apprennent à s'auto-régler par l'extinction de la réponse aux pleurs au cours de la transition vers le sommeil
L'expérience des mères et des nourrissons au cours du protocole d'extinction était "liée à" la signalisation du comportement des nourrissons pendant la période de transition vers le sommeil. La salive des mères et des nourrissons a été prélevée à l'initiation du moment de sommeil nocturne des enfants et après que les nourrissons se soient endormis et plus tard testés pour en voir le niveau de cortisol

Comme prévu, le premier jour du programme, les taux de cortisol des mères et des jeunes enfants présentaient une association positive (NdT : étaient liés l'un à l'autre) à l'initiation du sommeil nocturne après une journée d'activités partagées. Aussi, lorsque les nourrissons ont exprimé de la détresse en réponse à la transition vers le sommeil, le niveau de cortisol de la mère et du nourrisson présentaient de nouveau une association positive

Le troisième jour du programme, cependant, les résultats ont montré que la réponse physiologique et la réponse comportementale des nourrissons s'étaient dissociées. Ils n'ont plus exprimé de détresse comportementale pendant la transition vers le sommeil, mais leurs niveaux de cortisol étaient élevés. En l'absence des indices de la détresse (NdT : de leur enfant), le niveau de cortisol des mères ont diminué. La dissociation entre la réponse comportementale des nourrissons et leur réponse physiologique a résulté en un asynchronisme entre les niveaux de cortisol des mères et des nourrissons

Les constatations sont discutées afin de comprendre les déterminants et les conséquences de la synchronie physiologique mère-enfant pendant la petite enfance.
_____
Suite à cette étude, voici aussi un article paru dans The Telegraph : 
Extraits traduits par J'OSE la vie !
« Les chercheurs ont mesuré le temps que les petits enfants ont pleuré pendant quelques nuits successives alors que leurs mères attendaient dans une pièce voisine.

Lors de la troisième nuit de l'étude, il a été observé que les nourrissons ont pleuré pendant une période de temps plus courte avant de s'endormir.

Chez les mères, qui pouvaient entendre leurs bébés, le niveau de cortisol a chuté en conformité avec le temps passé à pleurer, indiquant qu'elles s'étaient détendues lorsque leurs enfants semblaient s'être calmés.
Wendy Middlemiss a déclaré au Daily Mail : " Bien que les nourrissons ne présentaient pas de réponse comportementale de la détresse qu'ils éprouvaient lors de la transition vers le sommeil, ils ont continué à connaître des niveaux élevés de détresse physiologique, comme en témoignent leurs niveaux de cortisol. ''

Globalement, les signaux extérieurs de stress interne ont été éteints par l'entraînement au sommeil.
 
"Toutefois, compte tenu de la présence continue de la détresse, les nourrissons n'ont pas appris à gérer intérieurement leurs expériences de stress et d'inconfort."
Les chercheurs procèdent actuellement à une plus longue étude pour tester comment le niveau de l'hormone est affectée à mesure que les habitudes de sommeil s'installent à plus long terme. »
--
En lisant cela, j'ai eu envie d'en faire la traduction et de la déposer ici pour référence, et pour y référer quiconque chercherait de l'information sur le sujet. Il y a eu tant d'éducation/désinformation concernant l'accueil à l'enfant dans notre genre de culture, tant d'éducation/pression sociale à choisir une attitude qui va à l'encontre de notre propre instinct et, du coup, à l'encontre du bien-être du petit d'homme... comme du plus grand...

Il n'y a aucune raison de laisser pleurer un bébé. 
De jour ou de nuit.

Visite du Jour de l'An, chez les grand-parents - 2015
Comme il n'y a aucune raison de laisser sans réconfort un être humain - ou non-humain - qui pleure (ou pas, d'autres signaux montrent l'inconfort ou le mal-être), n'est-ce pas ?

Prenons soin de nos enfants, soyons attentifs, attentionnés, aimants, à chaque instant. 
Je le vois chaque jour comme ils grandissent alors tout aussi attentifs, attentionnés, aimants. Et quelle joie !

Édith

samedi 8 novembre 2014

L'enthousiasme du premier congrès international ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE !

écologie de l'enfance
Congrès international
Montréal, du 3 au 5 octobre 2014
une nouvelle attitude face à l'enfant
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après

COMMUNIQUÉ                                                                                Pour diffusion immédiate

L'ENTHOUSIASME DU PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE!

Québec, 28 octobre 2014 – Vécue dans l'enthousiasme et dans la joie d'être ensemble pour l'Enfant, la première édition du congrès international écologie de l'enfance a touché les participants autant que les intervenants. Durant toute une fin de semaine, des conférences offertes en plénières ont permis de suivre le fil de la vie humaine au regard d'une nouvelle attitude face à l'enfant.

C'est à Montréal que l'auteur André Stern a lancé, aux côtés d'Édith Chabot, le mouvement écologie de l'enfance, ainsi que le manifeste Semeurs d'enthousiasme. L'ouverture du congrès s'est faite avec la première projection en Amérique du film Alphabet, la peur ou l'amour. Réalisé par Erwin Wagenhofer, ce documentaire clôt la trilogie entreprise avec We feed the word et Let's make money. Partant du constat que la crise actuellement traversée par notre planète a pour origine les personnes les mieux formées au monde, le réalisateur explore les fonctionnements du système éducatif tel qu'il est - et tel qu'il pourrait être.

Le lendemain, il a été question d'accouchement – et d'avant - avec Dr. Michel Odent qui a rappelé l'importance de ne pas entraver le processus naturel de l'enfantement, pour lequel la nature a prévu un parfait cocktail d'hormones. Puis, Lysane Grégoire, présidente fondatrice du Groupe Maman a abordé les premières années de vie en rappelant ce qu'est un bébé et ses besoins fondamentaux, et comment notre culture s'en est parfois éloignée.

Deux chercheurs québécois associés à l'UQAM sont venus partager leurs travaux. Avec humour, Thierry Pardo établit un parallèle entre agriculture et enfance où on a suivi les modèles de production à grande échelle, introduit des intervenants puis des intrants chimiques alors qu'une perspective libertaire peut favorablement répondre aux aspirations de l'enfant pour la découverte, le plein air, la rencontre. Quant à Marike Reid-Gaudet, elle démontre qu'un changement de paradigme s'impose en éducation. Selon elle, une enfance libre est la condition sine qua non pour l'avènement d'un véritable humanisme.

D'après Pam Laricchia, auteure canadienne de Libre d'apprendre, livre lancé durant le congrès : « nos enfants construisent chacun leur propre vue du monde et parfois, voient le monde différemment de nous. Et c'est bien ainsi, car nous ne cherchons pas à produire une version plus jeune de nous-mêmes - nous voulons que nos enfants explorent, et deviennent des personnes uniques ».

Dans le cadre de ses travaux auprès de populations épargnées, le chercheur et pédagogue Arno Stern a constaté les similitudes entre les traces spontanées chez les enfants de tous âges à qui on laisse le loisir de peindre sans préjugés culturels, jugements de valeur habituels ou préoccupations esthétiques.

Le cofondateur de la première école alternative au Québec, Charles E. Caouette, affirme que l'école est prisonnière du paradigme industriel; mais que d'autres voies sont possibles. Décrivant avec force humour les écarts entre l'école et l'enfance, il aborde aussi le sujet du 3e âge et y voit le résultat des choix de vie de chacun.

Le congrès s'est clos sur le témoignage d'André Stern, enfant non scolarisé et père non scolarisant qui rappelle que l'enfant n'a aucun préjugé et aborde le monde avec une confiance absolue. Confiance que nous avons le pouvoir de préserver ou de miner. Éclairant la liberté dont chacun dispose à tout moment, l'auteur et conférencier nous ramène aussi à cette responsabilité immense que nous portons tous envers l'Enfant.


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Source: Édith Chabot, responsable francophone écologie de l'enfance

mardi 16 septembre 2014

Semeurs d'enthousiasme, manifeste pour une écologie de l'enfance

Les Éditions L'Instant Présent publient le manifeste Semeurs d'enthousiasme, signé André Stern, juste à temps pour notre tout premier congrès écologie de l'enfance !
Il nous arrivera tout chaud au Québec pour la soirée d'ouverture, le 3 octobre prochain. :-)
 

mardi 26 août 2014

Congrès écologie de l'enfance : une nouvelle attitude face à l'enfant - annonce et affiche





écologie de l'enfance
Congrès international
Montréal, du 3 au 5 octobre 2014
une nouvelle attitude face à l'enfant
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après

Lundi, 25 août 2014


Bonjour à vous !

Nous sommes ravis et fiers de vous annoncer la tenue de ce premier événement international écologie de l'enfance: une nouvelle attitude face à l'enfant, où aura lieu le lancement du mouvement du même nom, porté par l'équipe J'OSE la vie! et l'Institut Arno Stern.

Congrès:
Vous trouverez ci-jointe l'affiche que vous pouvez publier sur vos sites, blogs, pages facebook, ou imprimer et apposer là où l'affichage public est permis.
Nous sommes particulièrement heureux de vous offrir cet événement d'une importance capitale pour l'Enfant, où seront réunis les grands noms de la naissance et de l'attachement ainsi que ceux de l'autonomie et de l'apprentissage avec nous tous.
L'importance de ce mouvement et de cette rencontre n'a d'égale que la qualité de la programmation. Il s'agit de la première fois au monde où se trouveront réunis Arno Stern et Michel Odent aux côtés de chercheurs et de conférenciers renommés dont les œuvres sont intimement liés à cette écologie de l'enfance, au respect des dispositions spontanées de l'enfant.


Film :

En présence de MM. André et Arno Stern, protagonistes du film, assistez à la projection de : Alphabet, la peur ou l'amour, le plus récent film d'Erwin Wagenhofer (''Let's make money'' et ''We feed the world''), dans lequel vous pourrez voir également le Pr. Dr. Gerald Hüther, chercheur en neurobiologie avancée et Sir Ken Robinson. 

Livre :

Assistez au lancement du livre Libre d'Apprendre version française de Free to Learn, en présence de Pam Laricchia, une auteure canadienne dont les écrits sont particulièrement appréciés par bien des parents autant ici qu'à l'étranger.

Manifeste :
Rédigé par André Stern, le manifeste Semeurs d'enthousiasme sera lancé lors de ce premier événement. Vous pourrez en obtenir une copie pour un prix modique.

Papas :
Une programmation spéciale a été concoctée pour les papas, plusieurs conférences par des papas, le duo père-fils Arno et André Stern et une table ronde sur la place des papas dans l'écologie de l'enfance
 
Pour plus d'informations et pour vous inscrire, visitez le: http://ecologiedelenfance.com
Prévente en ligne du 25 août au 7 septembre.
Faites vite, les places sont limitées !

Rejoignez-nous aussi sur facebook: https://www.facebook.com/ecologiedelenfance

À la grande joie de vous y accueillir !

Edith Chabot-L.
initiatrice du congrès écologie de l'enfance

André Stern
initiateur du mouvement écologie de l'enfance

mardi 19 août 2014

écologie de l'enfance, le congrès - Montréal, du 3 au 5 octobre 2014

photo: Catherine FOREST

écologie de l'enfance, le congrès
Montréal, du 3 au 5 octobre 2014
Congrès international 2014 : première édition
une nouvelle attitude face à l'enfant
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après

Ce premier congrès international de l’Écologie de l’enfance invite à une nouvelle attitude face à l’enfant, faite de respect et de confiance envers ses dispositions spontanées et ses rythmes personnels. Le thème central en sera l'accueil fait à l'enfant, à tous les stades de son développement : vie prénatale, naissance, allaitement, premiers liens, apprentissages et autonomie. Sans oublier les implications de cette nouvelle attitude dans la vie personnelle, familiale ou sociale. L'axe principal de cet événement sera à la fois l’observation de l’enfant et les découvertes scientifiques récentes. Qui ne souhaite avoir connaissance des conditions propices à l'éclosion des innombrables potentiels dont nous sommes dotés à la naissance ? 
« L'enfant aimé, aime. L'enfant respecté, respecte. L'enfant qui vit la confiance, a confiance. » Edith Chabot-L.
Des conférenciers et des auteurs de renommée internationale apporteront leur expertise et leur expérience sur ces sujets : Michel Odent, Arno Stern, André Stern et Pam Larrichia, de même que Lysane Grégoire, présidente fondatrice du Groupe Maman, Charles E. Caouette, co-fondateur de l'école alternative Jonathan, et deux chercheurs québécois, Marike Reid-Gaudet et Thierry Pardo, tous deux de l'UQAM. Leurs interventions éclaireront la liberté dont chacun dispose à tout moment. Lieu de conférences, ce congrès donnera une place importantes aux échanges, discussions et rencontres.


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« Cet événement auquel je songe depuis quelques années, inspirée par nos fils, 
je le créé comme ce lien (manquant) entre toutes les phases de la vie.
Une rencontre et un espace de réseautage entre nos concitoyens 
et tous ceux qui œuvrent à reconnecter la vie à ce monde qui est le nôtre.

Nos conférences éclaireront ce lien entre le tout début de la vie in utero, 
l'accueil à l'enfant depuis avant la naissance, et de là, jusqu'à sa découverte et 
son apprentissage de la vie suivant son propre rythme,
avec sa façon toute personnelle de le faire.
 
J'ai pu voir à chaque instant auprès de nos enfants,
au cours de toutes ces années comme cette attitude
est porteuse de vie, de vrai, et de tant d'amour
pour l'humain et pour tout ce qui vit. »
Édith Chabot-Laflamme 

mercredi 22 janvier 2014

Témoignage sur l'allaitement, par Bénédicte

photo : Bénédicte et sa fille - tous droits réservés 

Voici un échange de courriels que j'ai eu avec une amie, l'automne dernier.

Bénédicte est une maman Bretonne que nous avons connue, ainsi que son conjoint et leur petite fille, il y a quelques années.


En cliquant sur le lien, vous aurez accès à la publication originale, sur le blog allaitement de mamaNANA. Ce nom me fait sourire. Il me rappelle que mon petit appelait maana, puis manana, le lait maternel. :-) 

Édith 

P.S. Désolée pour les majuscules, problème avec la mise en page... (Si vous savez comment le régler, dites-moi. Merci ! ) 

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Suite à un appel à témoins lancé il y a quelques mois, j'ai répondu et voici le résultat. Bénédicte

 --

Béné, j'ai beaucoup aimé te lire.
Je me suis revue jeune maman, avec mon petit, qui avait, lui aussi, une façon toute personnelle et absolument craquante de démontrer son bien-être au sein.
Ce que tu vis, nous le vivons toutes, et comme c'est bon que tu puisses y mettre les mots, en témoigner, le partager. Chose que je ne savais pas bien faire à l'époque.
MERCI !
Dis-moi, est-ce possible que nous partagions ce beau témoignage sur notre blog ?
Édith

--

Tout à fait d'accord pour partager mon témoignage. Je serai même ravie qu'un maximum de personnes le lise !
J'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. Plaisir à trouver les mots justes, à donner un peu d'humour aussi et à parler vraiment de qui je suis sans vouloir plaire. Ça m'a fait beaucoup de bien aussi.
Bénédicte
***

23 septembre 2013

Quelle mamaNANA êtes-vous? Le témoignage de Bénédicte

Nous reprenons notre série de témoignages avec Bénédicte, maman maternante d'une petite fille de deux ans.


Votre allaitement - Comment avez-vous vécu (ou vivez-vous) votre allaitement ?  Qu’aimez-vous (ou que n’aimez-vous pas) dans l’allaitement ? A quoi attribuez-vous le succès de votre allaitement (soutien des proches, bons conseils des professionnels de santé, associations, etc.) ?

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sur la grève, à Lorient, chez eux, en Bretagne
Je suis très heureuse de pouvoir allaiter ma fille. Grâce au cocktail allaitement+cododo+portage, le maternage s'est passé de manière très facile pour moi. Je ne me suis pas posé de questions. Ma fille n'est jamais tombée malade. Grâce au portage, la croisée emmaillotée notamment, les crises de poussées dentaires ne duraient pas plus de quelques minutes.
Ma sœur avait accouché six ans avant moi et nous avions déjà beaucoup discuté de l'accouchement, de l'allaitement. Ces discussions et les lectures qui les ont ponctuées m'ont beaucoup aidées à me forger une opinion, à comprendre les vertus de l'allaitement et du maternage plus globalement. Le premier accouchement de ma sœur ne s'étant pas bien passé, j'ai été sensibilisée au sujet et ai eu envie d'un accouchement aussi naturel que possible.
D'un coté, je suis très heureuse de ce que cela procure à ma fille comme bien être, comme réconfort, bien au-delà de l'aspect pratique ou de la nourriture. De l'autre, je me sens parfois seule dans ce maternage, oui, et pour cause, je suis sa seule maman. L'allaitement est un formidable outil pour le maternage. Le revers de la médaille c'est qu'il implique un engagement total et un grand sens de l'écoute à l'égard de son enfant.
Mon compagnon, le papa, me soutient et parfois j'aimerais qu'il la connaisse aussi bien que moi. Qu'il puisse me relayer davantage. Que les hormones de l'allaitement, qui ouvrent à davantage de patience, lui permettent aussi de prendre le temps d'entendre ce que lui "dit" sa fille. Le fait que ma fille soit très dépendante de moi me bouscule parfois, souvent même. En y réfléchissant je trouve cela normal mais lorsque je suis "dans le jus", j'aimerais pouvoir me cloner (rires).
J'aime nos "trucs", l’interaction qui existe entre nous, le fait que je "tilte" rapidement lorsqu'elle a besoin de téter. Désormais, elle parler et dit "veux téter", mais LE geste qui existe depuis le début et qui me fait craquer, c'est qu'elle se touche les cheveux de ses petites mains, qui, au début d'ailleurs, touchaient à peine le haut de son crâne.


Votre allaitement au quotidien  - Est-ce que vous allaitez hors de chez vous (parc, salle d’attente, magasin, etc.) facilement et sans trop vous poser de question, ou bien est-ce une préoccupation pour vous ?  Comment vivez-vous le regard des autres ? Est-ce que vous avez changé sur ce sujet au fil du temps ?

photo: Bénédicte et sa fille
Ma fille a deux ans et j'allaite partout : dans le bus, sur les bancs, dans un pub où mon compagnon joue de la musique toutes les semaines, dans les arrêts de bus, j'ai même allaité pendant un concert. L'hiver, c'est un peu difficile dehors, mais grâce aux vêtements adaptés, c'est possible quand même. Dans les magasins, parfois il n'y a pas de chaise, pas de siège alors il m'est arrivée de m'asseoir par terre pour pouvoir allaiter. Une fois ma fille s'est fait mal en glissant sur le sol d'un magasin et plusieurs salariées m'ont proposée leur aide : tabouret pour s'asseoir, pommade et j'ai pu allaiter ma fille pour finir de la soigner. Après cette pause, une des salariées a dit à sa collègue "moi aussi je veux la tétée si je me fais mal". Ça m'a fait rire. J'ai trouvé cela très représentatif des manques de notre société : nous avons tous besoin d'amour, d'attention, de portage... Combien de personnes m'ont dit : "ah mais elle a de la chance" en voyant ma fille portée en écharpe, endormie, la bouche ouverte lol (j'exagère à peine).
Au début, je n'étais pas à l'aise pour allaiter dehors, non par fausse pudeur, mais par confort. J'avais besoin de m'asseoir confortablement, notamment avec des coussins, surtout pour soulager mes bras lors de la mise au sein. Mais c'est ça de débuter.

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La mode et vous - Est-ce que la mode est importante dans votre vie ? Est-ce que vous aimez suivre les tendances (couleurs, coupes) ou est-ce que vous privilégiez surtout ce qui vous va bien? Qu’est-ce qui a changé (ou pas changé) dans la manière dont vous vous habillez depuis que vous êtes enceinte et allaitez ? Comment mettez-vous en valeur votre physionomie ? Quels sont vos trucs et astuces pour bien vivre l’après-grossesse (rituels beauté, conseils pour retrouver la forme ou garder le moral pendant ces mois parfois difficiles, etc.)?


Je suis de plus en plus attentive aux couleurs et vêtements que je porte, à mon rapport avec le féminin en général. Je crois que cette tendance s'est vraiment accentuée depuis que j'allaite et encore plus depuis quelques mois. En ce moment, par exemple, je supporte plus les jeans alors que je n'ai porté quasiment que ça durant les 30 premières années de ma vie (rires). Mon changement de style vestimentaire s'est donc fait petit à petit : envie de porter davantage de jupes et robes en étant enceinte puis une fois maman, j'ai à nouveau porté beaucoup de pantalons mais j'avais plaisir à mettre en valeur mon décolleté. Et depuis quelques mois, j'ai vraiment envie de me sentir féminine tous les jours. Par ailleurs, je suis assez flemmarde et je n'aime pas particulièrement faire les boutiques, ou alors il faut que ce soit efficace, que je trouve rapidement quelque chose et qu'il n'y ait pas trop de monde. Donc je cherche, mais pas en permanence, quelques accessoires, vêtements, qui me vont bien et surtout des couleurs dans lesquelles je me sens bien.

En famille, en visite aux Chutes Montmorency, à Québec
Un petit mot sur vous - Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur vous ? (par exemple : nombre d’enfants, ville où vous habitez, loisirs ou activités préférées, etc.)

Je ne "travaille" pas au sens économique du terme mais je fais partie des personnes, souvent des femmes, qui s'occupent de leurs enfants à la maison, appelées assez maladroitement, femmes au foyer. Je trouve que ça fait très "femme de ménage" donc je n'aime pas ce terme. Et puis, il y a des personnes qui sont payées pour garder des enfants, et pour elles, c'est un métier. La seule différence c'est qu'elles ne gardent pas leurs propres enfants. Donc je suis heureuse de passer du temps avec ma fille car je trouve ce temps très précieux. Je ris beaucoup avec elle, grâce à elle et je découvre la vie à travers ses yeux. Un vrai bonheur.
Je suis donc en parenthèse professionnelle mais en projet. J'aime beaucoup la musique, le cinéma, l'humour. La radio est presque toujours allumée à la maison et nous passons beaucoup de temps à chanter et danser. Je suis très heureuse de nous offrir ce temps. Mon compagnon en bénéficie également, même de manière plus indirecte.
J'habite dans le sud de la Bretagne, dans une ville de taille moyenne et la culture bretonne a une grande importance dans notre vie. J'ai d'ailleurs rencontré mon compagnon dans un cercle celtique, une association, et elles sont nombreuses en Bretagne, où les jeunes démontrent concrètement que la culture bretonne est toujours en effervescence.
Le fait d'être maman a changé mon regard sur l'apprentissage en général, l'apprentissage informel, aussi appelé unschooling. Je trouve que la vie est source de mille et un apprentissages. Elle nous invite à aller chercher au plus profond de nous-même ce que nous voudrions trouver à l'extérieur. J'aime faire mes propres expériences : lorsque je m'ouvre, que je mets davantage de joie dans ma vie, j'en suis récompensée et toute ma famille en perçoit les bénéfices.