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mardi 12 avril 2016

Michel Odent en conférence à Sherbrooke, au Québec !

Notre cher Michel Odent, conférencier de l'Écologie de l'enfance, est au Québec Émoticône smile
On en parle dans la Presse !
J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
photo : gracieuseté Michel Odent
«Je ne soulève toujours que des interrogations. On est au bord de l'abîme, à un point où la domination de la nature par l'homme atteint ses limites. C'est vrai pour l'agriculture, pour le climat, pour l'histoire de la vie humaine. On bouscule les lois de la sélection naturelle, on bouscule l'équilibre physiologique de la naissance. L'épigénétique nous le révèle : lorsqu'une fonction physiologique n'est pas utilisée, elle s'affaiblit. Or, la sécrétion naturelle d'ocytocine est de moins en moins sollicitée, tant l'ocytocine de synthèse est répandue.»
Son utilisation perturbe le cocktail hormonal qui se met en place lors de la naissance. Cocktail nécessaire, précise l'obstétricien et penseur. 
«C'est sérieux. L'ocytocine est une hormone qu'on utilise dans la vie quotidienne. Elle intervient notamment dans l'amour, la compassion, l'empathie.» 
L'homme de sciences est néanmoins optimiste : «Une prise de conscience est possible. Le pouvoir de la science moderne de remettre en cause ce qui est traditionnellement admis est porteur d'espoir. […] »
***

Un tournant dans l'histoire de la naissance - Conférence de Michel Odent

Ce soir, 12 avril, 19h00, Auditorium de l'hôpital Hôtel-Dieu (rue Bowen, Sherbrooke)

samedi 8 novembre 2014

L'enthousiasme du premier congrès international ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE !

écologie de l'enfance
Congrès international
Montréal, du 3 au 5 octobre 2014
une nouvelle attitude face à l'enfant
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après

COMMUNIQUÉ                                                                                Pour diffusion immédiate

L'ENTHOUSIASME DU PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE!

Québec, 28 octobre 2014 – Vécue dans l'enthousiasme et dans la joie d'être ensemble pour l'Enfant, la première édition du congrès international écologie de l'enfance a touché les participants autant que les intervenants. Durant toute une fin de semaine, des conférences offertes en plénières ont permis de suivre le fil de la vie humaine au regard d'une nouvelle attitude face à l'enfant.

C'est à Montréal que l'auteur André Stern a lancé, aux côtés d'Édith Chabot, le mouvement écologie de l'enfance, ainsi que le manifeste Semeurs d'enthousiasme. L'ouverture du congrès s'est faite avec la première projection en Amérique du film Alphabet, la peur ou l'amour. Réalisé par Erwin Wagenhofer, ce documentaire clôt la trilogie entreprise avec We feed the word et Let's make money. Partant du constat que la crise actuellement traversée par notre planète a pour origine les personnes les mieux formées au monde, le réalisateur explore les fonctionnements du système éducatif tel qu'il est - et tel qu'il pourrait être.

Le lendemain, il a été question d'accouchement – et d'avant - avec Dr. Michel Odent qui a rappelé l'importance de ne pas entraver le processus naturel de l'enfantement, pour lequel la nature a prévu un parfait cocktail d'hormones. Puis, Lysane Grégoire, présidente fondatrice du Groupe Maman a abordé les premières années de vie en rappelant ce qu'est un bébé et ses besoins fondamentaux, et comment notre culture s'en est parfois éloignée.

Deux chercheurs québécois associés à l'UQAM sont venus partager leurs travaux. Avec humour, Thierry Pardo établit un parallèle entre agriculture et enfance où on a suivi les modèles de production à grande échelle, introduit des intervenants puis des intrants chimiques alors qu'une perspective libertaire peut favorablement répondre aux aspirations de l'enfant pour la découverte, le plein air, la rencontre. Quant à Marike Reid-Gaudet, elle démontre qu'un changement de paradigme s'impose en éducation. Selon elle, une enfance libre est la condition sine qua non pour l'avènement d'un véritable humanisme.

D'après Pam Laricchia, auteure canadienne de Libre d'apprendre, livre lancé durant le congrès : « nos enfants construisent chacun leur propre vue du monde et parfois, voient le monde différemment de nous. Et c'est bien ainsi, car nous ne cherchons pas à produire une version plus jeune de nous-mêmes - nous voulons que nos enfants explorent, et deviennent des personnes uniques ».

Dans le cadre de ses travaux auprès de populations épargnées, le chercheur et pédagogue Arno Stern a constaté les similitudes entre les traces spontanées chez les enfants de tous âges à qui on laisse le loisir de peindre sans préjugés culturels, jugements de valeur habituels ou préoccupations esthétiques.

Le cofondateur de la première école alternative au Québec, Charles E. Caouette, affirme que l'école est prisonnière du paradigme industriel; mais que d'autres voies sont possibles. Décrivant avec force humour les écarts entre l'école et l'enfance, il aborde aussi le sujet du 3e âge et y voit le résultat des choix de vie de chacun.

Le congrès s'est clos sur le témoignage d'André Stern, enfant non scolarisé et père non scolarisant qui rappelle que l'enfant n'a aucun préjugé et aborde le monde avec une confiance absolue. Confiance que nous avons le pouvoir de préserver ou de miner. Éclairant la liberté dont chacun dispose à tout moment, l'auteur et conférencier nous ramène aussi à cette responsabilité immense que nous portons tous envers l'Enfant.


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Source: Édith Chabot, responsable francophone écologie de l'enfance

mardi 26 août 2014

Congrès écologie de l'enfance : une nouvelle attitude face à l'enfant - annonce et affiche





écologie de l'enfance
Congrès international
Montréal, du 3 au 5 octobre 2014
une nouvelle attitude face à l'enfant
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après

Lundi, 25 août 2014


Bonjour à vous !

Nous sommes ravis et fiers de vous annoncer la tenue de ce premier événement international écologie de l'enfance: une nouvelle attitude face à l'enfant, où aura lieu le lancement du mouvement du même nom, porté par l'équipe J'OSE la vie! et l'Institut Arno Stern.

Congrès:
Vous trouverez ci-jointe l'affiche que vous pouvez publier sur vos sites, blogs, pages facebook, ou imprimer et apposer là où l'affichage public est permis.
Nous sommes particulièrement heureux de vous offrir cet événement d'une importance capitale pour l'Enfant, où seront réunis les grands noms de la naissance et de l'attachement ainsi que ceux de l'autonomie et de l'apprentissage avec nous tous.
L'importance de ce mouvement et de cette rencontre n'a d'égale que la qualité de la programmation. Il s'agit de la première fois au monde où se trouveront réunis Arno Stern et Michel Odent aux côtés de chercheurs et de conférenciers renommés dont les œuvres sont intimement liés à cette écologie de l'enfance, au respect des dispositions spontanées de l'enfant.


Film :

En présence de MM. André et Arno Stern, protagonistes du film, assistez à la projection de : Alphabet, la peur ou l'amour, le plus récent film d'Erwin Wagenhofer (''Let's make money'' et ''We feed the world''), dans lequel vous pourrez voir également le Pr. Dr. Gerald Hüther, chercheur en neurobiologie avancée et Sir Ken Robinson. 

Livre :

Assistez au lancement du livre Libre d'Apprendre version française de Free to Learn, en présence de Pam Laricchia, une auteure canadienne dont les écrits sont particulièrement appréciés par bien des parents autant ici qu'à l'étranger.

Manifeste :
Rédigé par André Stern, le manifeste Semeurs d'enthousiasme sera lancé lors de ce premier événement. Vous pourrez en obtenir une copie pour un prix modique.

Papas :
Une programmation spéciale a été concoctée pour les papas, plusieurs conférences par des papas, le duo père-fils Arno et André Stern et une table ronde sur la place des papas dans l'écologie de l'enfance
 
Pour plus d'informations et pour vous inscrire, visitez le: http://ecologiedelenfance.com
Prévente en ligne du 25 août au 7 septembre.
Faites vite, les places sont limitées !

Rejoignez-nous aussi sur facebook: https://www.facebook.com/ecologiedelenfance

À la grande joie de vous y accueillir !

Edith Chabot-L.
initiatrice du congrès écologie de l'enfance

André Stern
initiateur du mouvement écologie de l'enfance

mardi 19 août 2014

Congrès écologie de l'enfance - 2014 - CONFÉRENCIERS


En octobre, à Montréal, se tiendra la première édition du congrès écologie de l'enfance
Nous vous présentons ici nos conférencier.ères invité.es :

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com QUEBEC - Papa, Ph.D., auteur, conférencier
Charles E Caouette est professeur honoraire du Département de Psychologie de l’Éducation à l'Université de Montréal où il a enseigné de 1968 à 1998. Il a oeuvré auprès de divers milieux défavorisés et communautaires. Il est aussi reconnu comme pionnier de l'éducation alternative, ayant co-fondé l'École primaire Jonathan et l'École secondaire Le Vitrail. Depuis quelques années, il se préoccupe particulièrement de l'amélioration de la qualité de vie auprès des personnes âgées, ou en voie de le devenir…

Dad, Ph.D., author, speaker
Charles E Caouette is an Honorary Professor in the Department of Educational Psychology at the University of Montreal where he had taught from 1968 to 1998. He has worked in various disadvantaged and community settings. He is also recognized as a pioneer in alternative education, having co-founded Jonathan Elementary School and École Secondaire Le Vitrail. In recent years, he is particularly concerned with improving the quality of life for the elderly, or those in the process of becoming so ...

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com QUEBEC – Maman, communicatrice, auteure, présidente fondatrice du Groupe MAMAN (Mouvement pour l'Autonomie dans la Maternité et pour l'Accouchement Naturel).
Lysane Grégoire a une formation en communication et a d'abord travaillé à titre de réalisatrice de reportages. Vice-présidente du Regroupement Naissance-Renaissance, elle représentait les usagères au Conseil d'évaluation des projets-pilotes sages-femmes en 1996. Directrice générale de l'Association pour la santé publique du Québec dans les années 2000 et membre de la Table de consultation en allaitement du MSSS, elle codirige la publication aux éditions du Remue-Ménage les recueils : Au coeur de la naissance, témoignages et réflexions sur l’accouchement et Près du coeur, sur l'allaitement. Depuis 2009, elle dirige Mieux-Naître à Laval, premier projet d’économie sociale au Québec d’un Centre de ressources périnatales intégrant une maison de naissance sous le même toit.

Mom, communicator, author, founding president of the Groupe MAMAN (Movement for Autonomy in Maternity and Natural Childbirth).
Lysane Grégoire trained in communication and first worked as a reports producer. As Vice President of Naissance-Renaissance, she represented the users at the assessment Board for the midwives pilot projects in 1996. In the 2000s she was Managing Director of the Association pour la Santé Publique du Québec and a member of the MSSS Lactation Consultation Table, and she helped oversee the publication at Les Éditions du Remue-Ménage of two collections of testimonies and reflections: Au Coeur de la Naissance, about birth, and Près du Coeur, about breastfeeding. Since 2009, she has run Mieux-Naître à Laval, a center for perinatal resources and integrating a home birth under the same roof, the first project of social economy in Quebec.


CANADA - Maman unschooling, auteure, blogueuse, conférencière.
Pam Laricchia vit avec bonheur le unschooling avec ses trois enfants depuis 2002, et les aide activement à explorer le monde à travers leurs intérêts et leurs passions. Elle aime écrire sur ce qu'elle a appris sur le unschooling et la vie tout au long du chemin, et a récemment publié son troisième livre en anglais: Life through the Lens of Unschooling.
Son premier livre, Free to Learn vient d'être traduit en français sous le titre Libre d'apprendre, et sera lancé lors de ce premier congrès écologie de l'enfance! Vous trouverez Pam en ligne au: http://www.livingjoyfully.ca

Unschooling mom, author, blogger and speaker. 
Pam Laricchia has been happily unschooling her three children since 2002, actively helping them explore the world through their interests and passions. She loves writing about what she’s learned about unschooling and life along the way, and recently published her third book, Life through the Lens of Unschooling, in English. Her first book, Free to Learn, has been translated into French and will be launched at this first Ecology of Childhood conference! You can find her online at: www.livingjoyfully.ca


J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com
ODENT, Michel - EUROPE 
Papa, chirurgien, obstétricien, auteur, conférencier.
Né en 1930, Michel Odent a été responsable des services de chirurgie et de maternité de l'hôpital de Pithiviers (1962-1985) et a fondé le Primal Health Research Centre (Londres). Au cours des années 1970, il a introduit les concepts de 'salles de naissance' comme à la maison' et de piscines d'accouchement en milieu hospitalier. Il est l'auteur du premier article publié dans la littérature médicale sur les piscines d'accouchement (Lancet 1983), du premier article sur l'initiation de l'allaitement dans l'heure qui suit la naissance, et du premier article appliquant à l'obstétrique la Gate Control Theroy of Pain. Il a créé la banque de données de 'recherche en santé primale' (www. primalhealthresearch.com) et le site Internet <www.wombecology.com> pour présenter l'écologie pré- et périnatale comme la forme la plus vitale d'écologie humaine. Membre du « Medical Advisory Board » de LLL International depuis plus de trente ans, il est aussi l'auteur de 13 livres publiés en 22 langues.
 
Dad, surgeon, obstetrician, author, speaker.
Born in 1930, Michel Odent was responsible for the surgery and maternity services at Pithiviers hospital (1962-1985) and founder of the Primal Health Research Centre in London. In the 1970s he introduced the concepts of "home like birthing rooms" and birthing pools in hospitals. He is the author of the first article published in the medical literature on birth pools (Lancet 1983), the first article about the initiation of breastfeeding during the hour following birth, and the first article applying the "Gate Control Theory of Pain" to obstetrics. He created the Primal Health Research database and the Womb Ecology website to showcase prenatal and perinatal ecology as the most vital of human ecology. He is the author of 13 books published in 22 languages.

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.comPARDO, Thierry - QUEBEC 
Papa, Ph.D. Éducation, chercheur associé au Centre de recherche en éducation et formations relatives à l'environnement de l'UQAM, membre du comité socio-scientifique du Congrès mondial d'éducation relative à l'environnement de Marrakech (2013) et formateur pour la Commission Jeunesse de l'Union Européenne.
Thierry Pardo est l'auteur de plusieurs essais dont Héritages Buissonniers (éditons Babio) consacré à l'ethnopédagogie dans les sociétés traditionnelles et La pédagogie de l'ailleurs ou pourquoi voyager avec ses enfants (avec Laurie Cardonnel aux éditions Michel Brûlé, 2011). Il publie aujourd'hui Une éducation sans école (Éditions Écosociété), résultat de douze années de recherche. Conteur, il a dirigé le festival du conte environnemental en 2009 et 2010 à Montréal et l'ouvrage collectif Contes verts pour une planète bleue (Éditions Michel Brulé, 2009). Thierry Pardo est également professeur d'Aïkido (2ème Dan, International School of Traditionnal Aïkido), marin et musicien, mais il est surtout papa de deux beaux garçons, Lylhèm et Eÿkèm.

Dad, Ph.D. Education, associate researcher of the Centre for environmental educational research and training at UQAM (University of Quebec in Montreal), member of socio-scientific committee for the World Education Congress on the environment Marrakech (2013) and trainer for the Youth Commission of the European Union.
Thierry Pardo is the author of several essays, including "Héritages Buissonniers" (Babio) devoted to ethnopedagogy in traditional societies, and "La pédagogie de l'ailleurs ou pourquoi voyager avec ses enfants" (with Laurie Cardonnel, Michel Brûlé, 2011). His book Une éducation sans école (Écosociété), the result of twelve years of research, has just been published. A storyteller, in 2009 and 2010 he led the Environmental Tales Festival in Montreal, and he contributed to Contes verts pour une planète bleue (Michel Brûlé, 2009). He also teaches Aikido (2nd Dan, International School of Traditional Aikido) and is a sailor and musician, but he's mostly dad to two beautiful boys, Lylhèm and Eÿkèm.

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.comREID-GAUDET, Marike - QUEBEC
Maman, anthropologiste, étudiante à la maîtrise en sociologie de l'éducation.
Marike Reid-Gaudet possède une grande expertise en matière de caresses félines, elle prétend parvenir à faire ronronner n'importe quel chat en moins de 5 minutes. Lorsqu'elle n'avait pas Gros-Mignon ou Fée-Poucette sur les genoux, elle a pu étudier en anthropologie et en sociologie de l'éducation. Fermement convaincue que nous pouvons changer le monde dans lequel nous vivons par la façon dont nous éduquons nos enfants, elle écrit et se passionne pour l'éducation libre et est représentante pour AERO (Alternative Education Resource Organization). Elle est également présidente de l'AQED (Association Québécoise pour l'Éducation à Domicile), instigatrice d'un projet d'école-libre à Montréal et très heureuse maman de Loïc, 18 ans, qui pratique la non-scolarisation avec bonheur.

Mom, anthropologist, master's student in sociology of education.
Marike Reid Gaudet has extensive expertise in feline caresses, she claims to achieve any cat purring in less than 5 minutes. When she did not have Gros-Mignon or Fée-Poucette on her lap, she was able to study anthropology and sociology of education. Marike firmly believes that we can change the world we live in by the way we educate our children; she is passionate and writes about free education. She is Quebec representative of the international organization AERO (Alternative Education Resource Organization). She is also President of QAHBE (Quebec Association for Home Base Education), instigator of a school-free project in Montreal and very happy mother of Loïc, 18, who joyfully practices unschooling.
 

J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.com
STERN, André - FRANCE
Papa, musicien, auteur, conférencier et journaliste.
André Stern a été nommé Directeur de l'Initiative des hommes pour demain par le Prof. Dr. Gerald Hüther, chercheur en neurobiologie avancée. Il est l'inititateur des mouvements écologie de l'éducation et écologie de l'enfance, et Directeur de l'Institut Arno Stern.
Son travail dans les médias, ses activités de conférencier dans les université, auprès des professionnels de l'éducation et du grand public répondent à un intérêt croissant de la part de tous ceux qui, de près ou de loin, vivent et travaillent avec les enfants.

Dad, musician, composer, instrument maker, author, lecturer and journalist.
André Stern was appointed Director of the Initiative for Men for Tomorrow by Prof. Dr. Gerald Hüther, researcher in advanced neurobiology. He is the founder of the movements Ecology of Education and Ecology of Childhood, and Director of the Institute Arno Stern. His work in the media and his activities as a university lecturer, with both educational professionals and the general public, address a growing interest on the part of all those who, directly or indirectly, live and work with children.

www.andrestern.com



STERN, Arno - FRANCE
Papa, grand-papa, auteur, conférencier.
J'OSE la vie ! journaljose.blogspot.comArno Stern, né en 1924 à Kassel (Allemagne), aujourd'hui de nationalité française, est un chercheur et pédagogue. Il a 22 ans lorsqu'il entre dans une institution pour orphelins de guerre. Chargé d'occuper les enfants, il les fait peindre et comprend immédiatement le rôle primordial du jeu qu'il provoque, jeu pour lequel il invente un aménagement original. Il est nommé expert technique de l'UNESCO, au congrès International de Bristol, en 1950. En 1953, il fonde l'«Académie du Jeudi », qui devient rapidement célèbre. Il étend le champ de ses études en séjournant entre 1967 et 1972 auprès de populations non-scolarisées (Mauritanie, Pérou, Niger, Guatemala, Mexique, Ethiopie, Afghanistan, Nouvelle-Guinée...) et démontre l'universalité du phénomène qu'il a découvert. Il fonde un nouveau domaine scientifique: la Sémiologie de l'Expression, et lui donne un cadre en créant l'IRSE (Institut de Recherche en Sémiologie de l'Expression). Il y forme des centaines de praticiens venus de toutes les parties du monde. 2013 voit la fondation de l'Institut Arno Stern (Laboratoire d'observation et de préservation des dispositions spontanées de l'enfant).

Dad, Grandpa, author, speaker.
Arno Stern, born in 1924 in Kassel (Germany) and now a French citizen, is a researcher and teacher. He was 22 years old when he began working at an institution for war orphans. Ordered to keep the children busy, he had them painting and quickly realized the vital role that this game causes, and for which he created an original design. In 1950, he was appointed UNESCO technical expert at the Bristol International Congress. In 1953, he founded the "Académie du Jeudi", which quickly became famous. Between 1967 and 1972 he extended the field of his studies while staying with non-schooled populations (Mauritania, Peru, Niger, Guatemala, Mexico, Ethiopia, Afghanistan, New Guinea ...) and demonstrated the universality of the phenomenon he discovered. He founded a new science, Semiology of Expression, and provided a framework by creating the R.I.S.E. (the Research Institute for the Semiology of Expression) where he trains hundreds of practitioners from all parts of the world. And 2013 marked the foundation of the Institute Arno Stern (a laboratory for the observation and preservation of the child's innate dispositions).
www.arnostern.com
https://www.youtube.com/watch?v=2YyBSjGa1I8 

À suivre !

vendredi 21 décembre 2012

L'accueil à l'enfant et le bien-être - le cheminement de notre famille


Après avoir lu ici hier soir, j'ai bavardé un moment avec Catherine. Puis j'ai continué mes recherches. Je n'ai rien trouvé de plus que ce que je savais déjà. Mais, ce matin, j'ai poursuivi sur ma lancée avant de déjeuner. Et tadam! J'ai trouvé quelque chose. Un tout petit quelque chose, corroboré par mes autres recherches et certains auteurs, mais comme ça fait du bien!
  
Avant la naissance
Depuis que j'ai été enceinte de notre premier enfant, j'ai senti en moi ce besoin d'être présente pour lui, de vivre AVEC lui. Déjà, à l'époque, je cherchais un moyen de ne pas retourner à l'emploi que j'occupais, pour vivre AVEC mon enfant quand il serait né. Lorsque j'étais au travail, je ressentais un mal-être flou sur lequel je n'arrivais pas à mettre de mots - et quand on sait comme notre société valorise l'intellect au détriment du ressenti...
Ma médecin avait demandé que je sois réaffectée à un poste avec un horaire plus léger. J'étais au bureau les lundis, mercredis et vendredis. À l'époque, le travail de comptabilité se faisait encore en grande partie à la main. Une partie de la journée seulement était consacrée à entrer des données à l'ordinateur. Chaque fois, devant l'écran, le ventre appuyé contre la tablette du clavier, bébé s'agitait, donnait des coups de pied; visiblement, il ne se sentait pas bien du tout.

Et après
J'ai été le plus attentive possible à mon enfant, avant et dès la naissance. Le plus possible étant parfois insuffisant. Et l'insuffisant pouvant laisser des traces traumatiques pour longtemps, la suite est d'importance. Nous avons été drogués pendant la naissance et séparés pendant plusieurs heures les premiers jours.  Nous n'avons reçu presqu'aucune aide pour l'allaitement. Le "presque" tient à une gentille infirmière qui me montrait un peu comment essayer de réveiller mon petit pour le mettre au sein. Quelques minutes et puis voilà. Mais, bon, c'est comme ça que ça se passe quand on vit dans une culture où l'allaitement n'est plus ni vu ni connu. N'arrivant pas à mettre en mots tout ce que je ressentais, et sentais de la part de mon enfant, je n'ai pu recevoir de soutien. L'ayant vécu difficilement moi-même, j'essaie d'être attentive aux signes des autres, surtout ceux qui n'ont pas de voix, ou pas de mots pour le dire. (Comme le disait Imperator dans l'épisode de Kaamelott qu'on écoutait tantôt: [...] est un chef différent, rare, celui qui ne se bat que pour la dignité des faibles.)

Vivre, dire
Quand on ne sait pas dire les choses qu'on vit, avec des mots choisis et reconnus par d'autres qui ont un certain pouvoir sur l'accueil de notre vécu (nous pensons facilement ici aux nouveaux-nés, mais voyons aussi pour les enfants et les adultes), on est très à risque d'être induits en erreur, manipulés, violentés. On le sent, on le vit, on est mal, mais cette violence n'est pas reconnue. Les mots des scientifiques et des écoles ne nomment pas le manque de tribu, de soutien, d'accueil, de reconnaissance de nos besoins, comme étant de la violence. Est-ce surprenant? Quand l'école est violence? Irrespect du développement du corps et du cerveau et des cycles biologiques naturels propres à chaque enfant et adolescent? Irrespect des intérêts et enthousiasmes spontanés de chacun?

La violence... ordinaire?
En France, on commence à en parler; on a créé l'OVEO, un Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire. Pour ceux dont l'intellect se repaît de mots, en voilà. C'est aussi à force d'observations et de recherches sur le sujet que j'ai vu de plus en plus clairement la ségrégation intellectuelle omniprésente dans notre société, scolarisée. Moi, ça me pose questionnement, ça. Parce qu'avant d'avoir les mots, la violence éducative était trop ordinaire pour la voir? Ne serait-ce pas plutôt que sans les mots et la reconnaissance sociale officielle du vécu, on ne se sent pas le droit, on ne se permet pas de la regarder en face, la violence? Et qu'alors, on l'appelle "éducative" ou "ordinaire"? N'est-ce pas là une toute simple mais combien efficace banalisation de la violence?

Devenir mère, sans les mots
Devenue mère, j'ai lu, j'ai lu, j'ai lu, observé, écouté, lu encore... cherchant, étudiant sans relâche. Pour savoir. Pour savoir si d'autres personnes quelque part sur la Terre avaient aussi vécu ça, ce quelque chose qui fait mal à l'intérieur quand on n'est pas en harmonie avec son enfant. Ou si j'étais seule. Ou folle. Je cherchais pour savoir comment on reconnaît les signes de notre enfant. Non pas que je ne les reconnaissais pas ces signes, je les sentais très bien. Mais, je n'avais jamais - jamais! - vu nulle part une mère, un parent, avoir confiance en sa capacité innée à répondre aux besoins de son enfant, rapidement, sans jugement de la part de l'entourage. (Je n'avais encore jamais même pensé que l'humain était fait pour vivre AVEC le soutien de son entourage.) Je ne me faisais pas toujours confiance, parce qu'on m'avait montré à ne pas me faire confiance, à acquiescer à être formée, éduquée, par d'autres qui 'eux' savaient... Bizarrement, ceux qui "savaient" ne savaient pas accueillir l'enfant humain, ni le respecter...
Se faire confiance, écouter l'invisible lien (sans nom scientifique reconnu) avec son enfant, était, il y a 20 ans, la chose la plus hurluberlue qu'il soit. Dans mon environnement en tout cas. Je n'avais jamais lu Leboyer ou Odent. Combien aurait été merveilleux de lire Votre bébé est le plus beau des mammifères, Paris, Albin Michel, 1990. Eût-il été disponible, présenté quelque part, en vitrine, ou même dans le fin fond des étalages d'un librairie quelconque et je l'aurais déniché. Mais non. À notre bibliothèque et dans les librairies, nul livre qui abordait ce sujet vital de la naissance, de l'accueil à l'enfant, des premières années de vie de l'enfant, dans le bien-être, AVEC ses parents. Niet, nothing, nada.
Tout ce que nous avons déniché était des livres qui poussaient à violenter les enfants. Les comprendre? Mouais, enfin, décortiquer leur comportement... et le contrôler pour les faire obéir. Voilà ce que nous avons trouvé. Tous les stratagèmes pour les faire dormir, longtemps, seul, en taisant leurs besoins, la peur, la faim, la soif. Les faire taire avec biberon, tétine, doudou, musique, n'importe quoi pour qu'ils n'osent plus demander le réconfort du sein et du contact humain. Les faire tolérer l'abandon. Les faire accepter, en silence (autre option, avec le sourire) le non-respect de leur personne, et de leurs besoins. Voilà ce qu'on a trouvé, au début des années '90, à Québec. En matière de soutien social, on repassera.

Instinct maternel
En moi subsistait pourtant toujours cette impulsion à vivre AVEC mon enfant, à répondre à ses besoins, à découvrir le monde avec lui, à offrir tout ce que je pouvais, tout ce que je trouvais, pour que notre relation soit agréable, harmonieuse, et nos journées remplies de joie, et de bien-être. Ce désir impératif se faisait tout petit, parfois, surtout en public. Je l'ai parfois caché, hein!, parce qu'on voulait me le voler. 
J'ai continué en faisant, parfois en cachette, tout ce que je pouvais pour rendre notre vie plus agréable: le biberon tout collé sur mon sein, mes bras pour s'endormir, m'allonger au sol à ses côtés pour apprendre à se tourner, puis à se tenir sur les mains. Prendre son point de vue, le plus souvent possible, pour bien le connaître, le sentir. Me rappeler.

Soutien familial
Heureusement, il y a mon cher et tendre Stéphane, qui désirait vraiment, comme moi, que notre fils se sente bien. Avec notre bagage d'abandon et d'irrespect, on peinait parfois. 
 
Il y a ma mère aussi, qui parlait peu, mais avec qui je sentais qu'on pouvait être nous deux, bébé et moi. Je me suis mise à aller la visiter, avec bébé, presque tous les jours... de congé. Et oui, entretemps, j'étais retournée à ce travail lancinant, après le super congé maternité de 6 mois à 60% du salaire, à partager à sa guise, avant et après la naissance... ou avec le papa.

Mon père, qui ne parlait pas beaucoup de ces choses-là, semblait quand même, malgré son horaire de travail sur des quarts, plus près des enfants que bien des gens autour de moi. Cela m'a certainement aidée à "tenir" quelque part. À tenir à être une mère, à tenir à ce lien, à cette relation que je créais avec un être humain que nous avions choisi d'accueillir dans notre vie. Et je les en remercie. Sincèrement.

Parlons bien-être
Je parle de la capacité d'être bien à l'intérieur, en paix avec soi-même, tout en étant dans l'action, en choisissant nos actions pour le mieux. C'est s'aimer soi-même et se respecter, AVEC ceux qui le font aussi, envers et contre l'avis non-désiré de tous ceux qui voudraient bien qu'on se soumette au mal-être de la majorité, de temps en temps... ou plus souvent. Longtemps, j'ai essayé, cherché, essayé autre chose. Car le bien-être, on connaît tous le mot, mais peu y arrive à temps plein, n'est-ce pas? Alors, quand je trouve quelque chose qui puisse aider, je le partage. Au cas où...
 
Toutes nos expériences de vie, toutes nos observations (de centaines de liens parent-enfant), toute notre étude sur quelque sujet que ce soit - car tout est lié - conduit à considérer l'attachment parenting comme la base du bien-être intérieur pour l'humain, tout au long de sa vie. On a fait de la recherche sur la naissance, l'allaitement, le lien mèrenfant (sic Dr Pierre Levesque), le respect du développement du petit humain, le cerveau humain, et voilà que des scientifiques, tranquillement, commencent à s'apercevoir que l'accueil, l'amour, la sécurité et la confiance que les parents et l'entourage offrent (ou pas) à chaque enfant qui arrive dans leur vie, est un, sinon le plus important facteur de bien-être pour toute sa vie. Toute sa vie ! Je répète et je précise: toute sa vie d'adulte aussi. 
 
On en parle de plus en plus de cet attachement, mais cela reste encore très très dilué dans l'eau trouble et omniprésente de ce qu'on enseigne aux étudiants en sciences naturelles et humaines, et qu'ils rapportent ensuite partout, dans les médias et dans les livres. 

La perle orangée
Voilà donc qu'au milieu de cette eau trouble, j'ai trouvé une petite perle orangée, toute petite, mais brillante dans un mince encadré, en tout petits caractères, sur une page web de l'Université McGill. Wow! Vous vous dites peut-être que c'est pas grand chose ? Tout ça pour si peu ? Peut-être... mais quand on fait autant de recherche qu'on le fait ici depuis si longtemps, on se sent comme un archéologue: quand on tombe sur un os (mauvais jeu de mot), on le sait. Et un os français en plus. En voici un, bon plutôt une, petite perle. (Svp, ne la jetez pas aux pourceaux, comme disait une amie un jour! ♥ )
Le taux de sérotonine d’une personne est contrôlé par ses gènes, ce qui pourrait expliquer l’incidence plus élevée de la dépression dans certaines familles. Mais le taux de sérotonine peut aussi être affecté par les soins parentaux reçus au début de la vie.

Des expériences ont montré que des singes élevés par d’autres singes que leur mère (ce qui constitue un événement stressant pour eux) ont des taux plus bas d’un sous-produit de dégradation de la sérotonine dans leur sang. Ce plus faible taux persiste ensuite durant toute leur vie adulte, même chez les animaux qui avaient été éventuellement remis avec leur mère. 
Il semble donc qu’une privation des soins maternels en bas âge peut recalibrer notre taux de sérotonine à un plus bas niveau qui persiste jusqu’à l’âge adulte et peut être une cause potentielle de différents problèmes psychologiques, dont la dépression.
Il y a bien sûr d'autres cas de mal-être que la dépression. Je ne dis pas que nous avons vécu pire que les autres. Je ne quantifie pas le mal-être. Je ne compare pas avec les autres. On n'a pas besoin de mal-être dans la vie. Quantité de gens  sont déprimés, tristes, parfois ou plus souvent. Quantité de gens sont dépressifs sans même le savoir. Le mal-être, je ne connais personne encore qui ne l'a pas vécu. Voilà pourquoi, pour moi, ça concerne tout le monde, dans notre genre de culture.
 
Voici donc mon premier billet de ce nouveau cycle aztèque (à 208 ans près, me précise-t-on). Je sème ici l'accueil à l'enfant dans le bien-être, avec cette petite perle trouvée ce matin.
Merci Catherine !
Édith
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* Bien sûr, je ne prône pas du tout de poursuivre sur cette voie de la ségrégation intellectuelle. Je suggère, au contraire, de s'ouvrir au ressenti, le sien, celui de l'autre. D'accepter que tout ne soit pas mis en mots pour reconnaître la douleur, le mal-être, les actes de violence (l'irrespect est violence) et offrir une présence affectueuse, amitié, amour, soutien ou accompagnement.