lundi 22 mai 2017

4 jours à Londres en mode végane et petit budget

C'était il y a un an déjà mais comme on dit souvent, mieux veut tard que jamais. Voici donc le récit de notre séjour à Londres, après quelques jours à Paris racontés ici.
 ***

Après une petite balade en taxi parisien et les derniers camions de militaires sur les rues, le chauffeur nous dépose Gare du Nord et me conseille, sérieux, de garder mon sac à main devant et la main dessus. 


photo : journaljose.blogspot.com / petiteetgrandebretagnes.blogspot.com
symbole londonien
La zone Eurostar est en travaux, nous cherchons l'escalier à travers les rideaux de plastiques temporaires. Trouvé! On doit d'abord remplir un document de douanes - changement de pays - puis la sécurité. L'agent britannique demande à Jérôme s'il joue dans un band. :-)  

Une fois dans la zone sécurisé, nous cherchons un petit coin de comptoir où boire un jus et manger quelques-unes de nos barres aux fruits séchés.  Une dame de Tourisme Paris demande des volontaires pour remplir un questionnaire sur notre séjour. Nous acceptons.


photo : journaljose.blogspot.com / petiteetgrandebretagnes.blogspot.comLa salle d'attente est bondée, et ça continue d'affluer. Il fait chaud ! Après un bien léger goûter, nous laissons notre petit espace à d'autres et allons attendre un peu plus loin, près des portes. Il y a un monde fou là-dedans. Un appel de Charlotte plus tard, notre train est annoncé. Enfin !

Une demi-heure d'embarquement, et une heure trente d'Eurostar plus tard dont 20 minutes sous la Manche, nous sommes à Londres.
 
photo : journaljose.blogspot.com / petiteetgrandebretagnes.blogspot.com
Welcome to St-Pancras!

Jour 1, Londres, la folie ! 

Celle des transports entre autres. 
Celle de la livre sterling aussi.
Londres, c'est aussi l'émotion, la foule partout sur les trottoirs et au milieu des rues, la facilité de trouver à manger végétalien. Et ses rues, ses parcs, ses palaces. On sait déjà qu'on n'arrivera pas à tout voir en seulement quelques jours ...


Envie de nous suivre, en mode végane unschooling à Londres ?
C'est par ici :  
http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca/2017/05/4-jours-londres-veganes-petit-budget.html

samedi 22 avril 2017

Une nouvelle épopée ! - An epic journey!

En marchant sous la pluie, on reparle de notre voyage terminé hier.
Toute une aventure ! Un mois. De soleil, de pluie, de neige, de froid, de vent, de plein-air et de camping aussi. Un mois à dormir peu et manger ce qu'on trouve. Un mois de plaisir partagé aussi. Cet endroit dont on avait beaucoup entendu parler, on allait enfin le découvrir. Un nouveau défi pour nous. Une certaine préparation, quelques difficultés, la peur aussi parfois, et toute la joie de la beauté du monde.

Il me demande mes impressions. Ce que j'ai le plus aimé ?

Cuisiner ! Je sais, c'est bizarre, mais c'est le plus amusant, non ? J'aime cueillir des légumes, des champignons, des herbes, des fruits. Mieux, les manger directement de l'arbre. Boire un jus qui me rafraîchisse ou me donne de l'énergie.

Comme partout ailleurs, les aliments ont chacun leur spécificités. Quand il fait frais, on se cuisine un petit plat qui réchauffe le cœur. À un autre moment, on choisit un truc qui nous revigore ou nous remplit d'énergie.
On peut facilement manger cru presque partout sur la route. Mais ce qui est intéressant aussi, c'est de s'arrêter un jour ou deux pour visiter la région, rencontrer les villageois, les écouter raconter leur histoire. Les aider aussi, s'ils le souhaitent. Et là, on peut faire ce que j'aime: cuisiner ! Cuisiner avec créativité, imaginer ce que donnera tel aliment avec tel autre. Puis, on partage le repas, et on loue une chambre chez l'habitant ou dans un petit inn local.

Sinon, entre les villages, et de préférence à l'abri des bêtes sauvages - ou des bandits sait-on jamais ? - on peut toujours s'arrêter un moment ou une nuit sur un site de campement en plein-air après avoir demandé la permission... ou pas. On y trouve d'habitude au moins une casserole et un espace pour faire un feu. Il peut arriver que l'on doive chercher du bois pour l'allumer mais généralement il y a ce qu'il faut. Et encore là, on se prépare de bons petits plats : champignons aux herbes, riz au curry, ou on mijote des restes. Une fois, on s'est même fait une tarte aux petits fruits de saison. :-)

Et à part ça, qu'as-tu apprécié, poursuit-il ? 

Et bien, se balader, ouvrir grand les yeux, courir pour se dégourdir les jambes ou nager un peu quand on a envie.
Et escalader, ça, y'en avait pour les pros, hein ! Moi, ça me fait un peu peur, j'avoue. Partout, des lieux splendides, tous plus beaux les uns que les autres. Les rivières, les cascades, la campagne fleurie, les hautes montagnes, le désert aussi, ou le volcan au loin. Comme toujours, je n'avais qu'une envie : faire de la photo. Heureusement, on avait notre appareil.

Oui, c'est vrai, tous ces endroits étaient magnifiques. Et puis ?

L'aventure ! Et la rencontre. J'aime apprendre l'Histoire des gens, leurs mœurs. On nous a raconté toutes sortes de choses. Des histoires de familles, des histoires d'amour, et d'autres plutôt tristes ou franchement dépaysantes. Comme cette histoire d'une tribu de femmes qui ne laisseraient pas entrer les hommes dans leurs murs... Des gens nous ont montré leurs projets ou leurs avancées technologiques. Il paraît que certaines technologies leur viendraient d'anciens peuples. 

Et comme toujours dans la vie, on développe toutes sortes de compétences au quotidien. Et des amitiés.  De temps en temps, si on prend un moment pour être à l'écoute et proposer notre aide aux habitants, ils partagent généreusement leur savoir, et leur repas. Certains s'engagent à nous apporter leur soutien aussi, si on devait en avoir besoin à un moment ou à un autre. Tu te rappelles, cet homme qui avait si mal au dos ? Le pauvre. Il attendait son petit-fils parti chercher son remède et qui n'était toujours pas rentré. On avait le temps, il faisait beau, alors on est allés à sa rencontre. Il était dans la montagne. On l'a un peu aidé à se sortir d'un mauvais pas et son grand-père, ravi de le retrouver, s'est montré reconnaissant. Charmante famille !

Avant le départ, on nous avait informés de la présence de quelques sanctuaires, ici et là, dans le pays. Parfois nichés au fond d'une vallée, d'autres fois surplombant le paysage. On en a même vu un au loin, un jour de brouillard. C'était beau ! On en a visité quelques-uns mais pas tous, on n'aurait pas eu assez d'un mois. On nous avait dit qu'on pouvait y recevoir une sorte d'« état de grâce » lors d'un cheminement intérieur, ou la réponse à un questionnement. Ça nous a semblé amusant, mais parfois, il faut le dire, un peu étrange aussi... Une fois, on est tombés sur un genre de troubadour souriant. L'air qu'il jouait m'est resté dans la tête pendant des jours !
 
Je réalisais, peut-être pour la première fois, que nos apprentissages étaient rapidement utiles, voire essentiels, et que, partout où on passait, tous ces échanges créaient une véritable complicité entre nous tous, peu importe nos origines et nos passés respectifs. J'avais l'impression de prendre part à quelque chose de plus important, de plus grand que la somme de nos existences à chacun. Quelque chose de vrai.

Après près d'un mois de rencontres et de découvertes, alors que notre périple tirait à sa fin, il y a eu ce petit moment de découragement quand on s'est retrouvés dans une situation assez difficile. Quand on se sent perdre tout ce qu'il nous reste de force ou de courage malgré tout notre bagage - vêtements pour toutes les circonstances ou presque, nourriture, outils, etc. - il ne reste parfois que l'espoir de ce soutien promis par nos nouveaux amis. Et il est venu ! Ouf ! Juste le fait de les voir se pointer le bout du nez, on s'est sentis tout de suite mieux. Après avoir avalé une bouteille de jus frais et un plat préparé exprès, nos forces - et notre confiance - sont revenus.

Au final, on a réalisé que seul, on n'est peut-être pas grand chose, mais ensemble*, on peut tout. 

Ces gens-là, ils avaient vraiment besoin d'un héros. 
Et heureusement pour eux... tu étais là.  
Merci mon fils ! 

image : J'OSE la vie ! (journaljose.blogspot.com)
BOTW - Goddess statue inside the Great Deku Tree
Hier, donc, on est retournés à notre quotidien avec un nouveau bagage. Encore plus de bons moments passé ensemble, de réflexion commune, de partage de nos idées de stratégie. Et des recettes ! :-D
 
*À 300, y'en a qui font de bien belles choses en tout cas. :-)

mardi 28 mars 2017

Le unschooling est-il une méthode? - petit lexique du unschooling



28 mars 2017 - Hier, sur une liste de discussion, la question de "ce qu'est le unschooling" a été soulevée. À toute fin utile, je copie ici le petit lexique que j'y ai partagé.
Un peu partout, et de plus en plus depuis au moins une dizaine d'années, on confond unschooling avec homeschooling ou relaxed homeschooling, sans parler de unparenting...

Ci-dessous, j'essaie d'éclairer un peu les choses.

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Je me sens indéfectiblement interpellée par les diverses définitions (parfois erronées) que donnent des parents et parfois aussi des journalistes ou des chercheurs, à ce mot. N'y a-t-il pas un certain danger qui puisse perdurer à amalgamer le mot unschooling avec homeschooling ou en faire un cocktail avec le respect des dispositions spontanées de l'enfant? Et quid de la confusion avec unparenting ? Aux yeux du grand public, mais aussi sur les lieux de rencontre avec des parents en recherche (ou pas), cette confusion peut conduire à croire – puis à affirmer, publiquement – que cette attitude serait la même que le vécu école à la maison (version unschooling ou pas), ou encore que le vécu serait exactement le même à temps plein ou à temps partiel. Difficile ici de ne pas voir un certain parallèle avec le végétarisme, l'allaitement ou un accouchement naturel... j'y reviendrai à la fin de ce billet.

Le problème soulevé ici n'est pas celui de l'implication lorsqu'on adopte une attitude ou une autre face à l'enfant, ou que l'on choisisse de respecter ses dispositions spontanées quand on se sent de le faire, mais bien de définir les mots de façon juste, afin de les utiliser pour ce qu'ils représentent, sans apposer d'étiquettes sur les personnes, et sans plus d'affect. Comme on l'a fait avec tant d'autres mots (récemment : végétarisme, végétalisme, véganisme, …) et qu'on le fera certainement avec bien d'autres dans le futur.

Suit un post qui attendait en file depuis 3 ans : « Le unschooling est-il une méthode ? », quelques parallèles, et une conclusion / retour à soi et au début de la vie. ;-)
 

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com


petit lexique
  • homeschooling / école à la maison, scolarisation à domicile : apprentissage à la maison avec une approche ou une pédagogie particulière ou à l'aide d'un programme scolaire (généralement choisi par un adulte) ;
  • relaxed homeschooling : apprentissage à la maison avec ou sans méthode particulière ou programme scolaire sauf pour certaines 'matières' jugées plus importantes par l'adulte (ex. : maths, langues...);
  • unschooling / apprentissage autonome (aussi appelé apprentissage libre ou informel) : apprentissage selon les enthousiasmes de l'enfant, toujours librement, avec la confiance et le respect, l'attention et la disponibilité constante d'au moins un adulte de référence;
  • radical unschooling: comme le unschooling, avec la même confiance et le même respect envers l'enfant concernant les autres aspects du quotidien (ex.: alimentation, sommeil, vie du foyer...);
  • attachment parenting / parentage de proximité : parentage biologique/naturel fondé sur l'attachement, un lien affectif fort et sécurisant entre l'enfant et ses personnes de référence primaire;
  • écologie de l'enfance: attachment parenting + unschooling radical élargi pour englober toutes les étapes de la vie. L'écologie de l'enfance est, en fait, le respect des dispositions spontanées de l'enfant;
  • deschooling / déscolarisation: période de vie, de changements de paradigmes, principalement pour les parents, et qui s'étend généralement sur quelques années avant d'en arriver au unschooling;
  • le mot unschooling se dit de la période de vie qui correspond à l'âge de la scolarisation obligatoire dans la province/pays/état où l'on vit, donc de 6 à 16 ans au Québec;
  • le mot unschooler se dirait de l'enfant qui vit le unschooling, mais pas du parent.
Ce petit lexique sera plus ou moins utile pour chacune/chacun au quotidien, mais comme pour tout autre sujet, il l'est particulièrement pour la recherche ou la diffusion d'information.
 
Enfin, je le répète, je le partage aux fins de recherche et nullement dans le but de créer des catégories de personne - ce qui n'existe pas. D'ailleurs, je n'ai que rarement vu/lu ces mots utilisés pour qualifier des personnes, mais bien pour nommer des expériences, des vécus, ce qui est pertinent en sciences. Les personnes, elles, restent... des personnes. :-) Comme je l'expliquais ici à propos de la différence entre le végétalisme et 'être végétalien/ne'.
Ce petit lexique sera plus ou moins utile pour chacune/chacun au quotidien, mais comme pour tout autre sujet, il l'est particulièrement pour la recherche ou la diffusion d'information.



  Le unschooling est-il une méthode ?
On peut penser que le unschooling est une méthode différente, une autre façon de faire l'école à la maison.
Ça ne l'est pas.

On peut penser que le unschooling est une approche éducative équivalente mais différente des autres approches.
Ça ne l'est pas.

Un peu partout, on a vu décrit plusieurs 'approches', le plus souvent classées hiérarchiquement, de la scolarisation à domicile (qu'on dit structurée...) jusqu'au unschooling (qu'on dit non-structuré...).
Ce n'est pas la réalité.

Et c'est bien dommage car cette présentation induit parfois des gens en erreur. De là, certains croient que le unschooling c'est :
  • ne rien faire et espérer/rêver que les enfants apprennent;
  • unparenting: négligence envers (l'éducation de) l'enfant;
  • le chaos (dont semble-t-il l'univers serait issu, soit dit en passant... :-)

De là, certains continuent de craindre les
unschoolers, de supposés 'extrémistes' qui ne voudraient pas éduquer leurs enfants ! De là, encore, certains croient que le unschooling ne marche que si on tombe, par hasard, sur des enfants exceptionnels, ou exceptionnellement 'doués' et sérieux qui, on-ne-sait-pas-pourquoi-eux, ont toujours envie d'apprendre, mangent sainement et rangent leur jouets, même si on ne les force pas.

Mal servis en matière d'information - parfois aussi de soutien - certains ne comprennent pas pourquoi le unschooling ne 'marche' pas chez eux. Les fausses idées et préjugés comportent un risque important, celui de l'incompréhension donc du jugement erroné. Alors, essayons de clarifier un peu les choses : 

  • Le unschooling n'est pas une méthode, ce n'est pas une approche pédagogique;

  • Le unschooling est un choix:
    • fait par les parents;
    • face à l'accueil qu'ils font à leurs enfants;
    • à propos du 'comment' ils choisissent de vivre AVEC leurs enfants;
     
En matière d'apprentissage/éducation, notre famille a reconnu au fil du temps trois points de vue qui peuvent influencer les parents à faire un choix ou un autre. Parfois, et souvent temporairement, on va osciller de l'un à l'autre.


Trois points de départ :
- la société
Comme nous, avant '99, bien souvent les parents croient que l'école est obligatoire. C'est faux pour presque tous les pays. Aussi, des parents craignent que leurs enfants ne soient un fardeau (financier, d'habitude), pour eux ou pour leur communauté/société plus tard, s'ils n'ont pas été scolarisés, et diplômés. Ce qui n'est pourtant pas une garantie. Sans parler de tous les autres aspects que financier.

- les parents 
Comme moi, avant que je ne regarde mon enfant comme une vraie personne différente de moi, avec son rythme propre et ses enthousiasmes bien personnels, des parents partent de leurs besoins à eux comme point de vue lorsqu'ils accueillent un enfant. Besoins affectifs, émotionnels, sociaux, financiers, etc. Le parent qui a toujours voulu voyager, 'réussir', jouer du violon ou au hockey. Le parent qui veut bien paraître dans son réseau familial ou social, pour ne pas en être exclu.
À l'âge adulte, s'il nous reste des besoins non-comblés, ou s'il reste des traces d'émotions qui ont été réprimées, on peut agir et changer cet état de fait. N'ayant pas vécu l'attachment parenting, dans cette culture qu'est la nôtre, nos besoins n'ont pas tous été comblés. C'est un fait, une réalité avec laquelle on compose tous. Heureusement, le cerveau humain fonctionne bien. Les émotions réprimées dans l'enfance resurgissent lors de situations semblables, pour être vécues (je dirais même 'respirées'). Naturellement, lorsqu'on choisit de vivre AVEC l'enfant au quotidien, des tas de situations semblables vont se produire. Une impulsion vitale et naturelle nous pousse à vouloir combler nos besoins. Ce qui peut nous conduire à tenter de le faire de la façon apprise culturellement : en réprimant les émotions ou les besoins de nos enfants pour exprimer les nôtres, par exemple. 
Pourtant, satisfaire nos besoins en premier ne satisfait pas ceux de l'enfant. Et le petit humain étant dépendant - c'est sa nature - en prendre soin est notre engagement de parent. Le contraire, en revanche, fonctionne ! Commencer par l'enfant, respecter ses dispositions spontanées, satisfaire ses besoins, a un effet secondaire qui est de combler les nôtres, celles de notre enfant intérieur du passé. Et plus on le fait, plus on en voit l'effet rapidement. Essayez pour voir ! :-) 
- l'enfant
Ici, on part de l'enthousiasme naturel de l'enfant pour ceux et ce qui l'entoure. Souvent, cette attitude nous re-vient parce qu'on est conscient d'un mal-être, et qu'à chercher, on trouve de l'information - et du soutien - sur le sujet. Ou elle nous vient tout naturellement en vivant AVEC l'enfant. Par l'observation, et l'attention - l'attentivité - on voit, on sent, ce que l'enfant, la relation, nous indique. La communication dont il est capable, les réactions de son corps ou son comportement, par exemple, témoignent du tissu relationnel, et de là, de ses apprentissages. 
Satisfaire les besoins de l'enfant comblent aussi les nôtres. Pour peu qu'on le fasse de façon assidue, engagée, volontaire, avec tout l'amour qu'on lui porte, qu'on se porte, qu'on porte à chacune, chacun. Cela a un effet boule de neige dont témoignent de plus en plus de parents au fil des ans. Toutes nos relations en sont transformées, pour le meilleur.  
 
Édith
23 juillet 2014 

 
(Back to the future - retour en 2017)

Parallèles - et pourquoi s'imposer soi-même une étiquette ?

Végétarisme, végétalisme, véganisme
À un moment, il a été souhaité de se dire végéta*ien sans vivre le végéta*isme, ou de se dire végane sans connaître le véganisme. Pourquoi vouloir s'imposer une telle étiquette? Parce qu'on se juge et se condamne soi-même? De quoi s'accuse-t-on ainsi? D'être moins-que? Dans quel but? Si on veut changer de choix, on le fait. Si on ne se sent pas de le faire ou que ce soit impossible – pour un milliard de raisons possibles – soit! C'est aussi un choix. Cela signifie-t-il pour autant que les personnes qui ne vivent pas le végétalisme ou le véganisme soient méchantes? Non. Seront-elles exclues de la société? Sûrement pas. Nous vivons tous ensemble, dans le même monde, en même temps. Et puis, ce choix est tout-à-fait légal. Alors pourquoi souhaiter s'imposer une étiquette dont on ne veut pas?
Certains soulèveront ici un dilemme moral. Peut-être, et alors à chacun/e de regarder le sien.

Allaitement 
À un moment, il a été souhaité de pouvoir dire « allaiter au biberon ». Allaiter signifiant un enfant qui boit au sein, la suggestion n'a pas été retenue. Cela signifie-t-il pour autant que les mamans qui n'allaitent pas (ou pas exclusivement) soient de mauvaises mères? Non. Seront-elles exclues de la société? Sûrement pas, leur choix, ici aussi, est légal. Encore une fois, on peut se questionner : pourquoi s'imposer une étiquette dont on ne veut pas?
Resterait-il ici aussi un certain dilemme moral ? Si c'était le cas, ce serait, là aussi, à chacun/e d'y regarder, n'est-ce pas ?

Accouchement naturel et conclusion
Il semble que de ne pas avoir baigné dans la confiance et le respect de nos dispositions spontanées tout au long de la vie puisse nous conduire à tenter de bypasser un cheminement pourtant essentiel de retour à soi. En tentant de réprimer nos questionnements personnels, ou d'apaiser quelqu'angoisses de notre enfant intérieur, on pourrait avoir envie d'utiliser à tort des mots qui ne sont pas notre vécu, notre expérience. À quoi bon?
Peut-on dire d'un accouchement qu'il est naturel lorsqu'on nous fait une péridurale, ou si on a dû vivre une césarienne d'urgence? Non. Ce ne sont pas les 'attributs' d'un accouchement naturel. Cela fait-il de nous - ou de nos enfants - de mauvaises personnes? Pas plus.

Témoignage 
Nos enfants n'ont pas vécu une naissance respectée. Ce n'était pas mon choix. Cela ne change rien aux faits. Je ne peux pas dire que j'ai vécu un accouchement naturel. Ça ne change rien à la valeur de la personne que je suis. En revanche, tout ce que j'ai appris, compris, vécu, fait peut-être de moi une personne un peu différente, ou plutôt n'est-ce pas que je re-deviens la personne que j'étais ? Si je pouvais retourner dans le temps et changer les faits, peut-être le ferais-je? Mais on ne peut vivre autre chose que le moment présent. J'y vois une certaine justice entre les tous les vivants : impossible de vivre il y a 5 secondes, ni dans 5 secondes. 
 
Ma vie est ma vie. Mon cheminement est le mien. Je ne m'étiquette pas. Cela dit, tenir simplement à une utilisation juste des mots pour définir un objet, une pratique, une expérience, ne relève d'aucun étiquette, d'aucune barrière. Et il y a une volonté, un engagement, personnel et social, à y tenir. Sans quoi - on le voit beaucoup autour des politiques, de nos jours - on finit par essayer de nous passer toute autre chose pour étancher notre soif de confiance et de respect. Et de justice. 
 

En terminant, je vous dis à toutes et tous : tel que tu es, tu es parfait/e.  
(ajout 3 avril 2017 : dites-le à vos enfants, sincèrement. Vous verrez !)
Chaleureusement,
Édith

vendredi 17 mars 2017

Dans la paix, et le respect

Traduction : J'OSE la vie !
 
« Vivre dans le monde paisiblement et respectueusement est un bon endroit où commencer à concentrer son attention quand on est nouveau à l'apprentissage naturel/unschooling. 

J'OSE la vie ! (journaljose,blogspot.com)
Gand-père montre les rudiments du métier (photo: J'OSE la vie !)
Le meilleur conseil que j'ai reçu a été de regarder mon fils. Pas des idéaux. Pas la liberté. Pas à l'école ou sans école. Pas une étiquette. Pas de grands concepts. Regarder mon fils. Être avec lui. Apprendre à le connaître plus à fond. Puis, lire un peu sur le unschooling. Essayez quelque chose de nouveau. Voir comment ça se passe dans le contexte de notre  quotidien, dans notre vraie vie de tous les jours. C'est encore ce que je fais. J'apprends toujours. » ~Karen James

mercredi 21 décembre 2016

5 jours à Paris : 2 véganes, 1 mini budget

Paris, Londres, ces noms qui font rêver bien des Nord-américains !

Découvrir ces villes lors d'un tout premier périple de l'autre côté du grand océan en la compagnie fort agréable de Jérôme a été une aventure mémorable.


journaljose.blogspot.com / petiteetgrandebretagnes.blogspot.com
Eiffel illuminée - mai 2016 (photo : J'OSE la vie!)
Mère et fils véganes depuis plus de dix ans, l'aspect « qu'est-ce qu'on mangera ? » n'était pas particulièrement un souci pour nous qui sommes depuis longtemps abonnés aux fruits et légumes de saison, à vivre sur un budget et à lire les étiquettes. Nous offrons tout de même ici un aperçu de notre petite préparation et partageons quelques savoureuses découvertes !

Ce récit se veut surtout celui de notre joie de découvrir et d'apprendre toujours et partout. Nous le partageons ici espérant qu'il vous soit utile, inspirant, divertissant, ou un peu de tout ça. 

Paris, la Magnifique

Toutes sortes d'espaces, petits, grands, souvent étroits ou colorés. Des touches vertes ou florales à hauteur d'humain à ce camaïeu de gris à hauteur d'Eiffel, Paris - « immense désert d'immeubles » aux yeux de Jérôme - nous a touchés par sa beauté exotique et son Histoire, que nous découvrons un pan à la fois.
 
Envie de lire la suite ? 
Par ici le carnet voyage Paris : http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca/2016/07/decouvrir-paris-deux-veganes-et-un-mini.html

mardi 20 décembre 2016

Recettes de grand-maman à la mode végane

Le livret proposé aux participants de la campagne d'échanges équitables que j'ai tenue au printemps est arrivé !

Pour en savoir plus, visitez le nouveau billet sur le blog Petite et Grande Bretagnes : http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca/2016/12/les-recettes-de-grand-maman-facon.html

Un aperçu ci-dessous (cliquez sur les images pour agrandir).
Enjoy! :-)





 

dimanche 20 novembre 2016

Congrès Écologie de l'enfance 2016, en images et en musique



2è édition du congrès Écologie de l'enfance, en images et en musique : « L'attachement qui donne des ailes ».

Avec Arno Stern, Sophie Rabhi, Peter Gray, Jacynthe René, Dr. Pierre Lévesque, Lysane Grégoire, Thierry Pardo, Marike-Reid-Gaudet, André Stern, Édith Chabot-L.

Merci à tous, participants, intervenants, collaborateurs et commanditaires, pour cette grande et importante rencontre, pour l'Enfant !

Édith, pour toute l'équipe du congrès