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vendredi 16 novembre 2012

Happy 60th birthday Shigeru Miyamoto San

Joyeux anniversaire de naissance à vous, Shigeru Miyamoto San. Nous sommes heureux que vous soyez né, que vous ayez une présence importante dans notre vie. Depuis qu'ils ont découvert la série The Legend Of Zelda, dont vous êtes le concepteur, nos fils ont plongé dans un univers d'apprentissage infini. Vous les inspirez à suivre leurs enthousiasmes, à apprendre sans relâche tout ce qui les intéresse, à persévérer à faire ce qu'ils aiment et valorisent afin d'inspirer d'autres personnes à faire de même. Vous avez marqué notre vie familiale pour toujours!  MERCI!

Happy birthday to you, Shigeru Miyamoto San. We are pleased that you were born, you have a significant presence in our lives. Since they discovered the series The Legend Of Zelda, you are the designer, our son plunged into a world of infinite learning. Inspire you to follow their enthusiasms tirelessly to learn what interests them, to persevere in doing what they love and value to inspire others to do the same. You've marked our family forever! THANK YOU!

Je voudrais le dire en japonais, mais il semble que google translate n'est pas super pour ce genre de traduction. Soit j'ose, et je croise les doigts ? Sois je n'ose pas, de crainte que ça ne dise pas du tout ce que nous voulons exprimer...

Édith

Zelda - Symphony of the Goddesses (Montréal - 31 mai 2012)

En ce 16 novembre 2012, voici un billet célébration pour le 60ème anniversaire de naissance de Shigeru Miyamoto San.

On les a entendus à E3 2011. Quelle musique! Magique! On était sans voix, envoûtés. Frissons et émotion nous reviennent à chaque écoute. On vous en avait parlé ici.

Dès qu'il a appris que l'on présenterait ce concert à Montréal, le 31 mai 2012, notre fils nous l'a annoncé avec dans la voix, le tremolo d'une demande muette: «peut-on se le permettre?». J'ai dit: «On ira! Attend, on appelle Stéphane au travail.» Il a répondu de réserver immédiatement quatre places, et qu'on verrait plus tard (comment on s'arrangerait pour les payer). Il avait raison, nous qui vivons dans un enthousiasme permanent de découvertes et d'apprentissages issus de la série The Legend Of Zelda (TLOZ), on ne pouvait se permettre de rater cet événement unique! Il ne se passe pas une journée chez nous sans une mélodie, un mot, un nom, une recette, une œuvre d'art, un partage avec des copains, une création liée à Zelda d'une façon ou d'une autre. TLOZ est un trésor inimaginable dans notre quotidien.

*****

Présentation du concert (tel que lu sur le site, traduction libre):
«Actuellement en tournée aux États-Unis et au Canada, la Symphonie des Déesses apporte aux fans de Zelda et tout autant aux amateurs de musique symphonique, une toute nouvelle expérience multimédia passionnante en leur présentant plus de 25 ans de musique de la franchise The Legend of Zelda, comme jamais auparavant.
Les fans pourront revivre tous leurs moments préférés, dans un programme entièrement développé et soigneusement structuré, incluant les mélodies mémorables des titres
bien-aimés dont: Ocarina of Time, The Wind Waker, Twilight Princess, A Link to the Past, Link's Awakening, et plus encore. Commencez à planifier votre aventure aujourd'hui!»
Jason Michael Paul Productions inc. et Nintendo sont fiers de présenter The Legend of Zelda™: La symphonie des déesses, un concert-événement qui entraîne un public de tous les âges dans une aventure orchestrale enlevante à travers une des franchises du monde du jeu vidéo les plus appréciées de tous les temps.
Sous la direction du chef d’orchestre Eímear Noone, The Legend of Zelda™: La symphonie des déesses est la toute première symphonie en quatre mouvements ayant pour thème un jeu vidéo à être présentée en concert. L’œuvre, arrangée par le directeur musical de Zelda Symphony, Chad Seiter (Star Trek, LOST et Fringe), met aussi en valeur le travail révéré de Koji Kondo, compositeur et chef opérateur du son chez Nintendo, et de son équipe dévouée. Vingt-cinq ans d’histoire de Zelda défilent en images dans cette superbe présentation cinématique qui déferle au son de la musique prenante de la série, jouée en direct par un orchestre complet accompagné d’une chorale.
*****


Place des Arts, Mtl. 31 mai 2012 - photo by Henrickson
Quelle soirée fabuleuse! La musique de Koji Kondo est superbe, et orchestrée ainsi, on la vivait vraiment. De grands moments de musique et d'émotions pour le coeur, l'esprit et l'âme! Vous n'y étiez pas? Ouvrez grandes vos oreilles, et écoutez: 


Les TLOZ fans que nous sommes ne trouvons qu'un qualificatif pour décrire ce concert: ÉPIQUE! Le moment le plus merveilleux que nous ayons passé ensemble, tous les quatre, en 2012. Et ce n'est pas rien, je vous assure, car des moments merveilleux, on en vit tous les jours depuis 20 ans. 
Nos remerciements à:
Shigeru Miyamoto - E3-2011
Shigeru Miyamoto San, concepteur de la série Zelda, parfois surnommé le Spielberg des jeux vidéos;
Koji Kondo San, compositeur de la musique de la série Zelda;
Eiji Aonuma San, co-directeur et l'un des principaux créateurs de la série Zelda depuis Ocarina Of Time. 

Miyamoto, Kondo, et Aonuma sont des noms qu'on a entendus souvent chez nous. Des hommes qui auront inspiré nos fils à suivre leurs enthousiasmes, marquant notre vie de unschooling pour toujours! 
Merci aussi à:
Jason Michael Paul, avec Link - by Henrickson
 Jason Michael Paul, producteur souriant, pour avoir suivi votre idée originale; 
Chad Seiter, à gauche, avec JM Paul et Eìmear Noone
Chad Seiter, pour vos arrangements impeccables;
Eímear Noone, qui en plus de diriger l'orchestre, anime la musique de votre présence;
musiciens - http://zelda-symphony.com/photos
Merci à chacun des musiciens et chanteurs;
Merci à chaque personne qui a été impliquée dans l'organisation de cet événement;
Merci à Stéphane d'avoir payé les billets;
Et merci, merci, à nos enfants de nous avoir toujours partagé leurs découvertes et leurs passions. 
Skyward Sword - by Henrickson


Un moment de vie inoubliable. Qui sait où peut mener l'enthousiasme pour les jeux vidéos? 
Chez nous, ça a mené à découvrir la programmation, la scénarisation, les langues, à développer habiletés et stratégies, à écouter et jouer de la musique, à dessiner, écrire, peindre, crusiner, faire du parkour et du free running, combattre à l'épée, sculpter, travailler le métal, le bois, coudre, faire du cosplay, et j'en passe. Et vous?

*****

Retour sur cette journée enlevante, avec nos photos, puis celles d'Henry Wong (Henrickson), photographe cosplay, co-fondateur, organisateur et photographe principal du Cosplay Montréal Photoshoots groupe, qui a accepté avec générosité que nous les partagions ici. Henry est un excellent photographe. Il a beaucoup plus d'expérience (et un bien meilleur appareil) que nous. :-)

Pause dans une halte sur la route. Dans la voiture à côté, une autre famille qui allait assister au concert. On a bavardé un moment. Fallait voir leur face quand on a dit qu'on avait Link dans l'auto:
Le cosplay permet de rencontrer des passionnés; on prend contact instantanément. 
Quand on parle de connecter par communauté d'intérêts... ;-)
«Hey! Listen»
http://consplayers.com/Photography/main.php?g2_itemId=178140
http://consplayers.com/Photography/main.php?g2_itemId=178144
Je termine sur un grand merci à Philippe qui, le premier, m'a parlé de son immense intérêt pour les jeux de Zelda, un jour d'automne, dans un petit coin-resto d'un centre commercial où l'on s'était données rendez-vous, deux familles nonsco, pour partager un moment d'amitié autour d'un repas végé. C'était il y a plusieurs années, mais je me rappellerai toujours. Merci Philippe!
Édith

lundi 22 octobre 2012

The Zelda project - cosplay

À titre de fans de la série «La Légende de Zelda», et d'amateurs de cosplay (de: costume et play: jouer le rôle d'un personnage, habillé du costume), nous sommes bouche bée devant ces images époustouflantes ! 

mardi 14 août 2012

Zelda couch surfing

La semaine dernière, nous avons eu la joie d'héberger d'autres couch surfers, deux jeunes femmes qui habitent en France, Nolwenn de Belle-Isle en Bretagne et Eileen qui habite la même île en été et Le Mans en hiver. Malheureusement, cette fois j'ai oublié d'inscrire notre numéro de téléphone pour qu'elles nous appellent en arrivant à Québec... j'étais pourtant sûre de l'avoir fait. Elles ont donc attendus plus d'une heure devant le supermarché, où j'ai couru les chercher dès que nous avons su. Je leur ai timidement offert les restes de notre repas du soir, qu'elles ont accepté de bon coeur. Et surprise, nos amis cyclistes sont passés dire bonjour (ou plutôt bonsoir) en revenant, à vélo, d'un cours aux Jardins vivaces. On a bavardé un peu, installé ces dames au sous-sol après nous êtres démenés contre les "méchants" dans Skyward Sword... et mis Meg au lit (oui, oui, il a même fallu que je lui raconte une histoire pour qu'elle dorme) pendant que l'autre Stef enfourchait son vélo pour rentrer dormir chez lui.

Le lendemain, Nolwenn et Eileen nous ont raconté un peu comment elles se sont connues. Elles sont amies depuis la prime enfance: leurs maisons sont si près l'une de l'autre qu'elles pouvaient se dire bonjour de la fenêtre. On a découvert leur coin de paradis grâce à google view. J'espère bien pouvoir aller leur dire bonjour un jour d'été. Les plages sur cette île semblent paradisiaques. En partant, elles nous ont laissé en souvenir de beaux dessins qui seront sans doute exposés dans une galerie d'art à New York un jour, donc pas d'images sur ce blog, non, non! ;-)

***

Ce week-end, deux autres jeunes femmes en route vers les Maritimes s'arrêtaient chez nous pour partager un souper sur la terrasse, visiter le Vieux-Québec, dormir un peu (c'est bien pour ça le couch surfing) et partager un peu notre quotidien. Et quelle joie de pouvoir partager notre passion pour The Legend Of Zelda ! Michelle connaissait un peu mais Tisha elle, s'y connaît vraiment. Elle joue à Zelda comme tous ses frères et soeurs. Dès qu'on a su, on leur a fait visité notre Kokiri Forest: vous auriez dû voir le large sourire sur son visage et entendre ses exclamations ! C'est tellement bon de partager notre enthousiasme. Elle a dit que son plus jeune frère serait fou de joie s'il pouvait visiter aussi. Nous leur avons alors montré le bouclier de Link, la Master Sword en cours et quelques photos des étapes de fabrication. Tisha a alors souhaité faire des photos pour envoyer à son frère, que voici:

Tisha (
Elle ferait une superbe Princesse Zelda, non ?)
Tisha et Michelle :-)

mardi 17 juillet 2012

Green potions (TLOZ) - jus et smoothies verts

Virage vert ?
Fan de Zelda ? Green potions ?
Besoin de chlorophylle ?
Vous êtes plutôt du type green juice ou green smoothie ?
À gauche, le jus vert, désaltérant et nutritif:
4 pommes (ou 8 petites)
1 concombre
3 feuilles de kale
1 petit bouquet de coriandre fraîche

Congeler pour de délicieuses glaces en été !

À droite, le smoothie vert, nourrissant:
1 banane
1 mangue 
2 feuilles de kale
3 c. à table de graines de lin moulues

À consommer sans modération !

extraction de jus d'herbe de blé
Cette semaine, on a acheté une livre d'herbe de blé pour se faire notre propre jus. Ce midi, j'ai eu envie de voir combien on pouvait obtenir de jus avec cette quantité d'herbe. On en a recueilli environ 6 onces. En comptant que notre fils en avait déjà extrait une once hier matin pour partager avec notre premier invité officiel couch surfing* - et qu'il en a gardé un petite poignée pour déshydrater, on se dit qu'une livre d'herbe de blé doit donner dans les 8 onces de jus.

*et aussi incroyable que ça puisse paraître, Guillaume est employé de la même boîte que notre ami breton!

6 onces

12 glaçons

jeudi 31 mai 2012

La plus belle histoire au monde : Zelda

Zelda OOT Link's cosplay and shield - © journaljose.blogspot.com
Tunique et bouclier: J'OSE la vie!
La plus belle histoire qu'il m'ait été donné d'entendre dans ma vie, la plus complète, la plus riche, la plus inspirante aussi, est celle de la Légende de Zelda

Aucun conte, aucun roman, aucun film, n'a raconté une telle aventure, une telle épopée, une telle histoire d'amour, d'amitié et de vie, de force, de courage et de sagesse. Ni sur une plus longue ligne du temps.

Link Et Epona -
© Nintendo
Pourtant, j'en ai lu des livres, des contes, des histoires, des romans. J'en ai vu des films, et des pièces de théâtre aussi. Et plusieurs étaient vraiment extraordinaires. Je me rappelle, entre autres: La Petite Maison dans La Prairie, ma série de petits livres roses de la Comtesse de Ségur que je relisais chaque année à une certaine époque, les contes de Disney, puis Cyrano de Bergerac, Les Trois Mousquetaires, les Dames d'Avalon, et plus récemment les Pirates des Caraïbes. Je me les rappelle comme d'autres n'oublieront jamais Le Seigneur des Anneaux ou Harry Potter. 
Link dans Ocarina Of Time
© Nintendo

Mais, depuis que nos fils ont eu une vieille console 64 d'un copain qui ne la voulait plus, qu'ils y ont découvert une vieille cassette de Ocarina Of Time dont les connexions étaient un peu rouillées (parce que le chaton de l'ancien proprio avait fait pipi dessus), c'est un trésor inestimable, comme sorti d'un coffre tout bleu, qui nous a été offert. 

Je suis à télécharger des photos pour terminer une publication sur le sujet que je prépare depuis déjà plus d'un an. En attendant, si je vous parle de La Légende de Zelda, c'est parce que je suis émue chaque fois que l'histoire d'une aventure commence, ou se termine; chaque fois que nos enfants discutent avec tant d'entrain de connaissance du sujet et partagent leur joie; chaque fois qu'ils chantent, sifflent un air ou la jouent au piano; chaque fois qu'ils font jouer une mélodie sur Youtube ou d'un CD dans l'auto, le volume à plein régime. Chaque fois, je me dis que sans Zelda et Link, notre vie ne serait pas du tout la même. Vous comprendrez pourquoi très bientôt. ;-) 


La plus belle histoire au monde va à nouveau nous être racontée ce soir. En musique cette fois, et chaque fois qu'on y pense, on sait déjà qu'on sera transportés, et transformés ! 
Musique Maestro Koji Kondo !

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© Symphony of the Goddesses - Nintendo

Jason Michael Paul Productions, inc. et Nintendo sont fiers de présenter The Legend of Zelda: Symphony of the Goddesses, un concert-événement qui entraîne un public de tous les âges dans une aventure orchestrale enlevante à travers une des franchises du monde du jeu vidéo les plus appréciées de tous les temps.

Sous la direction du chef d'orchestre Eímear Noone, The Legend of Zelda: Symphony of the Goddesses est la toute première symphonie en quatre mouvements ayant pour thème un jeu vidéo à être présentée en concert. L'oeuvre, arrangée par le directeur musical de Zelda Symphony, Chad Seiter (Star Trek, LOST et Fringe), met aussi en valeur le travail révéré de Koji Kondo, compositeur et chef opérateur du son chez Nintendo, et de son équipe dévouée. Vingt-cinq ans d'histoire de Zelda défilent en images dans cette superbe présentation cinématique qui déferle au son de la musique prenante de la série, jouée en direct par un orchestre complet accompagné d'une chorale.

vendredi 20 avril 2012

Apprendre la musique comme on danse - par Sandra Dodd

As happy as dancing, par Sandra Dodd
Traduction:  J'OSE la vie ! 
« En apprendre plus sur la musique peut être aussi joyeux que danser dans la cour arrière, chanter dans la voiture, ou aller voir un groupe de bluegrass à un festival de rue. Écoutez différentes stations qui font tourner de vieux succès. Allez sur des sites de musique en ligne. Louez des vidéos de concerts ou d'opéras et de comédies musicales. Ne « faites pas en sorte » que quelqu'un les regarde. Regardez-les vous-même, et peut-être que vous aurez de la compagnie. » ~Sandra Dodd


image : http://zelda-symphony.com/
Quand j'ai lu cette citation de Sandra sur son blog le 8 mars dernier, je l'ai gardé dans mes trucs à traduire. En fait, ça me touchait car c'est la façon dont j'ai appris (à aimer) la musique, et nos enfants aussi. Nous aimons tous la musique chez nous: nos enfants aiment siffler ou chanter partout (sous la douche, quand ils travaillent, ou en marchant dans le bois) comme leur père; j'adore danser dans le salon ou dehors. Stéphane et moi chantions toujours en voiture; nous allions souvent faire un road trip juste pour écouter de la musique et chanter ensemble. Nous écrivons des chansons et composons des mélodies, juste pour le plaisir. Olivier est justement à chanter puis siffler un air tout en faisant une chorégraphie de mouvement de bataille à l'épée devant moi, pendant que j'écris ici. :-) Edith

mercredi 22 février 2012

À propos des jeux vidéos : nos peurs vs leurs apprentissages

NES ©Nintendo


Je viens tout juste de me rappeler que j'avais écrit ceci le mois dernier et qu'il était resté dans la liste des 63 brouillons en attente de publication. Peut-être est-ce parce que j'ai commencé, hier soir, une partie d'un nouveau jeu vidéo Super Mario Sunshine ?  En fait, j'ai testé ce jeu au début janvier car c'était un disque acheté d'occasion. En voyant l'animation du début de l'histoire, j'ai bien aimé. Faut dire que je me serais bien vue sur une plage au soleil moi aussi, alors la princesse Peach dans son avion privé m'a fait un peu rêver. Bon, je vous raconte pas cette histoire aujourd'hui mais plutôt celle d'un certain passé chez nous.

Fan de jeux vidéos et de Nintendo depuis l'enfance, notre petit grand garçon a été privé de sa première console NES et du jeu de Mario Bros avec lequel il jouait à l'époque où sa maman était occupée à allaiter bébé. Évidemment, ce n'était pas sa faute, c'était celle de la maman (moi), excédée par (croyais-je) la mauvaise humeur de pauvre petit qui montait en râlant après avoir été ENCORE une fois:

NES ©Nintendo
Équation simple mais combien injuste et dont la somme était énorme pour celui qui en faisait les frais: maman excédée + papa complètement claqué le soir (en ce temps-là, il travaillait 60-70 hres/sem) = retrait de la console de jeu... Un meilleur résultat - on l'a vu, et vécu plus tard - eut été d'être AVEC notre enfant. L'accompagner avec / dans son jeu, ou, autre option, lui procurer de nouveaux jeux mieux adaptés à ses compétences du moment. Ne pas être excédée et claqué aurait aidé à bien cerner le truc mais pour cela, il nous manquait un soutien (moral, physique, financier...), certaines ressources, ou, je le sais mieux maintenant, d'au moins un autre modèle, un autre possible, inspiration et encouragement à s'arrêter, mots pour penser et voir les choses telles qu'elles étaient, déjà. Du temps, de l'énergie. 

Retour au jeu
(on se croirait à la soirée du hockey)
Ce jeu des Mario Bros., qui amusait aussi papa et maman parfois le soir, laissait souvent notre petit de mauvaise humeur. Et alors, sans prendre (trouver) le temps de réfléchir suffisamment, sans essayer de mieux comprendre ce qui se passait - enterrés que nous étions par les tâches, les émotions, l'épuisement - nous limitions son "temps de jeu" comme nous avons aussi, plus tard, limiter son 'temps d'écran'. Comme s'il pouvait exister un temps qui s'accorde avec un adjectif possessif ou, plus absurde encore, un temps qui soit alloué à un outil, l'écran en étant un. Imaginons un instant un 'temps de marteau', un 'temps de casserole', ou encore un 'temps de papier' ! Un temps de casserole, ça sonne drôle au moins !
©Nintendo

C'était pourtant simple: ce qui le faisait râler, c'est le fait qu'il aimait le jeu et aurait aimé arriver à y jouer plus longuement, à poursuivre l'aventure colorée et amusante de Mario. Mais comme les jeux des Mario Bros sont vraiment difficiles (c'est le seul point que nous pourrions 'reprocher' à Nintendo, quoique nos fils disent plutôt que c'est uniquement à Miyamoto que va ce 'compliment'), il n'y arrivait pas, devenait frustré. Et impuissant. Et bien seul pour vivre ces moments difficiles et ce sentiment d'incompétence. Que moi-même je ne saisis mieux que depuis peu. En fait, il a fallu longtemps avant que je ne trouve les mots. Et quand je n'ai pas les mots pour exprimer quelque chose que je vis, je ne sais pas exactement 'ce' que je vis. Je ne sais pas d'où ça vient, et que faire pour aller mieux. Pour notre petit, c'était pareil, bien sûr. Parfois, je me demande si ce ne serait pas plus simple de vivre sans parole. Sans les mots, on n'aurait pas à les connaître, à les chercher pour s'exprimer et comprendre, non ?

Shigeru Miyamoto - © Nintendo
Nous avons été des personnes remplies de peurs, des adultes non-maturés, pas toujours capables d'accompagner réellement nos enfants au quotidien. Parce qu'on ne savait pas comment ? Plutôt parce qu'on ne se faisait pas assez confiance parfois, comme je le disais récemment, sur ce blog. Nous avions peur parfois, de tout ce qu'on racontait partout... pour nous faire peur ?

"Danger, danger, Will Robinson !" que j'entends dans ma tête en écrivant ceci. En fait, au sujet des jeux vidéos, la seule problématique que nous avons rencontrée est celle dont on parle ci-dessus. Rien d'autre. Tout de même, au cas ou vous auriez aussi été induit en erreur par les campagnes de peur - ou les études faites sur des gens scolarisés (ce qui n'est pas le cas ici) - voici quelques-uns des supposés dangers et commentaires qu'on a lus ou entendus:
  • la violence que les jeux vidéos engendrerait parfois. On a dit la même chose pour certains films ou séries télé ou jouets ou livres, etc.;
  • la dépendance qui viendrait avec; ce qui est tout aussi faux et on en reparlera si vous voulez, mais en attendant, si vous lisez l'anglais, voici un article intéressant sur le sujet qui fait suite à une étude sur des rats;
  • la déconnexion d'avec le monde réel. Avec un roman, ça marche aussi, croyez-moi ! D'autres diront avec un film;
  • la 'magie', qui pourrait amener l'enfant à croire que la magie est une façon de régler les problèmes dans la vraie vie... ;
  • l'obésité qui guette (elle a que ça à faire, hein!) si on est assis face - ou de biais avec - un écran de télé ou d'ordinateur, mais bizarrement pas si on est assis à un pupitre avec un cahier ou dans un fauteuil avec un livre... ;
  • l'imaginaire qui ne serait plus (plus jamais?) stimulé si on utilise des technologies plutôt que papier et crayons. (pourquoi pas avec sable et branches, alors ?).
Bref, tous ces trucs qu'on nous raconte pour nous garder dans la peur servent aussi à s'assurer que nous continuons d'entretenir une relation de sujet à objet avec notre enfant (pouvoir sur ses actions et activités) plutôt qu'une relation de sujet à sujet (partenariat, accompagnement et joie). Et tout ça est faux.
Heureusement, on a réussi à s'en sortir. Des peurs, je veux dire. Ça a été un peu (trop) long. Pour y arriver mieux, ou plus rapidement, ceci pourrait aider:

  •  Avoir, prendre, trouver, un moment de calme et de paix. Chaque fois qu'une émotion monte, ou qu'un croyance vient nous hanter l'esprit. Aligner quelques-uns de ces moments de calme les uns après les autres. Cela permet de vivre l'émotion qui vient, d'abord, pour ensuite pouvoir regarder les faits, la réalité.
  • Être AVEC son enfant. Partir de l'enfant, regarder les faits, ce qu'il vit, selon son point de vue.
  • Chercher un soutien, des ressources: des gens autour de nous qui auraient poussé plus loin la réflexion ou des auteurs ou un chercheur qui ait vraiment pris le temps d'observer, et de noter. On n'en trouvait pas à l'époque. Heureusement, il y en a de plus en plus aujourd'hui.
Parfois, il suffit d'une seule personne pour qu'on ait de nouveau l'énergie de continuer à chercher. Ou, mieux encore, deux ou trois personnes. :-)

Ajouts: janvier 2014
  •  Ne pas se fier à des études faites sur des gens scolarisés - incluant les jeunes qui font l'école à la maison - elles ne concernent pas le unschooling.
  • Se joindre à une liste de discussion sur le unschooling. Il y en a en français maintenant.
Il y a longtemps, j'ai rencontrée une telle personne. Une maman. Une amie. Qui ne parlait pas de 'temps d'écran' ni ne faisait peur à ses enfants. Elle jouait aussi. Et le papa aussi. Les grand-parents avaient une console chez eux autant pour jouer avec leurs petits-enfants en visite que pour jouer avec eux en réseau lorsqu'ils n'étaient pas ensemble. Mais alors, pourquoi n'ai-je pas accroché ? D'abord, parce qu'elle en parlait peu, peut-être. Elle ne faisait pas d'exposé sur le sujet, pas plus que sur toute autre chose que ses enfants faisaient et aimaient. Peut-être aussi parce qu'il y avait beaucoup de besoins et de peurs en moi pour m'attarder spécialement à celle-là, à ce moment-là. Aussi, parce qu'on avait bien d'autres choses à vivre ensemble quand on se visitait. J'en ai quand même extrait de la matière quelque part, c'est sûr. Comment cela aurait-il bien pu m'échapper ?

Ça aura pris d'autres expériences, et la rencontre avec les listes unschooling (anglophones, à l'époque) pour que mon cerveau additionne des infos intéressantes, positives, vraies, heureuses, et, je suppose, compense ainsi pour les commentaires ignorants, les croyances véhiculées partout. Ne nous en faisons pas, ce n'est pas si difficile de changer une habitude, n'importe laquelle, ça ne prend qu'une fraction de seconde. On fait d'une façon, puis l'instant d'après, on fait autrement, c'est tout. (Bien sûr, en supposant qu'on veut vraiment et qu'on s'y met, moment après moment, au besoin.) Ce qui est long n'est pas le changement. C'est de trouver le courage d'oser stopper le moment difficile - appuyer sur Pause - pour sortir de ma zone erronée, respirer à fond trois fois, observer, dégager une image plus nette de la situation, ou plus simplement, comme le dit souvent Sandra Dodd, faire un choix qui mène en direction de ce que je veux vivre: la joie du moment présent avec mon enfant. Et si je décide de changer, alors un instant j'ai peur, l'instant d'après... c'est fait.

C'est ainsi que nous avons pu enfin expérimenter le plaisir de jouer à des jeux vidéos, seuls, en famille ou avec des amis. Comme quand on regarde une émission de télé qu'on aime, ou un bon film ? Autant, oui ! Souvent mieux. Mieux car avec les jeux vidéos, on a le plaisir de participer en plus. On est DANS le film. Et économiquement parlant, un jeu vidéo coûte environ le prix d'une entrée au cinéma pour la famille. Quand on achète usagé, c'est moins que l'entrée au cinéma pour deux. L'aventure dure plus longtemps qu'un film, souvent entre 10 et 50 heures, parfois plus. Et quand on aime, on y rejoue plus tard. Et si on n'est pas sûr d'aimer, on loue avant d'acheter. Sans compter que l'école de chiffres dans ma tête, qui semble-t-il ne me quittera jamais, me fait aussi apprécier la marge optimale de 'profit' du jeu vidéo.

Et je n'ai même pas parlé de tout ce que nos enfants ont appris en jouant à des jeux vidéos. Ni de toutes les relations interpersonnelles qui se créent et se développent en jouant à des jeux vidéos: en ligne, c'est le monde entier où se faire des copains. Ce sera pour une (ou des dizaines de) prochaine fois !
Edith

P.S. Mais où est-ce que notre plus jeune a bien pu apprendre l'anglais, lui qui n'est pas allé à l'école? Mystère! Que Nintendo (et quelques parents incrédules) aimerait peut-être résoudre... hi hi hi !

samedi 31 décembre 2011

Kokiri forest in my room - Ma chambre en forêt Kokiri

À la fin de l'été dernier, notre plus jeune a eu l'idée de recréer, dans sa chambre, le village des Kokiris (du jeu Ocarina Of Time de la série Zelda). Petit à petit, chacun selon ses disponibilités et talents, nous avons tous les quatre relevé le défi et créé cette pièce pour lui, qui est maintenant son atelier d'art, son espace de création.

De la recherche des images du village (n'ayant pas trouvé cette fabuleuse image sur le web, on a pris des photos de l'écran de télé), jusqu'aux détails à l'acrylique des petits éléments du décor (roches, plantes, eau, etc.), en passant par le développement des photos, le collage, la réparation des murs et du plafond, l'achat de l'apprêt et des couleurs (peinture recyclée), les mesures des murs, le dessin à l'échelle, l'application de l'apprêt et des couleurs, les conversations joyeuses ou profondes tout en travaillant ensemble, la musique dans la pièce à côté qui nous transportait, les pauses lorsqu'on en avait assez, le nettoyage et le réaménagement de la pièce, tout a été captivant, et souvent magique aussi.

Nous n'avons pas compté les heures - ça n'aurait pas apporté plus de valeur au projet, au vécu - mais le tout s'est échelonné de l'automne 2010 au printemps 2011. Avec les dernières photos prises au début décembre, et la fin du montage il y a trois jours, voici le résultat que nous avons envie de partager. Enjoy!



Sur ce, nous vous souhaitons une nouvelle année remplie de joie et d'amour !
Paix !
Santé !
Sérénité !
J'OSE