dimanche 4 décembre 2011

Notre survie pourrait bien dépendre des enfants qui ne sont pas allés à l'école

par : Les Éditions J'OSE la vie !
Encore une fois, j'ai entendu le terme «anarchie» employé à tort pour décrire un incident de vandalisme, violence et chaos qui aurait été perpétré par des «anarchistes». En réalité, l'anarchie peut être définie comme une société sans gouvernement populairement reconnu ou autre autorité centrale. Et cela, la plupart des gens supposent que ça entraînera automatiquement le vandalisme, la violence et le chaos.

Pourquoi pensent-ils cela? La plupart des gens ne peuvent tout simplement pas imaginer vivre sans hiérarchie, lois, dirigeants et autorités qui leur disent quoi faire et comment le faire. De la même façon, la plupart des adultes ne peuvent pas croire que les enfants sont capables de gérer leur propre vie et apprentissage sans la direction d'un adulte. Nous ne faisons simplement pas confiance, ni à nous-mêmes, ni aux autres, y compris nos propres enfants, à vivre paisiblement et de manière productive sans se faire dire quoi faire.

Nous avons été amenés à être des disciples qui font ce que nous disent une classe d'experts et de dirigeants - dans nos familles, églises, écoles et autres institutions. Comme je l'ai écrit dans Challenging Assumptions in Education, la ligne d'assemblage de l'école nous a conditionnés à penser que toute chose plus difficile que choisir quelles marques acheter doit être laissée à des «experts». Nous soigner nous-mêmes est irresponsable, construire nos propres maisons est impossible, l'apprentissage autonome n'est pas fiable, et s'organiser au sein de nos communautés est subversif.

Nous expérimentons ces jours-ci le chaos - économiquement, écologiquement et socialement. Saurons-nous jamais trouver le bon gouvernement, parti politique, ou chef qui réparera tout pour nous ? Probablement pas. En fait, nous avons peut-être simplement à prendre les choses en main, comme beaucoup de gens autour du monde l'ont fait, de différentes façons. Et beaucoup de gens trouvent que ça fait peur. Par exemple, l'utilisation par le mouvement Occuper d'outils tels que la prise de décision après consensus et l'absence de porte-parole est aussi frustrante pour de nombreux observateurs qu'elle est importante pour son existence et son message. Nous ne sommes pas habitués à une participation active et à la résolution de problèmes, et nous trouvons souvent effrayant ce qui ne nous est pas familier.

Toutefois, nous avons besoin de développer ces outils et bien d'autres afin de trouver un moyen de sortir du chaos que ma génération a créé. Et ceux qui grandissent sans école et avec leurs capacités actives de questionnement, l'estime de soi, l'autonomie, et d'autres qualités importantes intactes sont les plus aptes à le faire. ~Wendy Priestnitz

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