vendredi 23 novembre 2012

Tous libres, heureux, ensemble, tout de suite

22 novembre 2012

Cet après-midi, en rentrant de notre balade en forêt, avec Jérôme, on se faisait une réflexion. Je lui racontait un peu ce qu'a partagé Georges Laraque mardi soir. À propos de la violence des gens de notre culture envers les animaux : « on les violente pour produire plus, plus vite ».
Et là, on se regarde, et on se dit que c'est souvent pareil la violence avec les humains. On les violente pour produire plus, plus vite.
Et tout-à-coup, je remarque - de façon plus claire encore que chaque fois auparavant - qu'à subir cette pression énorme, à voir cet exemple partout, de faire toujours plus, toujours plus vite, on en vient à s'imposer ce rythme contre-nature. À se violenter soi-même.

Et comme on enseigne ce que l'on est ("et rien d'autre", dit Jean-Pierre Lepri), quand les parents font comme ça, les enfants apprennent, et le font aussi.

Maintenant que je le vois mieux, que je ne le fais plus, je souhaite que nos enfants réduisent le rythme, qu'ils cessent de toujours vouloir faire plus.

Oh ! je comprends leur désir de voir les choses qui vont mal changer plus vite, que le monde dans lequel ils vivent soit plus accueillant, que les gens soient toujours gentils. Je connais ce besoin de ne pas se sentir obligé de produire, pour un profit (le sien, celui de l'autre), pour sa survie, pour qu'on puisse vivre libre et heureux AVEC d'autres personnes libres et heureuses, partout, en tout temps.
Je les comprends de trouver que c'est trop lent, que c'est trop long. Je le ressens aussi parfois. Et comme je comprends qu'on ne veuille pas se sentir inutile ou impuissant devant tout ça.

Souvent, quand on aborde ce sujet, on se fait dire que c'est là la condition humaine... comme si c'était une fatalité. On a eu beau y penser, on n'y croit pas. Comme si ça se pouvait, qu'on soit là, humain, à ne pas pouvoir faire autrement que de faire des choix irrespectueux d'une vie ou d'une autre, des choix qui font du mal, qui mettent de la pression, qui stressent, qui rendent malade, qui violentent, qui détruisent. Voyons donc ! Ouvrons les yeux ! C'est pas possible puisque tous ces choix, on peut les changer. À chaque instant. À chaque seconde, à chaque minute.

Si on ne peut pas changer le monde au complet tout seul, et tout de suite, on peut quand même changer tout ce qui est relatif à chacun de ses choix, à soi, et ça, oui, on peut le faire tout de suite.
Le monde, c'est la somme de tous nos choix à chacun. On peut le faire. De toutes façons, on le fait.
À chaque instant.
Avec chaque choix.
À chacune de nos actions.
Et nos choix, on peut les changer. 
À chaque instant.

Je sais combien c'est épuisant, et dangereux pour la santé, de vouloir faire tout en même temps, pour que les choses changent, plus vite. Je n'ai jamais voulu ça pour nos enfants. Je suis sûre qu'aucun parent ne veut que ça se passe comme ça. J'en suis certaine. Les parents aiment leurs enfants.

Une pensée ne me quitte jamais. Celle que mes enfants me partagent depuis tant d'années, depuis tout petits en fait. C'est une réflexion. Et un questionnement. Et une question. Qu'ils ont eue, et m'ont posée, souvent, et que je vous partage aussi :
« Comment faire pour que tout le monde soit libre tout de suite ? Tous, en même temps, tout de suite ?»
N'aspire-t-on pas tous à une vie vivante et joyeuse AVEC les autres ?

Et au nom de cette aspiration, n'en vient-on pas, parfois, à ne plus prendre le temps de juste vivre le moment présent ? Pour compenser pour les moments passés et qui n'ont pas été vivants et joyeux AVEC les autres ? Pour s'assurer que l'avenir sera meilleur, et que les bons et doux moments avec d'autres personnes heureuses et libres seront désormais notre quotidien ? Oui, je pense bien que c'est ça, oui.

Alors, pour mes fils, Jérôme et Olivier, pour nos enfants, pour nous tous, je souhaite, en cette fin de journée de Thanksgiving américain, que chaque personne change chaque action qu'elle peut, dès maintenant, pour mieux. 
Pas pour plus vite. 
Pour mieux. 
Pour seulement et uniquement de la gentillesse, de l'amour, et le respect de la vie, partout, en tout temps. 
Et si vous pensez que vous ne pouvez pas changer certaines de vos actions, parce que vous êtes ou vous vous sentez dépendant de quelqu'un qui ne vous l'autoriserait pas, remettez cette relation en question.

SVP, pensez-y, faites-le, et partagez ce billet.

Tout-à-coup, j'entends Sweet People...: Prends le temps ! 

Je chantais ça à mes enfants quand ils étaient petits.

Faudra que je recommence ! 

Édith

4 commentaires:

Fleur de Paix a dit…

Magnifique !!!!!!!!

¨*¨*¨ OUI ¨*¨*¨

Merci :)

L'équipe du Journal JOSE a dit…

C'est joli tes petits dessins étoilés, Fleur! :-)

murielle a dit…

tant de vérité .... merci pour ces mots ....

L'équipe du Journal JOSE a dit…

De rien, Murielle.
Je remercie mes enfants alors! :-)

Les mots publiés ici sont les leurs, très souvent, ou alors ils sont inspirés de notre vie avec eux. ♥

Edith

Enregistrer un commentaire

Les commentaires sont bienvenus.
(Note: tout commentaire irrespectueux sera supprimé.)