samedi 14 mai 2011

École, emploi salarié et autres trucs bizarres - l'aliénation salariée

L'emploi salarié, c'est le départ quotidien du père - pour la chasse ou la guerre - l'abandon de ses enfants, l'abandon de la vie avec sa famille et sa tribu, l'abandon de sa vie.
Pour plusieurs familles québécoises, c'est aussi le cas pour les mères. 
Pour les familles qui choisissent de ne pas mettre leurs enfants à l'école, la mère devient souvent l'unique parent et parfois même - et c'est désolant - l'unique tribu de leurs enfants, ce qui est un non-sens et une violence de la nature humaine. Ce manque de solidarité et de soutien entre membres de notre espèce est la pire des horreurs.

Si j'ai bien compris l'histoire (et la préhistoire), il paraît qu'il est arrivé que les pères partent ainsi à la chasse ou à la guerre pour revenir vivre auprès de leur famille. Ils laissaient femmes et enfants après s'être assurés de leur abri, nourriture, groupe social et protection. Des hommes restaient aussi. Ils assumaient toute la tristesse de leur exclusion au retour, si leurs enfants en bas âge ne les reconnaissaient plus. C'était temps de famine (de là, la chasse ou la guerre) et c'était tant pis.

Si j'ai bien compris les sciences de la vie animale, il paraît que les animaux (en tout cas les mammifères, ceux qui nous ressemblent), en temps de famine, se déplacent en groupe (troupeau, meute, etc.) pour aller trouver ailleurs la nourriture et l'eau nécessaire à leur survie. Ils se déplacent en groupe car ils savent d'instinct qu'ils seront moins aptes à se défendre en déplacement. Que des plus petits et des plus faibles seront attaqués (et mangés) par les prédateurs pendant le déplacement. Ils ne laissent pas les mères et les petits seuls 8 ou 10 heures par jour pendant TOUTE la durée de la maturation de leurs petits pour aller à la chasse ou la guerre, me semble... Ils ne prennent pas non plus de retraite de leur vie après avoir chassé leurs petits devenus grands, non ? Évidemment, je parle de mammifères (herbivores ?) qui ne sont pas menacés par la culture humaine. Et peut-être devrais-je me limiter aux primates ici ?

Alors que nous, humains dénaturés, acquiesçons, par notre silence, à cette forme de société qui nous opprime tous, par le fait que nous « embarquons » dedans. Comment ? Par l'école et le cercle vicieux qu'elle entretient. Et nous faisons tourner la roue de ce cercle vicieux, sans quoi, nous craignons ne plus avoir d'abri, de nourriture, et, peut-être pire encore, plus d'amis, plus de groupe, plus de tribu !

Nous soutenons tous, d'une façon ou d'une autre, cette forme de culture qui est en complète opposition avec notre nature plutôt que de nous soutenir mutuellement les uns les autres.

Y a-t-il moyen de changer ça ? 

De (re)créer - ou revenir à - un autre mode de vie qui convienne à notre nature ?

Si on est optimiste, on va dire que oui. 
Et alors, on doit agir. 
Il y a plein de façons d'agir. Chacun peut trouver la sienne. 
Par exemple, créer ou se joindre à un groupe d'action. 


Les 21 et 22 mai prochain, aura lieu le Salon du Livre Anarchiste de Montréal. Il y aura des ateliers et présentations, dont L'aliénation salariée (plus d'infos ci-dessous), le sujet de notre blog de ce jour. Il y aura aussi projections de films, salle de médias et technologies autonomes et bien  plus. Ça vaudrait peut-être la peine d'aller y faire un tour. On reviendra sur le sujet si on y va car on a déjà un autre projet à l'horaire... mais, étant donné notre intérêt pour la vie, la vraie vie, c'est possible qu'on fasse un gros détour par Montréal le week-end prochain. :-)

Edith

***
Le travail salarié n’a pas toujours été ; s’il apparaît aujourd’hui comme la seule manière d’exister, c’est qu’il a d’abord été instauré par la violence et la répression. Alors qu’il était dévalorisé dans pratiquement toutes les sociétés avant le 19e siècle, le travail s’est imposé en bouleversant toutes les formes de liens sociaux et de solidarités pré-capitalistes au nom du profit. Cet atelier retrace le parcours historique du travail salarié en examinant le cas plus spécifique du Québec.
Camille Robert, étudiante en Histoire, membre de l’Union Communiste Libertaire, militante du mouvement étudiant et syndical.

***
Et pour terminer ce sujet bien sérieux sur une note humoristique, retrouvons Calvin et son papa salarié, avec tous nos remerciements à Watterson !



2 commentaires:

CynthiaLisee a dit…

super ça dois bien faire 7 ans ans que je suis aller à ce salon. Je vais aller sûrement voir comment il a évolué.

Bonne journée!

Cyn

L'équipe du Journal JOSE a dit…

Allô Cyn,

si je peux y faire un saut, on se donnera rendez-vous !

E

Enregistrer un commentaire

Les commentaires sont bienvenus.
(Note: tout commentaire irrespectueux sera supprimé.)