dimanche 3 avril 2011

Allaités... des années ! sera publié le 18 avril

Je suis très heureuse ce midi car je viens de recevoir ce courriel de l'auteure Ann Sinott:


Hello Everyone,
Just wanted to let you know that the French translation of BOC – ‘Allaités… des années!’ – will be published on 18 April 2011, with a fantastic cover, see here: http://editionsduhetre.fr/
For those who want to do so, it can be bought directly from the publisher: http://editionsduhetre.fr/?page_id=405

Very best wishes, and thanks again for your help!
Ann



Voici donc « Allaités... des années ! » qui sera disponible dès le 18 avril prochain. Il est possible de le commander déjà aux Éditions du Hêtre quoique c'est en France et je ne sais pas si on fait l'envoi outremer. Je vais vérifier. Le prix est de 23,75 euros, donc autour de 30$CAN, probablement.

Je suis inscrite sur la liste de diffusion d'Ann après avoir participé à l'étude qu'elle a menée et qui est à l'origine de ce livre qu'elle a publié en 2010 : Breastfeeding Older Children. Je dis, j'ai participé, mais disons que sans mes fils, je n'aurais pu. ;-)  C'est parce que j'ai voulu allaiter notre fils aîné et que j'ai tellement manqué de soutien que j'étais déterminée à chercher et pousser plus loin pour l'obtenir lors de la naissance de son cadet, que j'ai allaité jusqu'à ce qu'il se sèvre naturellement, de lui-même, vers cinq ans. Quels moments merveilleux nous avons vécus. Mais pas que mon enfant et moi. Ces moments de douceur, de reconnexion à ma véritable nature, ces moments d'amour surtout, ont eu un effet thérapeutique pour tous les membres de la famille, et je suis convaincue que les bienfaits ont parfumé aussi tout l'entourage, à plus ou moins long terme.

Je suis si heureuse qu'il y ait de plus en plus d'informations qui circulent en français. Il est grand temps car il y a un manque cruel d'informations véridiques et importantes sur la nature humaine: accouchement naturel, allaitement, alimentation végé ou vivante, apprentissage informel / unschooling, permaculture, etc. Cette absence a pour résultat que beaucoup trop de québécois, les enfants et leurs mères en premier lieu, souffrent de l'incompréhension et de la violence de l'enfermement ou de l'exclusion de leur entourage. Mon sujet de prédilection du moment, dans mes moments d'écriture qui sont nombreux ces temps-ci (grâce à la présence du papa), est justement le manque de tissu social, essentiel aux humains, pour vivre selon leur vraie nature. À suivre, donc.

Remerciements

Thank you Ann ! 
Merci aux éditions du Hêtre, merci à ma famille pour ces moments magique.

Merci à nos enfants, pour leur courage, leur persévérance, leur soif de justice qui nous guide, leur douceur, leur sagesse et leur soif de vérité qui nous tient debout.

Merci à Stéphane, pour sa présence et sa force dans la guérison.

Merci à ma mère, qui a partagé plusieurs de ces moments de complicité et d'amour maternel. J'ose espérer qu'ainsi, elle a pu guérir d'anciennes blessures causées pas le manque de soutien à l'allaitement de ses enfants.
Merci à mon père qui a emmené l'aîné à l'aréna ou au Musée et pour ces moments où il a porté notre petit et l'a promené dans ses bras pendant cette heure chaque jour où il était tendu et que mon dos ne tenait plus.

Merci à ces mères de la LLL, maintenant Allaitement-Québec, qui se dévouent pour aider les autres. Je pense encore à Marie-Josée, à Manon et à Joyce, enfin, qui a littéralement sauvé notre allaitement avec notre tout petit.

MERCI !
Edith

jeudi 31 mars 2011

Ils croient en....



Je lis « Le Guide Galactique - tome III », du regretté Douglas Adams (encore plus regretté quand on le lit Le Guide Galactique, je vous assure) et voici un extrait que je ne peux garder pour moi. Je suis au chapitre 14, page 136, où le peuple de la planète Kriquète est accusé d'avoir tué deux grillions d'êtres vivants, sur des tas de planètes dans leur univers, et on écoute le Président du Conseil des Juges des Crimes de Guerre de Kriquète:
« Bon, écoutez-moi, un peu. Admettons, bon, enfin que ces gars, là, ils ont bien le droit d'avoir leur vue personnelle sur l'Univers. Et selon cette vue, que l'Univers lui-même leur a imposée, d'accord, ils ont bien fait. Ça peut paraître dingue mais je pense que vous partagerez mon avis. Ces gars croient en... »

Il consulta un bout de papier qu'il avait retiré de la poche-revolver de son jean judiciaire.

« Ils croient en "la paix, la justice, la moralité, la culture, le sport, la vie de famille, et l'annihilation de toutes les autres formes de vie". »
Il haussa les épaules.
« J'ai déjà entendu bien pire. »
__________________________________

... j'ai comme l'impression de connaître ce peuple, moi... 

E

dimanche 27 mars 2011

Tire d'érable, sucre et astro-photo !

Samedi dernier, nous avons passé une sucrée de belle soirée (végane, bien sûr), en famille et entre amis.

Au menu:

  • soleil et ciel bleu aux Chutes Montmorency
  • achats à la fruiterie
  • emprunt de sirop d'érable
  • jeux de Wii (Mario Kart, SSBB...)
  • croustilles de maïs et salsa douce (douce? ayoye!)
  • cuisine à quatre
  • salade de chou kale massé (et détendu :-
  • crudités et tartinades
  • pain français
  • Tire d'érable maison, surveillée de près
  • salade de fruits volée (chez grand-maman ;-) 

ET...

sur neige trouvée dans la cour... par les boys !

Sucre mou, dur, et cassonade en moins de 2 minutes, par O !

Astronomie dans un ciel sans nuage



Et la dernière de la soirée, lune argentée.

Toutes les photos ont été prises par J avec le Nikon Coolpix 5400 familial, sans adapteur.

samedi 26 mars 2011

Décès de Jean Liedloff, auteure de Le concept du continuum

Dure fin de soirée, je suis triste.

Au moment où j'ai enfin la possibilité de fouiller à fond les écrits et les livres sur la véritable nature de l'humain, de l'enfant. D'aller à fond dans ce qu'est un vrai maternage, l'attachment parenting. En ce début d'un printemps différent, où je replonge sur le site web des Louves, deux des femmes qui m'ont le plus inspirée dans ma vie, pour y lire les textes et traductions absolument essentiels quand on est parent. Alors que je redécouvre aussi les écrits de Wendy Priestnitz, mère unschooler parmi les pionnières au Canada et auteure elle aussi,  et que je visite son blog environ une fois par semaine, j'y apprends ce soir (vendredi 25 mars) que l'auteure qui a reçu le titre de « trésor vivant », celle sur le site web de laquelle je suis venue lire et faire des recherches depuis une dizaine de jours, celle qui a écrit ces mots puissants de  l'extrait que j'ai imprimé la semaine dernière, lu avant-hier et prêté à mon cher et tendre hier afin qu'il le lise aussi en attendant le 26 du mois (quand on vit à crédit pour guérir, il faut aussi surveiller la date du relevé de carte de crédit) pour pouvoir commander son livre Le concept du continuum, j'apprends donc que la seule et unique Jean Liedloff est décédée il y a 10 jours, le 15 mars 2011.
*****
Sur la page d'accueil du site internet de madame Liedloff, on peut lire (traduction libre):

En mémoire de Jean Liedloff
Le 15 Mars 2011, le monde a perdu une grande visionnaire - celle dont le travail continue à inspirer les nouvelles générations de parents, les soignants et tous ceux qui cherchent à comprendre la vraie nature de l'être humain.

À la mémoire de notre chère amie Jean Liedloff, nous invitons ceux d'entre vous qui l'ont connue, ou qui ont bénéficié de son travail, à partager vos pensées et vos histoires ici. Nous vous invitons également à lire ce que d'autres amis, collègues, et les adeptes du travail de Jean ont partagé ici. Il suffit d'utiliser les liens ci-dessous pour commencer. . . .
Je suis triste ce soir... cette grande dame que je rêvais de rencontrer, d'inviter à donner une conférence au Québec... merde, et re-merde ! Raison de plus de lire son livre... aurai-je la force et le courage de partager et de répandre son message ? Je crois, oui. Je le veux tellement.
Tout autour de nous, tout est difficile, tout est différent... les catastrophes environnementales dont le Japon vit la plus récente, les guerres, les génocides, les gouvernements renversés (même ici, au Canada, aujourd'hui même), les difficultés personnelles et familiales de tant de gens autour de nous depuis quelques années, les déprimes, dépressions, les maladies de toute sorte et les décès après de longues souffrances. Deux amies ont perdu leur mère en janvier. Un voisin, père de trois jeunes enfants, est décédé d'un cancer la semaine dernière. Les funérailles auront lieu demain. Je ne pourrai pas y assister. Avant, j'allais toujours aux funérailles, maintenant je ne peux plus. Je pleure et je suis désespérée de ne pouvoir apporter aucun soutien aux gens qui souffrent. J'ai souvent l'impression que je pleure pour les autres dans ce temps-là. Comme si les larmes qui sont retenus pas d'autres, sortent par mes yeux. Comme si leur tristesse, leur désespoir, devait absolument être exprimé et passait par moi, quand je suis là. C'est très dur à vivre. Je suis capable pourtant, mais pas toujours, pas en ce moment. Je dois refaire mes forces et mon énergie avant. Alors, je ne serai pas là demain. Mais, depuis l'annonce de sa maladie, et même avant, depuis que je connais cette famille en fait, je suis de tout coeur avec eux. Ils doivent bien le sentir...
Ce que je vois dans tout ça, dans tous les problèmes des gens, de chacun, c'est que la vie et le monde se sont heurtés et dissociés. Complètement disloqués. Totalement. Un vrai clash, comme on dit en anglais. La séparation est amorcée depuis longtemps, trop longtemps. Reste à voir si on peut les réunir, les unir autrement, pour qu'ils soient plus forts que jamais. 
La vie est si belle !
Mais le monde, lui, est malade et il doit guérir pour s'unir à la vie.
Quel est le rapport avec Jean Liedloff, me direz-vous ? 
Le concept du continuum - À la recherche du bonheur perdu
Tout. 
Son livre, ses observations, sa vie

Le fait que c'est dans la première relation humaine que nous vivons, celle avec notre mère donc, que nous bâtissons notre être tout entier, et notre vie présente et future. Tout le noyau est là. Offrir aux mères le soutien essentiel pour bâtir cette relation d'amour inconditionnel, leur offrir le temps et l'espace nécessaire afin qu'elles puissent vivre réellement et entièrement leur maternité, un véritable maternage, là est le rapport. Sans la réussite de cette relation unique et nécessaire à tout petit humain, sans le soutien de l'entourage, de la société pour la mère et le père, il est impossible de changer le monde pour le mieux. C'est le noyau, c'est la base.
À suivre... je suis triste... et crevée, il est minuit et quart, on est déjà demain, je vais au lit !
Edith

mardi 15 mars 2011

Balade hivernale au pain de sucre - Chutes Montmorency

Hier, on avait envie d'une sortie en plein-air ailleurs que dans notre boisé habituel ou dans la forêt à côté alors on est allé du côté du fleuve et des Chutes Montmorency où on n'était jamais allés en hiver. Wow !
Le "pain de sucre", c'est cet amas de neige glacé qui se forme au pied des chutes, en hiver.
Avec le zoom au max, on arrive à mieux le voir.
Il est plutôt bas, donc passablement fondu déjà !

D'autres aventuriers, venus du fleuve, en motoneige. 
Ils ont l'air de s'amuser comme des fous.
Tout en haut des chutes, maintenant, 
un arrêt devant la glace sur la falaise.
À flanc de roc, des thuyas s'agrippent. Magnifique !
Le décor est époustouflant, même en hiver... peut-être plus encore en hiver!
L'arc-en-ciel, vu de la passerelle au dessus des chutes. Splendide !
À 83 mètres de haut (30 mètres plus haut que les Chutes Niagara), je me penche pour prendre cette image, juste avant que la batterie ne meurt... fini les photos ! 

On a lu, à l'entrée de la passerelle que le premier pont suspendu a été inauguré en 1856. 5 jours plus tard, le pilier ouest s'effondrait et le pont tombait emportant avec lui un couple de cultivateur et le jeune garçon qui les accompagnait. Pour en savoir plus sur l'histoire de l'endroit, c'est ici.

Le Guide Galactique - chanson thème




Juste pour le plaisir de l'écouter et de regarder ces superbes dauphins, encore et encore !


Le film est vraiment extraordinaire ! On l'a regardé à nouveau il y a quelques jours et on a bien ri, comme d'habitude. Douglas Adams était un écrivain hors du commun !

vendredi 11 mars 2011

On parle de unschooling au Québec ! ENFIN !

ENFIN, on parle de UNSCHOOLING au Québec. Et sur un site assez fréquenté, si j'en crois ce qu'on y dit.

The Legend Of Zelda - Ocarina Of Time
Bon, je dis enfin mais je sais bien que c'est pas la première fois qu'on en parle ! Bien des gens ont écrit sur le sujet. En anglais surtout, direz-vous !  
Évidemment, puisque les anglophones sont très majoritaires en Amérique du Nord. Faudrait apprendre l'anglais que je disais à une amie ce matin*! Mais, je sais bien à quel point ça peut être difficile quand on est une mère déjà occupée à temps plein par notre engagement de parent, en plus d'avoir le cerveau bien trop rempli par tous ces trucs à régler et à gérer dans une société telle que la nôtre. Je le sais parce que je le vis et parce que, depuis quelques années, j'essaie d'apprendre l'anglais EN PLUS (et bien d'autres choses) moi aussi!  Et je me débrouille pas mal maintenant mais c'est rien à côté de la vitesse grand V à laquelle nos fils l'ont appris eux, juste en vivant et en jouant (au Nintendo surtout). Le unschooling, c'est ça, entre autres.

On en a parlé en français aussi. Plusieurs fois. Léandre Bergeron, entre autres, le sait bien puisqu'il a essayé et pas qu'une fois. Qui a écouté ? Je veux dire qui, surtout, a entendu ? Car, comme le dit le dicton: « Y'a pas plus sourd que celui qui entend ! » (variante du dicton original que j'ai entendue d'une vieille dame il y a quelques années et que j'ai trouvé plus amusante et bien vraie) 
En tout cas, nous étions quelques-uns en 2001 (ou était-ce en 2002 ?), lors d'une rencontre chez Donald qui l'avait invité pour venir bavarder un moment avec des gens de Québec, autour d'un repas partage. Léandre, généreux, nous avait offert une copie de son plus récent manuscrit dans lequel il partageait ses pensées et des bouts de sa vie avec ses libres filles d'Abitibi-Hill. Quelle belle soirée dont je me souviens encore ! Le printemps suivant, il revenait nous voir avec, cette fois, des caisses pleines de son nouveau livre qu'il allait présenter au Salon du Livre de Québec. Le lendemain, devant le stand des Éditions VLB, Jérôme (qui avait alors 4 ou 5 ans), fatigué de marcher, s'allongeait sur le sol pour se reposer un moment. Léandre a alors traversé du côté public pour demander aux visiteurs de faire attention et de laisser le tapis rouge à notre petit garçon qui en avait besoin. Il déclarait : « voilà l'enfance, voilà la vraie vie ! »

Il n'y a pas eu que lui, bien entendu. Plusieurs autres ont aussi parlé de unschooling autour d'eux mais c'est difficile, car ça fait peur. Déjà de le vivre dans un monde si conformiste et apeuré... Je l'ai bien vu lorsque j'animais des déjeuners-mamans pour le GEM-Québec à une certaine époque. Dès que le sujet se pointait, qu'une étincelle allait s'allumer, il y avait quelqu'une (ou plus) pour l'éteindre à grand seau de cette peur bien ancrée en nous par la croyance populaire que les petits humains naissent incorrects et qu'il est de notre devoir de parents de les corriger. Je le sais, on me l'a fait croire à moi aussi. Quelle tristesse !

Et la tristesse encore, ça passerait, un jour, on sécherait nos larmes. Mais la violence qu'on fait à nos enfants en les forçant à obéir, à apprendre pour nous plaire, pour ne pas nous déranger aussi, toujours pour plus tard, pour faire comme tout le monde, pour endurer, pour s'endurcir, pour un diplôme, pour une job, pour du fric... ouash ! Propagande de survie.

J'ai fini par laisser tomber l'animation de ces rencontres et nous avons continué d'expérimenter de plus en plus le unschooling qui, naturellement, faisait partie de nous depuis toujours. Et on a réalisé que le unschooling, c'est comme la liberté. Facile à dire, je sais. Mais ce que je veux dire en fait c'est que le vieil adage « Notre liberté finit où commence celle de l'autre », c'est de la m.... ! Et c'est faux ! Notre liberté (on le sait pour l'avoir vécu à plein et depuis longtemps) ne finit pas où commence celle de l'autre, elle grandit dès que l'autre décide d'honorer la sienne, de l'accepter, de la vivre à plein, lui aussi ! C'est ça la réalité. Essayez pour voir.

Bon, je me calme et je vous parle un peu de cette vidéo que vous pouvez voir en cliquant sur le lien dans l'introduction de ce billet. Il s'agit du 12è webépisode de la déséducation dans lequel on peut voir (et entendre !) Marike Reid-Gaudet, Marilyn Rowe et Thierry Pardo (dont j'avais bien hâte de voir le visage). C'est bon de les entendre tous les trois. Et ce qui est aussi sinon plus génial, c'est que madame Reid-Gaudet a communiqué avec John Taylor Gatto, hier. Oui, madame ! Elle est à organiser une conférence qui sera donnée par ce grand monsieur du unschooling en mai prochain à Montréal. Trop cool, youpi !!!

ENFIN, on va parler de unschooling, du vrai (j'espère). Enfin, on va ouvrir une porte aux parents, une porte où ils pourront entrer et voir qu'il y a autre chose, une autre façon de penser, une façon de vivre. Et les parents, à leur tour, pourront ouvrir cette porte à leurs enfants, ouvrir une porte sur la sortie de secours pour échapper à l'école, cette prison qu'est la « scolarisation obligatoire ».

En tout cas, en attendant d'être à nouveau inspirés par les mots de monsieur Gatto, en attendant de trouver d'autres parents, d'autres familles, avec qui s'offrir mutuellement le soutien social essentiel, nous allons continuer d'y mettre nos énergies et nos efforts ici, sur ce blog, et ailleurs. Car nous l'avons assez vue et entendue autour de nous, partout où nous passons, cette recherche d'un mieux-être chez les familles. Bien des gens que nous rencontrons ont tellement mais tellement de questions sur le sujet (comme nous au début), car ils ont tellement, mais tellement envie de se sortir eux aussi de leur prison scolarisante, sclérosante, sociétarisante (comme nous avant) mais ils ne savent tellement, mais tellement pas comment (c'est ce qu'on pensait au début). En fait, je me rappelle et je crois que ce n'est pas qu'ils ne savent pas comment. C'est plutôt, pour la majorité, qu'ils n'ont tellement mais tellement pas de soutien pour explorer la vraie vie, c'est ça une grosse partie du problème. Alors, continuons. Parlons-en. Et agissons !

Edith

*Et pour celles et ceux qui auraient envie d'apprendre l'anglais tout en apprenant à connaître John T. Gatto, ils peuvent écouter cette interview. Plusieurs fois, au besoin. On sait jamais, ça pourrait marcher. ;-) Après, on peut vérifier ses connaissances en lisant l'article Against school que j'avais beaucoup apprécié lors de sa publication dans Harper's Magazine, même si à l'époque, lire un tel texte en anglais, ça me donnait un de ces mal de tête, ouille !

mardi 8 mars 2011

Alimentation crue et vivante avec Chantale Roy


On n'a pas l'habitude de faire de la pub ici mais comme ça a l'air délicieusement bon et que j'ai bien envie de revoir Chantale que j'ai rencontré lorsqu'elle habitait Québec, je partage cette annonce.

E

vendredi 25 février 2011

Vouloir être heureux


« Est-ce un droit? vraiment? de vouloir être heureux…? Est-ce un crime?!
VIVRE TRANQUILLE… Faire des choix, réfléchis, éclairés, de bon sens, pour être bien, pour être heureux…
On devrait en être libre… Et pourtant…
Ce n’est pas si facile, notre pays n’est pas si libre. Vous sortez des clous, et on vous regarde de travers. On vous prend au mieux pour des originaux… On vous prend aussi pour des gens bizarres, des extrémistes, des malades, des timbrés, des bêtement révoltés… On croit que vous faites partie d’une secte! Et voilà que les services de l’État vous mettent ce qu’ils peuvent de bâtons dans les roues, pour, même si vos choix n’ont rien d’illégal, vous épuiser pour que vous finissiez par revenir dans « le droit chemin ». Et voilà que des voisins, des amis, des parents, vous signalent!!! Oui, font venir chez vous assistantes sociales, psychologues, médecins, etc… Vous êtes suspects, montrés du doigt… Un signalement, ça veut dire que quelqu’un se permet d’estimer que votre enfant est en DANGER!!!… Ce quelqu’un, c’est sûrement quelqu’un qui lui-même a dû manquer de respect envers ses propres enfants, sans en être inquiété, parce que tout ce qu’il faisait était « admis » par l’ordre social, ou bien camouflé, ou les deux!… Écœurant… :-|
Les choix en-dehors de la pensée globale dérangent. Ils dérangent parce qu’ils remettent en cause un système bien huilé où on croit et fait croire qu’on fait subir plein de choses à nos enfants « pour leur bien ». On les sépare de leurs parents pour leur bien. On les enferme dans des écoles pour leur bien. On les dresse à dormir seuls pour leur bien. On les sèvre pour leur bien. On croit qu’être allaité longtemps, dormir avec sa famille, c’est pervers, c’est de l’inceste! (tiens demandez donc aux victimes d’inceste si dans leur famille on partageait la chambre! et demandez aux pervers sexuels s’ils ont été allaités et combien de temps! demandez! demandez bon sang!!) On croit que la crèche, l’école, la colo, ça « sociabilise » (ben voyons, c’est vrai que sans école pas d’amis hein, c’est bien connu! et pas de « réussite » non plus évidemment! vous connaissez le taux d’échec scolaire?! belle « réussite »!… vous pensez que nos enfants n’ont pas d’amis? sont associables?! Hier la petite a rencontré une dame, elle lui a dit bonjour, lui a montré les fleurs qu’elle venait de cueillir dans l’herbe, elle dit très bien « myosotis »! Elle lui a expliqué que c’était pour son papa… boudiou quelle associable cette enfant, pfffiou!… Le ptigars dit bonjour dans la rue, et se demande pourquoi tous ces gens, qui ont sûrement été bien scolarisés comme il faut, ne répondent pas pour la plupart… Lui, tout ce qu’il a d’associable, c’est la collectivité, la crèche, l’école, la séparation, qui le lui ont appris, c’est beau hein!…). On croit que ces collectivités ça aide à « grandir », et que si on ne fait pas rentrer nos enfants dans le moule alors ils seront malheureux. Ah ça, peut-être ne se leurreront-ils pas d’être heureux, comme la plupart des moutons que nous sommes… On croit que nous nous coupons du monde. Alors que nous sortons, que nous nous informons, que nous avons des amis, que nous festoyons, que nous allons au cinéma, au parc, aux expos… Alors que nous regardons les séries à la mode pleines de beaux médecins et de femmes au foyer désespérées, alors que nos enfants peuvent vous battre à Mario Kart! On confond liberté, respect, et laxisme, on croit que nos enfants n’ont aucune limite. Ah c’est sûr, ils n’ont pas celle d’obéir et de se soumettre bêtement sous prétexte qu’en face c’est un adulte, un ancien, un plus fort.
Ces choix dérangent parce qu’ils risquent de nous mettre face à ce qu’on fait subir à nos enfants, ça nous éclabousse et ça nous fait mal, il vaut mieux les rejeter en bloc… Pour continuer à blesser nos enfants en toute bonne conscience. Ces choix révèlent des choses pas drôles, pas belles, et ça dérange. [...] » ~Imocarpé

NOTE : ce texte n'est pas de nous mais il représente si bien ce qui se passe partout dans les sociétés modernes que nous partageons ici et vous invitons à aller lire la suite sur le blog d'Imocarpé.

mercredi 23 février 2011