jeudi 5 avril 2012

Comment on apprend à lire - vivre le unschooling

Une des questions qui revient le plus souvent quand on vit le unschooling, c'est sûrement: comment on apprend à lire ?

Réponse courte, par l'un de nos enfants:
« Où que l'on pose notre regard, il y a toujours quelque chose d'écrit dans notre langue. Il est impossible pour quelqu'un qui vit dans un tel environnement de ne pas apprendre à lire. C'est au moment où on cesse d'y penser et de vouloir que notre enfant apprenne qu'on se rend compte qu'il sait lire. C'est à ce moment-là qu'il le laisse transparaître, qu'il le montre. »
Le unschooling, c'est choisir comme priorité notre relation avec notre enfant. Ce n'est pas une méthode d'enseignement. C'est un mode de vie.


Posons-nous des questions
Si vous vous demandez comment on peut apprendre à lire en vivant le unschooling, vivez votre questionnement. Posez-vous des questions:
  • Que signifie, pour vous, apprendre ?
  • Que signifie, pour vous, enseigner ?
  • La lecture, pour vous, est-elle dans une catégorie à part ?
Par exemple, vous pourriez comparer l'action de lire avec celle d'observer, écouter, planter, chanter, nager, etc. 
  • Si oui, alors demandez-vous pourquoi. 
  • D'où vous vient cette idée ? Ou de qui ? Ou de quand ?
  • Selon vous, apprendre peut-il être forcé ? Ou obligatoire ?
  • Apprendre à lire à tel ou tel âge peut-il être tellement « indispensable » qu'il faudrait, selon vous, l'imposer ?
  • À qui ? Pour qui ? Pourquoi*?
* Pourquoi signifie deux questions différentes: 
  • a) avec quelle motivation, questionne le "avant", la pensée sous-jacente;
  • b) pour quoi faire, questionne le "après", le but.
« On ne peut imposer quelque chose à quelqu'un, même subtilement, surtout insidieusement, sans briser la relation... et c'est là l'essentiel du unschooling. »

La lecture, une chose naturelle
Je me rappelle en juin 2000, Stéphane a assisté à un atelier sur la lecture, par un monsieur Nadon (j'ai oublié son prénom), qui avait dit quelque chose comme: « Procurez à votre enfant une carte de bibliothèque. Et lisez ce qu'il aime, ce qu'il choisit. » En tout cas, c'est le résumé que m'en avait fait mon cher mari. C'était tout simple et c'était, surtout, quelque chose qu'on faisait déjà. On avait chacun une carte de bibliothèque, et on lisait toutes sortes de choses, tout naturellement, au quotidien. Nos enfants ne pouvaient pas ne pas avoir vu.


Comment ça s'est passé chez nous ? Back to the... past!
Back to the Future, deux passions en une.
Il y a longtemps, notre tout petit garçon avait une passion pour les voitures et les plaques minéralogiques. Chaque fois qu'il en voyait une, il nous demandait ce qui était écrit dessus et mémorisait probablement, petit à petit, les lettres et chiffres qu'il pouvait aussi retrouver un peu partout autour de lui, chez nous et ailleurs. C'était amusant. Ça nous demandait parfois de l'accompagner de longs moments dans les stationnements car il voulait qu'on lui lise chaque plaque de notre voiture jusqu'à la dernière voiture avant la porte de l'endroit où on entrait et pareil au retour, de l'autre côté de l'allée, mais c'était OK pour nous. Et comme nous l'accompagnions de bon cœur à chaque fois, il acceptait facilement de n'en lire qu'une ou deux, ou même aucune parfois lorsque nous étions pressés par le temps, parce qu'il savait qu'il pouvait nous faire confiance et que la prochaine fois, on allait en lire plusieurs à nouveau. Nous nous rappellerons toujours ce soir de juillet, dans l'immense parking des Chutes Montmorency, après le spectacle des Grands Feux Loto-Québec... ! ;-)

Premières syllabes
Peu après cet épisode, c'était peut-être l'année suivante, notre petit garçon était à la station d'essence avec son papa. Après avoir fait le plein, alors que Stéphane remettait le pistolet en place, petit garçon a demandé s'il voulait un reçu. Papa lui a demandé de quoi il parlait. Fils a répondu que s'il voulait un reçu, il n'avait qu'à appuyer sur le bouton, là, devant lui. Stéphane, surpris, lui a demandé comment il savait qu'on pouvait avoir un reçu en appuyant sur ce bouton. Notre petit garçon a répondu que c'était écrit « reçu ».

C'est comme ça que le papa a appris que son fils savait lire des mots simples. Il est rentré à la maison tout content de me raconter ça... comme si je ne le savais pas déjà ! :-) Le papa était surpris car il ne savait pas que son fils savait lire.  
(peut-être aussi surpris que Joseph Pagnol, lorsque le petit Marcel s'est mis à lire à un âge où il ne "devait" pas savoir... et alors Augustine, la maman, a caché les livres car c'était dangereux de lire à cet âge, disait-elle, ça allait lui donner mal à la tête...)

Comment saurais-je s'il sait lire ? ou ce qui se passe dans SA tête
Nous avons toujours lu avec, devant et/ou pour nos enfants depuis qu'ils sont bébés. Si j'essaie de bien saisir comment et quand ils ont appris, c'est quasi-impossible car ça se passait dans leur tête à eux. Ce dont je me rappelle bien, en revanche, c'est ce moment où ils ont lu à voix haute quelque chose devant moi. Je me souviens ce jour où j'ai trouvé notre fils, crampé de rire dans la chambre à l'étage... Je suis montée tout doucement et me suis arrêtée sur le pas de la porte: il était assis au sol, accoudé sur le matelas où il avait posé un livre emprunté à la bibliothèque. Il avait le visage tout rouge, il riait, il riait ! J'entends encore son rire contagieux.  Il a levé les yeux et m'a dit que l'histoire était drôle. Il lisait. Et oui, il lisait, seul, et je savais qu'il comprenait ce qu'il lisait puisqu'il trouvait ça drôle! Pépé, Flox et le facteur. Je n'oublierai jamais le titre et le moment.
C'est comme ça que moi, j'ai appris que notre fils savait lire.

Une carte de bibliothèque ... ou le monde ?
Bien sûr, la carte de bibliothèque a été un outil intéressant, tout comme les dépliants publicitaires, les mots sur les affiches sur la route, les cartes de souhaits, le Magna Doodle, les listes d'épicerie, internet, les jeux vidéos, en somme le monde autour d'eux, et nous en relation avec ce monde. 

La relation, la confiance, une attitude
Pour chaque questionnement que nous avons eu par rapport à l'apprentissage, nous avons toujours amélioré notre relation avec notre enfant et notre bien-être à tous lorsque nous avons suivi notre cœur, notre instinct, plutôt qu'un livre, ou une méthode. En choisissant la confiance plutôt que la méfiance et la peur aussi, même lorsque ça nous semblait difficile. Alors, nous prenions le point de vue de notre enfant plutôt que celui des adultes autour de nous. Le regard de l'enfant, son attitude, son corps tout entier, réponds à ce qu'on fait, à ce qu'on vit. Il suffit d'observer, d'être présent. Suivre une méthode pour enseigner la lecture à nos enfants nous a été non seulement inutile mais nous aurait paru tout à fait incongru et inapproprié. 

« Écoute ton cœur et ton enfant, pas tes peurs et les gens autour de toi. »
~ Édith

mardi 3 avril 2012

Quand est-ce qu'ils vont apprendre à lire - Dr. Alan Thomas

L'article suivant a été publié sur le site web Les enfants d'abord: http://www.lesenfantsdabord.org/pages/lire.php
Dr. Alan Thomas, chercheur à l'Université de Londres, Institute of Education, a interviewé cent familles anglaises et australiennes instruisant leurs enfants à la maison. Il a publié les résultats de son étude dans le livre, Educating Children at Home, ed. Cassell, Londres, 1998.

Au cours de sa recherche, il a constaté que beaucoup d'enfants éduqués à la maison ont commencé à lire tard. Voici un extrait de ses observations à ce sujet :

« Un résultat complètement inattendu (de l'étude) était le nombre d'enfants qui commençaient à lire " tardivement ", aussi tard que 10 ou 11 ans. Il était encore plus étonnant de constater que le fait de lire tard n'avait, autant qu'il est possible de le vérifier, aucun effet adverse sur le développement intellectuel, l'équilibre, ou l'acquisition ultérieure d'une lecture efficace. En général, ces lecteurs " tardifs " rattrapaient très vite et dépassaient le niveau de lecture correspondant à leur âge et, comme d'autres enfants éduqués à la maison, aimaient lire.

J'étais étonné de trouver des enfants qui lisaient tard, m'attendant plutôt à ce que ces enfants soient en avance, tout simplement à cause de l'attention individuelle dont ils bénéficiaient. Sur 100 familles faisant l'objet de l'étude, 19 enfants (12 garçons et 7 filles) pourraient être décrits comme des lecteurs " tardifs " sur 105 qui n'avaient jamais été à l'école et qui étaient âgés d'au moins 8 ans au moment de l'entretien. On peut conclure que l'acquisition tardive de la lecture est un aspect particulier de l'instruction à la maison, du moins pour les enfants n'ayant jamais fréquenté l'école.

L'expérience de ces enfants remet en cause la croyance générale qu'un enfant devrait lire au plus tard à 7 ans. Mais pourquoi exige-t-on qu'un enfant doit lire à 7 ans ? Tout simplement parce que l'organisation de l'enseignement à l'école en dépend. A partir de 7 ans, la plupart des activités de la classe sont basées sur la lecture et l'écrit. Il n'y a pas, par contre, une justification théorique pour cette pratique.

Les disciples de la philosophie Steiner pourraient prétendre que le manque d'intérêt pour la lecture de la part de certains enfants avant 7 ans justifie leur pratique de ne pas démarrer l'apprentissage de la lecture avant cet âge. Mais cette prétention n'est pas fondée non plus. Beaucoup d'enfants sont heureux d'apprendre à lire avant cet âge, certains apprennent même tout seuls.

Les enfants à l'école qui ne parviennent pas à lire à l'âge prescrit de 7 ans font l'objet d'une pression de la part des parents et enseignants, et sont peut-être rejetés aussi par d'autres enfants parce qu'ils sont montrés du doigt comme ayant besoin d'une attention particulière. C'est peut-être à cause de ce sentiment d'échec de la part de l'école qu'il est facile de trouver un " problème " à l'enfant, d'attribuer le manque de progression en lecture à des dysfonctionnements divers tels que la dyslexie, un déficit d'attention (" attention deficit order "), un déficit dans l'assimilation de l'information, et d'autres difficultés d'apprentissage, ce qui ne fait qu'exagérer l'existence réelle de ces problèmes au sein de la population scolaire.

Une conséquence plus générale et insidieuse de cette préoccupation intense qu'a l'école d'enseigner la lecture est que beaucoup d'enfants se résignent à acquérir péniblement les bases de la lecture, sans y prendre plaisir, et donc ne parviennent jamais à lire avec bonheur.

Pourquoi est-ce que les enfants instruits à domicile n'apprennent pas à lire plus tôt ? Manque d'intérêt et de motivation, intérêt pour autre chose, le fait de trouver cela difficile et ennuyeux. Peut-être parce que la lecture n'a aucune importance immédiate pour eux. Si, par exemple, ils sont intéressés par des maths, le dessin, le bricolage, le jeu, les conversations avec d'autres membres de la famille, peut-être qu'ils ne ressentent pas le besoin de lire, particulièrement si les parents sont disponibles pour lire toutes les histoires qu'ils veulent et pour répondre à toutes leurs questions. Quelles que soient les raisons, l'acquisition de la lecture n'a pas la même urgence à la maison qu'à l'école, du moins pour ces enfants
Ce que ces enfants éduqués à la maison nous apprennent ici est que l'âge auquel ils commencent à lire, dans certaines limites, n'est peut-être pas important. S'ils ont la capacité de traiter et assimiler des informations, capacité nécessaire à l'acquisition de la lecture, nous ne devrions pas trop nous préoccuper du moment où ils apprennent à lire.» ~Alan Thomas

Le site du Dr. Alan Thomas, chercheur rattaché à l'Université de Londres: http://www.howchildrenlearnathome.co.uk/

dimanche 1 avril 2012

Alan Thomas sur l'apprentissage informel - unschooling

Source : http://laia.asso.free.fr/plumath.html
Extrait de Les Plumes de LAIA  n°13,  octobre 2009
Alan Thomas
Une interview exclusive

Alan Thomas est chercheur. Depuis une vingtaine d'années, il poursuit des  recherches sur la façon dont les enfants apprennent, ce qui l'a amené à s'intéresser à l'instruction à domicile et plus particulièrement aux apprentissages informels ou auto-gérés. Il a travaillé en Angleterre, en Espagne, en Hollande et en Australie. Depuis 12 ans, il travaille à l'Institute of Education, Université de Londres.

Vous étudiez la façon dont les enfants apprennent depuis de nombreuses années maintenant. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?
Alan Thomas :
Premièrement, c’est le fait que les enfants peuvent apprendre, de manière informelle, au moins autant que ce qu’ils auraient appris s’ils avaient été à l’école, et ce sans toute la structure que les éducateurs professionnels croient essentielle.
Ceci est vrai jusqu’à l’âge auquel les enfants peuvent avoir besoin d’étudier de façon formelle pour un examen. Deuxièmement, c’est la façon dont ils apprennent. Quand ils sont bébés ou bambins, ils apprennent de manière informelle. L’apprentissage de la langue est un excellent exemple. Il n’y a aucune raison de changer de pédagogie lorsque l’enfant atteint l’âge de l’école. C’est simplement une continuation de ce qui a été fait jusque-là. Troisièmement, bien que les parents soient importants, les enfants sont les architectes de leurs propres apprentissages. Quatrièmement, c’est le très large éventail d’approches possibles qu’il existe dans l’instruction en famille, du très formel au très informel. Enfin, c’est le fait qu’apprendre à lire « tard », après l’âge de 7 ans, est très commun et finalement peu important.

Les bambins apprennent en alternant des périodes de progrès et des périodes de régressions. Est-ce que l’apprentissage intellectuel présente le même schéma ou est-ce un apprentissage plus linéaire ?
A. T. :
Je n’ai pas étudié cela dans les détails, mais de façon générale je dirais oui, absolument. J’ai en mémoire une enfant qui a appris de façon informelle de 7 ans à 11 ans. J’ai été très surpris d’observer la façon dont ses apprentissages progressaient. Il y avait très certainement des périodes de progrès et des périodes de régressions qu’il m’a été presque impossible d’expliquer. C’était assurément non linéaire. Elle apprenait très  vite dans les domaines qui étaient importants pour elle, comme compter l’argent ou lire l’heure en fonction des programmes TV. A l’âge de 11 ans, elle avait couvert une grande partie de ce que l’on enseigne aux enfants à l’école. [...]

Nous avons pris connaissance des recommandations de M. Badman en vue d’une nouvelle législation sur l’instruction en famille en Grande-Bretagne pour, entre autres, garantir que les enfants reçoivent une bonne instruction. Pensez-vous que rendre obligatoire pour les parents de présenter chaque année un programme prévisionnel approuvé pour les 12 mois à venir soit à encourager ?
A.T. :
Non, je ne pense pas que cela doive être obligatoire. Si cela devait l’être, alors les apprentissages informels ou autonomes deviendraient impossibles. Si cela arrive, alors le monde serait privé de connaissances sur les façons de s’instruire qui sont très différentes des pratiques scolaires établies. Et il y a maintenant énormément de familles dans de nombreux pays qui ont démontré le succès de cette approche éducative. De plus, en Angleterre et au Pays de Galles, la loi est claire sur le fait que le parent est responsable de l’instruction de son enfant, que ce soit à l’école ou « autrement ». Le parent assume le rôle du professionnel éducatif et donc il devrait être libre de décider des options pédagogiques.

Que pensez-vous que puisse être l’impact d’un contrôle annuel des progrès de l’enfant sur la façon dont il apprend (ou est instruit) au cours de l’année ?
A.T. :
La seule raison d’être de ce contrôle est de comparer avec l’école. Cela n’a pas de sens dans le cadre de l’apprentissage informel parce que les enfants apprennent à leur propre rythme et ce qui les intéresse. Bien sûr, certains parents peuvent vouloir savoir où se situe leur enfant par rapport à l’école. Dans ce cas, ils peuvent facilement le découvrir par eux-mêmes sans être contrôlés.

Que pensez-vous qu’il serait utile de mettre en place pour s’assurer que chaque enfant reçoit l’instruction à laquelle il a droit et qui, dans le même temps, n’irait pas à l’encontre des apprentissages autonomes ?
A.T. :
J’ai assisté aux conférences organisées dans les Landes l’an passé (ndt : lors de la rencontre annuelle de l’association Les Enfants D’Abord), et quelqu’un a dit qu’un inspecteur lui avait demandé dès le mois de septembre le programme qu’elle allait suivre pour l’année à venir. Elle lui a répondu : « Si vous venez en juin, je pourrai vous le donner ». Cela résume très bien le problème. Et c’est une chose que les inspecteurs, enfermés dans une perspective scolaire, ont beaucoup de mal à admettre. Finalement, tout ce qu’on peut leur dire, c’est qu’ils doivent comprendre une approche très différente, approche suivie par de nombreux parents dans de nombreux pays du monde entier, et qu’ils sont suffisamment nombreux à avoir intégré l’enseignement supérieur ou la vie professionnelle pour maintenant savoir que ce mode éducatif est efficace. [...]
C’est surprenant tous les sujets de conversation et tous les centres d’intérêts qu’un enfant peut avoir sur une courte période de temps. Une quantité énorme d’apprentissages a lieu. Cela n’a pas d’importance que ce ne soit pas planifié ou séquencé comme ça l’est à l’école. Presque tous les apprentissages de l’enfance se font ainsi.
Il est évident que tous les parents veulent que leurs enfants acquièrent les connaissances que les enfants apprennent à l’école et il est évident qu’ils font en sorte que leurs enfants aient l’opportunité d’acquérir ce savoir en proposant un matériel approprié à la maison ainsi que des expériences en dehors de la maison. [...]
Un problème particulier pour les inspecteurs est l’apprentissage de la lecture. [...] Tout ce que je peux dire, c’est que dans ma recherche je me suis aperçu que de nombreux enfants ne savent pas lire entre 8 ans et 10 ans ou plus, puis ils apprennent rapidement et ont un niveau de lecture qui dépasse largement celui de leurs pairs scolarisés.
En conclusion, ce qui est certain, c’est que le chemin des apprentissages autonomes ou informels est un chemin basé sur une philosophie très différente, mais de plus en plus fréquente et connue pour être efficace. [...] 

Comment la créativité des parents qui instruisent leurs enfants pourrait-elle influencer l’école de demain ?
A.T. :
C’est une question difficile. Ironiquement, de nombreux professionnels de l’enseignement veulent que les enfants scolarisés fassent l’expérience des valeurs qui sont importantes pour les parents homeschoolers : apprendre à son propre rythme, suivre ses intérêts, apprendre dans la vraie vie et non à l’intérieur d’un bâtiment coupé du monde, avoir des relations sociales avec des enfants de tous âges. En particulier, les enfants instruits en famille, et plus spécialement ceux qui appre
nnent de façon autonome, sont responsables de leurs propres apprentissages, une chose que les enseignants veulent mais n’obtiennent généralement pas. [...] Par-dessus tout peut-être, c’est que l’enfant instruit à la maison reçoit une attention personnalisée de la part de ses parents quelle que soit l’approche éducative choisie. L’enseignement personnalisé est devenu l’expression à la mode au Royaume-Uni. Mais personne n’a dit comment cela peut être fait à l’école.
Karine Povert
Interview et traduction
Note : extraits surlignés par J'OSE la vie !

Le site internet du Dr. Alan Thomas et Harriet Pattison :
http://www.howchildrenlearnathome.co.uk

Bibliographie :
En français
Ce que les parents qui instruisent à la maison peuvent enseigner au monde sur la nature de l’apprentissage
, de A. Thomas, dans Apprentissage auto-géré et instruction à la maison : une perspective européenne, Educational Heretics Press, 2006, ISBN 190021931X
En anglais :
How children learn at home, de A. Thomas et H. Pattison, Continuum International Publishing Group, 2008
Educating your child at home, de J. Lowe et A. Thomas, Continuum International Publishing Group, 2002
Informal Learning, de A. Thomas, dans Primary Teaching Assistants: Learners and Learning, de F. Hancock et J. Collins, Open University Press, 2005
Prevalence of home education in England : a feasibility study, de A. Petrie, G. Windrass et A. Thomas, DFES Research Report, 1998
Educating children at home, de A. Thomas, Cassell, 1998 (lire un extrait en français)
Individualised Teaching, de A. Thomas, dans Oxford Review of Education, 1992
Conversational Learning, de A. Thomas, dans Oxford Review of Education, 1994

mercredi 28 mars 2012

Étude sur le unschooling par Peter Gray - résultats partie 2

On vous en parlait ici, le 28 février dernier. Dr. Peter Gray a publié hier la seconde partie des résultats de son étude sur le unschooling.

source: Psychology Today
résultats étude Dr. Gray
Cette partie s'intitule: "Qu'est ce qui amène les familles à "Unschooler" leurs enfants? Rapport II"

La première partie est en cours de traduction par une maman bénévole d'un groupe de notre région. Nous essaierons de traduire cette seconde partie des résultats prochainement.


En attendant, vous pouvez les lire en anglais ou trouver une personne de votre entourage pour vous faire la traduction simultanée, et apprendre l'anglais en faisant du unschooling ! :-)

À tout bientôt avec la suite en français !

Edith


P.S. Nous sommes à la recherche de bénévoles pour faire de la traduction de l'anglais vers le français pour notre journal JOSE La Vie !


What Leads Families to “Unschool” Their Children? Report II

lundi 19 mars 2012

L‘éducation, hors des sentiers scolaires | euronews, learning world

Je viens d'apprendre qu'on peut regarder la vidéo en français (et plusieurs autres langues), juste en changeant la langue dans le menu déroulant au haut de la page sur le site web de euronews. Alors, voici la présentation en français telle qu'elle est sur euronews, et en cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à la version française. Cool ! 


Edith

L'éducation, hors des sentiers scolaires | euronews, learning world


L‘école est l’institution centrale du système éducatif et le lieu d’instruction par excellence. Mais peut-on apprendre en dehors des salles de classes?
Portraits de ces apprenants non scolarisés, qui ont fait le choix de s’instruire ailleurs et autrement.
Allemagne : plan de sortie du système éducatif
Dale J. Stephens a quitté l‘école vers l‘âge de 11 ans. Fort d’une série d’expériences diverses, il crée à 20 ans le mouvement social Uncollege.
L’idée fondatrice : le diplôme n’est pas l’unique clé de la réussite.
A Berlin, un projet similaire a vu le jour. Intitulé Playducation, il propose des méthodes d‘éducation alternatives.
*France : la famille Stern *
André Stern n’a usé son pantalon sur les bancs d’aucun établissement scolaire et c’est aujourd’hui sa fierté. Une fierté inébranlable, pour preuve : lorsqu’ on lui a demandé, à l’armée, de cocher la case “analphabète”, il s’en est à peine offusqué.
Arno, le père, est le créateur du “Closlieu” à Paris. Accueillant des enfants d‘âges divers, cet espace est un havre d’expression personnelle sans contrainte ni compétition, en marge de ce qu’Arno Stern caractérise de “pollution scolaire” .
*Etats-Unis : vers un enseignement libre et ludique *
Le nombre d’enfants bénéficiant d’une instruction à la maison est estimé à plus d’un million dans le monde.
Chez les Emerson, famille qui se revendique éduquée plutôt que diplômée, l’apprentissage est guidé par les choix et les motivations des enfants.
Plus d'actualités sur : 
Copyright © 2012 euronews

Unschooling: la nouvelle classe d'apprentissage sur euronews, learning world

Unschooling: the new class of learning | euronews, learning world

Une émission de télévision sur euronews. En anglais seulement mais nous avons traduit en français la présentation. Ci-dessous.


Traduction: Les Éditions JOSE
Copyright © 2012 euronews


De nombreux parents retirent leurs enfants du système scolaire formel en faveur d'une façon plus libre d'apprendre.




Ce n'est pas l'enseignement à domicile, où le programme standard est enseigné par les parents ou tuteurs. Ils appellent cela unschooling, où les jeunes sont encouragés à explorer les choses qu'ils veulent apprendre ou pour lesquels ils ont un talent spécifique.


À Berlin, nous rencontrons un jeune Américain qui a tourné le dos à l'école au moment où il était âgé de 11 ans. Dale J. Stevens écrit un livre qu'il décrit comme «un guide pratique pour l'apprentissage des compétences que l'école n'enseigne pas, mais qui sont nécessaires pour réussir dans le monde réel». Le livre est basé sur ses expériences en tant que unschooler mais intègre également les histoires d'autres personnes qui ont trouvé le succès dans des moyens non traditionnels.


À Paris, nous rencontrons la famille Stern. André Stern est un nom bien connu dans le monde de la musique, mais il n'est jamais allé à l'école. Il a été élevé dans un foyer où la passion est considérée comme le moyen d'apprentissage idéal et le secret derrière la compétence.


Dans l'état de New York, la famille Emerson a également embrassé le unschooling. Ils fuient le programme officiel pour encourager leurs enfants de 12 et 9 ans à suivre leurs passions et leurs intérêts.


The Albany Unschoolers:
albanyareaunschoolers

More about: 
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jeudi 15 mars 2012

Le unschooling, pas seulement pour les enfants

photo: family - pixabay
Chaque fois que la liberté de vivre leur vie n'était pas compromise, nos fils agissaient (et agissent toujours) comme des humains, de vrais humains libres de l'être, je veux dire. Ils sont à fond dans quelque chose le temps que l'intérêt y est, puis hop ! ils passent à autre chose. Ils y reviennent si quelque chose dans leur environnement change, si un événement nouveau les y ramène. Ils vont toujours jusqu'au bout de leur intérêt, de leur désir d'apprendre, de savoir; ils ne se laissent pas distraire ou égarer.

En vivant ainsi à leurs côtés, nous avons réalisé que nous (les parents) avons souvent été distraits parce qu'on nous obligeait à faire autre chose (école, tâches, devoirs...), et que ce phénomène culturel/artificiel nous a empêché non seulement souvent d'apprendre ou de comprendre, mais aussi d'être nous-même. Et de ressentir par nous-mêmes le goût d'apprendre telle ou telle chose, ou même le désir de laver la vaisselle, de balayer, de réparer ou fabriquer un truc. C'est aussi pour cela le unschooling, pas seulement pour les enfants, mais pour les parents. 

Vivre avec nos enfants, être là AVEC eux, à leurs côtés, leur dire oui, c'est avoir du temps pour nous, être là avec nous, se dire oui à nous. Le unschooling est le plus beau cadeau que la vie nous ait offert, le mot lui-même est synonyme de vie.

Merci à nos enfants, merci de tout coeur ! 
Édith et Stéphane

dimanche 11 mars 2012

Choisir le unschooling, choisir la joie !

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
Choisir le unschooling (apprentissage informel / autonome / dans la vie) est un choix qui peut être difficile à faire dans une culture telle que la nôtre car le vécu, plus que le mot encore, est méconnu, incompris, interprété et colporté à tort et à travers. Du coup, les unschoolers sont parfois regardés de haut, avec un certain dédain - parfois aussi avec un certain aura de mystère - sans compter les opinions biaisées et innombrables préjugés auxquels ils peuvent faire face. Entre autres, on assimile parfois à une certaine irresponsabilité ou négligence ce mode de vie conscient choisi par des parents qui sont animés par un intérêt sans borne pour l'apprentissage, qui offrent à leurs enfants une disponibilité incroyable et une attention hors du commun, qui font le choix de la relation avant toute autre chose et celui d'y semer la joie. Et on en passe, et des meilleures. ;-)

Souvent, les gens posent des tas de questions, et n'écoutent que peu ou pas les réponses. Ou ils choisissent d'écouter leurs peurs. C'est triste ! On les entend s'exclamer : « oui, mais ils ne vont pas apprendre ceci ou cela, s'ils ne sont pas forcés à le faire », ou « oui, mais c'est dur la vie » ou « faut qu'on leur fixe des objectifs à atteindre, sinon ils le feront pas » ou encore « on peut pas toujours faire ce qu'on aime »...
Si vous avez un jour envie de poser ce genre de questions à un autre parent, ne le faites pas. Arrêtez-vous. 
Calmez-vous. 
Étendez-vous au sol, si vous le pouvez. (Oui, oui !) 
Prenez trois grandes respirations. Pour vrai ! 
Lorsque le calme sera revenu en vous, posez-vous ces questions à vous. Car c'est à vous que vous parlez en réalité. Cherchez les réponses en vous. 


Vous voulez savoir ? Oui, on l'a fait ! On s'est posé bien des questions. Et on a remis en question bien des choses. On a passé beaucoup de temps avec nos enfants. On a observé qu'ils apprenaient tout, naturellement, chacun à leur façon, chacun à leur moment... et particulièrement bien sans quelqu'un pour leur enseigner. On s'est aussi questionné à savoir pourquoi on n'avait pas pensé à ça avant d'accueillir des enfants dans notre vie. Avions-nous eu envie de prendre du bon temps avec un tout-petit, l'avoir collé tout contre nous et le câliner jusqu'à ce que... jusqu'à ce que... jusqu'à ce que quoi au juste ? Qu'il ait vécu cinq petites années et après, fini, « au travail ! » ? On entend ça souvent autour de nous, les gens voient un tout-petit, ils s'arrêtent et sourient, l'observent sauter dans les trous d'eau, danser dans le vent, courir sur le trottoir, et soupirent, mélancoliques « ah ! que c'est beau l'enfance! Qu'il en profite, hein, ça dure pas longtemps... s'il savait ce qui l'attend après... ! » Chaque fois, ça nous fait beurk, beurk et re-beurk ! Comment peut-on énoncer tout haut d'aussi sombres absurdités, y acquiescer et continuer de vivre comme si de rien n'était ?


Comment peut-on accueillir des enfants dans ce monde si c'est pour une toute petite enfance de rien du tout, et après... et après, quoi au juste ? Quand notre fils a eu 5 ans, nous nous sommes demandés pourquoi on n'aurait plus le droit de vivre avec lui - et lui avec nous - les jours de semaine, et de continuer de l'accompagner dans son apprentissage du monde, dans la joie. Dans quel but devrait-on ou choisirait-on de déléguer son éducation - donc, sa vie - à l'état, pour un apprentissage forcé, enfermé 5 jours par semaine, pendant 12 ans ou plus ? Voulions-nous qu'il apprenne par intérêt, par désir, mû de l'intérieur comme il l'avait toujours fait ? Ou qu'il apprenne par obligation des choses qui ne lui étaient peut-être pas utiles ou intéressantes en ce moment de sa vie ? Et pourquoi ? Pour convenir à qui ? Devenir un produit utile à d'autres que lui-même ? À l'économie ? Futur-producteur de PNB ?


En 1997, nous 'croyions' que l'école était obligatoire. C'est quand même fou la désinformation: nous, des adultes, qui étions allés à l'école si longtemps. - Certains diront: justement ! - Nous ne savions pas que l'école n'est pas obligatoire. Bâti sur un leurre, notre croyance luttait avec notre conscience. Comment mettre notre petit, un être humain, avec ses propres modes d'apprentissage, son rythme bien à lui, ses intérêts personnels, à l'école, juste parce que ce serait 'obligatoire' ? Alors, nous sommes passés par toutes les bêtises qu'on nous avait dites à nous aussi. Nous avons essayé de nous/lui dire que « l'école c'est là où on apprend ». Alors qu'il avait appris et continuait d'apprendre quantités de choses sans jamais y avoir mis les pieds. - Et que toutes les choses qui nous sont utiles, on les avait apprises dans la vraie vie, nous aussi. Que si certaines informations avaient été enregistrées par notre cerveau dans l'enceinte d'un bâtiment scolaire, ça l'aurait été ailleurs tout aussi bien, voire mieux, en ayant accès au monde. - On lui a dit aussi que « l'école c'est là où on se fait des amis », alors que les nôtres, les siens, on ne les avait pas rencontrés à l'école. On a essayé aussi de dire que « la vie, c'est dur et on peut pas toujours faire ce qu'on aime... ». Impossible ici de ne pas se rappeler Calvin:

Calvin et Hobbes - p.10, album 14 : Va jouer dans le mixer ! Bill Watterson
Ces bêtises, on essayait d'y croire aussi, car c'est difficile de dire des faussetés à un enfant en ayant l'air vrai, surtout si c'est pour essayer de le convaincre. C'est lucide un enfant. On a essayé d'y croire longtemps, aussi longtemps qu'on a cru que l'école était obligatoire, en fait. On a essayé... ça n'a pas marché. Pour faire face à cette 'obligation' de scolarisation, on se retrouvait à devoir mentir à notre enfant... mais pourquoi au juste ? Ben, parce que s'avouer à soi-même qu'on fait partie d'une société qui a enfermé l'apprentissage, détérioré l'élan naturel de curiosité, de confiance, de générosité et de partage de l'humain envers les autres, faussé les notions de respect de la vie et abîmé l'intérêt naturel de l'enfant pour son environnement, ce n'est pas agréable. Et s'avouer qu'on y a mis un enfant sans y avoir songé, c'est dur. Très dur.

Mentir, on n'y arrivait pas, alors on se questionnait. Bien qu'on ne soit pas libres, astreints que nous sommes à cette 'liberté relative' (comme la nommait une copine récemment), qui est celle du concept de la 'nourriture sous clé', comme le dit Daniel Quinn, il reste qu'on pouvait être beaucoup plus heureux qu'on ne l'était. On pouvait mettre beaucoup plus de joie dans plusieurs de nos moments. Et continuer de vivre ensemble et d'apprendre sans limite. Comment aurait-on pu affirmer à notre enfant que toutes les belles choses de la vie étaient une rareté ? Qu'il resterait les vacances et les congés ? Et que d'autres belles choses viendraient, peut-être, un jour, en compensation pour le travail forcé ou inintéressant ? En guise de prix de consolation pour toutes les fois où il se serait résigné ? Nous n'avons pas pensé - intellectuellement - à tout ça, avant. Nous avons juste eu un grand désir d'enfant, comme notre continuum nous y appelait. Un gros plein d'amour qui débordait et le désir lus ou moins conscient de le partager. Nous n'avons pas compris ce qui se passait quand il a eu 5 ans et qu'on 'devait' tout à coup le mettre à l'école et ne plus vivre avec lui...


Puis il y a eu cette émission de télé, un jour de 1999. Suivie d'un appel téléphonique de grand-maman pour nous annoncer la grande nouvelle: on peut ne pas mettre nos enfants à l'école. Wahouh ! Après avoir fait l'école à la maison (homeschooling), puis l'école maison relax (relaxed homeschooling), nous avons convergé naturellement vers le unschooling (sans connaître le mot) car il n'y avait pas assez de joie dans nos journées. Nous voulions être heureux, comme avant ; il y avait de la place pour plus, pour mieux. C'est le mode de vie qui sème le plus de joie dans nos vies ! 


Nous choisissons de semer plus de joie plutôt que moins. Nous choisissons la relation avec nos enfants plutôt que de leur demander de s'éteindre pour remplir les diktats de la société ou pour plaire aux voisins. - En passant, nous avons plusieurs charmants voisins, qui savent très bien que nous ne parlons pas d'eux, ici, n'est-ce pas ? ;-) Nous aimons la vie, nos enfants aiment la vie. Nous voulons toujours plus de joie, plus de vie dans nos vies, pas moins. Nos enfants ne sont pas forcés d'apprendre; pourtant ils apprennent. Depuis leur naissance, sans cesser. Tout comme chacun de nous. Il est impossible de ne pas apprendre. Nos fils ne sont pas enfermés cinq jours par semaine, ni même un nombre d'heures minimum chaque jour, pourtant ils apprennent tous les jours, et ils fouillent les sujets qui les intéressent à fond et font des connections entre leurs différentes connaissances sans cesse et les partagent gratuitement. Depuis toujours. Ils ne vivent pas en vase clos, avec seulement des jeunes de leur âge et de leur quartier très précisément. Ils vivent dans le monde, le vrai, dès maintenant. Ils ont vite réalisé que la liberté n'existe pas dans ce genre de culture qu'est la nôtre. Et ils ont vite saisi aussi que c'est tous ensemble qu'on pourra y accéder. Ils sont prêts depuis longtemps. Car ils aiment la vie. Tellement ! Dans l'attente, ils continuent d'apprendre, ils font de bons choix, les meilleurs choix de vie possible en partant de leurs connaissances. Ils font de la recherche. Ils font du bénévolat. Ils écrivent. Ils partagent. Ils communiquent. Et ils aident, et ce avec un intérêt authentique et un respect sincère qui leur fait rarement défaut. Ils ont un regard lucide, une soif de justice inébranlable, et ils aiment si fort !

Parfois, après nous avoir questionnés sur le unschooling, certaines personnes disent être très heureuses comme ça. « Comme ça» signifiant «avec leurs enfants à l'école ». Et bien tant mieux ! 
Si votre vie est au top, tant mieux ! Si vous êtes satisfaits, tant mieux ! Si vos enfants ne peuvent pas être plus heureux, tant mieux !
Si vous êtes en parfaite harmonie avec vos choix de vie, TANT MIEUX ! 
Vous ne devez pas sentir le besoin de nous interroger sur NOS choix de vie alors, n'est-ce pas? ;-) Soyez heureux... et laissez-nous l'être aussi! Voilà! 


Quant à nous, nous ne pouvons que remercier nos enfants de toute la joie qui émane de nos relations, et de tout cet apprentissage que nous vivons avec eux. Merci de tout cœur ! 

Édith et Stéphane

P.S. Et si, par hasard, votre enfant n'est pas si heureux que ça à l'école ou dans votre école-à-la-maison, vous pouvez toujours lui offrir une dispense... ;-)

Calvin et Hobbes - p.45, album 4 : Debout tas de nouilles - Bill Watterson

mardi 6 mars 2012

À quoi servent les éducations ? Conférences-ateliers à Québec

Voici une invitation à une rencontre sur le thème de l'éducation authentique que nous co-organisons avec le Centre Famille Haute-Ville de concert avec le CRÉA. La conférence intitulée "À quoi servent les éducations?" sera suivie d'une période interactive de questions et réponses et/ou de discussion sur le sujet avec notre conférencier, monsieur Jean-Pierre Lepri, qui adapte chaque rencontre selon les besoins des personnes présentes.

Deux conférences-ateliers sont offertes à Québec, les 16 et 17 avril prochain, d'autres auront lieu à Sherbrooke, en Montérégie et à Montréal. Pour les autres régions du Québec, voir les annonces sur le site du CRÉA ou communiquez par courriel au: CREA.Quebec@yahoo.ca