mercredi 6 juin 2012

En sortie avec Jérôme

Au réveil ce matin, j'ai appris que Olivier venait de quitter pour la campagne avec des copains qui sont passés le chercher. Super ! La terre lui manquait, il avait bien besoin de s'y retrouver, d'y mettre les mains, de semer. Stef était parti au travail, nous nous retrouvions donc en tête à tête Jérôme et moi. Qu'allait-on faire de cette journée d'anniversaire ? Une sortie ! Oui, mais où ? Prenons le bus et on verra, qu'on s'est dit.

J'ai fait un green smoothie (son préféré: épinards, bananes, mangue et graines de lin). J'ai lu les courriels, téléphoné à la Coop car il y avait des écarts de prix sur 3 items de notre commande. Olivier avait pris le message ce matin, et avait noté les items que je devais réviser. J'ai confirmé ou pas ce qu'on allait prendre: oui aux raisins secs à 3$ de plus le kilo; non aux noix du Brésil qui ont doublé de prix depuis le dernier catalogue que j'avais en main; ok pour les algues wakamé même si c'est vraiment cher. J'ai commencé à répondre aux courriels, puis, comme Jérôme était prêt à partir, je l'ai suivi. Let's go !

On a pris l'autobus, on est descendus rue St-Jean. On est montés sur les Plaines en passant sur les trottoirs sur le terrain du Parlement. On a vu plusieurs Dodge 300 noires comme on en voit souvent sur l'autoroute 20 entre Qc et Mtl. Des ministres, probablement.

Sur les Plaines, le vent était moins fort que sur la rue pour s'y rendre. J'ai retiré mon capuchon. On a suivi des petits sentiers bien cachés, on s'est promené où nos pas ou notre regard nous menaient. On s'est assis sur un canon sur le Cap Diamant, avec vue sur le fleuve. On a vu, de l'autre côté du fleuve, la petite église blanche où ont eu lieu les funérailles de Jacqueline, puis celles de Jacques quelques années plus tard. Ce jour-là, Jérôme était resté seul à la maison pour la première fois, et il nous a raconté que Jacques était venu le visiter. Aujourd'hui, il me reparle des esprits des gens décédés.

J'ai accompagné mon grand partout où il avait envie d'aller, j'ai suivi ses intérêts, regardé la jolie fleur rose qu'il m'a montrée, écouter tout ce qu'il me partageait de ses idées, ce qu'il aime, ce qu'il vit: Roblox, les copains, les devises et leur valeur dans le jeu, les ventes sur ebay. On a comparé la ville avec Montréal et New York. On est sortis à la Promenade des Gouverneurs, et on a décidé de descendre les 310 (ou 398 ? faudrait savoir !) marches vers la Terrasse Dufferin, comme on le fait chaque été ou presque, en famille, depuis quelques années. Là, sur un banc au soleil, je me suis prêtée à ce jeu qui nous a bien fait rigolé: essayer de trouver un mot "mauvais" avec chaque lettre de l'alphabet. A pour  Ass, B : Bitch, C : Crap ou Câlisse, D : Dam, ...  Vous avez compris l'idée, je laisse tomber la transcription de nos trouvailles. :-)

Jeff Ferrier, qu'on a vu ce midi. Et Christina Mayr.
On a pris l'escalier casse-cou pour descendre voir le souffleur de verre. Fascinant ! Jérôme ne se rappelait pas la fois où on était venus, avec Olivier et des copains. Normal, il était tout petit. À l'époque, c'était Jean Vallière, le souffleur de verre. Aujourd'hui, on a vu Jeff Ferrier. On est restés longtemps, malgré la chaleur des fours, captivés par les mouvements précis, l'adresse du souffleur.

On a tourné à gauche devant le funiculaire pour aller fouiner chez Geomania. Ça faisait longtemps aussi qu'on y était allés. On a fait le tour, profité de l'esthétique des lieux, des pierres et des fossiles, lus quelques affiches et choisi comme cadeau-souvenir une agate qui nous avait tous les deux attirés. Je mettrai une photo dès que je retrouve l'appareil et que j'ai envie d'ouvrir l'ordi d'Olivier pour y télécharger l'image et la publier.

Assis sur un banc, Place Royale, on a dégusté une pêche bien juteuse pour refaire nos forces avant de remonter par la rue de la Montagne. Rue Buade puis St-Jean, on s'arrête à chaque resto pour détecter des plats végétaliens pour nos prochains passages dans le coin, si on a une fringale. Y'a un nouveau Subway (ça pousse partout ces temps-ci) au Château Ripaille !!! Pour le reste, pas grand chose, quelques plats végétariens, beaucoup de fromage. Ça paraît qu'on est à Québec, toujours qq années de retard sur les autres grandes villes, même quand il s'agit de santé... et d'éthique. 

On a fait toute la rue St-Jean, on s'est rappelé Henri Dès au Palais Montcalm quand Jé avait presque 3 ans. Il a dit se rappeler un peu. En face, au Capitole, on peut voir le sosie de Phil Collins ou de Johnny Cash. Les Beatles Forever, qu'on a eu la chance d'entendre au Kiosque Edwin Bélanger en 2008, ont quitté.

On est allés dîner chez Commensal. Une grosse salade chacun; Jé ajoute des spaghettis à l'ail, et du seitan au lait de coco. Une table à la fenêtre, le vent qui y entre nous fait un peu d'air frais, le ciel bleu, les nuages qui passent rapidement. Jérôme compte les méchants des jeux de Zelda, j'essaie de me rappeler leurs noms... mon score: la moitié.






Il me reste quelques dollars; on va prendre le dessert chez Erico: l'Antigua, un praliné noisette avec un grain de café dedans (trop mignon, il est fait en forme de tasse de café), et un bâtonnet à la menthe poivrée. Dé-li-cieux ! Je ferme les yeux pour mieux savourer. On a aussi choisi un sachet de bleuets du Lac St-Jean enrobés de chocolat noir, une tuile aux amandes, et un petit sac de pépites de cacao cru pour Olivier.... mais, au comptoir, panne d'électricité, on doit payer en argent !!! Voilà ce qui arrive quand un système est basé sur les cartes et l'électricité, remarque Jérôme. Je n'ai pas assez pour payer comptant. On se rend à la Caisse pas loin... qui est fermée pour panne d'électricité aussi. Tant pis ! Il me reste 3,29$ et nos 4 petits chocolats de tantôt nous ont coûté 3,20$ alors on retourne chez Érico, et on repasse la même commande. Cette fois, deux pour Jé, deux pour Stef. Ça lui fera au moins ça, lui qui a manqué cette journée de sortie.

Entre les deux visites au Musée du chocolat, on est aussi entrés chez Contact Musique. Ça fait longtemps que je veux savoir combien coûtent une trompette (j'ai déjà joué mais je n'y arrive plus) et une guitare (Stef aimerait bien en avoir une), d'occasion, bien sûr. Le gars me montre 2 trompettes, qui me paraissent quasi-identiques: une neuve, marque Lauren, 299$; l'autre usagée, marque Besson, les pistons manquent d'huile, 299$. Bon, c'est simple à se rappeler au moins. Les guitares, là, y'a beaucoup plus de choix: usagées, neuves, à partir de 110 ou 175$. Taille régulière ou un peu plus petites, au choix. J'aime bien connaître la valeur, le prix des choses que j'aimerais avoir, comme ça, je place la commande dans un tiroir dans ma tête, et je n'y pense plus. Avant de quitter, je jette un oeil aux yukulele en pensant à Émilie: il y en a en bois, tout jolis, à partir de 70$. On me dit que le son est vraiment intéressant.

On quitte la rue St-Jean, on traverse pour prendre le bus; le 801 est arrêté au feu rouge, on saute dedans. Y'a plus de gens que ce matin, on est debout, c'est amusant. Nos fils ont toujours aimé être debout en autobus, d'autant plus que c'est interdit en voiture. ;-) Une place se libère, je l'offre à Jérôme, qui enfile ses écouteurs et remet sa musique. Il adore écouter de la musique sur la route. Quelle belle idée, je trouve. Une autre place se libère, je profiterai donc du reste du trajet pour regarder partout: moi, c'est ça que j'aime.

Une superbe journée mère-fils, qui nous a fait grand bien. Un bel anniversaire sans planification et rempli de surprises, comme chaque jour quand on a les yeux, les oreilles et le coeur grands ouverts.

Mon grand garçon, mon beau Jérôme, avait envie de passer une journée avec moi (cool, non ?) et j'en suis ravie. Il était tout sourire, me caressait les cheveux de temps en temps pour montrer son affection. Je le serrais dans mes bras, comme je le fais tous les jours. On est si bien ensemble !

Edith

P.S. Et là, je file laver un peu de vaisselle avant de regarder la seconde partie de E3, en direct du Nokia Theatre, à Los Angeles: on y apprend toutes les nouveautés en matière de jeux vidéos, mais comme ici, la passion c'est Nintendo, on attend 21h00 pour se brancher ! Hier, on a vu à nouveau Shigeru Myamoto, toujours aussi "cute", nous présenter le prochain jeu des Pikmins, qui sont tout aussi mignons que leur créateur.

6 commentaires:

Catherine a dit…

Quelle merveilleuse journée! Merci de nous avoir partagé ce beau moment. Je me suis sentie avec vous à certains moments. Je suis touchée de voir la beauté de votre relation!

maman caillou a dit…

je suis ok avec catherine...belle relation, cela donne envie de s'investir encore et encore, de continuer mes efforts...Encore joyeux anniversaire alors!!!

Anonyme a dit…

Waouw, je vous en souhaite des commes cela encore et encore.
Viviane

L'équipe du Journal JOSE a dit…

Un peu tardivement, mais merci beaucoup pour vos mots ici, Catherine et maman caillou. :-) Nous avons eu une superbe journée ensemble. Le genre de journées qui laisse des souvenirs impérissable et dont on reparle plus tard. C'est comme ça que nous essayons de vivre tout le temps. Pas besoin d'anniversaire pour ce faire, n'est-ce-pas ? Et bien que nous ne puissions pas raconter toute notre vie sur le blog, parfois, je décide de partager un moment, comme ça.
Merci encore et au plaisir de vous lire
à nouveau.
Édith

BénéBretagne a dit…

Merci pour ce partage Edith, et merci de m'avoir laissée un courriel pour que je pense à te lire ! Quel bel anniversaire ! Et quelle belle relation ! J'en connais qui peuvent t'envier, et c'est normal. Si seulement davantage de personnes pouvaient comprendre l'importance du lien parent/enfant pour toute la vie de toute la famille, on gagnerait du temps, de l'argent et du bonheur, c'est sûr. Bon, moi, ma journée d'anniversaire s'est faite sur la route, du retour du sud ouest de la France où nous étions pour un mariage. Un peu déçue de recevoir peu d'appels téléphoniques, mais un bon moyen d'apprécier tout le reste. Ma devise : ne pas attendre de l'extérieur ce que je ne m'offre pas à moi même. Par exemple, du temps, de l'attention. Voilà ce que m'inspire ton article alors merci encore et à très bientôt j'espère.

L'équipe du Journal JOSE a dit…

Merci pour tes mots, Béné. Tu es dans le juste, en disant qu'on y gagnerait tous. On le voit bien avec nos enfants, n'est-ce-pas ? :-) T'en fais pas, de plus en plus de gens, abîmés par leur éducation (comme nous le sommes tous, plus ou moins), refusent de transférer la dette à leurs enfants.

Je m'excuse, je ne savais pas que c'était ton anniversaire aussi... je te souhaite une belle année, remplie de sourires (avec ta petite, c'est déjà plein le quotidien, je sais!), de fous rires (avec le papa, vous faites un joli trio pour ça!), et de surprises, petites et grandes, chaque jour. Sois heureuse !

Edith et cie.

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