Ma présentation dans le plus récent numéro (automne 2014) du Portfolio, le journal de l'AQED :
mercredi 25 mars 2015
lundi 2 mars 2015
Le monde virtuel, un outil extraordinaire !
« Le monde virtuel ?
C'est un outil extraordinaire !
Il rend la connaissance populaire.
![]() |
| Symphony of the Goddesses Place des Arts, 2012 |
Ce
qu'il faut savoir c'est que de nos jours, on a une tendance à
condamner le monde virtuel. À dire : "oh ! il ne faut
surtout pas laisser les enfants utiliser les jeux et le monde
informatique !"
Déjà, il faut se souvenir d'une chose: les enfants regardent le monde autour d'eux et ils veulent appartenir au monde. Et qu'est-ce qu'ils voient dans le monde ? Ils voient les adultes qui utilisent tout le temps toutes les machines: les ordinateurs, les tablettes, les smartphones...
Déjà, il faut se souvenir d'une chose: les enfants regardent le monde autour d'eux et ils veulent appartenir au monde. Et qu'est-ce qu'ils voient dans le monde ? Ils voient les adultes qui utilisent tout le temps toutes les machines: les ordinateurs, les tablettes, les smartphones...
Si
on dit à un enfant ''toi, tu ne dois pas'', on lui donne
l'impression qu'on l'exclut du groupe de ceux qui peuvent. Et on sait
ce que ça produit. Quand on condamne le monde
virtuel, on se trompe de victime. Ce n'est pas le monde virtuel qui
est dangereux.
| travail du métal : Master Sword |
Regardons le monde d'un enfant. À l'école, pour plein de raisons, il n'est pas un héros: parce qu'il reçoit de mauvaises notes, parce que les copains ne sont pas gentils, parce qu'il est critiqué publiquement, parce que c'est impossible de se sentir un héros quand on te dit tout le temps : "tu n'en es pas encore un mais si tu te donnes du mal, si tu fais ce qu'on te demande, tu pourras le devenir." Dans le monde de l'école où l'enfant passe la moitié de sa vie, il lui est impossible d'être un héros.
| Kokiri forest in my room (Zelda OOT) |
Alors,
il rentre à la maison, et à la maison non plus il ne peut pas être
un héros. Parce que les parents lui disent "mais qu'est-ce que
c'est que ces notes ?", "Qu'as-tu fait ?" ou
alors ils vont lui dire: "tu n'es pas encore parfait parce
que tu pleures la nuit". Tous ces petits détails, tous ces
petits détails depuis le tout début donnent à l'enfant
l'impression qu'il n'est pas un héros. Dans les deux moitiés où il
passe sa vie, à l'école et à la maison, l'enfant n'est pas un
héros. Dans quel monde peut-il être très vite et très facilement
un héros ? Dans le monde virtuel.
| Nintendo Mag |
Dans
le monde virtuel, c'est facile d'obtenir de l'admiration.
L'ordinateur ne te juge pas. Et dans le monde virtuel, c'est très
facile de devenir un héros. Alors, je comprends que l'enfant ait
envie de rester dans le monde virtuel. Sous cet éclairage nouveau, on voit que ce n'est pas le monde virtuel qui est dangereux.
Les mondes dangereux sont les deux autres. Et notre travail, notre
chantier, devrait être de rendre ces deux mondes tellement
appétissants. Si nous sommes capables de créer un monde dans lequel
l'enfant peut se sentir un héros, alors le monde virtuel sera ce
qu'il est: un outil extraordinaire. » ~André Stern
Extraits d'une interview par Beatriz Martinez
19 février 2015
Photos : J'OSE la vie ! - Moments de vie et d'apprentissage libre et autonome autour des jeux de la série Zelda. - Tous droits réservés
vendredi 27 février 2015
Socialisation grandeur nature
« L'enfant est optimisé pour aller dans le vaste monde. C'est son désir le plus cher, d'aller à la rencontre des autres vivants. (Autrefois, j'aurais dit les autres humains, maintenant, je sais que c'est les autres vivants.) Il va à la rencontre des autres à cœur et à bras ouverts. Sans tenir compte ni de la couleur de peau, ni de la religion, ni de l'âge. Et ça, c'est la socialisation grandeur nature !
André Stern - interview avec Beatriz Martinez, Mexique - 2015 C'est notre socialisation à tous, dans le monde, dans le grand bain de la différence. C'est ça l'enrichissement mutuel. C'est l'absence de compétition. Parce que quand on est tellement différents, on ne peut pas se comparer. Quand on ne peut pas comparer, on ne peut pas entrer en compétition.La question n'est pas ''est-ce que je sais la même chose ou plus ou moins que toi ?''. L'enfant ne compare jamais. L'enfant se dit, ''ce que tu sais toi, ce qu'il sait lui, ce que je sais moi, tout ça ensemble (fait qu') on est capables de grandes choses''.L'enfant ne pense jamais les uns contre les autres. L'enfant pense toujours les uns avec les autres. En enrichissement mutuel dû à la différence.Tout ça est possible quand l'enfant va dans le vaste monde. Si l'enfant reste à la maison, alors, il y a un problème.Les gens se font du souci pour ma socialisation, mais sincèrement moi je me fais du souci pour la socialisation de certains qui voient constamment ce qu'il y a de pire dans les relations humaines, les ghettos, la séparation du monde.Il n'y a rien de pire pour nous, humains, de nous sentir exclus d'un groupe. La neurobiologie a montré qu'il n'y a rien de plus douloureux pour nous que de nous sentir exclus d'un groupe. » ~André Stern
extrait d'une interview par Beatriz Martinez - 19 février 2015
lundi 23 février 2015
jeudi 19 février 2015
Qu'est-ce que l'écologie de l'enfance ?
Vous vous demandez ou on vous demande ce qu'est l'Écologie ... de l'enfance ? Visitez cette nouvelle page pour en savoir plus, dont voici quelques extraits:
« Notre avenir, celui de l'environnement et de l'humanité, dépend de notre présent et, dans une large mesure, de la façon dont chacun est accueilli dès avant la naissance et à chaque instant de sa vie.
photo : durand-kergoat - tous droits réservés
Aimé et respecté tel qu'il est, baignant dans la confiance, l'enfant grandit aimant, respectueux et confiant. »
Écologie
Nous utilisons le mot écologie pour cette définition généralement
admise, particulièrement utilisée en écologie humaine, qui consiste à
définir l'écologie comme étant « le rapport triangulaire
entre les individus d'une espèce, l'activité organisée de cette
espèce et l'environnement de cette activité. L'environnement est à la
fois le produit et la condition de cette activité, et donc de
la survie de l'espèce. » (wikipédia)
… de l'enfance ?
Pourquoi l'enfance ?
Parce que c'est là que la vie commence, que tout s'organise : « mon
enfance me forme, me marque », dit Jean-Pierre Lepri. Tout ce que je
vis, entends, vois, pendant l'enfance créé ce que je suis,
et chacun de mes choix de vie. Baignant dans le respect et la
confiance, ma vie en est une suite logique.
Écologie de l'enfance, des mots simples et faciles à
reconnaître, lesquels, juxtaposés, portent vers nos concitoyens qui
peut-être ne l'auraient pas encore nettement perçu cette
constatation que nous adoptons la même attitude face à
l'environnement qu'avec nos enfants.
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| photo : écologie de l'enfance - tous droits réservés |
L'écologie de l'enfance est une
proposition. Celle d'une nouvelle attitude face à l'enfant. Celle aussi
d'élargir au-delà de ce qu'on appelle 'éducation' et d'adopter
également cette attitude de respect et de confiance dans tous les
autres aspects de l'enfance : de la vie in utero et de la naissance
entouré d'amour à l'apprentissage autonome dans la vraie vie,
avec chacun sa propre constellation familiale, dans chacun son
environnement.
En anglais, on parlerait de la rencontre de l'attachment parenting et du unschooling.
C'est bien ça et c'est aussi plus que ça. L'écologie de l'enfance
inclut toutes les
périodes, de la naissance à la fin de la vie de chacun. Parce que
cette attitude face à l'enfant, dès la grossesse, a un effet et des
conséquences tout au long de sa vie.
Maman depuis plus de vingt ans, j'ai pu voir comme nos enfants,
vivant dans leur état d'enfance, n'ont pas quitté cette curiosité
d'apprendre et cet élan naturel de respect envers soi, l'autre,
leur environnement, la nature. De là est né mon souhait le plus
cher, un appel que je sens depuis le premier instant dans mon cœur de
maman et ne me quitte jamais, celui que chaque enfant y ait
accès. Comme le dit Michèle Stern :
« Ce qu'on doit à l'enfant ? On lui doit le bonheur. »
Est-ce enseigner l'écologie aux enfants ?
Il s'agit plutôt d'adopter l'attitude qui maintienne l'enfant dans
sa disposition spontanée. Disposition native de respect de l'autre, de
la vie, de l'environnement. N'en étant pas détourné, il
n'aura pas à être éduqué ensuite pour y revenir.
« Le lien avec l'écologie est que l'écologie commence par l'écologie de l'enfance. »
~ Édith Chabo-L.
L'observation nous montre que l'enfant respecté conserve son élan
naturel de respect de l'autre et de son environnement. Plutôt que de
faire taire les dispositions spontanées de l'enfant pour
ensuite lui enseigner de reprendre cette attitude de respect qu'il
avait au départ, on adopte la même attitude face à l'enfant que celle
que l'écologie suggère d'adopter face à la nature.
Écologie, respect de la nature
Dès la naissance, on se trouve dans un environnement. Un
environnement, une communauté, une famille, qui nous a vu et fait
naître. Il est donc naturel, logique, de l'aimer. Cet amour, ce respect,
est spontané, natif, inné.
C'est pourquoi je pense depuis longtemps à partager sur ce sujet,
car bien des gens en sont venus à croire – car il s'agit de croyances –
que l'humain naissait avec un certain irrespect, ou un
étrange désir de destruction, que ce soit envers l'autre ou son
environnement. Une croyance répandue est que pour qu'il veuille bien un
jour, plus tard, faire des choix qui vont dans le sens de
la préservation de la nature, il faut éduquer l'enfant.
Qu'en dit la science ?
La neurobiologie
nous prouve aujourd'hui que c'est en fait tout l'inverse : c'est par
l'éducation qui détourne l'enfant de ce qui lui vient spontanément
qu'on fait de même taire cette conscience innée qu'il a d'aimer, de
respecter, son environnement. Cela commence parfois par ces
réponses évasives ou teintées aux questions franches et sincères de
l'enfant : pourquoi on me donne une tétine plutôt que le sein quand mon
estomac crie ? Pourquoi on tue et mange des animaux ?
Pourquoi je dois manger quand je n'ai pas encore senti la faim ou
attendre quand mon corps m'indique la faim ? Pourquoi dois-je vivre sans
les miens alors que je les aime et apprend en vivant
auprès d'eux? Pourquoi me préparer à plus tard alors que j'apprends
et vis maintenant ?
« Comme l'autonomie prend racine dans l'attachement, le respect de
la nature, qu'on appelle écologie, germe dans le respect de la nature
humaine, l'accueil au petit humain.
La préservation des dispositions spontanées de l'enfant, nous
l'avons vu, épargne – et réaffirme - de même cet élan intérieur naturel
de préserver son environnement. »
~ Édith Chabot
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| photo : J'OSE la vie ! - Tous droits réservés |
Écologie de l'enfance :
un nom pour un mouvement citoyen autonome parce que chacun y conserve - ou retrouve et se réapproprie - son autonomie.
Ce mouvement citoyen, initié par André Stern, est porté par l'Institut Arno Stern en France et les éditions J'OSE la vie ! au Québec.
Il s'agit d'un mouvement car les gens qui choisissent cette attitude sont en mouvement.
La vie est mouvement.
Édith
lundi 26 janvier 2015
mardi 20 janvier 2015
La source ...
Un article à lire, ici. Pour ne pas oublier où est la source.
Extraits :
Et si, ensemble, on faisait refleurir cette attitude de respect et de confiance dans les dispositions natives de l'enfant ? Maintenant ? Commençons dès avant la naissance, par le respect et le soutien à l'enfant à venir et à la maman et au papa en devenir, puis tout au long de la vie de chacun.
Il y a quelques années, notre fils disait qu'il fallait trouver la source, la source du mal-être. Celle qui conduit à toutes sortes de comportements malheureux. L'observation nous le montre, et on le sait d'instinct, cette source est au tout début. Au tout début de la vie. Le malheur, le mal-être ne naît-il pas de trop d'états de mal-être antérieurs ?
Essayez pour voir !
Avec amour,
Édith
Extraits :
« J’adorais cet enfant. Il suffisait qu’on le cajole, qu’on le prenne dans les bras pour qu’il se calme. Moi, je l’ai trouvé touchant, ébahi comme tous les autres par la bande à Mickey. » Un enfant comme les autres, qui croit en la magie de Disney, et qui se calme dès qu’on l’apaise. « On les emmenait au cinéma, Chérif adorait y aller. »
[...]
Evelyne est inconsolable devant sa télévision. « Chérif était un enfant comme les autres. Mais il n’aura pas reçu d’amour… Il a trouvé dans le fanatisme religieux, la famille qu’il n’a jamais eue. Ils ont su lui monter la tête. En même temps, c’est facile de s’en prendre à des gamins aussi isolés et fragiles. [...] »
"S’il avait eu une enfance heureuse, serait-il devenu terroriste ?"
Et si, ensemble, on faisait refleurir cette attitude de respect et de confiance dans les dispositions natives de l'enfant ? Maintenant ? Commençons dès avant la naissance, par le respect et le soutien à l'enfant à venir et à la maman et au papa en devenir, puis tout au long de la vie de chacun.Il y a quelques années, notre fils disait qu'il fallait trouver la source, la source du mal-être. Celle qui conduit à toutes sortes de comportements malheureux. L'observation nous le montre, et on le sait d'instinct, cette source est au tout début. Au tout début de la vie. Le malheur, le mal-être ne naît-il pas de trop d'états de mal-être antérieurs ?
Alexander S. Neill (Summerhill) l'écrivait aussi :
Ensemble, faisons des enfances heureuses à - vivre avec - nos enfants ! Vous savez quoi? On y gagne des relations heureuses, plus de joie de vivre, des apprentissages heureux et durables, une solide autonomie, et un effet secondaire dont de plus en plus de parents unschooling témoignent : la guérison des moments moins heureux de notre propre enfance.« Un enfant difficile est un enfant malheureux. Il est en guerre contre lui-même et par contrecoup avec le monde entier.
L’adulte difficile est logé à la même enseigne. Jamais un homme heureux n’a troublé la paix d’une réunion, prêché une guerre, ou lynché un Noir. Aucune femme heureuse n’a jamais cherché noise à son mari ou à ses enfants. Jamais un homme heureux n’a commis un meurtre ou un vol. Jamais un patron heureux n’a fait peur à ses employés. »
Avec amour,
Édith
dimanche 11 janvier 2015
Moments de douceur
Traduction : J'OSE la vie !
« Tout ce que vous faites maintenant, lorsque vos enfants sont jeunes, est important.
Tous les petites gentillesses ont de l'importance, chaque petit moment de douceur entre vous, chaque fois que vous choisissez d'être attentif aux plus petites choses.» ~ Deb Lewis
vendredi 9 janvier 2015
Unschooling, la solution facile ?
« Le unschooling n'est pas "la solution pour s'en sortir facilement", c'est la façon pour vivre joyeusement au-dedans; le chemin pour une vie familiale paisible, des enfants heureux et un apprentissage significatif qui dure toute une vie. » ~Ren Allen« Le unschooling n'est pas facile. Il se vit à temps plein. Ce que ça prend pour le vivre, c'est un changement de croyances et de priorités. Beaucoup l'ont fait, et je suis sûre que vous le pouvez aussi. » ~Sandra Dodd
mercredi 7 janvier 2015
Que se passe-t-il ? - nos attentes
Traduction: J'OSE la vie !
« Je soupçonne que chaque fois qu'un parent nouveau au unschooling pense "ça ne marche pas", c'est parce qu'il a une attente et s'y accroche. Les attentes peuvent nous empêcher de voir ce qui se passe réellement. » ~Robyn Coburn
***
Lâcher prise de toutes nos attentes, mêmes celles qu'on croit être les plus importantes, ou celles qui viennent d'un coup après s'être dissimulées dans quelque recoin de notre esprit, est indispensable pour (re)venir au unschooling.
Nos attentes sont liées à nos éducations. En effet, combien de 'il faut' (il faut ceci, il faut accepter cela, il faut faire comme ci ou comme ça...) nous a-t-on dit, répété ? En réalité, très peu de ces 'il faut' tiennent la route lorsqu'on les observe clairement, sans filtre, face aux faits. Et plus on prend le temps d'observer, de voir réellement comment l'enfant vit et apprend, plus vite on réalise comme il est vrai que chacun naît avec tout ce dont il a besoin pour apprendre. Tout comme on se rend compte que vivre c'est apprendre et que c'est impossible à éviter.
Cette période de lâcher prise est celle du deschooling, celle que j'appelle le retour à soi, à comment on était avant nos éducations. Il s'agit de la seule étape essentielle pour bien saisir et vivre le unschooling.
Si vous vivez cette période en ce moment, je ne peux que vous encourager sincèrement à choisir la relation avec vos enfants avant toute autre chose, à chaque instant.
Prendre le temps de respirer calmement lorsqu'on se sent attaché à une attente, pour la regarder objectivement permet le plus souvent de la laisser tomber pour inutilité.
Choisir de respirer (par le nez, bouche fermée) quand on sent monter une émotion (crainte, incertitude, tristesse, déception, culpabilité, frustration... et oui, la peur est une émotion) dans notre quotidien, permet de vivre ladite émotion pour ne pas la réprimer ou la répercuter quelque part dans nos relations avec nos enfants.
Comme je le dis souvent : « suis ton cœur et ton enfant, pas tes peurs et les gens (qui te disent de faire autrement). »
Bon deschooling !
Bonne année 2015 !
Soyez heureux ensemble !
Chaleureusement,
Édith
dimanche 4 janvier 2015
Laisser pleurer bébé pour s'endormir ?
Du journal scientifique Early Human Development, voici le résumé d'un article titré : Asynchronisme de l'activité de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien mère-enfant qui suit l'extinction des réponses aux pleurs du nourrisson induits lors de la transition vers le sommeil.
Une étude du Dr. Wendy Middlemiss, de University of North Texas
Traduction : J'OSE la vie !
Cette étude examine les changements dans la synchronie entre la physiologie des mères et celles de leurs jeunes enfants. L'étude a lieu alors que 25 nourrissons (âgés de 4 à 10 mois ; dont 11 garçons) ont participé à un programme d'entraînement au sommeil en milieu hospitalier pendant cinq jours, au cours desquels ils apprennent à s'auto-régler par l'extinction de la réponse aux pleurs au cours de la transition vers le sommeil. L'expérience des mères et des nourrissons au cours du protocole d'extinction était "liée à" la signalisation du comportement des nourrissons pendant la période de transition vers le sommeil. La salive des mères et des nourrissons a été prélevée à l'initiation du moment de sommeil nocturne des enfants et après que les nourrissons se soient endormis et plus tard testés pour en voir le niveau de cortisol.
Suite à cette étude, voici aussi un article paru dans The Telegraph :Comme prévu, le premier jour du programme, les taux de cortisol des mères et des jeunes enfants présentaient une association positive (NdT : étaient liés l'un à l'autre) à l'initiation du sommeil nocturne après une journée d'activités partagées. Aussi, lorsque les nourrissons ont exprimé de la détresse en réponse à la transition vers le sommeil, le niveau de cortisol de la mère et du nourrisson présentaient de nouveau une association positive.Le troisième jour du programme, cependant, les résultats ont montré que la réponse physiologique et la réponse comportementale des nourrissons s'étaient dissociées. Ils n'ont plus exprimé de détresse comportementale pendant la transition vers le sommeil, mais leurs niveaux de cortisol étaient élevés. En l'absence des indices de la détresse (NdT : de leur enfant), le niveau de cortisol des mères ont diminué. La dissociation entre la réponse comportementale des nourrissons et leur réponse physiologique a résulté en un asynchronisme entre les niveaux de cortisol des mères et des nourrissons.Les constatations sont discutées afin de comprendre les déterminants et les conséquences de la synchronie physiologique mère-enfant pendant la petite enfance._____
Extraits traduits par J'OSE la vie !
« Les chercheurs ont mesuré le temps que les petits enfants ont pleuré pendant quelques nuits successives alors que leurs mères attendaient dans une pièce voisine.
Lors de la troisième nuit de l'étude, il a été observé que les nourrissons ont pleuré pendant une période de temps plus courte avant de s'endormir.Chez les mères, qui pouvaient entendre leurs bébés, le niveau de cortisol a chuté en conformité avec le temps passé à pleurer, indiquant qu'elles s'étaient détendues lorsque leurs enfants semblaient s'être calmés.Wendy Middlemiss a déclaré au Daily Mail : " Bien que les nourrissons ne présentaient pas de réponse comportementale de la détresse qu'ils éprouvaient lors de la transition vers le sommeil, ils ont continué à connaître des niveaux élevés de détresse physiologique, comme en témoignent leurs niveaux de cortisol. ''Globalement, les signaux extérieurs de stress interne ont été éteints par l'entraînement au sommeil.
"Toutefois, compte tenu de la présence continue de la détresse, les nourrissons n'ont pas appris à gérer intérieurement leurs expériences de stress et d'inconfort."Les chercheurs procèdent actuellement à une plus longue étude pour tester comment le niveau de l'hormone est affectée à mesure que les habitudes de sommeil s'installent à plus long terme. »
--
En lisant cela, j'ai eu envie d'en faire la traduction et de la déposer ici pour référence, et pour y référer quiconque chercherait de l'information sur le sujet. Il y a eu tant d'éducation/désinformation concernant l'accueil à l'enfant dans notre genre de culture, tant d'éducation/pression sociale à choisir une attitude qui va à l'encontre de notre propre instinct et, du coup, à l'encontre du bien-être du petit d'homme... comme du plus grand...
Il n'y a aucune raison de laisser pleurer un bébé.
De jour ou de nuit.
| Visite du Jour de l'An, chez les grand-parents - 2015 |
Prenons soin de nos enfants, soyons attentifs, attentionnés, aimants, à chaque instant.
Je le vois chaque jour comme ils grandissent alors tout aussi attentifs, attentionnés, aimants. Et quelle joie !
Édith
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