jeudi 25 décembre 2014

Voir le bien, faire le bien

See good, be good par Sandra Dodd
Traduction : J'OSE la vie !

« On ne peut pas vivre comme si on allait être toujours les mêmes - on change à chaque instant - mais on peut essayer de vivre avec moins de regrets, et avec patience, et avec gratitude. Faites le bien autant que vous le pouvez, aussi souvent que vous le pouvez. » ~Sandra Dodd
 
Note : J'ai suggéré à Sandra de publier cet extrait d'une discussion sur le fait qu'un jour, nous ne serons plus là, et que d'en être conscient peut aider à voir la bonté autour de nous, et à vivre avec bonté. J'ai légèrement adapté la traduction en français car on trouvait que ça ne sonnait pas aussi bien qu'en anglais. Voici ses mots : 
"We can't live as we are forever, but we can try to live with fewer regrets, and with patience, and with gratitude. Be as good as you can be as often as you can be." ~Sandra Dodd

mercredi 17 décembre 2014

Nourrir l'intérêt de l'enfant comme si c'était un papillon

 Beautiful, vibrant and alive  

 par Sandra Dodd
 Traduction :
J'OSE la vie !

« Si votre enfant a un intérêt joyeux pour la musique ou le sport, l'informatique, la poésie, les chevaux, le golf ou la danse, nourrissez cet intérêt sans vous l'attribuer. 

Souriez-y sans le nommer par quelque chose de plus grand que l'enfant. Traitez-le comme un papillon, beau, vibrant, vivant. Ne l'épinglez pas pour l'étiqueter et le coller ensuite dans une boîte pour en montrer les détails à tout le monde et essayer de le garder pour toujours parce qu'alors, vous en retirerez l'essence même. VOUS en deviendriez alors propriétaire, et pas l'enfant. » ~Sandra Dodd

 

lundi 10 novembre 2014

Le bonheur des moments précédents

« Il n'y a pas de moment difficile qui annule le bonheur des moments précédents, n'est-ce pas? »

Extrait d'une discussion sur Unschooling en français, il y a quelques heures, à propos des moments difficiles.
Ci-dessous, un plus long extrait de ce que j'y partageais, que j'ai très légèrement modifié pour enlever le style plus personnel de la discussion. 

journaljose.blogspot.com
« Les défis, ah oui ! font partie de la vie. On en vit tous, parfois plus à certains moments et moins à d'autres. Si on a l'impression de 'retomber à zéro', c'est peut-être qu'on est fatigué ou malade en ce moment. On peut alors voir à tout ce qui peut augmenter notre énergie (manger plus souvent, bien s'hydrater, dormir plus, faire des siestes (même sans dormir), etc.) et à diminuer les dépenses d'énergie, mettre de côté tout ce qui n'est pas urgent.
 
Inutile d'entretenir l'idée qu'un moment difficile pourrait faire basculer l'équilibre ou le bien-être de tous, car elle est peut-être (probablement) fausse. Fausse, dans le sens de 'faussée', 'biaisée' parce qu'on a eu de mauvaises nouvelles, par exemple.  
Ce qui peut aider est plutôt de rester connecté avec les siens; faire les choses qu'on aime faire ensemble : regarder des films, se coller en lisant ou en écoutant un concert, tout ce qui nous fait du bien.

Des moments difficiles ne vont pas détruire ce qu'on a bâti auparavant. Je ne vois pas les choses comme ça. Sandra Dodd parle souvent de vivre un moment à la fois. Ça marche.

Il n'y a pas de moment difficile qui annule le bonheur des moments précédents, n'est-ce pas?  Si un moment n'est pas heureux, joyeux, léger, on peut faire/vivre un moment différent l'instant d'après. Le quotidien est la somme de centaines d'instants à chaque jour. » ~ Édith.

samedi 8 novembre 2014

L'enthousiasme du premier congrès international ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE !

écologie de l'enfance
Congrès international
Montréal, du 3 au 5 octobre 2014
une nouvelle attitude face à l'enfant
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après

COMMUNIQUÉ                                                                                Pour diffusion immédiate

L'ENTHOUSIASME DU PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE!

Québec, 28 octobre 2014 – Vécue dans l'enthousiasme et dans la joie d'être ensemble pour l'Enfant, la première édition du congrès international écologie de l'enfance a touché les participants autant que les intervenants. Durant toute une fin de semaine, des conférences offertes en plénières ont permis de suivre le fil de la vie humaine au regard d'une nouvelle attitude face à l'enfant.

C'est à Montréal que l'auteur André Stern a lancé, aux côtés d'Édith Chabot, le mouvement écologie de l'enfance, ainsi que le manifeste Semeurs d'enthousiasme. L'ouverture du congrès s'est faite avec la première projection en Amérique du film Alphabet, la peur ou l'amour. Réalisé par Erwin Wagenhofer, ce documentaire clôt la trilogie entreprise avec We feed the word et Let's make money. Partant du constat que la crise actuellement traversée par notre planète a pour origine les personnes les mieux formées au monde, le réalisateur explore les fonctionnements du système éducatif tel qu'il est - et tel qu'il pourrait être.

Le lendemain, il a été question d'accouchement – et d'avant - avec Dr. Michel Odent qui a rappelé l'importance de ne pas entraver le processus naturel de l'enfantement, pour lequel la nature a prévu un parfait cocktail d'hormones. Puis, Lysane Grégoire, présidente fondatrice du Groupe Maman a abordé les premières années de vie en rappelant ce qu'est un bébé et ses besoins fondamentaux, et comment notre culture s'en est parfois éloignée.

Deux chercheurs québécois associés à l'UQAM sont venus partager leurs travaux. Avec humour, Thierry Pardo établit un parallèle entre agriculture et enfance où on a suivi les modèles de production à grande échelle, introduit des intervenants puis des intrants chimiques alors qu'une perspective libertaire peut favorablement répondre aux aspirations de l'enfant pour la découverte, le plein air, la rencontre. Quant à Marike Reid-Gaudet, elle démontre qu'un changement de paradigme s'impose en éducation. Selon elle, une enfance libre est la condition sine qua non pour l'avènement d'un véritable humanisme.

D'après Pam Laricchia, auteure canadienne de Libre d'apprendre, livre lancé durant le congrès : « nos enfants construisent chacun leur propre vue du monde et parfois, voient le monde différemment de nous. Et c'est bien ainsi, car nous ne cherchons pas à produire une version plus jeune de nous-mêmes - nous voulons que nos enfants explorent, et deviennent des personnes uniques ».

Dans le cadre de ses travaux auprès de populations épargnées, le chercheur et pédagogue Arno Stern a constaté les similitudes entre les traces spontanées chez les enfants de tous âges à qui on laisse le loisir de peindre sans préjugés culturels, jugements de valeur habituels ou préoccupations esthétiques.

Le cofondateur de la première école alternative au Québec, Charles E. Caouette, affirme que l'école est prisonnière du paradigme industriel; mais que d'autres voies sont possibles. Décrivant avec force humour les écarts entre l'école et l'enfance, il aborde aussi le sujet du 3e âge et y voit le résultat des choix de vie de chacun.

Le congrès s'est clos sur le témoignage d'André Stern, enfant non scolarisé et père non scolarisant qui rappelle que l'enfant n'a aucun préjugé et aborde le monde avec une confiance absolue. Confiance que nous avons le pouvoir de préserver ou de miner. Éclairant la liberté dont chacun dispose à tout moment, l'auteur et conférencier nous ramène aussi à cette responsabilité immense que nous portons tous envers l'Enfant.


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Source: Édith Chabot, responsable francophone écologie de l'enfance

mardi 30 septembre 2014

Libre d'apprendre de Pam Laricchia : la découverte du unschooling


Libre d'apprendre - cinq idées pour vivre le unschooling dans la joie
Extrait de l'introduction, page 3
Auteure : Pam Laricchia
Traduction : Malika Kergoat et Édith Chabot-Laflamme
Éditions : Living Joyfully Enterprises - 2014
Lancement : samedi 4 octobre, au congrès Écologie de l'enfance, Montréal.

André Stern au TEDx Dijon


L'enthousiasme, cet engrais qui fait fleurir l'enfance 
André Stern 
TEDxDijon

Écologie de l'enfance, une nouvelle attitude face à l'enfant



En tournée de conférences en Europe,  c'est depuis un train qu'André Stern répond aux questions sur Semeurs d'enthousiasme, manifeste pour une écologie de l'enfance qu'il publie - aux Éditions de l'Instant Présent - et qui sera lancé lors du congrès Écologie de l'enfance, à Montréal, du 3 au 5 octobre prochain.
http://ecologiedelenfance.com

lundi 29 septembre 2014

Les choses les plus importantes de ma vie

«Après le fait d'être devenu père, la chose la plus importante dans ma vie est d'être passé au unschooling.» ~ Stéphane Pageau  

jeudi 25 septembre 2014

Direct et profond : unschooling, véganisme, écologie de l'enfance

« Les unschoolers ne sont pas assis dans le coin arrière du monde de l'école-maison à ne rien faire. Nous faisons quelque chose de direct et profond. » ~Sandra Dodd (Direct and profond)

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
splash - sept. 2014 (J'OSE la vie !)
Cette photo, prise cet après-midi, peut sembler à prime abord démontrer que les unschoolers ne font rien. Et quelque part, nous l'avons choisie un peu pour ça. Assis au bord d'un lac, tranquille dans la nature, est-ce ne rien faire ?

Aujourd'hui, on a vu un poisson sauter trois fois et manger un insecte sur l'eau. On a vu à quel point les feuilles des arbres, des érables surtout, ont rapidement changé de couleur en trois jours. 

Sur le chemin, notre fils a vu une petite couleuvre blessée - moi, je ne l'avais pas vue, elle était toute petite sur la route de cailloux. La première chose qui lui est venue : pourrait-on la déplacer près du bois, hors de la route, pour qu'elle guérisse - ou meurt - tranquille, près de la terre et de la verdure, à l'abri ? Et la deuxième : comment le faire sans lui causer plus de stress et de douleur qu'elle n'en vivait déjà ? Un exemple d'action directe sur son environnement comme j'en observe des milliers depuis tant d'années. Un exemple de sa compréhension de la douleur de l'autre. Qui les conduit, son frère et lui, depuis tout petits, à s'interroger sur la nécessité d'avoir une route à tel endroit, ou sur la vitesse à laquelle roulent nos véhicules, et, logiquement, sur la préservation des lieux d'habitat des animaux, des végétaux, et des humains, bien sûr. 
Je précise car tant de gens questionnent quand on se soucie du bien-être des animaux (non-humains), c'est pour le faire passer 'avant' celui des humains (!).

J'ai vu autre chose. Respectés, nos enfants sont restés avec ce désir naturel de bien-être et d'harmonie avec les autres vivants.Tous les autres vivants. Pas plus de celui-ci et moins de celui-là. Pas plus les humains et moins les mouches. Pas plus les vaches et moins les humains. Et pas parce que maman ou papa leur ont fait la leçon. Nous n'étions pas végétaliens quand nos enfants sont nés. Notre fils aîné a décidé le premier, à l'âge de sept ans, de ne pas se nourrir d'animaux. Je m'en rappelle comme du premier choix important qu'il ait fait quelques mois après qu'on l'ait retiré de l'école. 

Là-bas, dans la montagne - ailleurs aussi -  nos fils discutent de tous les sujets qui les touchent : Histoire, biologie, alimentation, physique, finances, construction, politique.

On passe des heures à écouter, chercher, observer, discuter ensemble.
Juste le fait de marcher côte à côte, dans la nature, a toujours créé des discussions ouvertes, joyeuses, sérieuses et profondes.
Et on s'amuse aussi ! :-)
Édith

Entendu sur la plage cet après-midi :
« Quand je suis ici, je n'ai besoin de rien d'autre. » 
« La vie..., c'est ma vie ! »

lundi 22 septembre 2014

Libre d'apprendre, version française de Free to Learn, de Pam Laricchia

Samedi, 4 octobre 2014, après la fin des conférences à notre congrès écologie de l'enfance, assistez au lancement du livre Libre d'apprendre, version française de Free to Learn, en présence de Pam Laricchia, auteure canadienne dont les écrits sont très appréciés autant ici qu'à l'étranger.
En lisant son livre, vous comprendrez pourquoi ! :-)

Voici une confidence que les lecteurs de ce blog connaîtront avant même les participants au congrès et premiers lecteurs du livre :

- J'ai un jour demandé à Pam si elle accepterait que je traduise son premier livre. Elle m'a répondu qu'elle avait déjà donné son accord pour la traduction à quelqu'un en France. Puis, l'hiver dernier, Pam nous a mises en contact et j'ai participé à la traduction, aux côtés de Malika Kergoat, maman au grand coeur et à la voix toute douce, avec laquelle j'ai vécu tant de bons moments à discuter traduction, style, synonymes, et surtout, surtout, comment bien rendre l'esprit du (radical) unschooling en français en respectant la façon toute personnelle de s'exprimer qu'a Pam Laricchia.
Quelle joie ça a été de travailler ensemble, et avec Pam !
Une expérience que je n'oublierai jamais.
Comme Malika me disait quand on est arrivées à la fin, ça fait tout drôle de terminer, de voir le livre arriver à l'impression, et de ne plus avoir nos petits rendez-vous téléphoniques. Faudra qu'on retravaille ensemble, tiens ! ;-)

Merci à vous deux, Pam, Malika, pour votre confiance, votre générosité, votre amitié.
J'ai tellement hâte de vous rencontrer maintenant ! ♥

« Long live the unschooling ! »

Édith
xox



Vous envisagez l'école à la maison?
Le unschooling vous intrigue?
Je vous invite à suivre les cinq changements de paradigme à propos de l'apprentissage et de la vie qui ont libéré ma famille du carcan scolaire et que je partage dans ce livre.
Au fil de plus de dix années d'expérience, j'ai vu ô combien ces idées étaient essentielles, et le sont toujours, pour qui vit le unschooling. Au travers d'histoires, d'exemples et d'un langage clair, Libre d'apprendre explore toute la profondeur et le potentiel du unschooling.
Apprendre librement, vivre dans la joie.
 
- Cinq idées :
  • un apprentissage véritable
  • suivre ce qui les intéresse
  • faire des choix
  • des alternatives au non
  • vivre ensemble