samedi 28 août 2010

Fluffy ou quand la peur devient violence

Au début de la semaine, une amie nous a écrit qu'il y avait un porc-épic dans un arbre derrière chez elle, sur le terrain des voisins. Elle nous demandait si on savait à quelle distance un porc-épic pouvait lancer ses pics pour s'assurer que leur chien n'en recevrait pas en aboyant au pied de l'arbre.

On avait déjà vu un porc-épic à la télé lancer ses pics à environ un mètre de distance. Mais, en vérifiant sur Internet (wikipédia et Faune et Flore du pays) on a appris que:


[...] s’il est en train de se nourrir à l’extérieur, il reste perché sur un arbre, [...]

[...] c’est la nuit qu’il s’affaire, et ce, par n’importe quel temps.[...]

[...] (il) se nourrit principalement de l’écorce interne des arbres, il mange aussi diverses autres plantes. [...]


[...] Cet animal, célèbre par son armure de piquants qui tient la plupart de ses ennemis à distance, mène une existence solitaire pendant la majeure partie de l’année. Il préfère toujours vivre dans les arbres et sa myopie et la lenteur de sa démarche font qu'il n’est pas très difficile à approcher. [...]
Notre amie a alors décidé de laisser son chien sortir jusqu'à ce qu'il s'habitue à la présence de ce nouveau venu dans son environnement, ce qui s'est fait rapidement. Elle et sa famille l'ont surnommé Fluffy.

Malheureusement les voisins, qui ont aussi un chien, ne voyaient pas d'un bon œil cet être inoffensif qui avait élu domicile dans leur jardin. Ne sachant trop comment réagir, ils ont décidé de téléphoner au service de la Faune où on leur a répondu qu'ils (?) ne pouvaient rien faire.

Il est intéressant d'apprendre que le porc-épic n'a aucun comportement agressif mais se défend, tant bien que mal, en tournant le dos aux agresseurs et en fouettant sa queue.
[...] S’il se sent en danger au sol, le porc-épic gagnera l’abri le plus proche, sous un rocher ou une souche, ou bien dans un arbre; il abandonnera même sa marche lente pour un galop maladroit. Si on l’empêche de battre ainsi en retraite, il se pelotonnera en rentrant la tête, qu’il a vulnérable, entre les épaules. Perché, le porc-épic considère le danger d’un air indifférent; toutefois, si l’ennemi commence à grimper sur l’arbre, le porc-épic descend à reculons en fouettant l’air de sa queue.[...]
Possiblement désemparés par cette aventure en terrain inconnu, après quelques jours, les voisins ont abattu le porc-épic. Nos amis ont reçu la nouvelle parce que, en même temps, leur clôture a été brisée par cet acte. Ils n'arrivent pas à comprendre; leurs voisins sont des personnes très aimables. Ils ont été surpris et ne comprennent pas cette action. Quand elle m'a écrit pour m'annoncer la mort violente de Fluffy, elle ne savait plus quoi dire, ils étaient sous le choc.

Elle a pensé qu'il valait peut-être mieux que nous n'en parlions pas à notre fils qui avait fait la recherche sur le porc-épic en début de semaine car il est tellement sensible aux animaux que cela le rendrait très triste. Elle finissait son message avec ces mots:
« Nous l'avions surnommé Fluffy. Maintenant Fluffy est parti. »
Et bien, elle avait raison, nous sommes très tristes. Mais, en fait, nous sommes plus tristes pour ces gens, plus tristes encore de savoir que plusieurs humains ont tellement peur de l'inconnu, si peur des animaux qu'ils n'ont pas domestiqués ou esclavagés, qu'ils ne prennent même pas le temps d'apprendre à les connaître. Ça oui, c'est triste, ! :-(


Pourtant,


[...]Le porc-épic se nourrit lentement et posément; il compte davantage sur son nez que sur ses yeux pour faire son choix de plantes. Cette habitude a parfois mené les gens à croire que les porcs-épics sont stupides. Cependant, ces animaux sont réputés avoir une bonne mémoire et être intelligents et capables d’apprendre rapidement.[...]
Nous pensons que la violence vient de la peur. Les voisins avaient peur de Fluffy alors ils l'auront tué pour s'en débarrasser et ainsi se débarrasser de leur peur. Mais ce qu'ils n'ont pas réalisé, c'est que leur peur sera toujours présente. Ça ne leur a rien apporté, ils auront peur encore à chaque fois qu'un inconnu (car un porc-épic est un animal peu connu) passera dans leur vie.


Notre fils a dit que c'est comme si quelqu'un trouvait un lit pour dormir et que quelqu'un le tuait parce qu'il a peur de lui. Puis, il a continué avec un parallèle avec l'histoire de "Boucle d'Or et les trois ours". Boucle d'or était fatiguée et cherchait un lit pour dormir mais là, la différence serait que les trois Ours ayant peur d'elle l'aurait tuée en la trouvant dans leur lit... Il a bien raison.

Aujourd'hui, pour honorer la mémoire du passage dans notre vie de ce porc-épic, nous lui dédions cette page de notre journal. Ce faisant, nous souhaitons que nous, humains, soyons capables de vivre avec tous les êtres vivants qui sont sur Terre, de dépasser cette peur de l'inconnu, de chercher à connaître plutôt que de rester figés dans la peur... car l'inconnu fait peur et la peur mène trop souvent à la violence.

Salut Fluffy !

vendredi 13 août 2010

Se nourrir sans faire souffrir... extrait

Se nourrir sans faire souffrir - John Robbins - Stanké«ET MAINTENANT,

Nous vivons une ère de folie. Ceux qui font attention à ce qu'ils mangent et voient à se nourrir sainement sont traités de marginaux et ceux dont les habitudes alimentaires engendrent maladies et souffrances sont considérés normaux.


Nous vivons pourtant une époque de grandes découvertes. Chaque jour, nous avons l'occasion de constater les multiples conséquences de nos choix alimentaires et pouvons prendre conscience des mesures qui s'imposent.


Plus je m'informe des résultats des recherches actuelles, plus je me rends compte à quel point notre santé dépend de nous et de nous seuls. Nous avons beaucoup plus de possibilités qu'auparavant pour rester en bonne santé et dès lors faire en sorte de nous assurer une vie plus saine.
 
Je crois que chacun de nous, en son for intérieur, souhaite léguer une part de lui-même à la postérité et que nous souhaitons participer activement à l'avènement d'un monde meilleur, plus sain. Plus nous nous gardons en santé, plus notre contribution à cet égard gagne en prolongements.


Nous savons tous que les maux de la Terre qui méritent notre compassion ne se comptent plus. D'ailleurs, chacun de nous partage à sa manière l'angoisse que suscitent les dangers qui la menacent aujourd'hui et nous savons tous qu'il ne s'agit pas seulement de notre propre existence mais de la survie de toute la planète.


J'ai constaté que nos habitudes alimentaires y concourent plus que je l'imaginais. Les contrecoups qu'elles supposent s'étendent bien au-delà des problèmes de santé. Je me suis aperçu que leurs enjeux et leurs répercussions sont tels que nos petites préoccupations de santé sont banales à côté.


Dans les deux prochaines chapitres, nous verrons comment nos choix alimentaires affectent notre santé et celles de nos enfants, combien ils altèrent notre capital génétique et à quel point ils remettent même en question la propagation de toute vie sur Terre. Nous verrons aussi comment les récents développements de la science clament d'une seule voix que, plus que jamais auparavant, l'humanité doit résolument modifier ses habitudes alimentaires. L'urgence est flagrante. » ~ John Robbins, Se nourrir sans faire souffrir - La planète, le tiers monde, les animaux et nous (Diet for a new America), Stanké, 2001

jeudi 29 juillet 2010

Les bébés les plus dorlotés en retirent des bénéfices une fois adultes

Lisons cet article et imaginons ce qu'il advient lorsque les pères ET les mères procurent ÉNORMÉMENT d'affection à leurs enfants AVANT et APRÈS l'âge de 8 mois mentionné dans l'étude.

photo: J'OSE la vie - journaljose.blogspot.com
« La mère et l'enfant » - Léa Vivot


Les bébés les plus dorlotés en retirent des bénéfices une fois adultes


mardi 27 juin, 15 h 04
« Il serait faux de croire qu’une mère est trop « mère poule » avec son bébé. Une étude américaine dévoile que les mamans qui procurent beaucoup d’affection à leur enfant, alors qu’ils n’ont que huit mois, en feront des adultes beaucoup plus posés et moins stressés, rapporte le Journal d'épidémiologie et de santé communautaire.

482 personnes du Rhode Island ont participé à cette étude qui s’est échelonnée sur plusieurs années. Les chercheurs ont d’abord évalué le lien entre la mère et leur bébé, alors âgé de huit mois. Lorsque ces enfants ont eu 34 ans, on leur a fait passer un test pour connaître leur niveau d’anxiété, d’hostilité et de mal-être en général.

Au départ, les mères avaient été catégorisées en trois groupes, soit celles qui donnaient peu d’affection, celles qui démontraient de l’affection normalement et celles qui étaient plus excessives.

Alors que les chercheurs se surprennent de constater qu’il n’y a pas de différence chez les deux premiers groupes, les enfants ayant reçu énormément d’affection étaient devenus des adultes moins anxieux, hostiles et se sentaient beaucoup mieux en général que les autres.

Cela démontre clairement que les expériences, même celles vécues à un très jeune âge, influencent la vie d’adulte. Plus on est dorloté lorsqu'on est bébé, mieux on sera préparé pour affronter les problèmes de la vie à l'âge adulte. »
___

Date: July 27, 2010
Source: BMJ-British Medical Journal
Title : Plentiful maternal affection in early infancy boosts adult coping skills, study finds
Summary: Moms who shower their infants with affection equip them to cope well with life stressors as adults, new research finds. 
Lien: https://www.sciencedaily.com/releases/2010/07/100726201000.htm

mercredi 14 juillet 2010

Et l'arc-en-ciel est arrivé

Et l'arc-en-ciel est arrivé
comme un pont entre les deux mondes,
et notre Chouchoune bien-aimée
nous a laissé pour en suivre l'onde.

Chouchoune, notre petite sœur,
tu nous as si bien accompagnés,
tu as harmonisé nos cœurs
tout au long de ces quinze années.


Chouchoune, à tes côtés
on a beaucoup appris;
liberté, égalité, fraternité,
respect pour toute vie.

Chouchoune, nous t'avons tant aimée,
aujourd'hui, nous nous excusons
d'avoir tant voulu te garder.
Maintenant, nous acceptons
Que tu nous quittes, en apparence.
À présent, nous réussissons
à ressentir ta présence.

Chouchoune, notre sœur bien-aimée,
Que la Lumière soit sur ton chemin.
Va, continue de folâtrer,
suis ta voie, suis ton destin!

photo: J'OSE la vie - journaljose.blogspot.com
Avec tout notre amour,
J'OSE... la vie!

mardi 29 juin 2010

Chouchoune va mieux !

Chouchoune va mieux, elle a commencé à faire sa toilette huit jours après son accident. C'était un excellent signe.

Du coup, elle a aussi demandé à sortir pour aller dans sa litière naturelle, faite de céréales. Car, on le sait bien, les chats sont propres et n'aiment pas salir l'endroit où ils vivent et dorment. Elle a supporté assez longtemps de faire pipi dans sa petite maison car elle ne pouvait en sortir mais là, elle nous a bien signifié que c'était terminé. 

Elle marche seulement sur une très courte distance, pour se rendre à sa litière juste à côté et elle retourne immédiatement dans sa boîte de transport qui lui sert de lit de convalescence depuis le premier jour. Nous l'y avons déposée ce soir-là, sans trop être certains que c'était un bon choix... surtout parce que ce choix était le nôtre et pas le sien. Et combien de fois, dans les heures et les jours qui ont suivis, on s'est demandé ce qu'elle aurait choisi, elle. Mais, comme elle a accepté immédiatement d'être alitée à l'intérieur de la maison, on a préféré croire qu'elle en faisait aussi son choix. Plus facile pour nous, humains, ignorants de la vraie vie dans la nature.

Même si Chouchoune va à la litière environ une fois par jour, nous voyons bien que sa patte et sa hanche ne sont pas encore complètement solidifiées. Elle glisse en marchant sur le plancher de bois verni, c'est pas de la terre ou de l'herbe hein ! Quand même, sa démarche commence à ressembler à ce qu'elle était avant ce fâcheux accident de la route, le 16 juin dernier.

Et, surprise ! hier, après douze jours de jeûne (à l'eau de la source des montagnes agrémentée de remèdes homéopathiques, sans pouvoir savoir si ça a un effet), Chouchoune a demandé à manger. Elle semblait affamée, elle a croqué environ une demi-tasse de ses croquettes végétaliennes qu'elle aime tant. Nous croyons donc que sa mâchoire est guérie... ou presque. :-)

En ce moment, comme tous les jours et toutes les nuits depuis l'accident, elle dort ou somnole, tapie dans l'ombre, sur un lit de papier couvert de paillis de cèdre... pour qu'elle se sente un peu comme quand elle faisait la sieste dans les plate-bandes.

mardi 15 juin 2010

The Legend of Zelda : Skyward Sword

© Nintendo
C'est osé! Le design ressemble à Zelda: Twilight Princess et Zelda: Ocarina of Time, mais avec le look cartoon de Zelda: The Wind Waker.

Zelda: Skyward Sword (Épée vers le ciel) a été dévoilé ce matin lors de la présentation des nouveautés de Nintendo en direct du E3 à Los Angeles.

Le premier produit à être annoncé par Nintendo a été ce nouveau titre de la série, infirmant les rumeurs selon lesquelles le jeu ne porterait aucun nom en particulier, mais confirmant que tout se joue maintenant avec les vrais mouvements effectués par le joueur.
Épée, bouclier, arc à flèches, lance-pierre, bombes, fouet et d'autres encore seront tous utilisés en bougeant les bras et les mains en tenant la Wiimote (+ l'accessoire MotionPlus) et le Nunchuk.

Quelques bandes-annonces que nous avons regardé ce matin en direct, en attendant le lancement du jeu en 2011 (probablement tôt en 2011) :

lundi 14 juin 2010

The Legend of Zelda Wii

Voilà 5 ans que l’équipe de création des jeux vidéo japonais de la série The Legend of Zelda (La Légende de Zelda) travaillent sur un nouveau titre, 
gardé au plus top secret 
jusqu’à...demain.

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.comDu plus loin que l’on puisse se rappeler, jamais un jeu de cette envergure n’a été aussi bien gardé avant l’étape finale de son processus de développement.

Non seulement est-il le 16ème titre de la série la plus adorée de tous les temps – avec celle des Mario Bros qui est aussi développée par Nintendo – mais en plus, ce nouveau jeu saura sûrement surpasser la qualité, la beauté et l’histoire du plus grand titre à ce jour, à savoir The Legend of Zelda : Twilight Princess (Princesse du Crépuscule), publié en 2006.

Ce dernier a été le seul jeu de la série à ce jour à être porté sur la console Nintendo Wii après avoir été développé pour le Nintendo GameCube. Et pour cette raison, il manquait un détail: les mouvements effectués par le joueur n’étaient pas recréés fidèlement dans le jeu.
Cette fois c’est bon. S’il y a bien une et une seule information que nous connaissons à propos du nouveau titre, c’est bien que le mode de jeu se fera avec nos mouvements, dans les détails les plus précis, grâce à l’accessoire Wii MotionPlus, un dispositif connecté à la manette de jeu pour détecter encore mieux les mouvements que le joueur fait.

À chaque année se tient à Los Angeles le Electronic Entertainment Expo (Expo de Divertissement Électronique), aussi appelé E3. Jusqu’à ce jour, des vidéos des plus grands jeux de Zelda y ont été présentés bien avant le lancement du jeu. Cette fois c’est différent. Les créateurs ont affirmé préférer travailler sur le jeu plutôt que sur un démo ou une vidéo pour l’Expo, et voilà pourquoi nous ne savons absolument rien sur ce jeu à ce jour...sauf ce que cette unique image publiée peut nous révéler:

nintendo.comSur cette image, on peut voir Link, le héro qui se réincarne au fil des différents jeux et des différentes époques pour sauver à nouveau le royaume de Hyrule des sombre desseins des ténèbres.

Et au premier plan se trouve une figure jusqu’ici inconnue. Elle ressemble cependant en tout point à une représentation vivante de la Master Sword (Excalibur), l’épée légendaire que le héros est seul à manier. Elle est présente dans plus de la moitié des jeux de la série et a servi tour à tour de clé au temps, à la guérison de sorts, et à l’emprisonnement du mal. Mais son pouvoir principal est d’être la lame du bannissement du mal.

Selon des rumeurs fondées, l’histoire de ce nouveau jeu se déroulerait bien avant l’époque du premier jeu - en ordre chronologique - vers la période où l’épée a été forgée et incrustée de son pouvoir unique.
Le Link de cette histoire serait plus vieux qu’aucun Link ne l’a jamais été auparavant (les plus vieux ayant 16 ans), et la figure mystérieuse s’apparentant à l’épée serait au cœur de l’histoire et porterait le nom de Zordiana.

Étrangement aussi, mon frère sent que ce sera le dernier jeu de la série et, hier soir, je me suis demandé: « Et si le jeu portait simplement le nom de The Legend of Zelda, sans aucun sous-titre? » Les rumeurs disent que ce serait le cas.

C’est à partir de demain, au E3 de l’an 2010, que nous saurons enfin de quoi ce jeu retourne. Sa sortie est prévue d’ici la fin de l’année mais les multiples fans qui attendent tant ce jeu que le E3 a classé en position 1 du top 10 des jeux les plus attendus vont enfin avoir des réponses entre le 15 et le 17 juin prochain.

Il est sûr que c’est à nouveau un jeu qui montre du combat à l’épée. Mais contrairement à bien d’autres jeux vus dans le top 10, Zelda ne montre ni sang, ni fusils désintégrateurs au laser qui réduisent les gens en morceaux. On peut seulement voir des bestioles possédées et quelques rares sorciers exploser en fumée lorsqu’il sont touchés ou battus.

Pourquoi Zelda est l’une des série les plus adorée au monde entier, voire la plus adorée?
Parce que les jeux ont été créés avec le souci du détail, l’ajout d’expériences inoubliables et les émotions qui donnent foi à la magnifique Histoire complète du royaume de Hyrule. La recherche du réalisme, additionnée à la magie omniprésente, ont apporté à ces jeux une renommée mondiale.
Que ce soit les chorégraphies à l’épée, l’utilisation de cette merveilleuse invention qu’est le hookshot (grappin) - un appareil mécanisé pouvant vous hisser à bien des endroits -, les énigmes pour déverrouiller les portes des temples, ou encore l’étude de l’histoire des peuples de ce monde, dont l’un est entièrement constitué de femmes – sauf une exception – qui vivent dans le désert avec leur roi dont les ambitions d’avenir l’ont complètement perdu. 

Certains l’ont même écrit lorsque le jeu Twilight Princess a remporté tous les prix du Nintendo Power Awards de 2007 :
« Aucune importance quels autres jeux sont sortis.
Dans une année de calendrier qui inclut Zelda, Zelda gagnera. »
Je vous invite donc tous à joindre, ou rejoindre, Link ainsi que la Princesse Zelda dans leur toute nouvelle aventure. Qu’ils sachent vous inspirer courage et sagesse aussi bien au travers de leur pays que dans votre vie.

Chaque jeu a une histoire
Un seul est une légende.

Link and Epona - nintendo.com
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mercredi 2 juin 2010

L'envol vers la liberté

Hier, pendant la nuit, tout doucement, presque sans bruit, Lamzou a pris son envol vers la liberté.

Elle s'était installée chez nous il y a sept ans. Sept années tout au long desquelles elle a chanté la joie dans notre maison. Chaque matin, chaque jour, elle chantait. Elle chantait la vie, pour oublier sa prison, pour nous parler, pour..., enfin, comment peut-on vraiment savoir?

Quelle chance nous avons eu de l'avoir auprès de nous. Quelle chance pour nous, mais sûrement pas pour elle. Passer toute sa vie emprisonnée... pas sûr que ce soit une chance.

Et, comme pour dire que nous avions enfin compris le message qu'elle nous chantait chaque jour, ce message de la vie, de la joie, de la liberté, dès que nous avons montré que nous l'avions compris (enfin, j'espère), elle est partie, emmenant avec elle tout en nous le léguant en souvenir, son chant joyeux !

Salut Lamzou ! Sois heureuse dans la forêt tropicale de ta nouvelle vie !

mardi 25 mai 2010

Pas d'école pour mon enfant - l'enseignement à domicile: pourquoi ? Comment ?

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
Pas d’école pour mon enfant
PAR Anne-Yvonne CHARPENTIER
CERTIFICAT DE RÉDACTION
FACULTÉ DE L’ÉDUCATION PERMANENTE
UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL
AVRIL 2010
L’enseignement à domicile : pourquoi ? Comment ?
Ève, Charles-Étienne, Jérôme, Sarah, Timothée… Un point commun les différencie des autres enfants de leur âge : ils ne vont pas à l’école. Atteints de maladie grave? Lourdement handicapés ? Non. Leurs parents ont fait le choix de la non-scolarisation comme d’autres font le choix d’une école privée ou que d’autres encore, depuis les années 70, optent pour les écoles alternatives. Ils seraient de 2 000 à 5 000 enfants au Québec à vivre ce mode d’éducation. Tour d’horizon.
Le choix de ne pas « envoyer son enfant à l’école » ne va pas sans bouleversements dans la vie familiale. « Ce n’est pas une partie de plaisir, rappelle Adèle Dufour, présidente de l’AQED (Association québécoise de l’enseignement à domicile). C’est beaucoup de sacrifices ! » Sacrifice d’un salaire tout d’abord. Un des deux parents doit abandonner toute activité professionnelle ou se contenter de travail à contrats, comme Claire, la maman d’Arturo et Émilie. Sacrifice d’une bonne partie de sa vie de couple et de sa vie personnelle également. « Les enfants sont constamment présents, c’est un investissement de toutes les heures ! » poursuit Adèle Dufour, d’un ton mi-figue mi-raisin.
Autant de raisons que de familles
Investissement en temps, en énergie, diminution des revenus familiaux. Qu’est-ce qui pousse donc ces familles à s’engager dans des chemins de traverse, très peu balisés ? « Il y a autant de raisons que de familles », soutient Adèle Dufour. C’est le besoin de développer un noyau familial fort qui revient le plus souvent dans les propos des parents rencontrés, ainsi que la transmission de valeurs. Christine Brabant, étudiante à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke, s’est attachée à tracer un tableau des facteurs à la base de ce choix éducatif en proposant un questionnaire à 203 familles pratiquant l’école à domicile. Cette étude, menée en 2004, identifie sept raisons principales, ainsi classées : le développement d’un projet familial ; le refus du mode d'organisation sociale et pédagogique de l'école ; l’enrichissement personnel de l’enfant ; le souci de son développement socio-affectif ; la transmission de valeurs religieuses, morales ou spirituelles ; une expérience scolaire négative de l'enfant ; et enfin, les caractéristiques particulières de l'enfant.
Contrairement à une idée reçue, les motifs religieux n’arrivent qu’au cinquième rang. D’ailleurs, d’après cette même étude, seulement 28 % des familles affirment que la religion ou la spiritualité occupe une place fondamentale dans leur vie, et 15% disent qu'elle occupe une « certaine » place. On est loin du cliché de la famille intégriste qui chercherait à isoler ses enfants des mauvaises influences d’une société athée.
Ainsi, Sonya, jeune blonde anglophone, maman de deux enfants d’âge préscolaire, base son choix de non-scolarisation sur une critique du système scolaire traditionnel, incapable, selon elle, de développer la réflexion et l’esprit critique de l’enfant : « Je veux que mes enfants apprennent à lire, mais aussi à comprendre et à penser. » Même écho chez Claire : « L’école, ça fabrique des moutons. Ce n’est pas facile de vivre avec des loups, mais je ne voulais pas de moutons ! » Pour elle, cependant, la question du transport a été l’élément déclencheur. « Quand nous avons déménagé, mon fils est resté dans la même école, se souvient Claire. Comme c’était loin, que nous étions stressés par la construction de la maison, je l’ai retiré de l’école un à deux jours par semaine. Mais il était toujours en retard les autres jours, la directrice s’est fâchée, alors j’ai décidé de lui faire l’école à la maison. Je l’aurais bien fait avant, mais son père n’était pas d’accord. »
Souvent en effet, plusieurs mobiles interviennent. Ainsi, Annie, maman de cinq enfants, émet des griefs vis-à-vis du système scolaire québécois, lui reprochant son niveau académique peu élevé. Mais elle fonde également son choix sur le besoin de transmettre ses propres valeurs à ses enfants. À ces deux raisons principales, d’autres se greffent, très souvent citées par les familles rencontrées : être la principale référence de ses enfants, transmettre le goût d’apprendre, développer des relations fortes avec ses enfants et au sein de la fratrie, prendre du temps ensemble. Sylvie renchérit : « Un parent veut le meilleur pour ses enfants, c’est ce qu’on essaie de leur donner. » Mère de trois enfants âgés de 6 à 10 ans, la jeune femme a fait le choix de faire l’école à la maison alors qu’elle était enceinte de sa fille aînée. Elle-même a vécu des moments difficiles à l’école, en butte aux railleries de professeurs à cause de son origine italienne. « Je ne peux pas dire que ça n’a pas eu de poids dans ma décision. Mon mari, cependant, était d’accord, bien que sans problème scolaire dans sa jeunesse. »
Cette question du choix assumé par le couple est souvent abordée. Tous les parents le disent, le choix de ne pas scolariser ses enfants est une décision à prendre à deux. Les conséquences sur la vie familiale sont trop importantes pour s’engager à la légère.
Quand c’est la vie qui dicte le programme
Mais comment se passe l’école à la maison ? Approche structurée, comme à l’école traditionnelle, pédagogie innovante, déstructuration totale ? Là aussi, on rencontre autant d’organisations que de familles. Avec une constante tout de même : tout est prétexte à découvertes ! Les Jeux olympiques, bien sûr, ont été l’occasion de nombreuses recherches et projets. Que Samuel se casse le fémur, et l’anatomie humaine et la fabrication osseuse sont abordées. La visite du Salon de l’auto donne naissance à un guide pratique automobile. Un travail sur les ponts entraîne Annie et sa famille sur les ponts montréalais et sur ceux de Québec. Certes, les écoles proposent aussi des sorties culturelles aux élèves, mais Annie se souvient, un sourire dans la voix : « On était tellement content de sortir de l’école qu’on ne retenait rien de ce qu’on nous montrait. Ne restait que le plaisir d’une journée pas comme les autres. » Ici, la taille réduite de la famille permet une meilleure préparation et une exploitation adaptée aux intérêts de chaque enfant.

L’école à la maison offrirait donc un plus grand espace de liberté. Cependant, la plupart des familles rencontrées programment le déroulement de leurs journées, souvent planifiées sur une semaine. Le français, les mathématiques et l’anglais sont étudiés le matin, sous forme d’apprentissage traditionnel ou avec des méthodes plus ludiques. Les après-midis sont consacrés aux projets transversaux, mêlant histoire, géographie, sciences, arts, cuisine.
Édith, elle, a opté pour le unschooling (déscolarisation). « Nous nous positionnons contre la culture dominante, nous voulons nous rapprocher de la nature humaine. Au départ, c’est un choix de vie, une philosophie, pas un choix de méthode éducative. » Le unschooling ne se préoccupe pas des acquisitions normalisées ni des évaluations, il cherche avant tout le développement personnel de l’enfant, du futur adulte.
Quand on lui demande quels sont les centres d’intérêt de son fils aîné de 17 ans, la réponse fuse immédiatement : « la vie ! », puis se précise et s’allonge : « la philo, l’agriculture biologique, la littérature, les langues anciennes, la physique, l’astronomie, l’histoire », et les points de suspension que l’on perçoit dans sa voix en disent long sur l’ouverture au monde de l’adolescent. Lui, parle avec assurance du film de 40 minutes qu’il présentera dans la bibliothèque voisine la semaine suivante. Une comédie d’espionnage réalisée avec des amis. Il évoque également les jeux vidéo qu’il met en ligne sur son site Internet et la fabrication d’une corde par torsion. Les journées de son cadet âgé de 12 ans, se passent en discussions avec parent et frère, en sorties à la bibliothèque, à la ludothèque et dans le boisé voisin, en découvertes documentaires, et au piano ou avec ses amis.
Peu de familles poussent la non-scolarisation si loin. Celles qui choisissent l’école à la maison se tournent souvent, du moins au début, vers les groupes de soutien. Ces groupes s’adressent aux parents afin qu’ils puissent échanger sur leurs expériences, partager leurs ressources éducatives… et souffler un peu. Ils s’adressent aussi aux enfants, pour leur permettre de faire des activités en commun et de se rencontrer.
Vous avez dit « socialisation » ?
En effet, la socialisation est LA question, celle qui revient comme un leitmotiv dès qu’on aborde le phénomène des enfants non scolarisés. Une question qui fait bien rire Adèle Dufour : « On se plaindrait plutôt d’une sur-socialisation ! Mes enfants sont absents de la maison deux jours sur cinq. Ils participent à diverses activités avec d’autres enfants non-sco : journée labo de biologie ou ateliers au musée. » Ces activités sont organisées par les parents, en fonction de leurs compétences et de l’intérêt des enfants.
Thierry Pardo, étudiant au doctorat en éducation et agent de recherche à la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l’environnement de l’UQAM, connaît bien le phénomène de l’école à la maison, ou plutôt de la non-scolarisation. C’était en effet le sujet de son mémoire de maîtrise en éducation, soutenu l’été dernier. Pour lui, cette question sur la socialisation, la plus fréquente, est aussi la plus curieuse : c’est l’école, véritable « sanctuaire » pour enfants, qui s’apparente à un lieu hors-société. « Les enfants sont isolés du reste de la communauté, soit pour les protéger, si on a une vision “rousseauiste”, soit pour les préparer – les formater ? – pour être ensuite réinjectés dans la société », affirme l’étudiant-chercheur. Selon lui, l’école traditionnelle propose une socialisation fictive, où toutes les différences ont été gommées : les enfants d’une classe ont tous le même âge, les handicapés sont absents. « C’est un milieu totalement artificiel, s’insurge Thierry Pardo. Où l’enfant va-t-il apprendre qu’il existe des trisomiques, des aveugles, des gens différents ? »
Carole Cardinal, vice-présidente de l’Association chrétienne des parents éducateurs du Québec (ACPEQ), préconise également une « socialisation équilibrée » où les enfants se regroupent par centre d’intérêt et non par groupe d’âge.


Des avantages certains...
On le voit, les familles font facilement passer la socialisation du statut de réserve à celui d’avantage. Les enfants, qui ne sont pas confinés toute la semaine avec des enfants du même âge, sont plus ouverts et entrent plus facilement en relation avec des personnes d’un autre groupe d’âge. Ainsi, les enfants d’Annie rencontrent une fois par mois des personnes âgées pour faire du bricolage ou pour jouer du piano. Enfants épanouis aux capacités relationnelles indéniables, tel est le portait que brossent souvent les parents de leur progéniture. S’y ajoutent autonomie et complicité entre frères et sœurs.
La socialisation transgénérationnelle n’est pas le seul avantage que les familles voient dans ce mode d’éducation. Pour les enfants présentant des difficultés d’apprentissage ou des signes de dyslexie, l’école à la maison offre une solution intéressante. En effet, les méthodes pédagogiques s’adaptent à l’enfant, et non l’inverse. « Mon fils de 7 ans présente des difficultés d’apprentissage, explique Annie, sur le ton de la confidence. À l’école, il se serait découragé, il se comparerait aux autres et perdrait toute confiance en lui. » À la maison, Jérémy peut assimiler les notions à son rythme. Il obtient un score de plus de 80 % aux évaluations que sa maman demande, tous les ans, à une orthopédagogue.
Parmi les autres avantages cités, les familles non-sco revendiquent également l’ouverture d’esprit et l’intérêt pour le monde, une grande souplesse dans l’organisation et les horaires, l’absence de devoirs le soir, une disponibilité accrue pour le temps passé en famille, l’absence de stress. « Je n’impose pas le stress de la société à mes enfants, souligne Claire, avec une fierté visible. Au moins, ils ne sont pas sous Ritalin ! » Annie, quant à elle, apprécie « un temps en famille, le soir, de meilleure qualité ».
Phénomène nouveau, de plus en plus d’adolescents, scolarisés au secondaire, demanderaient à leurs parents à étudier à la maison, alors que tout leur parcours éducatif s’est déroulé dans une institution. Ce fait a été évoqué par la présidente et la vice-présidente des deux associations québécoises (AQED et ACPEQ). Peut-être les adolescents, confrontés à des difficultés d’apprentissage et à des problèmes de comportement de leurs camarades, espèrent-ils trouver une solution à ces problèmes dans le système de l’école à la maison.
… et certaines réserves
Alors, l’école à la maison serait la panacée au décrochage scolaire ? Certainement pas ! Aucun adepte de cette alternative à l’école institutionnalisée n’avancera cette idée. « L’enseignement à domicile n’est pas fait pour tout le monde, affirme catégoriquement la présidente de l’AQED. Cela demande un très gros investissement de la part des parents, que tous ne peuvent pas fournir. » Annie va dans ce sens, en évoquant la fatigue ressentie certains soirs. Par ailleurs, quand l’enfant grandit et, avec lui, ses attentes en termes de connaissances, le parent doit chercher des réponses à toutes ses questions. « L’enseignement à domicile, ce n’est pas du tout cuit, ajoute Adèle Dufour. On manque parfois de ressources, on n’a pas toujours des spécialistes pour nous répondre. » Sylvie évoque une autre difficulté, celle d’être à la fois parent et professeur.
Passées ces réserves, un des deux problèmes principaux réside dans l’intégration éventuelle au système scolaire. Pour ceux qui poursuivent l’éducation à domicile jusqu’à la fin du secondaire, l’admission au cégep se fera, au mieux, sur présentation d’un portfolio, au pire, après des cours par correspondance pour adultes pour valider leur niveau. Mais les familles, pour la plupart, rejettent cette question à des temps plus lointains, quand le cas se posera à elles. « Cela m’inquiète plus ou moins », avoue franchement Sylvie, dont l’aîné a 10 ans. Selon elle, le problème sera résolu d’ici quelques années, du moins quand son enfant sera en âge d’intégrer le cégep. « De même qu’aux États-Unis il a fallu plusieurs longues années avant que l’enseignement à domicile soit reconnu, de même viendra un temps, au Québec, où le passage d’un mode d’enseignement à l’autre ne posera plus problème », espère-t-elle. L’intégration au début ou au cours du secondaire semble, actuellement, présenter moins de difficultés.
Le second problème concerne les relations, souvent conflictuelles quand elles ne sont pas absentes, avec les commissions scolaires. Beaucoup de familles, par peur de l’incompréhension ou par refus d’un contrôle de leur choix éducatif par la Commission, préfèrent ne pas se manifester.
Pour une éducation sans école
Une fois écartée la question de la socialisation, une fois qu’on a tenté d’établir un bilan des avantages et des réserves, l’aspect éthique pointe le bout de son nez. « Qui a la responsabilité d’éduquer les enfants ? » s’interroge Thierry Pardo. Qui transmet les valeurs ? Les parents ? La société ? Celle-ci a-t-elle un droit de regard sur les messages transmis par la famille ? On peut penser qu’elle doit en avoir un, puisque les enfants devenus adultes prendront une part active en son sein. Mais, si l’enfant est scolarisé en école traditionnelle, échappe-t-il pour autant à l’emprise parentale ? Que se passe-t-il s’il fréquente une école privée confessionnelle ? Un enfant ne fréquentant aucune école n’est, a priori, pas plus à risque de recevoir de « mauvaises » valeurs qu’un enfant scolarisé. Quant à l’école, elle transmet, elle aussi, tout un système de valeurs, qui pourrait être remis en question – et qui l’est souvent par les parents qui choisissent de ne pas scolariser leur enfant : mise en concurrence des élèves, évaluation, recherche constante de la performance.
Dans ce débat, l’étudiant-chercheur de l’UQAM attire également l’attention sur le vocabulaire utilisé, insistant sur le fait que l’expression « école à la maison » est inadéquate : « Les parents qui procèdent à ce choix ne font pas l’école et ils ne restent pas à la maison. Les mots sont des boîtes à pensées. Attention de ne pas enfermer ce nouvel espace de liberté que revendiquent les familles. » Selon lui, il faudrait inventer un nouveau vocabulaire comme on a inventé un nouveau concept. Il propose le terme d’« éco-éducation », pour prendre en compte le fait que les familles utilisent les ressources de leur environnement pour l’éducation des enfants. Les autres chercheurs qui ont étudié le phénomène, que ce soit Christine Brabant ou ses références, font tous état de la difficulté de le nommer.

Édith, elle, résout le problème en parlant de unschooling. « Il est très difficile, dans notre société, de se déscolariser. » Refuser toute référence à l’école, tout vocabulaire lié à l’école. Thierry Pardo le remarque aussi : question vocabulaire, tout se rapporte à l’école, à tel point que éducation est synonyme d’école pour de nombreuses personnes.
Le regard porté sur les enfants non scolarisés est-il en train de changer ? L’ignorance, très souvent, est source de rejet ; l’inconnu fait peur. Plusieurs familles ont expliqué que leur choix avait surpris, intrigué, mais que le temps avait apporté comme une évidence. Leur entourage, d’abord sceptique, a vu les enfants grandir, évoluer, se construire. Des enfants pas moins ouverts ni moins instruits que leurs camarades scolarisés. Après tout, l’éducation ne vise-t-elle pas l’acquisition de connaissances et le développement de l’esprit critique ? À ce titre, les partisans de l’école institutionnalisée doivent, eux aussi, faire preuve d’ouverture et s’informer, sans préjugés, sur des choix différents des leurs.

Que dit la loi ?
Au Chapitre I, Section II (Obligation de fréquentation scolaire), 4e point de la Loi sur l’instruction publique, l’article 15-4 concernant les dispenses stipule qu’ « Est dispensé de l'obligation de fréquenter une école l'enfant qui : […] 4° reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d'après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l'école. » La Loi ne contient aucune précision quant à l’évaluation. Elle n’oblige pas les familles à une déclaration auprès de leur Commission scolaire, et encore moins à une demande d’autorisation.

PAR Anne-Yvonne CHARPENTIER
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Mes commentaires:
Je sais qu'il y a beaucoup de travail derrière cet article écrit intelligemment et intéressant à lire. Merci Madame Charpentier. Comme je vous l’écrivais lorsque j’ai reçu votre texte, voici un commentaire très très personnel : je ne suis pas d'accord avec cette idée de sacrifices. Quelle erreur selon moi de parler ainsi de la vraie vie. C'est faire des comparaisons avec la culture dominante de notre société... loin d'être satisfaisante pour la très grande majorité. Je trouve dommage de commencer ainsi un article sur le sujet. Ce dont vous vous doutiez certainement après m’avoir entendue en entrevue.
Peu après, vous avez reçu les commentaires des membres du jury. Ils ont trouvé le sujet très intéressant et bien fouillé mais ils ont tous regretté que vous n’ayez pas trouvé une personne pour critiquer le choix de « l’école à la maison »... Je comprends que le jury aurait aimé avoir un avis contraire (et je me demande pourquoi) quoique je trouve que les mots de sacrifice sont déjà une critique. D'un autre côté, je me dis qu'il y a déjà une critique en le fait que presque tout le monde n'est pas 'pour' ce choix de vie, à preuve le fait qu'ils ne le choisissent pas. (Par peur, par empêchement ou de façon circonstancielle mais ils ne le choisissent pas. Bien sûr, je sais qu’il y a des circonstances qui font qu’on ne choisisse pas le unschooling, parfois, ou pour un moment.) Ajouter à cet article une critique sur « l’école maison » qui est tellement déjà discréditée de toutes parts par le monopole de la scolarisation obligatoire du MELS et celui de l'inconscient collectif, bien orchestré par certains dirigeants et les médias... pas sûre que ce soit très à propos. Les membres du jury approuvaient probablement ce « pattern » comme je le mentionnais aussi.
En fin de semaine, une copine que je n’avais pas revue depuis une dizaine d'années me disait qu’elle racontait « le courage que j’avais de faire l’école à la maison à mes enfants ».
Sacrifices, courage... que de grands mots, chargés d'un sens si lourd, ouf ! Je ne vois pas du tout les choses comme ça. En fait, le courage que ça prend c’est celui d’oser être vrai, oser faire autrement que la culture dominante, oser être soi, oser être libre dans un monde où trop d’humains sont devenus les esclaves de la société. Le dictionnaire.com me dit qu’un sacrifice est un renoncement volontaire. Allons-y avec cette définition alors.
Oui. Nous avons renoncé. Volontairement. Mais renoncer à quoi ? Nous avons renoncé à faire partie de la majorité. Ce qui demande déjà une bonne dose de confiance en soi - pour moi, c'était surtout en mon enfant - et une certaine persévérance, il est vrai, car après ce changement de vie, on nous demandera éternellement pourquoi... ou comment. Nous avons renoncé à cheminer sur la route tracée des : naissance, biberon, garderie, école, diplôme, emploi, $, auto, maison, mariage... enter, copier-coller. Pas facile non plus parce que, du coup, on se retrouve minoritaire, et pour certains, ce seul fait est associé à être suspect de quelque chose de nébuleux sur laquelle personne n’arrive à mettre un nom mais on le sent bien parfois, hein ? Nous avons renoncé à la facilité de ne parler que de la pluie et du beau temps – mais surtout du mauvais – avec nos voisins. Nous avons peut-être renoncé à la carrière et à l’avancement, ou à avoir un plus gros salaire, une plus grande maison, ou une piscine, deux autos, restos, et à l’obligation de garder son job même s’il ne nous convient pas parce qu’il faut continuer de payer tout ça maintenant qu’on l’a. Nous avons renoncé à ce rythme de vie qui n’en est pas une, renoncé au cercle vicieux, à la vitesse, au rendement, à la productivité, à continuer de servir «l’économie» de notre pays.
« Vite, avant de retrouver l’usage de notre cerveau », 
comme le dit King Julian dans Madagascar 2.
Nous avons renoncé volontairement, oui. Fort heureusement ! Pour nous en tout cas. Quand j’ai demandé à notre fils son avis sur le sacrifice, le renoncement volontaire, qu’impliquerait notre mode de vie, il a répondu tout-de-go :
  • « On renonce éventuellement à l’écran 72 pouces qui déforme l’image de Bernard Derome à la télévision et qui lui mets des poux dans les cheveux où il n’y en a pas.
  • On renonce à la quiétude que nous apporte le fait de ne pas être avec ses enfants. On renonce au plaisir de travailler avec des collègues auxquels on peut se plaindre de nos enfants.
  • Je pourrais dire qu’on renonce à avoir trois voitures dans l’entrée mais ça ne fonctionnerait pas parce qu’on en a déjà eu trois... ! ;-)
  • Il se peut qu’on ait à renoncer à la roulotte 15 places...
  • Il se peut qu’on ait à renoncer à une mauvaise alimentation puisqu’on n’aura pas nécessairement l’argent pour payer le dentiste à tout bout de champ. »
Une chance que je lui ai posé la question, comme ça je peux ajouter un peu d’humour à mon commentaire un peu trop sérieux. Je continue quand même sur ma lancée. Parce que j’ai besoin de l’écrire. Mais, surtout, ne me lisez pas si vous n’aimez pas. Je resterai votre amie quand même, promis ! Je reviens au courage mentionné par ma copine et plusieurs autres.
Le courage, ça en prend juste parce qu’il y a (encore) des gens pour penser que ça en prend pour vivre. Pour vivre à temps plein. Pour vivre à temps plein avec nos enfants. Et ça nous en prendra aussi longtemps que les parents ne prendront pas l’engagement réel qui vient de facto avec un enfant. Quand les adultes décideront d’accueillir (oui, je sais, on dit « faire » d’habitude) un enfant même s’il faut s’en occuper, les accompagner sur le chemin de la vie, sur le chemin de leur vie, pendant plus de cinq ans. Alors, on aura fait un grand pas et on ne parlera peut-être plus de courage. On ne parlera plus de courage, mais d’amour. On ne parlera plus de sacrifices non plus. Car ce ne sont pas des sacrifices que nous faisons. Ce sont des choix de vie. Des choix éclairés. Des choix réellement consentis.
Par amour,
l’amour de la vie,
l’amour de la liberté,
l’amour de nos enfants
et, d’abord et avant tout,
l’amour de nous-mêmes,
suffisamment pour prendre soin de nous,
suffisamment pour choisir la vie plutôt que la prison dorée, plutôt que la peur.
Vive la vie !
Edith