« Si on définit l'intelligence comme la faculté d'apprendre des choses nouvelles, de trouver des solutions à des problèmes se présentant pour la première fois, qui donc est plus intelligent que l'enfant ? »
~ Michel Tournier (Le Roi des Aulnes)
lundi 7 août 2017
Plus intelligent que l'enfant ?
mardi 1 août 2017
André Stern parle de « JOUER », son nouveau livre (Actes Sud, 20 septembre 2017)
Quelques extraits ici mais écoutez au complet ces 4 minutes de pur, de vrai,... d'enfant !
« C'est ainsi que nous sommes venus au monde, c'est ainsi que sont les enfants. Ils n'ont pas besoin d'entraînement, ils sont ainsi. »
« Les enfants jouent, et dans leurs jeux, ils ont la possibilité de faire des choses qu'ils ne pourraient ni faire ni vivre autrement, car elles seraient trop dangereuses "en vrai". Ils ont une si incroyable constance. La répétition leur permet d'assimiler toutes ces choses. »
« Nous nous voyons toujours comme les autres nous voyaient enfants, et nous pensons : "Je suis nul en gym", ou "Je suis nul en maths". Cet enfant blessé, nous le portons toujours en nous. Et la réconciliation avec cet enfant blessé, va changer le monde. »
lien vers la présentation du livre : andrestern.com/jouer
dimanche 30 juillet 2017
JOUER, le nouveau livre d'André Stern : Et si un nouveau regard sur l’enfant qui joue changeait le monde ?
Et si un nouveau regard sur l’enfant qui joue changeait le monde ?
http://www.andrestern.com/fr/andre-stern/publications/ecrits/jouer.html
« Le jeu est pour l'enfant la manière la plus directe de se connecter à la vie de tous les jours, à lui-même et au monde. Le jeu libre est pour lui une nécessité, une prédisposition, un penchant, souvent un impératif. Il est un accomplissement profond. » André SternLa concurrence, les attentes, les systèmes d'éducation soumettent les enfants et leurs parents à une énorme pression. Dans ce contexte, le jeu est relégué au titre « d’activité pour les loisirs », les dispositions naturelles des enfants restent incomprises, et d’innombrables possibilités de développement leur sont dérobées.
Avec Jouer, André Stern livre un plaidoyer captivant pour l’avènement d’une nouvelle attitude face à l’enfant. Une attitude – et non une méthode – applicable partout et en toutes circonstances, dont l’ingrédient principal est une confiance inconditionnelle dans les dispositions natives de l'enfant. Cet ouvrage nous invite, au lieu de chercher à optimiser les performances et la compétitivité, à prendre au sérieux l’enfant qui joue. Car lorsqu’ils font l’expérience de notre confiance dans leur développement spontané, nos enfants vivent leur plein potentiel, et c’est précisément en jouant à leur rythme, sans contrainte et avec bonheur, qu’ils apprennent vraiment.
(avec des contributions originales de Ken Robinson, Sophie Rabhi, Gerald Hüther, Arno Stern, Erwin Wagenhofer et Sabine Kriechbaum, Thomas Sattelberger, Katharina Saalfrank et Teresa Mekel)
Marié, père de deux enfants, André Stern est musicien, compositeur, luthier, auteur et journaliste. Son travail dans les médias et ses activités de conférencier dans les universités, auprès des professionnels de l’éducation et du grand public, répondent à un intérêt croissant de la part de tous ceux qui, de près ou de loin, vivent et travaillent avec les enfants. Il est l’auteur de …et je ne suis jamais allé à l’école (Actes Sud, 2011, 8 000 ex. vendus - parution simultanée en Babel)
Broché: 192 pages
Editeur : Actes Sud Editions (20 septembre 2017)
Collection : Domaine du possible
Langue : Français
ISBN-10: 2330078005
ISBN-13: 978-2330078003
http://www.andrestern.com/fr/andre-stern/publications/ecrits/jouer.html
lundi 3 juillet 2017
Évaluer le 'unschooling' - projet de loi au Québec
Depuis
quelques décennies, au Québec comme partout ailleurs, des parents
choisissent, pour l'éducation de leurs enfants, d'adopter cette
nouvelle attitude de respect et de confiance qu'on appelle
'unschooling' chez nos voisins anglophones.
Devant
cette nouvelle* attitude face à l'enfant, on rencontre
évidemment une curiosité naturelle mêlée de fascination mais
aussi, bien souvent, une certaine crainte devant l'inconnu..., cet
'inconnu' qu'est l'enfant.
*J'écris
nouvelle mais on sait tous que cette attitude est en réalité bien
plus ancienne. Il s'agit, bien sûr, de l'accueil attendu par
l'enfant - qui vient au monde - et qui est malheureusement bien
éloigné de celui qui lui est concrètement réservé dans nos
sociétés. Pourtant, cette attente native inscrite dans nos
programmes génétiques est toujours la même, aujourd'hui encore,
après des millénaires.
À cette
curiosité, chaque parent répond, s'il le souhaite ... ou se sent
pressé de le faire. Au gré des questions de son entourage,
grand-parents, oncles, tantes, amis, voisins, collègues, chacun.e
surtout, y va de son bagage, son témoignage. Ce qui ne devient pas
pour autant un questionnaire obligatoire, n'est-ce pas ?
Depuis
longtemps, mais plus encore depuis le dépôt du projet de loi 144,
bien des parents se demandent comment ils pourront s'assurer que les
apprentissages de leurs enfants soient vus, compris, par les
'autorités' chargées d'évaluation.
À
ce questionnement, ma réponse est que seule une volonté sincère
d'apprendre à connaître l'enfant ouvrira la porte de la
communication. Et ceci, de la part de chaque personne impliquée
d'une façon ou d'une autre, de près ou de loi, dans l'apprentissage
/ la vie d'un enfant :
dimanche 7 mai 2017
Tel que tu es, tu es parfait - dispositions spontanées de l'humain - André Stern
Les dispositions spontanées, c'est notre équipement de base,
c'est ce dont chaque humain est équipé à la naissance.
C'est renversant, c'est notre équipement de série.
Et connaître cet équipement de série
- qui est celui de tous les enfants, il n'y a pas de handicap qui nous en priverait -
c'est regagner confiance en l'enfant, donc regagner confiance en nous-mêmes,
changer de vision, donc d'attitude et retrouver cette nostalgie
qui au lieu de toujours nous remettre en questions
et nous remettre en doute et nous comparer
nous dit : « aah, tu es parfait tel que tu es ! »
~André Stern
mardi 28 mars 2017
Le unschooling est-il une méthode? - petit lexique du unschooling
28
mars 2017 - Hier, sur une liste de discussion, la question de "ce
qu'est le unschooling"
a été soulevée. À toute fin utile, je copie ici le petit lexique
que j'y ai partagé.
Un
peu partout, et de plus en plus depuis au moins une dizaine d'années,
on confond unschooling avec homeschooling ou relaxed
homeschooling, sans parler de unparenting...
Ci-dessous,
j'essaie d'éclairer un peu les choses.
--
Je
me sens indéfectiblement interpellée par les diverses définitions
(parfois erronées) que donnent des parents et parfois aussi des
journalistes ou des chercheurs, à ce mot. N'y a-t-il pas un certain
danger qui puisse perdurer à amalgamer le mot unschooling
avec homeschooling ou en faire un cocktail avec le
respect des dispositions spontanées de l'enfant? Et quid de la
confusion avec unparenting ? Aux yeux du grand public, mais
aussi sur les lieux de rencontre avec des parents en recherche (ou
pas), cette confusion peut conduire à croire – puis à affirmer,
publiquement – que cette attitude serait la même que le vécu
école à la maison (version unschooling ou pas), ou encore
que le vécu serait exactement le même à temps plein ou à temps
partiel. Difficile ici de ne pas voir un certain parallèle avec le
végétarisme, l'allaitement ou un accouchement naturel... j'y
reviendrai à la fin de ce billet.
Le
problème soulevé ici n'est pas celui de l'implication lorsqu'on
adopte une attitude ou une autre face à l'enfant, ou que l'on
choisisse de respecter ses dispositions spontanées quand on se sent
de le faire, mais bien de définir les mots de façon juste, afin de
les utiliser pour ce qu'ils représentent, sans apposer d'étiquettes
sur les personnes, et sans plus d'affect. Comme on l'a fait avec tant
d'autres mots (récemment : végétarisme, végétalisme,
véganisme, …) et qu'on le fera certainement avec bien d'autres
dans le futur.
Suit
un post qui attendait
en file depuis 3 ans : «
Le unschooling
est-il une méthode ? »
Enfin quelques parallèles, et une conclusion / retour à soi et au début de la vie. ;-)
Enfin quelques parallèles, et une conclusion / retour à soi et au début de la vie. ;-)
petit
lexique
- homeschooling / école à la maison, scolarisation à domicile : apprentissage à la maison avec une approche ou une pédagogie particulière ou à l'aide d'un programme scolaire (généralement choisi par un adulte) ;
- relaxed homeschooling : apprentissage à la maison avec ou sans méthode particulière ou programme scolaire sauf pour certaines 'matières' jugées plus importantes par l'adulte (ex. : maths, langues...);
- unschooling / apprentissage autonome (aussi appelé apprentissage libre ou informel) : apprentissage selon les enthousiasmes de l'enfant, toujours librement, avec la confiance et le respect, l'attention et la disponibilité constante d'au moins un adulte de référence;
- radical unschooling: comme le unschooling, avec la même confiance et le même respect envers l'enfant concernant les autres aspects du quotidien (ex.: alimentation, sommeil, vie du foyer...);
- attachment parenting / parentage de proximité : parentage biologique/naturel fondé sur l'attachement, un lien affectif fort et sécurisant entre l'enfant et ses personnes de référence primaire;
- écologie de l'enfance: attachment parenting + unschooling radical élargi pour englober toutes les étapes de la vie. L'écologie de l'enfance est, en fait, le respect des dispositions spontanées de l'enfant;
- deschooling / déscolarisation: période de vie, de changements de paradigmes, principalement pour les parents, et qui s'étend généralement sur quelques années avant d'en arriver au unschooling;
- le mot unschooling se dit de la période de vie qui correspond à l'âge de la scolarisation obligatoire dans la province/pays/état où l'on vit, donc de 6 à 16 ans au Québec;
- le mot unschooler se dirait de l'enfant qui vit le unschooling, mais pas du parent.
Enfin,
je le répète, je le partage aux fins de recherche et nullement dans
le but de créer des catégories de personne - ce qui n'existe pas.
D'ailleurs, je n'ai que rarement vu/lu ces mots utilisés pour
qualifier des personnes, mais bien pour nommer des expériences, des
vécus, ce qui est pertinent en sciences. Les personnes, elles,
restent... des personnes. :-) Comme je l'expliquais ici
à propos de la différence entre le végétalisme et 'être
végétalien/ne'.
Ce
petit lexique sera plus ou moins utile pour chacune/chacun au
quotidien, mais comme pour tout autre sujet, il l'est
particulièrement pour la recherche ou la diffusion d'information.
Le unschooling est-il une méthode ?
On
peut penser que le unschooling est une méthode différente,
une autre façon de faire l'école à la maison.
Ça
ne l'est pas.
On
peut penser que le unschooling
est une approche éducative équivalente mais différente des autres approches.
Ça
ne l'est pas.
Un peu partout, on a vu décrit plusieurs 'approches', le plus souvent classées hiérarchiquement, de la scolarisation à domicile (qu'on dit structurée...) jusqu'au unschooling (qu'on dit non-structuré...).
Ce
n'est pas la réalité.
Et
c'est bien dommage car cette présentation induit parfois des gens en
erreur. De là, certains croient que le unschooling
c'est :
- ne rien faire et espérer/rêver que les enfants apprennent;
- unparenting: négligence envers (l'éducation de) l'enfant;
- le chaos (dont semble-t-il l'univers serait issu, soit dit en passant... :-)
De
là, certains continuent de craindre les unschoolers,
de supposés 'extrémistes' qui ne voudraient pas éduquer leurs
enfants ! De là encore, certains croient que le unschooling
ne marche que si
on tombe, par hasard,
sur des enfants exceptionnels,
ou exceptionnellement 'doués' et sérieux qui,
on-ne-sait-pas-pourquoi-eux, ont toujours envie d'apprendre, mangent
sainement et rangent leur jouets, même si on ne les force pas.
Mal
servis en matière d'information - parfois aussi de soutien - certains ne
comprennent pas pourquoi le unschooling
ne 'marche' pas chez eux. Les fausses idées et préjugés comportent
un risque important, celui de l'incompréhension donc du jugement
erroné. Alors, essayons de clarifier un peu les choses :
- Le unschooling n'est pas une méthode, ce n'est pas une approche pédagogique;
- Le unschooling est un choix:
fait par les parents;
face à l'accueil qu'ils font à leurs enfants;
à propos du 'comment' ils choisissent de vivre AVEC leurs enfants;
- Le unschooling est une attitude, comme le dit André Stern, ici, en expliquant le choix de ses parents.
En
matière d'apprentissage/éducation, notre famille a reconnu au fil
du temps trois points de vue qui peuvent influencer les parents à
faire un choix ou un autre. Parfois, et souvent temporairement, on va
osciller de l'un à l'autre.
Trois
points de départ :
-
la société
Comme
nous, avant '99, bien souvent les parents croient que l'école est
obligatoire. C'est faux pour presque tous les pays. Aussi, des
parents craignent que leurs enfants ne soient un fardeau (financier,
d'habitude), pour eux ou pour leur communauté/société plus tard,
s'ils n'ont pas été scolarisés, et diplômés. Ce qui n'est
pourtant pas une garantie. Sans parler de tous les autres aspects que
financier.
-
les parents
Comme
moi, avant que je ne regarde mon enfant comme une vraie personne
différente de moi, avec son rythme propre et ses enthousiasmes bien
personnels, des parents partent de leurs besoins à eux comme point
de vue lorsqu'ils accueillent un enfant. Besoins affectifs,
émotionnels, sociaux, financiers, etc. Le parent qui a toujours
voulu voyager, 'réussir', jouer du violon ou au hockey. Le parent
qui veut bien paraître dans son réseau familial ou social, pour ne
pas en être exclu.
À
l'âge adulte, s'il nous reste des besoins non-comblés, ou s'il
reste des traces d'émotions qui ont été réprimées, on peut agir
et changer cet état de fait. N'ayant pas vécu l'attachment
parenting, dans cette culture qu'est
la nôtre, nos besoins n'ont pas tous été comblés. C'est un fait,
une réalité avec laquelle on compose tous. Heureusement, le cerveau
humain fonctionne bien. Les émotions réprimées dans l'enfance
resurgissent lors de situations semblables, pour être vécues (je
dirais même 'respirées'). Naturellement, lorsqu'on choisit de vivre
AVEC l'enfant au quotidien, des tas de situations semblables vont se
produire. Une impulsion vitale et naturelle nous pousse à vouloir
combler nos besoins. Ce qui peut nous conduire à tenter de le faire
de la façon apprise culturellement : en réprimant les émotions ou
les besoins de nos enfants pour exprimer les nôtres, par exemple.
Pourtant,
satisfaire nos besoins en premier ne satisfait pas ceux de l'enfant. Et le petit humain étant dépendant - c'est sa nature - en prendre
soin est notre engagement de parent. Le contraire, en revanche,
fonctionne ! Commencer par l'enfant, respecter ses dispositions
spontanées, satisfaire ses besoins, a un effet secondaire qui est de
combler les nôtres, celles de notre enfant intérieur du passé. Et
plus on le fait, plus on en voit l'effet rapidement. Essayez pour
voir ! :-)
- l'enfant
Ici,
on part de l'enthousiasme naturel de l'enfant pour ceux et ce qui
l'entoure. Souvent,
cette attitude nous re-vient parce qu'on est conscient d'un mal-être,
et qu'à chercher, on trouve de l'information - et du
soutien - sur le sujet. Ou elle nous
vient tout naturellement en vivant AVEC l'enfant. Par l'observation,
et l'attention - l'attentivité - on voit, on sent, ce que l'enfant,
la relation, nous indique. La communication dont il est
capable, les réactions de son corps ou son comportement, par
exemple, témoignent du tissu relationnel, et de là, de ses
apprentissages.
Satisfaire
les besoins de l'enfant comblent aussi les nôtres. Pour peu qu'on le
fasse de façon assidue, engagée, volontaire, avec tout l'amour
qu'on lui porte, qu'on se porte, qu'on porte à chacune, chacun. Cela
a un effet boule de neige dont témoignent de plus en plus de parents
au fil des ans. Toutes nos relations en sont transformées, pour le
meilleur.
Édith
23
juillet 2014
---
Back
to the future, retour en 2017 !
Parallèles
et pourquoi s'imposer soi-même une étiquette ?
et pourquoi s'imposer soi-même une étiquette ?
Végétarisme,
végétalisme, véganisme
À
un moment, il a été souhaité de se dire végéta*ien sans vivre le
végéta*isme, ou de se dire végane sans connaître le véganisme.
Pourquoi vouloir s'imposer une telle étiquette? Parce qu'on se juge
et se condamne soi-même? De quoi s'accuse-t-on ainsi? D'être
moins-que?
Dans quel but? Si on veut changer de choix, on le fait. Si on ne se
sent pas de le faire ou que ce soit impossible – pour un milliard de raisons possibles –
soit! C'est aussi un choix. Cela signifie-t-il pour autant que les
personnes qui ne vivent pas le végétalisme ou le véganisme soient
méchantes? Non. Seront-elles exclues de la société? Sûrement pas.
Nous vivons tous ensemble, dans le même monde, en même temps. Et
puis, ce choix est tout-à-fait légal. Alors pourquoi souhaiter
s'imposer une étiquette dont on ne veut pas?
Certains
soulèveront ici un dilemme moral. Peut-être, et alors à
chacun/e de regarder le sien.
Allaitement
À
un moment, il a été souhaité de pouvoir dire « allaiter au
biberon ». Allaiter signifiant un enfant qui boit au sein, la
suggestion n'a pas été retenue. Cela signifie-t-il pour autant que
les mamans qui n'allaitent pas (ou pas exclusivement) soient de mauvaises mères? Non. Seront-elles exclues de la société? Sûrement
pas, leur choix, ici aussi, est légal. Encore une fois, on peut se questionner : pourquoi s'imposer une étiquette dont on ne veut pas?
Resterait-il
ici aussi un certain dilemme moral ? Si c'était le cas, ce serait, là
aussi, à chacun/e d'y regarder, n'est-ce pas ?
Accouchement
naturel et conclusion
Il
semble que de ne pas avoir baigné dans la confiance et le respect de
nos dispositions spontanées tout au long de la vie puisse nous
conduire à tenter de bypasser
un
cheminement pourtant essentiel de retour à soi. En tentant de
réprimer nos questionnements personnels, ou d'apaiser
quelqu'angoisses de notre enfant intérieur, on pourrait avoir envie
d'utiliser à tort des mots qui ne sont pas notre vécu, notre
expérience. À quoi bon?
Peut-on
dire d'un accouchement qu'il est naturel lorsqu'on nous fait une
péridurale, ou si on a dû vivre une césarienne d'urgence? Non. Ce
ne sont pas les 'attributs' d'un accouchement naturel. Cela fait-il
de nous - ou de nos enfants - de mauvaises personnes? Pas plus.
Témoignage
Nos enfants n'ont pas vécu une naissance respectée. Ce n'était pas
mon choix. Cela ne change rien aux faits. Je ne peux pas dire que
j'ai vécu un accouchement naturel. Ça ne change rien à la valeur
de la personne que je suis. En revanche, tout ce que j'ai appris,
compris, vécu, fait peut-être de moi une personne un peu
différente, ou plutôt n'est-ce pas que je re-deviens la personne
que j'étais ? Si je pouvais retourner dans le temps et changer les
faits, peut-être le ferais-je? Mais on ne peut vivre autre chose que
le moment présent. J'y vois une certaine justice entre les tous les
vivants : impossible de vivre il y a 5 secondes, ni dans 5 secondes.
Ma
vie est ma vie. Mon cheminement est le mien. Je ne m'étiquette pas.
Cela dit, tenir simplement à une utilisation juste des mots pour
définir un objet, une pratique, une expérience, ne relève d'aucun
étiquette, d'aucune barrière. Et il y a une volonté, un engagement, personnel et social, à y tenir. Sans quoi - on le voit beaucoup autour des
politiques, de nos jours - on finit par essayer de nous passer toute
autre chose pour étancher notre soif de confiance et de respect. Et
de justice.
En terminant, je vous dis à toutes et tous : « tel que tu es, tu es parfait/e. »
(ajout 3 avril 2017 : dites-le à vos enfants, sincèrement. Vous verrez !)
Chaleureusement,
(ajout 3 avril 2017 : dites-le à vos enfants, sincèrement. Vous verrez !)
Chaleureusement,
Édith
vendredi 17 mars 2017
Dans la paix, et le respect : regarder l'enfant, être avec l'enfant
Traduction : J'OSE la vie !
« Le meilleur conseil que j'ai reçu a été de regarder mon fils. Pas des idéaux. Pas la liberté. Pas à l'école ou sans école. Pas une étiquette. Pas de grands concepts. Regarder mon fils. Être avec lui. Apprendre à le connaître plus à fond. Puis, lire un peu sur le unschooling. Essayez quelque chose de nouveau. Voir comment ça se passe dans le contexte de notre quotidien, dans notre vraie vie de tous les jours. C'est encore ce que je fais. J'apprends toujours. » ~Karen James
dimanche 1 janvier 2017
Nous voulons tous des enfants qui deviennent des adultes heureux
« Nous voulons tous des enfants qui soient, un jour, des adultes heureux... n'oublions pas, alors, de vivre aujourd'hui sous leurs yeux
ce qu'est un adulte heureux... »
~ André Stern
mardi 20 décembre 2016
Recettes de grand-maman à la mode végane
Le livret proposé aux participants de la campagne d'échanges équitables que j'ai tenue au printemps est arrivé !
Pour en savoir plus, visitez le nouveau billet sur le blog Petite et Grande Bretagnes : http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca/2016/12/les-recettes-de-grand-maman-facon.html
Pour en savoir plus, visitez le nouveau billet sur le blog Petite et Grande Bretagnes : http://petiteetgrandebretagnes.blogspot.ca/2016/12/les-recettes-de-grand-maman-facon.html
Un aperçu ci-dessous (cliquez sur les images pour agrandir et télécharger). Enjoy! :-)
Pour le recevoir, cliquez sur le bouton d'achat (panier paypal) ci-dessous. Le livret au format pdf, vous sera envoyé par courriel dans les deux jours après votre paiement de 3$ (CAD) :
Merci pour votre encouragement, et bonne découverte de nos recettes de grand-maman façon végétale !
Édith
dimanche 20 novembre 2016
Congrès Écologie de l'enfance 2016, en images et en musique
2è édition du congrès Écologie de l'enfance, en images et en musique : « L'attachement qui donne des ailes ».
Avec Arno Stern, Sophie Rabhi, Peter Gray, Jacynthe René, Dr. Pierre Lévesque, Lysane Grégoire, Thierry Pardo, Marike-Reid-Gaudet, André Stern, Édith Chabot-L.
Merci à tous, participants, intervenants, collaborateurs et commanditaires, pour cette grande et importante rencontre, pour l'Enfant !
Édith, pour toute l'équipe du congrès
vendredi 21 octobre 2016
Mon mandat à l'AQED et mon travail à l'Écologie de l'enfance
automne
2016
Je
suis mariée et mère de deux jeunes adultes, responsable francophone
du mouvement Écologie
de l'enfance,
citoyenne engagée pour le retour à la confiance et au respect de
l'enfant.
Depuis
que je suis devenue maman, il y a près de 25 ans, je me sens
interpellée par l'écart entre l'accueil attendu par l'enfant - qui
vient au monde - et celui qui lui est concrètement réservé dans
nos sociétés.
Mon
travail depuis une vingtaine d'année à l'observation et à la
diffusion m'a amenée à m'engager pour l'écologie de l'enfance,
mouvement pour lequel j'ai créé un congrès international dont les
2 premières éditions se sont tenues à Montréal, en 2014
et
en 2016.
Il
y a quelques années, on m'a demandée à quelques reprises de
joindre le C.A. de l'AQED. Je m'y suis présentée en 2014,
devant l'Assemblée Générale des membres, apportant mon expérience,
celle de notre famille, et cette nouvelle attitude face à l'enfant
qu'est l'écologie de l'enfance.
L'écart
entre comment l'enfant apprend et comprend les choses, et ce que
nous, adultes, avons appris à attendre de lui, m’avait amenée à
faire recherche et réseautage sur l’aspect légal au Canada et
ailleurs, mais aussi sur l’aspect scientifique de l’apprentissage.
J'ai
joint le C.A., puis le comité de soutien légal, où j'ai aussi
porté cette attitude auprès des parents-membres qui le souhaitaient
depuis plus ou moins longtemps et ne se sentaient pas soutenus en ce
sens.
D'importantes
rencontres ont eu lieu. Avec l'avocat, et des parents-membres de
l'association; avec les employées du DPJ en Outaouais lors de leur
réunion annuelle 2015 où nous étions invités à venir présenter
l'AQED, l'apprentissage en famille, et répondre aux questions; puis
en janvier dernier, avec le responsable du dossier
au Ministère de l'éducation pour un suivi du Rapport
de la Protectrice du Citoyen.
Au sein de ce comité, j'ai apprécié travailler en étroite collaboration avec les parents et avec l'avocat conseil de l'association : apporter et diffuser l'information manquante, faire de la recherche au besoin, proposer des actions, toujours dans ce but de faire avancer les choses au Québec. Pour les familles membres AQED. Pour l'Enfant.
Tout
au long de ces deux années, outre les discussions écrites et
procès-verbaux de nos réunions, les Infolettres et compte-rendus
publiés dans le Portfolio, j'ai déposé des écrits issus de mes
observations au sein du C.A. ainsi que des suggestions d'actions à
porter pour les mois/années à venir : la plus urgente étant un
appel clair à l'AQED à devenir diffuseur d'information - de ce
qu'est un enfant, de ce qu'est l'apprentissage, qui ne peut qu'être
autonome - particulièrement auprès des milieux liés à l'enfance
ou à l'apprentissage (écoles, C.S., MESRS, DPJ, etc.).
Mon
mandat s'est terminé il y a quelques mois. En mai, je déposais les
rapports annuels de la présidence avant de quitter. Étant à
l'étranger lors de l'AGA, une membre active de l'association a été
légalement mandatée pour en faire la lecture en mon nom. Je la
remercie pour son engagement.
De
ces multiples rapports, retenons que j'appelais les porte-paroles de
l'association à bien connaître les 'apprentissages autonomes' en
particulier, afin de respecter cet objectif de représenter toutes
les familles-membres. Ultimement, j'y invitais tous les parents « à
regarder, à chaque instant, ce que nous pouvons faire ensemble, les
uns AVEC les autres. »
Au-delà
de ces sempiternelles comparaisons entre les idées, approches,
méthodes ou pédagogies de l'un ou de l'autre, et qu'on sait
obsolètes maintenant que la science (la neurobiologie, par
exemple) démontre ce qu'on sait tous d'instinct depuis toujours,
c'est-à-dire que l'enfant vient au monde avec une panoplie
d'incroyables dispositions spontanées pour apprendre et grandir,
j'ai proposé de partir plutôt de l'enfant. Cette attitude en
est une d'ouverture sincère, à l'enfant et, inévitablement, à
soi-même, et à l'autre. Une nouvelle attitude qui fait boule de
neige et nous (r)amène, tous ensemble, à agir pour le bien-être de
chacun, et, par là même, de toute la société.
Parce
qu' « il n'y aura pas de paix sur Terre tant qu'on ne sera pas en
paix avec l'enfance ». (~André Stern)
Édith
Chabot-L.
***
Rapport
annuel de la présidence
A.G.A.
AQED 2016
Mot
de la fin
Brefs
extraits :
« Je
me suis présentée à vous en 2014 avec le souhait d'apporter mes
connaissances et l'expérience de ma famille afin d'aider à faire
refleurir la confiance et le respect dans les dispositions natives de
l'enfant. Mon souhait a dû rencontrer un terreau fertile, je vois de
plus en plus de jeunes pousses vertes et de fleurs épanouies partout
autour. C'est réjouissant ! Mon mandat au sein du C.A. s'achève
ici, et c'est animée d'un sentiment bien particulier, celui du
devoir accompli conjugué à beaucoup d'espoir pour la suite des
choses, que je termine pour reprendre ailleurs d'autres dossiers
urgents. »
«
Remerciements :
- À nos fils, pour le prêt d'un ordinateur et pour m'avoir prêté tour à tour leur espace et accepté des entorses à leur horaires pour les réunions du C.A.; pour leur présence, et pour le temps qu'ils ont pris pour répondre si souvent à toutes ces questions de parents tantôt inquiets, tantôt curieux;
- À Stéphane, de porter tout ces projets avec moi;
- À Esther, enfin, qui a accepté ma demande de remplacement aujourd'hui, me permettant d'être un peu avec vous par sa voix;
- Enfin, merci à chacune, chacun, de vous, parents engagés. Grâce à vos actions, votre présence auprès des vôtres, vos témoignages souriants, vous faites du Québec un endroit meilleur où vivre avec nos enfants ! »
Édith
Chabot, présidente par intérim, mandat achevé, 21 mai 2016
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