mardi 13 novembre 2012

Une famille devant la Justice Française pour avoir osé demander le respect de la loi

En France, la famille Deveaux se retrouvera devant le Tribunal, demain, mercredi, le 14 novembre 2012, à 11h00. (5h00 du Québec). Leur crime?
Avoir osé demander qu'on respecte la loi: leur choix éducatif, l'apprentissage informel pour leur fils. 
Pour connaître toute l'affaire, et consulter les documents, visitez le site internet Hors Des Murs. Après avoir pris connaissance de certains rebondissements dans cette affaire au cours de l'année 2012, nous avons pris contact avec cette famille, ce matin: 
«Nous sommes outrés et souhaitons faire connaître au Québec cette affaire scandaleuse que l'EN vous fait subir ainsi qu'à votre famille.»
Cette histoire est proprement scandaleuse. Pour avoir choisi l'apprentissage informel pour nos enfants, après nous être longuement renseignés, après avoir réalisé que cette attitude d'accueil à l'enfant est non seulement la plus respectueuse qui soit, mais aussi bien documentée scientifiquement et dont les preuves et les effets positifs sont évidents autant sur le bien-être de l'enfant, sur les relations interpersonnelles, que sur l'acquisition de compétences par enthousiasme, nous sommes indignés de ce harcèlement, de ces enquêtes psychologiques et psychiatriques, et cette poursuite judiciaire qu'on fait subir à un enfant, supposément ''dans son intérêt'' (dixit la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse à Paris), ainsi qu'à ses parents, aimants et respectueux de son développement. 

D'abord, parce qu'une image vaut mille mots, voici une vidéo de la famille Deveaux, où les sourires valent mille joies! Quelques extraits, ci-dessous, des documents que vous pouvez consulter sur Hors Des Murs. Le dossier de presse complet se trouve ici.

«UNE FAMILLE DEVANT LA JUSTICE POUR AVOIR OSÉ DEMANDER ÀUN INSPECTEUR D'ACADÉMIE DE RESPECTER LA LOI :UNE JUGE DES ENFANTS ORDONNE UNE MESURE D'INVESTIGATIONPOUR SUSPICION DE MAUVAIS TRAITEMENTS !
[...]Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants : Cécile et Sylvain Deveaux, Léo et Lilwen.
Originaires du Poitou et de la Bretagne, nous vivons actuellement près de Lyon.
Nous avons décidé en 2010, après mûre réflexion, d'instruire nos enfants en famille.
Un mode de vie qui nous satisfait pleinement, enrichit nos relations...
Hélas, notre existence paisible a été gâchée par l'inspecteur d'académie, qui ne supporte pas nos choix, et a donc décidé de nous rendre la vie impossible.
Il faut savoir que nous sommes soumis à un contrôle annuel de l'instruction par un inspecteur de l'éducation nationale, et que les inspecteurs (à quelques exceptions près) ont des habitudes irrespectueuses envers les familles qui font l'instruction en famille (IEF).
La plupart des familles ont peur et préfèrent se soumettre sans rien dire à ces pratiques abusives (imposer un rendez-vous, outrepasser la loi, s'appuyer sur une circulaire interne à laquelle les familles n'ont pas à être soumises, faire subir des tests aux enfants, imposer une enquête sociale, etc...).
La liberté d'enseignement est un droit constitutionnel, et le modèle scolaire n'est pas obligatoire.
Pour notre part, nous avons fait le choix du mode d'instruction dit « informel ». Ce mode
d'instruction est basé sur l'élan naturel de l'enfant, qui aime découvrir le monde, apprendre de son environnement. Nous ne suivons pas un modèle scolaire, de programme, de niveau, de cours magistraux, des horaires etc. Nous ne faisons pas « classe » ni « l'école », nous ne sommes pas professeurs et nos enfants ne sont pas élèves. Ce choix est un droit. L'instruction informelle est reconnue et a montré sa réussite dans de nombreux pays.
Nous refusons pour nos enfants un système scolaire, qui entrave le goût et la curiosité naturels de l'individu, lui impose d'apprendre sans intérêt de départ, dans le stress, la tension, la peur, en étant obligé, bridé, évalué, noté, comparé, jugé, etc.
Notons que les preuves de l'échec de ce système scolaire ont été données par de nombreux rapports et études, et que la violence scolaire n'est plus à prouver non plus.
L'idée selon laquelle l'école favoriserait l'autonomie, la réussite, la socialisation, l'épanouissement, l'apprentissage des règles de vie, l'ouverture sur le monde etc, est objectivement complètement dépassée aujourd'hui, même si elle a la vie dure.
D'autres façons de faire et de vivre garantissent ces qualités et opportunités.
Nous avons donc choisi d'offrir à nos enfants une autre façon de s'instruire, respectueuse, riche, ouverte, épanouissante. C'est un droit, et nous avons choisi de profiter de ce droit.
[...]
[...] nous précisons que nous ne dépendons d'aucun parti politique, n'adhérons à aucun courant religieux, n'appartenons à aucun courant spirituel, associatif, sectaire, étrange etc !
Nous sommes de simples citoyens.
Cécile et Sylvain Deveaux
(5 janvier 2012)
deveaux.ief@tributux.net»
«1er juin 2012:
Je suis la maman de deux enfants. Je suis aussi éducatrice de jeunes enfants diplômée d’État depuis plus de 10 ans, et assistante maternelle agréée.
Depuis que je suis mère, j’ai toujours cherché à offrir une belle vie à mes enfants. Cela m’a poussée à réfléchir, à remettre en question, à faire des choix.
Avec mon mari, après mûre réflexion, nous avons choisi d’instruire nos enfants en famille, de manière « informelle ». Un choix riche d’épanouissement, d’ouverture, de qualité de vie pour notre famille. Et le principal pour moi en tant que mère, c’est justement que mes enfants soient heureux.
La France offre légalement ce choix, au même titre que de choisir de scolariser ses enfants, ou de leur faire suivre des cours par correspondance.
Nous demandons le respect de la loi encadrant l’instruction en famille.
[...]
Soumettre nos enfants à des tests, des exercices, des évaluations etc, est exclu pour nous et contraire à nos choix pédagogiques. Il est tout à fait possible de vérifier l’enseignement reçu par notre fils par la lecture du rapport détaillé que nous rédigeons à l‘intention des inspecteurs, l’observation des ressources que notre fils utilise et de ses travaux écrits, et les explications que nous sommes prêts à fournir.
En France, selon les académies, certaines familles obtiennent un contrôle se déroulant ainsi, dans le respect de la loi, et d’autres, comme la nôtre, sont abusivement poursuivies en justice.
Nos enfants sont heureux, épanouis, instruits.
Et pourtant.
[...]
Je pensais vivre dans un pays libre, défenseur des droits de l’Homme, du citoyen, avec une justice exemplaire.
Nous vivions heureux en famille. Nous sommes des parents soucieux du bien-être de nos enfants. Nous n’avons agressé personne, nous n’avons enfreint aucune
loi, nous sommes respectueux de nos enfants, nous n’appartenons à aucun mouvement sectaire, nous avons une vie normale, ouverte sur l’extérieur.
Aujourd’hui notre vie est devenue un enfer.
[...]
Je refuse de me taire face à ce traitement scandaleux !
Je veux me battre pour mon enfant !
Il a droit à cette vie douce et tranquille que je veux lui offrir et il n’y a pas de raison que je laisse briser cela injustement sans rien faire !
Je demande que la justice soit faite et que cesse cet engrenage de procédures de plus en plus dures basées sur des mensonges.
Cécile Deveaux
juin 2012»

Après des mois d'enquête:
Le contrôle pédagogique se passe très bien.
JP Lepri, Inspecteur de l’Éducation nationale
Commandeur de l’Ordre des Palmes Académiques
Jean-Pierre Lepri, Inspecteur de l’Éducation nationale, Commandeur de l’Ordre des Palmes Académiques a lui aussi écrit à la juge pour enfants.
Sa lettre est consultable ici.
Hubert MONTAGNER, Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de Recherche  à l‘Institut National de la Santé et de la recherche Médicale, ancien Directeur de l’unité “Enfance inadaptée” de l’INSERM apporte lui aussi tout son soutien à la famille Deveaux.
Voici des extraits de son courrier, que vous pourrez consulter dans son intégralité ici  :
Dernières nouvelles:
 

De Cécile Deveaux

Affaire famille Deveaux
Convocation devant le juge pour enfant au
Tribunal de Lyon le 14 novembre 2012 à 11 heures.

Affaire famille Deveaux
Convocation devant le juge pour enfant au 
Tribunal de Lyon le 14 novembre 2012 à 11 heures

Expertises psychologiques :
peut-on accorder le moindre crédit au rapport d’une "experte" ayant été mise en cause pour incompétence (1) ?
*****
Incroyable, n'est-ce pas ? Notre dernier courriel à la famille Deveaux, un bien maigre soutien, nous en sommes conscients:

 «Nous sommes loin, mais nous sommes indignés, et pensons bien à vous. Nous sommes désolés de ne pouvoir faire plus.
Courage pour demain, nous ne pouvons imaginer qu'on ne vous offrira pas des excuses. Édith et Stéphane
- JOSE la vie !

















lundi 5 novembre 2012

Gangnam Style à toutes les sauces !

Notre fils nous a fait découvrir Gangnam Style il y a un moment. Depuis, nous l'écoutons tous les soirs. J'essaie d'apprendre les pas de danse, c'est énergique et très amusant. Il faut danser comme si on montait un cheval invisible, nous dit Psy.
Voici le clip mettant en vedette le chanteur sud-coréen Psy, qui est maintenant le 2ème le plus visionné sur youtube. 
La folie a gagné Britney Spears, qui a écrit sur son compte Twitter qu'elle voulait apprendre à le danser. Ellen Degeneres a invité Psy pour lui donner une leçon de danse, plutôt amusante. «Dress classy, dance cheesy» a-t-il déclaré à Ellen qui suggérait à Britney de retirer ses chaussures.


La semaine dernière, on a découvert le Gangnam Style façon Minecraft. Ahurissant !


Nos amis bretons qui étaient en visite à Québec jusqu'à hier, nous ont fait découvrir bien des choses de leur pays. Musiciens tous les deux, ils se sont rencontrés dans un groupe de danse et musique traditionnelle bretonne. Parmi les vidéos qu'on a eu plaisir à regarder ensemble, ils nous ont présenté ces danseurs, qui font partie du groupe de Kerfeunteun (ville de Quimper) et qui sont de nombreuses fois Champions de Bretagne des cercles celtiques. Les voici qui dansent le Gangnam Style en costume trad dans les rues de Corée! On a bien rigolé!

dimanche 4 novembre 2012

Bonnes nouvelles : attachment parenting, unschooling et végétalisme dans les actualités

Je sais pas si c'est la fin de 2012 qui fait bouger les choses... ou les journalistes, mais tout à coup, je tombe sur des articles qui abordent ces sujets dont on parle ici depuis plus de 10 ans. Ça fait du bien!

Être gentil avec ses enfants (attachment parenting), fallait y penser (!) :

Faire confiance à la curiosité innée de l'humain pour apprendre (radical unschooling chez les Éthiopiens):

VIVRE «Les enfants» nov. 2012 
et livres unschooling


Se nourrir de végétaux est la façon naturelle (conçue par la nature) de se nourrir. Contourner notre nature contribue à tant de maux et de violence que c'est incroyable que la désinformation sur le sujet perdure. (Le végétalisme, c'est facile, sain, bon, et ça fait plus de vie partout !) : http://fr-ca.etre.yahoo.com/pourquoi-les-v%C3%A9g%C3%A9tariens-vivent-ils-plus-longtemps-093327348.html

sauté de légumes
plateau-buffet pour le bureau
salade d'été

samedi 3 novembre 2012

parentage d'attachement


Nous passons une très belle semaine, ici, avec nos amis de Bretagne, Bénédicte et Awena, qui a 21 mois.

Béné allaite sa fille et ils vivent, tous les trois avec le papa, un parentage d'attachement (attachment parenting) bien solide. Nous pouvons le sentir à chaque instant lorsque nous interagissons avec cette petite fille si calme, heureuse et agréable!

Par exemple, après avoir vu Jé assis dans les escaliers pour mettre ses chaussettes et ses chaussures quand il sort, le lendemain, elle lui a immédiatement apporté ses chaussures! (D'abord les miennes, mais je lui ai dit que c'était les miennes, je lui ai montré celles de J et elle les a déposé juste à côté de lui.) N'est-ce pas serviable? Elle n'allait même pas sortir, elle restait à la maison avec nous, elle faisait simplement quelque chose de gentil pour quelqu'un. ♥


jeudi 1 novembre 2012

Unschooling : l'enthousiasme, moteur de l'apprentissage


C'est le titre de mon article publié en pages 38-40 dans le plus récent numéro du magazine VIVRE !

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
VIVRE magazine, septembre 2012

Il vient tout juste de nous être livré, tout frais sorti de l'imprimerie. On y sent encore l'odeur de l'encre sur le papier 100% recyclé, 100% Québécois.

Il s'agit d'un article extrait de l'interview que m'a accordée André Stern. Une belle entrée en matière sur ce sujet incompris et méconnu pour mes concitoyens québécois, qui je le souhaite, apprécieront et voudront en savoir plus. Pour plus de vie et de respect dans notre accueil à l'enfant. Ici et partout.
 
Cet article est publié dans ce numéro spécial sur les enfants, avec en page titre Yves Duteil, qui chante si justement, et depuis bien longtemps «Prendre un enfant par la main.»

D'autres articles paraissent bien intéressants dans ce dossier : «Les enfants, on devrait peut-être les écouter...». 



Je me questionne à savoir pourquoi le « peut-être »? 
Peut-on vraiment douter un seul instant qu'on doive écouter les humains qu'on accueille dans nos vies ?

En tout cas, si vous êtes aussi ravis que nous le sommes qu'un magazine non seulement francophone, mais québécois, parle de unschooling, courez vite au kiosque avant qu'il n'en reste plus ! :-)

Bonne lecture !

Édith

samedi 27 octobre 2012

91 brouillons... ouf ! - Écrire sur le unschooling - et être lus

Je viens de regarder, une fois de plus, tous ces billets qui sont dans le dossier « brouillons » de ce journal. 91, ouf ! Et ce,  sans compter ces milliers de pages qui s'accumulent ici et là dans des dossiers. Je me demande comment j'ai pu me rendre là. Écrire, ça me fait du  bien, c'est sûr. Après avoir passé toutes ces années à observer, à chercher, à explorer, à prendre toutes sortes de points de vue sur plusieurs aspects de la vie, je sens que j'ai des choses à partager, et j'ai le goût de le faire.

Il m'arrive tout de même de me demander comment on peut avoir commencé à écrire ou  à traduire autant de textes et ne pas arriver à les terminer, ou à les publier. Pour plusieurs raisons différentes, c'est sûr.

Parfois, c'est que d'autres activités sont aussi intéressantes, enthousiasmantes, importantes, qu'on s'absente un moment, et qu'on ne revient pas dans la même disposition. 
Parfois, c'est qu'on est fatigué, qu'on a besoin de repos.
Parfois, c'est que quelqu'un qu'on aime - un de nos enfants, par exemple ;-) - a besoin de notre présence active pour autre chose, et alors, tant mieux ! Quand la joie de vivre nous appelle ailleurs, on la suit, pour ne pas la perdre.

Mais, parfois, c'est aussi qu'on a l'impression que ce qu'on a écrit ne sera pas reçu, compris. Soit que les mots ne sont pas suffisants pour l'exprimer, soit ça en prendrait tellement plus, et alors, c'est ... trop long. Soit le sujet est tabou, ou si sensible dans notre culture, que ça pourrait réveiller des émotions chez certains lecteurs, qui pourraient alors ne plus recevoir. Dans tous les cas, ça n'aura pas touché vraiment. On n'aura pas communiqué vraiment. Parce que écrire, c'est communiquer, bien sûr.

Comme je l'écrivais récemment: 
« Pas facile d'écrire en cherchant plus que d'être lu. »
Par exemple, ce serait bien d'écrire et que :

  • les lecteurs comprennent exactement et uniquement ce qu'on veut partager;
  • il n'y ait pas interprétation ou détournement du sens de ce qu'on exprime;
  • cela nourrisse le désir de voir plus grand, le choix de recevoir plus d'infos plutôt que moins;
  • on arrive à démêler les mots qu'on lit de nos propres émotions;
  • chacun désire ouvrir plus grand le cœur;
  • on choisisse, à chaque instant, d'assumer sa liberté.
Comme je l'ai écrit dans un livres en cours de rédaction :
« Notre liberté ne finit pas où commence celle de l'autre. Pas du tout ! 
Notre liberté grandit chaque fois que l'autre prend conscience de la sienne et l'assume. »
Bon, je n'ai toujours pas décidé ce que je ferai de tous ces mots ... j'en ai plutôt écrit d'autres..., mais en attendant, lorsque vous verrez le prochain numéro du magazine VIVRE en kiosque, si le cœur vous en dit, achetez-le ! Et donnez m'en des nouvelles. ;-)  
 
Sur ce, je prends une semaine de pause, de célébration, et de réflexion. 
Demain, après un arrêt à la tournée Nintendo qui présente la Wii U, nous irons rencontrer des amis, nous nourrir le cœur, l'âme et l'esprit de la splendeur féérique des Lanternes Chinoises, et ramener Awena et sa maman à la maison. Quelle joie !

Bonne semaine à vous tous ! 
Et au plaisir de communiquer à nouveau, en novembre, et vous laisse sur ces images de notre mois d'octobre.







mercredi 24 octobre 2012

À la mémoire de Jacques

Jacques est décédé dimanche. 
Je l'ai appris hier.
Jacques était un ami de très longue date de mon père, et donc, un ami de la famille. Ils étaient policiers ensemble. Ils ont pris leur retraite ensemble. Ils avaient le même âge. 



Je me rappelle quand Jacques venait à la maison, quand j'étais enfant. Il avait une grande moustache qui m'impressionnait. Il était grand, très grand - et moi, j'étais petite. Il avait des tatouages sur les bras, souvenirs de lorsqu'il était matelot, peut-être. Il me frottait la tête de sa grosse main velue. Il m'appelait «grenouille». C'était un mot doux de sa part. Ma mère, il l'appelait «m'man Chabot». Il l'aimait bien.

Jacques a toujours été gentil avec moi. Le jour de mes deux ans, je me suis coupé l'auriculaire  de la main droite dans une porte. C'est Jacques qui est venu nous conduire à l'hôpital, avec ma mère, pour qu'on recouse mon petit doigt.

Je l'ai revu quelques fois au cours des années, quand on se croisait chez mes parents, à la maison ou au chalet.
Jacques aimait bien nos enfants aussi. Il était gentil avec eux et très ouvert à notre choix de ne pas les mettre à l'école. Il trouvait que ça n'avait pas de sens de mettre des enfants au monde et que leur mère ne soit pas avec eux pour en prendre soin.

Un jour, on a eu l'idée de lui envoyer une invitation à venir nous visiter à un Expo-Passions-Projets. Il est venu. Avec sa copine, Sylvie. Et il y est revenu chaque année ensuite. Il était content d'être invité par nos enfants qui écrivaient et décoraient toujours les invitations à leur façon, et la lui envoyait personnellement, par la poste, chez lui, à la campagne.

En mai 2009, il avait confié à Sylvie, les larmes aux yeux, que c'était sûrement la dernière fois qu'il venait à un Expo voir les projets de nos enfants.



Jacques avait un cancer.
Notre plus jeune se rappelle la dernière fois qu'il l'a vu, il avait des tubes dans le nez, et plus d'estomac... 


Un jour, en rentrant du chalet de grand-maman et grand-papa, on s'est arrêtés lui dire bonjour. Il avait l'air bien content de nous voir. Il nous a emmenés nous promener sur sa terre, aux côtés de Tiza, la gentille chienne qui vivait avec lui. Notre grand y avait observé des insectes à la carapace noire bleutée une partie de l'après-midi. Stéphane avait jasé avec lui de toutes sortes de choses pendant qu'on profitait de l'espace et du grand air.

Je ne sais pas si c'est la maladie qui l'a conduit à ça mais il ne mangeait pas de viande. Seulement des fruits et des légumes, et quelques légumineuses, dans sa sauce à spag.   

Je sais que Jacques a beaucoup souffert dans sa vie, qu'il était rongé de l'intérieur. D'avoir été abandonné, et maltraité, lorsqu'il était enfant. 

Je ne sais pas ce que ça fait que de mourir, de quitter la vie. La vie d'ici, en tout cas. Je ne sais pas comment c'est 'après', ni même s'il y a un 'après'. Ce que je sais, toutefois, c'est que comme chacun/e d'entre nous, Jacques méritait de vivre le bien-être. Et que chaque fois qu'il n'y a pas eu accès, ça n'a pas aidé sa vie, sa santé, ni physique, ni mentale. 

J'espère que c'est vrai que notre âme peut reposer en paix 'après'. Je lui souhaite de tout coeur. 
Salut Jacques ! 
Paix à ton âme, et merci d'être passé dans ma vie. 
Je vivrai avec le souvenir de ces bons moments, et je souhaite que tous les gens qui t'ont connu fassent de même. Et que le vent emporte le reste.
Salut Jacques ! ♥
Edith 

P.S. On a toujours à la cuisine ce refroidisseur d'eau que tu nous a donné. Merci!


--

In Memory of Jacques

Jacques died on Sunday.

I learned it yesterday.

Jacques was a long time friend of my father, and therefore, a friend of the family. They were both policemen. They get retired at the same time. They were the same age.

I remember when Jacques was coming to our place when I was a child.
He had a big mustache that impressed me. He was big, very big - and I was little. He had tattoos on his arms, memories of when he was a sailor, perhaps. He was rubbing my head with his big hairy hand. He was calling me "frog". It was a gentle word from him. My mother, he was calling her "M'man Chabot." He liked her.

Jacques has always been nice to me. On my second birthday, I cut my little finger of the right hand in a door. It was Jacques who came to lead us to the hospital with my mom, so that they can stitch up my little finger.

I met him a few times over the years, with my parents at home or at the cottage. Jacques liked our children as well. He was nice to them and very open to our choice not to put them in school. He sometimes said that it doesn't make sense to bring children into the world and that their mother won't be with them to take care of them.

One day, we had the idea to send him an invitation to visit us at Expo-Passions-Projects. He came. With his girlfriend, Sylvie. And he returned every year thereafter. He was glad to be invited by our children who always wrote and decorated invitations in their own way, and sent him personally, by mail, at his home, in the countryside.

In May 2009, he had told Sylvie, tears in his eyes, it was probably the last time he came to see their projects.

Jacques had a cancer.

Our youngest remembers the last time he saw him, he had tubes in his nose, and no more stomach ...

One day, returning from Grandma and Grandpa's cottage, we stopped to say hello. He seemed glad to see us. He took us for a walk on the land with Tiza, the nice dog who lived with him. Our oldest observed insects with a black blue carapace part of the afternoon. Stéphane had chatted with him about all sorts of things while we were taking advantage of the fresh air.

I don't know if it is the illness that led to this, but he didn't eat meat. Only fruits and vegetables, and some legumes in his spag sauce.

I know that Jacques has suffered in his life, he was like eaten away from inside. To have been abandoned, and mistreated as a child.

I don't know what it's like to die, to leave life. Life here, anyway. I don't know how this is 'after', or even if there is an 'after'.

What I do know, however, is that as each of us, Jacques deserved to live in well-being. And each time there was no access to this well-being, it has not helped his life, health, physical or mental. I hope it is true that our soul can rest in peace 'after'. I wish him wholeheartedly.

Good bye Jacques!

Peace to your soul, and thank you for stopping in my life.

I live with the memories of the good times, and I hope that all people who have known you will do the same. And that the wind will carry the rest away.

Good bye Jacques! ♥

Edith

Un être humain heureux


lundi 22 octobre 2012

The Zelda project - cosplay

À titre de fans de la série «La Légende de Zelda», et d'amateurs de cosplay (de: costume et play: jouer le rôle d'un personnage, habillé du costume), nous sommes bouche bée devant ces images époustouflantes ! 

mercredi 17 octobre 2012

Progrès graduel


Gradual progress, par Sandra Dodd
Traduction: J'OSE la vie !

« Si vous décidez comment vous voulez que soit votre foyer, et qu'ensuite vous faites des choix qui vous y amènent plus près, les choses iront graduellement mieux.

Si vous ne décidez pas, ou si vous n'y pensez pas plusieurs fois par jour quand vous faites de petits choix et décidez comment agir et réagir, alors les choses ne vont pas s'améliorer.

Ce ne sera pas chaque pas qui sera vers l'avant, mais si la plupart d'entre eux le sont, alors vous ferez des progrès. » ~Sandra Dodd
14 octobre 2012 - Inspiration: Felix Baumgartner
Fascinés, et bien conscients de la participation 
de centaines de personnes à la réalisation 
de ce grand projet, nous regardons pas à pas.



Captures d'écran d'images prises en direct
du site web officiel de Red Bull Stratos
Pour arriver au saut ce jour-là, il aura fallu 7 années à partir de l'idée originale de Felix: 2 ans pour chercher des collaborateurs, 5 pour construire le projet. 

Et si je mets ces images ici, pour illustrer le propos de Sandra, c'est que ce jour-là, notre fils avait prévu une sortie au garage avec son papa pour travailler à une étape d'un autre projet (la fameuse Master Sword). Intéressé par le saut de Felix en direct, il a retardé son activité de quelques heures. Tous les pas vers la réalisation de l'épée ne sont pas en avant, on le voit bien ici, mais chaque choix qu'il fait pour y arriver l'y conduit. Dans ce cas, il a fait le choix de vivre ce moment d'inspiration du projet de plus longue haleine d'un autre être humain.
Édith