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mercredi 6 avril 2011

La sagesse de la ménopause et le concept du continuum


J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com
Voici quelques extraits du livre La sagesse de la ménopause de Christiane Northrup,M.D. que j'avais pensé mettre sur ce blog l'an dernier et qui traînent. Je fais le ménage et les copie ici, afin qu'elles soient utiles à d'autres. Je ne crois pas nécessaire pour autant de faire la lecture de ce livre de 800 pages (!) pour vivre heureuse et changer ce monde. Pour cela, le livre de Jean Liedloff, dont je mets un court extrait ci-après, est beaucoup moins long et il va droit au cœur et au fond des vraies choses.
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Page 25 :
... les changements péri-ménopausiques - qu’une clarté de vision caractéristique et un sentiment de révolte grandissant face à l’injustice accompagnent - sont un véritable cadeau. Nos hormones nous donnent l’occasion de voir de manière infaillible ce que nous devons changer pour parcourir la seconde partie de notre vie honnêtement, pleinement et sainement.

Page 31 :
... - des certitudes profondes que nous avons mais dont nous ne pouvons parler parce que nous sommes des femmes et que pour survivre, nous devons faire en sort que les figures d’autorité nous aiment.
Page 57 :
Tandis qu’une femme effectue la transition vers la seconde moitié de sa vie, elle doit affronter non seulement sa propre aversion pour les conflits et la confrontation, mais il lui faut en plus lutter contre l’image idéale imposée par la culture ambiante qu’elle « devrait » projeter.
Page 59 :
Se tourner vers l’intérieur
Avant la quarantaine, les femmes consacrent généralement leurs énergies à prendre soin des autres. Elles sont encouragées à le faire, entre autres, par les hormones responsables des cycles menstruels - ces hormones qui incitent la femme à s’occuper des autres, à aimer l’harmonie et à veiller à ce que celle-ci soit présente dans son univers.
Page 69 :
... Autrement dit, quand une femme est biologiquement prête à mettre au monde un enfant, à l’élever et à prendre soi des autres - des rôles vitaux essentiels au développement de l’espèce - les conflits dans le monde en général s’estompent en quelque sorte dans son esprit. Sa préoccupation à propos des injustices qu’elle a subies personnellement et des traumatismes de son enfance peut aussi devenir floue ou disparaître complètement...
Page 71 :
Fig.4 : Les récompenses au cours du cycle de la vie
Les années de préménopause : objectifs et comportements dictés par les exigences de la société
Les années de ménopause : Objectifs et comportements dictés pas l’âme.
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Maintenant que je les lis de nouveau, je me dis que Dr. Northrup a raison et qu'il est important de dire tout haut tout ce que les mères pensent et vivent tout bas, tout bas, tout bas. En silence et dans l'isolement, trop souvent.

J'OSe la vie ! - journaljose.blogspot.com
Quant à la dernière citation, sur l'origine des objectifs et comportements, je crois qu'il est de notre devoir, à nous les mères, les femmes, les hommes, les humains, de dénoncer tout comportement et objectif dictés par des exigences sociales plutôt que par l'âme ou par l'instinct, comme l'écrivait Jean Liedloff dans l'édition révisée de son livre Le concept du continuum, à la page 19 :
« J'ai été particulièrement encouragée par une description d'un personnage cinématographique dans la revue Time: "Son sens de la responsabilité sociale est influencé par un instinct profond, non par une idéologie suspecte." J'espère que cette nouvelle édition, autant que celles en langues étrangères, aidera notre instinct profond à influencer notre idéologie très suspecte. » ~Jean Liedloff, Londres, 1985.

Édith

dimanche 9 mai 2010

La fête des mères de Julia Ward Howe ou l'origine de la Fête des Mères

J'OSE la vie ! - journaljose.blogspot.com

Au départ, la proclamation de la fête des mères, telle que l’écrivit Julia Ward Howe en 1870, n’était pas une idée commerciale destinée à vendre des cartes, des fleurs et des cadeaux. Ce texte proposait de rassembler les femmes de toutes nationalités afin d’apporter la paix à l’humanité. Julia Howe avait vu les horreurs de la guerre civile américaine, la dévastation qu’elle avait provoquée et ses séquelles. De plus elle voyait poindre une nouvelle guerre à l’horizon, en Europe, cette fois : la guerre franco-prussienne (ou franco-allemande).

La proclamation originale de la fête des mères lançait donc un appel pour rassembler les femmes, afin qu’elles ajoutent leur voix à celle d’une Terre dévastée, et les incitait à prendre conseil les unes auprès des autres pour trouver les moyens d’apporter la paix dans le monde. Les sentiments qu’on trouve dans cette proclamation sont ceux que les femmes du monde entier ont éprouvés depuis que les guerres existent.

Aujourd’hui, en ce début du XXIè siècle, il est désormais possible de réaliser cette intention. Depuis la seconde moitié du XXè siècle, le statut et l’influence des femmes ont considérablement changé dans le monde. Il est également devenu urgent de trouver le moyen de mettre un terme à la guerre, alors que des armes nucléaires sont prêtes à servir.
[...]
La déclaration de Julia Ward Howe
Levez-vous, maintenant, femmes de ce jour ! Levez-vous, toutes celles qui ont des cœurs, que votre baptême soit celui de l’eau ou des larmes !
Dites fermement : « Nous ne voulons pas que les questions importantes soient tranchées par des organisations inadéquates. Nos maris ne devraient pas venir à nous, puant le carnage, pour solliciter des caresses et des applaudissements. Nos fils ne devraient pas nous être enlevés pour qu'on leur désapprenne tout ce que nous leur avons enseigné sur la charité, la clémence et la patience. Nous, femmes d'un pays, nous nous montrerons aussi tendres envers les femmes d’un autre pays, pour ne pas permettre à nos fils d’être entraînés à blesser les leurs.»
Du cœur de la terre dévastée, une voix monte avec la nôtre. Elle dit : «Désarmez ! Désarmez ! L’épée du meurtre n'est pas la balance de la justice.» Le sang n’efface pas plus le déshonneur que la violence n'indique la possession. Puisque les hommes ont souvent abandonné la charrue et l'enclume pour répondre aux injonctions de la guerre, que les femmes quittent désormais tout ce qui reste de leur foyer pour une grande et sincère journée de conseil. Qu'elles se rencontrent d'abord en tant que femmes, pour pleurer et commémorer les morts. Qu'elles s’entretiennent ensuite solennellement des moyens à mettre en place pour que la grande famille humaine puisse vivre en paix, chacune apportant en son temps l'empreinte sacrée, non de César, mais de Dieu.

Au nom des femmes et de l'humanité, je demande sérieusement qu’un congrès général de femmes de toutes nationalités puisse être nommé et se tenir à l’endroit jugé le plus opportun en fonction des objectifs et le plus tôt possible, pour promouvoir l'alliance des différentes nationalités, la résolution amicale des problèmes internationaux et les intérêts généraux et vitaux de la paix. »
Julia Ward Howe, Boston, 1870
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« [...] Le congrès des Femmes leaders religieux et spirituels pour une Initiative de paix globale, à Genève, auquel je me suis rendu en 2002, fut une première rencontre historique entre plusieurs centaines de déléguées. C’était un colloque international sans précédent, sponsorisé par les nations Unies, qui reconnaissait que le potentiel inexploité des femmes leaders religieux et spirituels est une force essentielle au service de la paix. Au cours de ce congrès, le prix Gandhi-King pour la paix (précédemment décerné à Kofi Annan, Nelson Mandela et Jane Goodall) fut remis à Amma, que l’on connaît surtout en Occident comme la sainte hindoue de l’étreinte. Lors du discours qu’elle fit à cette occasion, ce leader spirituel de l’Inde a dit: « Avec la puissance de la maternité qui réside en elle, une femme peut influencer le monde entier. L’amour qui caractérise la maternité éveillée est un amour et une compassion que l’on éprouve non seulement envers ses propres enfants, mais envers tous les gens, les animaux et les plantes, les rochers et les rivières : un amour qui s’étend à tous les êtres.»

La définition de la maternité que fit Amma était très éloquente et archétypale : «Elle ne se limite pas aux femmes ayant eu un enfant; c’est un principe inhérent tant à la femme qu’à l’homme. C’est un état d’esprit. C’est l’amour, et cet amour est le souffle même de la vie.» ~ Jean Shinoda Bolen, « Les femmes, avenir de la planète », Jouvence Éditions, 2007


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Sur ce, je te souhaite, maman chérie, ma maman préférée entre toutes - évidemment puisque tu es la mienne - une bonne journée de la Fête des Mères. Merci infiniment pour la paix que tu m'as enseignée par ton exemple silencieux et l'amour que tu m'as donné. Je t'aime de tout mon cœur !
E