lundi 26 janvier 2015
mardi 20 janvier 2015
La source ...
Un article à lire, ici. Pour ne pas oublier où est la source.
Extraits :
Et si, ensemble, on faisait refleurir cette attitude de respect et de confiance dans les dispositions natives de l'enfant ? Maintenant ? Commençons dès avant la naissance, par le respect et le soutien à l'enfant à venir et à la maman et au papa en devenir, puis tout au long de la vie de chacun.
Il y a quelques années, notre fils disait qu'il fallait trouver la source, la source du mal-être. Celle qui conduit à toutes sortes de comportements malheureux. L'observation nous le montre, et on le sait d'instinct, cette source est au tout début. Au tout début de la vie. Le malheur, le mal-être ne naît-il pas de trop d'états de mal-être antérieurs ?
Essayez pour voir !
Avec amour,
Édith
Extraits :
« J’adorais cet enfant. Il suffisait qu’on le cajole, qu’on le prenne dans les bras pour qu’il se calme. Moi, je l’ai trouvé touchant, ébahi comme tous les autres par la bande à Mickey. » Un enfant comme les autres, qui croit en la magie de Disney, et qui se calme dès qu’on l’apaise. « On les emmenait au cinéma, Chérif adorait y aller. »
[...]
Evelyne est inconsolable devant sa télévision. « Chérif était un enfant comme les autres. Mais il n’aura pas reçu d’amour… Il a trouvé dans le fanatisme religieux, la famille qu’il n’a jamais eue. Ils ont su lui monter la tête. En même temps, c’est facile de s’en prendre à des gamins aussi isolés et fragiles. [...] »
"S’il avait eu une enfance heureuse, serait-il devenu terroriste ?"
Et si, ensemble, on faisait refleurir cette attitude de respect et de confiance dans les dispositions natives de l'enfant ? Maintenant ? Commençons dès avant la naissance, par le respect et le soutien à l'enfant à venir et à la maman et au papa en devenir, puis tout au long de la vie de chacun.Il y a quelques années, notre fils disait qu'il fallait trouver la source, la source du mal-être. Celle qui conduit à toutes sortes de comportements malheureux. L'observation nous le montre, et on le sait d'instinct, cette source est au tout début. Au tout début de la vie. Le malheur, le mal-être ne naît-il pas de trop d'états de mal-être antérieurs ?
Alexander S. Neill (Summerhill) l'écrivait aussi :
Ensemble, faisons des enfances heureuses à - vivre avec - nos enfants ! Vous savez quoi? On y gagne des relations heureuses, plus de joie de vivre, des apprentissages heureux et durables, une solide autonomie, et un effet secondaire dont de plus en plus de parents unschooling témoignent : la guérison des moments moins heureux de notre propre enfance.« Un enfant difficile est un enfant malheureux. Il est en guerre contre lui-même et par contrecoup avec le monde entier.
L’adulte difficile est logé à la même enseigne. Jamais un homme heureux n’a troublé la paix d’une réunion, prêché une guerre, ou lynché un Noir. Aucune femme heureuse n’a jamais cherché noise à son mari ou à ses enfants. Jamais un homme heureux n’a commis un meurtre ou un vol. Jamais un patron heureux n’a fait peur à ses employés. »
Avec amour,
Édith
dimanche 11 janvier 2015
Moments de douceur
Traduction : J'OSE la vie !
« Tout ce que vous faites maintenant, lorsque vos enfants sont jeunes, est important.
Tous les petites gentillesses ont de l'importance, chaque petit moment de douceur entre vous, chaque fois que vous choisissez d'être attentif aux plus petites choses.» ~ Deb Lewis
vendredi 9 janvier 2015
Unschooling, la solution facile ?
« Le unschooling n'est pas "la solution pour s'en sortir facilement", c'est la façon pour vivre joyeusement au-dedans; le chemin pour une vie familiale paisible, des enfants heureux et un apprentissage significatif qui dure toute une vie. » ~Ren Allen« Le unschooling n'est pas facile. Il se vit à temps plein. Ce que ça prend pour le vivre, c'est un changement de croyances et de priorités. Beaucoup l'ont fait, et je suis sûre que vous le pouvez aussi. » ~Sandra Dodd
mercredi 7 janvier 2015
Que se passe-t-il ? - nos attentes
Traduction: J'OSE la vie !
« Je soupçonne que chaque fois qu'un parent nouveau au unschooling pense "ça ne marche pas", c'est parce qu'il a une attente et s'y accroche. Les attentes peuvent nous empêcher de voir ce qui se passe réellement. » ~Robyn Coburn
***
Lâcher prise de toutes nos attentes, mêmes celles qu'on croit être les plus importantes, ou celles qui viennent d'un coup après s'être dissimulées dans quelque recoin de notre esprit, est indispensable pour (re)venir au unschooling.
Nos attentes sont liées à nos éducations. En effet, combien de 'il faut' (il faut ceci, il faut accepter cela, il faut faire comme ci ou comme ça...) nous a-t-on dit, répété ? En réalité, très peu de ces 'il faut' tiennent la route lorsqu'on les observe clairement, sans filtre, face aux faits. Et plus on prend le temps d'observer, de voir réellement comment l'enfant vit et apprend, plus vite on réalise comme il est vrai que chacun naît avec tout ce dont il a besoin pour apprendre. Tout comme on se rend compte que vivre c'est apprendre et que c'est impossible à éviter.
Cette période de lâcher prise est celle du deschooling, celle que j'appelle le retour à soi, à comment on était avant nos éducations. Il s'agit de la seule étape essentielle pour bien saisir et vivre le unschooling.
Si vous vivez cette période en ce moment, je ne peux que vous encourager sincèrement à choisir la relation avec vos enfants avant toute autre chose, à chaque instant.
Prendre le temps de respirer calmement lorsqu'on se sent attaché à une attente, pour la regarder objectivement permet le plus souvent de la laisser tomber pour inutilité.
Choisir de respirer (par le nez, bouche fermée) quand on sent monter une émotion (crainte, incertitude, tristesse, déception, culpabilité, frustration... et oui, la peur est une émotion) dans notre quotidien, permet de vivre ladite émotion pour ne pas la réprimer ou la répercuter quelque part dans nos relations avec nos enfants.
Comme je le dis souvent : « suis ton cœur et ton enfant, pas tes peurs et les gens (qui te disent de faire autrement). »
Bon deschooling !
Bonne année 2015 !
Soyez heureux ensemble !
Chaleureusement,
Édith
dimanche 4 janvier 2015
Laisser pleurer bébé pour s'endormir ?
Du journal scientifique Early Human Development, voici le résumé d'un article titré : Asynchronisme de l'activité de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien mère-enfant qui suit l'extinction des réponses aux pleurs du nourrisson induits lors de la transition vers le sommeil.
Une étude du Dr. Wendy Middlemiss, de University of North Texas
Traduction : J'OSE la vie !
Cette étude examine les changements dans la synchronie entre la physiologie des mères et celles de leurs jeunes enfants. L'étude a lieu alors que 25 nourrissons (âgés de 4 à 10 mois ; dont 11 garçons) ont participé à un programme d'entraînement au sommeil en milieu hospitalier pendant cinq jours, au cours desquels ils apprennent à s'auto-régler par l'extinction de la réponse aux pleurs au cours de la transition vers le sommeil. L'expérience des mères et des nourrissons au cours du protocole d'extinction était "liée à" la signalisation du comportement des nourrissons pendant la période de transition vers le sommeil. La salive des mères et des nourrissons a été prélevée à l'initiation du moment de sommeil nocturne des enfants et après que les nourrissons se soient endormis et plus tard testés pour en voir le niveau de cortisol.
Suite à cette étude, voici aussi un article paru dans The Telegraph :Comme prévu, le premier jour du programme, les taux de cortisol des mères et des jeunes enfants présentaient une association positive (NdT : étaient liés l'un à l'autre) à l'initiation du sommeil nocturne après une journée d'activités partagées. Aussi, lorsque les nourrissons ont exprimé de la détresse en réponse à la transition vers le sommeil, le niveau de cortisol de la mère et du nourrisson présentaient de nouveau une association positive.Le troisième jour du programme, cependant, les résultats ont montré que la réponse physiologique et la réponse comportementale des nourrissons s'étaient dissociées. Ils n'ont plus exprimé de détresse comportementale pendant la transition vers le sommeil, mais leurs niveaux de cortisol étaient élevés. En l'absence des indices de la détresse (NdT : de leur enfant), le niveau de cortisol des mères ont diminué. La dissociation entre la réponse comportementale des nourrissons et leur réponse physiologique a résulté en un asynchronisme entre les niveaux de cortisol des mères et des nourrissons.Les constatations sont discutées afin de comprendre les déterminants et les conséquences de la synchronie physiologique mère-enfant pendant la petite enfance._____
Extraits traduits par J'OSE la vie !
« Les chercheurs ont mesuré le temps que les petits enfants ont pleuré pendant quelques nuits successives alors que leurs mères attendaient dans une pièce voisine.
Lors de la troisième nuit de l'étude, il a été observé que les nourrissons ont pleuré pendant une période de temps plus courte avant de s'endormir.Chez les mères, qui pouvaient entendre leurs bébés, le niveau de cortisol a chuté en conformité avec le temps passé à pleurer, indiquant qu'elles s'étaient détendues lorsque leurs enfants semblaient s'être calmés.Wendy Middlemiss a déclaré au Daily Mail : " Bien que les nourrissons ne présentaient pas de réponse comportementale de la détresse qu'ils éprouvaient lors de la transition vers le sommeil, ils ont continué à connaître des niveaux élevés de détresse physiologique, comme en témoignent leurs niveaux de cortisol. ''Globalement, les signaux extérieurs de stress interne ont été éteints par l'entraînement au sommeil.
"Toutefois, compte tenu de la présence continue de la détresse, les nourrissons n'ont pas appris à gérer intérieurement leurs expériences de stress et d'inconfort."Les chercheurs procèdent actuellement à une plus longue étude pour tester comment le niveau de l'hormone est affectée à mesure que les habitudes de sommeil s'installent à plus long terme. »
--
En lisant cela, j'ai eu envie d'en faire la traduction et de la déposer ici pour référence, et pour y référer quiconque chercherait de l'information sur le sujet. Il y a eu tant d'éducation/désinformation concernant l'accueil à l'enfant dans notre genre de culture, tant d'éducation/pression sociale à choisir une attitude qui va à l'encontre de notre propre instinct et, du coup, à l'encontre du bien-être du petit d'homme... comme du plus grand...
Il n'y a aucune raison de laisser pleurer un bébé.
De jour ou de nuit.
| Visite du Jour de l'An, chez les grand-parents - 2015 |
Prenons soin de nos enfants, soyons attentifs, attentionnés, aimants, à chaque instant.
Je le vois chaque jour comme ils grandissent alors tout aussi attentifs, attentionnés, aimants. Et quelle joie !
Édith
jeudi 25 décembre 2014
Voir le bien, faire le bien
See good, be good par Sandra Dodd
Traduction : J'OSE la vie !
Traduction : J'OSE la vie !
« On ne peut pas vivre comme si on allait être toujours les mêmes - on change à chaque instant - mais on peut essayer de vivre avec moins de regrets, et avec patience, et avec gratitude. Faites le bien autant que vous le pouvez, aussi souvent que vous le pouvez. » ~Sandra Dodd
"We can't live as we are forever, but we can try to live with fewer regrets, and with patience, and with gratitude. Be as good as you can be as often as you can be." ~Sandra Dodd
vendredi 19 décembre 2014
mercredi 17 décembre 2014
Nourrir l'intérêt de l'enfant comme si c'était un papillon
Beautiful, vibrant and alive
par
Sandra Dodd
Traduction : J'OSE la
vie !
« Si votre enfant a un intérêt joyeux pour la musique ou le sport, l'informatique, la poésie, les chevaux, le golf ou la danse, nourrissez cet intérêt sans vous l'attribuer.
Souriez-y sans le nommer par quelque chose de plus grand que l'enfant. Traitez-le comme un papillon, beau, vibrant, vivant. Ne l'épinglez pas pour l'étiqueter et le coller ensuite dans une boîte pour en montrer les détails à tout le monde et essayer de le garder pour toujours parce qu'alors, vous en retirerez l'essence même. VOUS en deviendriez alors propriétaire, et pas l'enfant. » ~Sandra Dodd
lundi 10 novembre 2014
Le bonheur des moments précédents
« Il n'y a pas de moment difficile qui annule le bonheur des moments précédents, n'est-ce pas? »
Extrait
d'une discussion sur Unschooling en français, il y a quelques heures, à
propos des moments difficiles.
Ci-dessous, un plus long extrait de ce que j'y partageais, que j'ai très légèrement modifié pour enlever le style plus personnel de la discussion.
« Les défis, ah oui ! font partie de la vie. On en vit tous, parfois plus à certains moments et moins à d'autres. Si on a l'impression de 'retomber à zéro', c'est peut-être qu'on est fatigué ou malade en ce moment. On peut alors voir à tout ce qui peut augmenter notre énergie (manger plus souvent, bien s'hydrater, dormir plus, faire des siestes (même sans dormir), etc.) et à diminuer les dépenses d'énergie, mettre de côté tout ce qui n'est pas urgent.
Inutile d'entretenir l'idée qu'un moment difficile pourrait faire basculer l'équilibre ou le bien-être de tous, car elle est peut-être (probablement) fausse. Fausse, dans le sens de 'faussée', 'biaisée' parce qu'on a eu de mauvaises nouvelles, par exemple.Ce qui peut aider est plutôt de rester connecté avec les siens; faire les choses qu'on aime faire ensemble : regarder des films, se coller en lisant ou en écoutant un concert, tout ce qui nous fait du bien.
Des moments difficiles ne vont pas détruire ce qu'on a bâti auparavant. Je ne vois pas les choses comme ça. Sandra Dodd parle souvent de vivre un moment à la fois. Ça marche.
Il n'y a pas de moment difficile qui annule le bonheur des moments précédents, n'est-ce pas? Si un moment n'est pas heureux, joyeux, léger, on peut faire/vivre un moment différent l'instant d'après. Le quotidien est la somme de centaines d'instants à chaque jour. » ~ Édith.
samedi 8 novembre 2014
L'enthousiasme du premier congrès international ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE !
écologie de l'enfance
Congrès international
Montréal, du 3 au 5 octobre 2014
une nouvelle attitude face à l'enfant
avant, accouchement, allaitement, attachement, apprentissage, autonomie, après
COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate
L'ENTHOUSIASME DU PREMIER CONGRÈS INTERNATIONAL ÉCOLOGIE DE L'ENFANCE!
Québec, 28 octobre 2014 – Vécue dans l'enthousiasme et dans la joie d'être ensemble pour l'Enfant, la première édition du congrès international écologie de l'enfance a touché les participants autant que les intervenants. Durant toute une fin de semaine, des conférences offertes en plénières ont permis de suivre le fil de la vie humaine au regard d'une nouvelle attitude face à l'enfant.
C'est à Montréal que l'auteur André Stern a lancé, aux côtés d'Édith Chabot, le mouvement écologie de l'enfance, ainsi que le manifeste Semeurs d'enthousiasme. L'ouverture du congrès s'est faite avec la première projection en Amérique du film Alphabet, la peur ou l'amour. Réalisé par Erwin Wagenhofer, ce documentaire clôt la trilogie entreprise avec We feed the word et Let's make money. Partant du constat que la crise actuellement traversée par notre planète a pour origine les personnes les mieux formées au monde, le réalisateur explore les fonctionnements du système éducatif tel qu'il est - et tel qu'il pourrait être.
Le lendemain, il a été question d'accouchement – et d'avant - avec Dr. Michel Odent qui a rappelé l'importance de ne pas entraver le processus naturel de l'enfantement, pour lequel la nature a prévu un parfait cocktail d'hormones. Puis, Lysane Grégoire, présidente fondatrice du Groupe Maman a abordé les premières années de vie en rappelant ce qu'est un bébé et ses besoins fondamentaux, et comment notre culture s'en est parfois éloignée.
Deux chercheurs québécois associés à l'UQAM sont venus partager leurs travaux. Avec humour, Thierry Pardo établit un parallèle entre agriculture et enfance où on a suivi les modèles de production à grande échelle, introduit des intervenants puis des intrants chimiques alors qu'une perspective libertaire peut favorablement répondre aux aspirations de l'enfant pour la découverte, le plein air, la rencontre. Quant à Marike Reid-Gaudet, elle démontre qu'un changement de paradigme s'impose en éducation. Selon elle, une enfance libre est la condition sine qua non pour l'avènement d'un véritable humanisme.
D'après Pam Laricchia, auteure canadienne de Libre d'apprendre, livre lancé durant le congrès : « nos enfants construisent chacun leur propre vue du monde et parfois, voient le monde différemment de nous. Et c'est bien ainsi, car nous ne cherchons pas à produire une version plus jeune de nous-mêmes - nous voulons que nos enfants explorent, et deviennent des personnes uniques ».
Dans le cadre de ses travaux auprès de populations épargnées, le chercheur et pédagogue Arno Stern a constaté les similitudes entre les traces spontanées chez les enfants de tous âges à qui on laisse le loisir de peindre sans préjugés culturels, jugements de valeur habituels ou préoccupations esthétiques.
Le cofondateur de la première école alternative au Québec, Charles E. Caouette, affirme que l'école est prisonnière du paradigme industriel; mais que d'autres voies sont possibles. Décrivant avec force humour les écarts entre l'école et l'enfance, il aborde aussi le sujet du 3e âge et y voit le résultat des choix de vie de chacun.
Le congrès s'est clos sur le témoignage d'André Stern, enfant non scolarisé et père non scolarisant qui rappelle que l'enfant n'a aucun préjugé et aborde le monde avec une confiance absolue. Confiance que nous avons le pouvoir de préserver ou de miner. Éclairant la liberté dont chacun dispose à tout moment, l'auteur et conférencier nous ramène aussi à cette responsabilité immense que nous portons tous envers l'Enfant.
Site internet : http://ecologiedelenfance.com
Page Facebook : https://www.facebook.com/ecologiedelenfance
- 30 -
Source: Édith Chabot, responsable francophone écologie de l'enfance
Inscription à :
Articles (Atom)


