vendredi 21 mars 2014
lundi 17 mars 2014
Lettre d'infos - Conférences et ateliers d'André Stern au Québec du 24 au 30 mars 2014
Voici que la troisième tournée d'André Stern au Québec approche à grands pas, on sent de l'électricité dans l'air ! Avec le soleil, ça fait du bien ! :-)
Voici quelques informations importantes pour celles et ceux qui désirent assister à une conférence ou participer à un atelier.
Prévente jusqu'au 18 mars: 15$ (10$ / 2è parent)
Vos inscriptions envoyées par la poste d'ici demain, 18 mars 2014, seront acceptées au tarif prévente.
Conférences ouvertes au grand public
- Nous ne prenons pas les réservations après le 18 mars.Le tarif d'entrée à la porte est de 20$ par personne, et de 15$ pour le 2è parent des enfants s'il assiste aussi.
- Inscription aux ateliers (35$, sur réservation)
note: l'atelier d'approfondissement est offert aux gens
qui ont déjà assisté à une conférence.
qui ont déjà assisté à une conférence.
Pour participer à un atelier, on doit d'abord s'inscrire. Les places sont limitées.
Avant le 18 mars 2014: veuillez remplir et retourner par la poste le paiement et le formulaire d'inscription (disponible au téléchargement sur le site officiel d'André Stern au Québec :http://andrestern.ca).
Après le 18 mars 2014: nous prendrons vos réservations s'il reste des places. Écrivez-nous à: quebec@andrestern.com.
S'il reste des places disponibles, nous vous accueillerons à l'atelier et encaisserons votre paiement, en argent comptant, à l'accueil. Veuillez vous présenter au moins quinze minutes avant le début de l'atelier.
Espérant que cela réponde à vos questions, nous vous souhaitons une semaine remplie de bons moments de vie, et serons heureux de vous accueillir la semaine prochaine.
Edith pour J'OSE la vie !
mardi 11 mars 2014
Réflexion et douceur
Toughtful and sweet
Traduction: J'OSE la vie !
« Ce qu'on pense qu'on devrait faire nous fait sentir impuissance et frustration. Ce qu'on choisit de faire nous donne autonomie et pouvoir, et devrait être fait après réflexion, et en douceur. » ~ Sandra Dodd
| Chandelier, Hôtel de Glace, Québec |
dimanche 2 mars 2014
André Stern au Québec du 24 au 30 mars 2014 - Pour que refleurisse le paysage éducatif
Voici l'annonce de la nouvelle tournée d'André Stern au Québec.
À diffuser dans tous vos réseaux.
Merci et au plaisir de vous y accueillir !
« Pour que refleurisse le paysage éducatif » - écologie de l'éducation
Une organisation : Édith Chabot et l'équipe J'OSE La Vie! en partenariat avec le RÉPAQ et l'ATELIER de Charlotte.
Après une tournée internationale en 2013, André Stern est de retour au Québec du 24 au 30 mars 2014. Invité à donner deux conférences à Montréal par le Réseau des écoles publiques alternatives du Québec, l’auteur et conférencier partagera son expérience et les connaissances de pointe en matière de neurobiologie concernant les dispositions spontanées de l’humain et l’apprentissage lors de conférences et d'ateliers à Québec, Drummondville et Montréal.
Après le lancement d'Alphabet, le nouveau film du cinéaste autrichien Erwin Wagenhofer (We feed the world et Let's make money), dont il est l'un des protagonistes, et des allocutions en Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Suisse et au Canada, André Stern également offrira un atelier d’approfondissement : « écologie de l'éducation, un projet de vie? Les clefs de la confiance dans les dispositions spontanées de l’enfant: ce que nous montrent la science et l’observation. ».
André Stern raconte une enfance heureuse, imprégnée des apprentissages variés et profonds que font tous les enfants guidés par leur enthousiasme. S’appuyant sur cette expérience et sur les découvertes les plus récente de la neurobiologie, il s'engage pour le retour de la confiance et l'émergence d’une véritable écologie de l’éducation, qui n’utilise pas d’intrants pédagogiques mais, comme unique engrais, l’enthousiasme natif de l’enfant. Car, « c’est aussi simple que cela : le cerveau se développe précisément là où il est utilisé avec enthousiasme » (Prof. Dr. Gerald Hüther).
Le travail d'André Stern dans les médias, ses activités de conférencier dans les universités, auprès des professionnels de l’éducation et du grand public répondent à un intérêt croissant de la part de tous ceux qui, de près ou de loin, vivent et travaillent avec les enfants.
***
LA CONFÉRENCE:
écologie de l'éducation
« Pour que refleurisse la confiance dans les dispositions natives de l'enfant. »
***
L'ATELIER:
écologie de l'éducation, un projet de vie?
Les clefs de la confiance dans les dispositions spontanées de l’enfant: ce que nous montrent la science et l’observation.
note: cet atelier d'approfondissement est offert aux gens qui ont déjà assisté à une conférence.
***
LE CALENDRIER
Lundi 24 mars : Québec
Mardi 25 mars : Québec
870 Ave. de Salaberry
Atelier: 13h00 à 16h00, sur réservation
Mercredi 26 mars : Drummondville
Centre communautaire Saint-Pierre
575 Saint-Alfred
Conférence: 18h30
Jeudi 27 mars : Montréal
École Rose-des-Vents
4315 rue Beaubien Est
4315 rue Beaubien Est
Conférence RÉPAQ: 19h00
Bienvenue au grand public
Vendredi 28 mars : Montréal
Journée du RÉPAQ
événement privé
Samedi 29 mars : Montréal
Entrée:
CONFÉRENCE: 20$ (15$ / 2è parent)
Prévente jusqu'au 16 mars: 15$ (10$ / 2è parent)
ATELIER: 35$ - sur réservation
(places limitées)
RÉSERVATIONS: Télécharger le formulaire d'inscription à partir du site internet, ici.
CONTACT: quebec(arobase)andrestern.com
***
LE LIVRE
Auteur du livre … Et je ne suis jamais allé à l’école (Actes Sud, 2è édition octobre 2013, traduit en allemand, espagnol et italien), André Stern grandit dans le respect de la disposition spontanée de l'humain, caractéristique du travail de son père, le chercheur et pédagogue Arno Stern.
Marié, père d’un petit garçon, André Stern est musicien, luthier, journaliste, auteur et conférencier. Il travaille avec le Prof. Dr. Gerald Hüther, chercheur en neurobiologie avancée. Il est initiateur du mouvement Ecologie de l’éducation et Directeur de l'Institut Arno Stern (Laboratoire d'observation et de préservation des dispositions spontanées de l'enfant).
dimanche 23 février 2014
vendredi 14 février 2014
vendredi 7 février 2014
mercredi 22 janvier 2014
Témoignage sur l'allaitement, par Bénédicte
![]() |
| photo : Bénédicte et sa fille - tous droits réservés |
Voici
un échange de courriels que j'ai eu avec une amie, l'automne
dernier.
Bénédicte est une maman Bretonne que nous avons connue, ainsi que son conjoint et leur petite fille, il y a quelques années.
En cliquant sur le lien, vous aurez accès à la publication originale, sur le blog allaitement de mamaNANA. Ce nom me fait sourire. Il me rappelle que mon petit appelait maana, puis manana, le lait maternel. :-)
Édith
P.S. Désolée pour les majuscules, problème avec la mise en page... (Si vous savez comment le régler, dites-moi. Merci ! )
--
Suite à un appel à témoins lancé il y a quelques mois, j'ai répondu et voici le résultat. Bénédicte
--
Béné, j'ai
beaucoup aimé te lire.
Je me suis revue
jeune maman, avec mon petit, qui avait, lui aussi, une façon toute
personnelle et absolument craquante de démontrer son bien-être au
sein.
Ce que tu vis,
nous le vivons toutes, et comme c'est bon que tu puisses y mettre les
mots, en témoigner, le partager. Chose que je ne savais pas bien
faire à l'époque.
MERCI !
Dis-moi, est-ce
possible que nous partagions ce beau témoignage sur notre blog ?
Édith
--
Tout à fait
d'accord pour partager mon témoignage. Je serai même ravie qu'un
maximum de personnes le lise !
J'ai eu
beaucoup de plaisir à l'écrire. Plaisir à trouver les mots justes,
à donner un peu d'humour aussi et à parler vraiment de qui je suis
sans vouloir plaire. Ça m'a fait beaucoup de bien aussi.
Bénédicte
***
23 septembre 2013
Quelle mamaNANA êtes-vous? Le témoignage de Bénédicte
Nous reprenons notre série de témoignages avec Bénédicte, maman maternante d'une petite fille de deux ans.
Votre allaitement - Comment avez-vous vécu (ou
vivez-vous) votre allaitement ? Qu’aimez-vous (ou que n’aimez-vous pas)
dans l’allaitement ? A quoi attribuez-vous le succès de votre
allaitement (soutien des proches, bons conseils des professionnels de
santé, associations, etc.) ?
| sur la grève, à Lorient, chez eux, en Bretagne |
Je suis très heureuse de
pouvoir allaiter ma fille. Grâce au cocktail allaitement+cododo+portage,
le maternage s'est passé de manière très facile pour moi. Je ne me suis
pas posé de questions. Ma fille n'est jamais tombée malade. Grâce au
portage, la croisée emmaillotée notamment, les crises de poussées
dentaires ne duraient pas plus de quelques minutes.
Ma sœur avait
accouché six ans avant moi et nous avions déjà beaucoup discuté de
l'accouchement, de l'allaitement. Ces discussions et les lectures qui
les ont ponctuées m'ont beaucoup aidées à me forger une opinion, à
comprendre les vertus de l'allaitement et du maternage plus globalement.
Le premier accouchement de ma sœur ne s'étant pas bien passé, j'ai été
sensibilisée au sujet et ai eu envie d'un accouchement aussi naturel que
possible.
D'un coté, je suis très heureuse de ce que cela procure à
ma fille comme bien être, comme réconfort, bien au-delà de l'aspect
pratique ou de la nourriture. De l'autre, je me sens parfois seule dans
ce maternage, oui, et pour cause, je suis sa seule maman. L'allaitement
est un formidable outil pour le maternage. Le revers de la médaille
c'est qu'il implique un engagement total et un grand sens de l'écoute à
l'égard de son enfant.
Mon compagnon, le papa, me soutient et parfois
j'aimerais qu'il la connaisse aussi bien que moi. Qu'il puisse me
relayer davantage. Que les hormones de l'allaitement, qui ouvrent à
davantage de patience, lui permettent aussi de prendre le temps
d'entendre ce que lui "dit" sa fille. Le fait que ma fille soit très
dépendante de moi me bouscule parfois, souvent même. En y réfléchissant
je trouve cela normal mais lorsque je suis "dans le jus", j'aimerais
pouvoir me cloner (rires).
J'aime nos "trucs", l’interaction qui
existe entre nous, le fait que je "tilte" rapidement lorsqu'elle a
besoin de téter. Désormais, elle parler et dit "veux téter", mais LE
geste qui existe depuis le début et qui me fait craquer, c'est qu'elle
se touche les cheveux de ses petites mains, qui, au début d'ailleurs,
touchaient à peine le haut de son crâne.
Votre allaitement au quotidien - Est-ce que vous allaitez
hors de chez vous (parc, salle d’attente, magasin, etc.) facilement et
sans trop vous poser de question, ou bien est-ce une préoccupation pour
vous ? Comment vivez-vous le regard des autres ? Est-ce que vous avez
changé sur ce sujet au fil du temps ?
![]() |
| photo: Bénédicte et sa fille |
Ma fille a deux ans
et j'allaite partout : dans le bus, sur les bancs, dans un pub où mon
compagnon joue de la musique toutes les semaines, dans les arrêts de
bus, j'ai même allaité pendant un concert. L'hiver, c'est un peu
difficile dehors, mais grâce aux vêtements adaptés, c'est possible quand
même. Dans les magasins, parfois il n'y a pas de chaise, pas de siège
alors il m'est arrivée de m'asseoir par terre pour pouvoir allaiter. Une
fois ma fille s'est fait mal en glissant sur le sol d'un magasin et
plusieurs salariées m'ont proposée leur aide : tabouret pour s'asseoir,
pommade et j'ai pu allaiter ma fille pour finir de la soigner. Après
cette pause, une des salariées a dit à sa collègue "moi aussi je veux la
tétée si je me fais mal". Ça m'a fait rire. J'ai trouvé cela très
représentatif des manques de notre société : nous avons tous besoin
d'amour, d'attention, de portage... Combien de personnes m'ont dit : "ah
mais elle a de la chance" en voyant ma fille portée en écharpe,
endormie, la bouche ouverte lol (j'exagère à peine).
Au début, je
n'étais pas à l'aise pour allaiter dehors, non par fausse pudeur, mais
par confort. J'avais besoin de m'asseoir confortablement, notamment avec
des coussins, surtout pour soulager mes bras lors de la mise au sein.
Mais c'est ça de débuter.
La mode et vous - Est-ce que la mode est importante dans
votre vie ? Est-ce que vous aimez suivre les tendances (couleurs,
coupes) ou est-ce que vous privilégiez surtout ce qui vous va bien?
Qu’est-ce qui a changé (ou pas changé) dans la manière dont vous vous
habillez depuis que vous êtes enceinte et allaitez ? Comment mettez-vous
en valeur votre physionomie ? Quels sont vos trucs et astuces pour bien
vivre l’après-grossesse (rituels beauté, conseils pour retrouver la
forme ou garder le moral pendant ces mois parfois difficiles, etc.)?
Je
suis de plus en plus attentive aux couleurs et vêtements que je porte, à
mon rapport avec le féminin en général. Je crois que cette tendance
s'est vraiment accentuée depuis que j'allaite et encore plus depuis
quelques mois. En ce moment, par exemple, je supporte plus les jeans
alors que je n'ai porté quasiment que ça durant les 30 premières années
de ma vie (rires). Mon changement de style vestimentaire s'est donc fait
petit à petit : envie de porter davantage de jupes et robes en étant
enceinte puis une fois maman, j'ai à nouveau porté beaucoup de pantalons
mais j'avais plaisir à mettre en valeur mon décolleté. Et depuis
quelques mois, j'ai vraiment envie de me sentir féminine tous les jours.
Par ailleurs, je suis assez flemmarde et je n'aime pas particulièrement
faire les boutiques, ou alors il faut que ce soit efficace, que je
trouve rapidement quelque chose et qu'il n'y ait pas trop de monde. Donc
je cherche, mais pas en permanence, quelques accessoires, vêtements,
qui me vont bien et surtout des couleurs dans lesquelles je me sens
bien.
![]() |
| En famille, en visite aux Chutes Montmorency, à Québec |
Un petit mot sur vous - Pourriez-vous nous en dire un peu
plus sur vous ? (par exemple : nombre d’enfants, ville où vous habitez,
loisirs ou activités préférées, etc.)
Je ne "travaille" pas
au sens économique du terme mais je fais partie des personnes, souvent
des femmes, qui s'occupent de leurs enfants à la maison, appelées assez
maladroitement, femmes au foyer. Je trouve que ça fait très "femme de
ménage" donc je n'aime pas ce terme. Et puis, il y a des personnes qui
sont payées pour garder des enfants, et pour elles, c'est un métier. La
seule différence c'est qu'elles ne gardent pas leurs propres enfants.
Donc je suis heureuse de passer du temps avec ma fille car je trouve ce
temps très précieux. Je ris beaucoup avec elle, grâce à elle et je
découvre la vie à travers ses yeux. Un vrai bonheur.
Je suis donc en
parenthèse professionnelle mais en projet. J'aime beaucoup la musique,
le cinéma, l'humour. La radio est presque toujours allumée à la maison
et nous passons beaucoup de temps à chanter et danser. Je suis très
heureuse de nous offrir ce temps. Mon compagnon en bénéficie également,
même de manière plus indirecte.
J'habite dans le sud de la Bretagne,
dans une ville de taille moyenne et la culture bretonne a une grande
importance dans notre vie. J'ai d'ailleurs rencontré mon compagnon dans
un cercle celtique, une association, et elles sont nombreuses en
Bretagne, où les jeunes démontrent concrètement que la culture bretonne
est toujours en effervescence.
Le fait d'être maman a changé mon
regard sur l'apprentissage en général, l'apprentissage informel, aussi
appelé unschooling. Je trouve que la vie est source de mille et un
apprentissages. Elle nous invite à aller chercher au plus profond de
nous-même ce que nous voudrions trouver à l'extérieur. J'aime faire mes
propres expériences : lorsque je m'ouvre, que je mets davantage de joie
dans ma vie, j'en suis récompensée et toute ma famille en perçoit les
bénéfices.
vendredi 17 janvier 2014
Analyse du droit français en matière d'instruction en famille
Texte de Jean-Pierre Lepri du CREA, partagé ici avec son aimable autorisation.
Analyse du droit en matière d’« obligation scolaire ».
Analyse du droit en matière d’« obligation scolaire ».
Extraits de quelques textes :
« Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation »(Art. 28 de la CIDE-Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par la France le 7 août 1990 et entrée en vigueur, en France, le 6 septembre 1990).« Le droit de l’enfant à l’instruction… »(Art. L. 131-1-1 du Code de l’éducation, révision 2013)« L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents… »(Art. L. 131-2 du Code de l’éducation, révision 2013)« Le socle commun des savoirs indispensables s'organise en sept compétences »(Art. D. 122-Annexe du Code de l’éducation, révision 2013)
Commentaires
1. Avec l’Article 131-1, la France établit un droit à l’« instruction », au lieu du droit à l’« éducation » de la CIDE. L’éducation n’est pas l’instruction : je peux être instruit et pas éduqué ou être éduqué et pas instruit. L’obligation d’instruction ne figure pas dans le texte international. Or celui-ci, dûment ratifié, prévaut sur toute disposition contraire du droit national.
Le « droit de l’enfant à l’instruction » est donc illégal. C’est le droit à l’éducation qui serait légal – lequel n’impose alors nullement une « instruction ».
2. Ce « droit » à l’instruction, déjà illégal donc, est subrepticement transformé en « obligation », dans l’Art. L. 131-2. Or un droit n’est nullement une obligation. Dans un cas, il s’agit de sanctionner quiconque empêcherait un enfant d’apprendre. Dans l’autre, la loi sanctionne quiconque ne donnerait pas une instruction.
Aucune loi française n’a expressément institué une « obligation d’instruction », si ce n’est à l’occasion de ce glissement sémantique douteux, dans le passage d’un alinéa 1 à un alinéa 2.
Cet article 131-2 est en contradiction avec l’article princeps 131-1 qui le précéde – et en contradiction avec le texte international ratifié..
L’obligation d’instruction est donc illégale.
3. La définition d’un socle commun des savoirs à acquérir, dans l’annexe de l’Art. D. 122 n’a donc pas davantage de fondement légal – puisqu’un « droit à l’éducation » n’est pas une « obligation d’instruction ».
En outre, ce « socle » est défini par un décret (texte de valeur « inférieure » à celle de la loi).
Un quelconque contrôle de l’acquisition de ces savoirs, par qui que ce soit, est a fortiori sans fondement légal.
Une éventuelle « obligation de résultat », pour les familles comme pour l’école, est illégale.
4. En revanche, la Constitution européenne garantit aux parents le libre choix du mode d'instruction de leurs enfants en vertu de l'article II-74-3 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union, renforcée par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948.
5. La seule restriction éventuelle à ce droit pourrait trouver son fondement dans l’Article (illégal) L. 131-1-1 du Code de l’éducation, ainsi rédigé :
Le droit de l'enfant à l'instruction a pour objet de lui garantir, d'une part, l'acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d'autre part, l'éducation lui permettant de développer sa personnalité, son sens moral et son esprit critique d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, de partager les valeurs de la République et d'exercer sa citoyenneté.
Cet article entend, en effet, protéger les enfants de toute maltraitance, physique ou psychologique, ainsi que des dérives sectaires (« les valeurs de la République »).
5.1. Cette appréciation, même à partir d’une loi illégale, ne peut être de la compétence que de la juridiction pénale. Et, effectivement, la non-dénonciation de maltraitance sur mineur peut être considérée comme une infraction.
La juridiction civile est incompétente en cette matière.
5.2. Le placement de l’enfant à l’école ou dans un établissement, s’il devait être ordonné, ne pourrait l’être que sur un fondement de maltraitance ou de dérive sectaire (empêchement « de partager les valeurs de la République ») – et en aucun cas pour des « résultats scolaires ».
mercredi 15 janvier 2014
Doit-on travailler à se déscolariser ?
Sur une liste unschooling, quelqu'un demandait si on avait laissé le
processus faire son chemin ou si on travaillait activement à se
déscolariser. Voici ma réponse:
« Depuis longtemps, mes enfants m'ont montré que je n'avançais pas, mais que je retournais à moi. Cette démarche est un retour à soi, c'est reprendre le fil qu'on n'a pas pu poursuivre, à un moment ou un autre.
Pour ce chemin du retour, personnellement, je ne crois pas au 'travail' sur soi, pas plus à 'travailler' à se déscolariser, donc.
Ça a peut-être l'air de jouer sur les mots mais en fait, ça ne l'est pas. Pour faire bref, disons que lorsque j'ai eu/trouvé/entendu/reçu en cadeau les mots exacts, j'ai pu les utiliser, 'connaître' ce que je ressentais, et voir qu'il ne s'agissait pas de travail. Du coup, ça a été beaucoup plus simple et plus rapide.
Ce qui ne veut pas dire que je ne comprends pas ton questionnement, au contraire, alors je partage ceci: c'est en vivant le moment présent, en étant vraiment attentive à mon enfant, en choisissant la relation avant toute autre chose, que je suis consciente des options possibles, que je peux faire le meilleur choix.
La déscolarisation (désociétarisation, disait l'un de nos enfants) est beaucoup dans ces deux mots, pour moi: choix, attitude.
La façon d'exprimer le choix (que j'ai vue dans les écrits de Sandra Dodd), et l'attitude que je choisis d'avoir face à mon enfant (mots d' André Stern) ont décollé les restes d'éducation et de scolarisation que j'ai reçues. (S'il y en a encore parfois, ils décollent par mes choix.)
Comme je le partage souvent avec les gens, l'attitude que j'ai choisie de prendre avec mes enfants m'a conduite naturellement, logiquement, à avoir cette même attitude envers moi-même, puis de là, avec chacun. » ~ Édith Chabot-L.
références :
http://sandradodd.com/french/choix
http://journaljose.blogspot.ca/2013/12/le-unschooling-une-attitude.html
http://sandradodd.com/french/
« Hard work ? No. Not at all. We don't work music, We play it! » ~Paul McCartney - citation tirée de la pochette de l'album NEW
| projet en cours... - Édith |
Je vis la même chose avec le mot 'vie' que Sir Paul avec le mot 'musique'. :-)
Edith
jeudi 2 janvier 2014
Éliminer les « il faut » - par Sandra Dodd
If you eliminate "have to", par Sandra Dodd
Traduction: J'OSE la vie !
Traduction: J'OSE la vie !
« Éliminer les ''il faut'' de vos pensées, c'est comme conduire une bonne transmission manuelle plutôt que d'être passager à l'arrière d'un bus bondé. Si vous voyez chaque chose comme un choix conscient, tout-à-coup, vous êtes exactement où vous avez choisi d'être (ou vous avez la voie libre pour vous diriger où vous préféreriez être). » ~ Sandra Dodd
![]() |
| photo : J'OSE la vie ! 'Notre' rivière - déc. 2013 |
![]() |
| Mon coup de coeur 2013: le kombucha... vert, évidemment ! (menthe et chlorophylle) |
![]() |
| Coucher de soleil sur la pente à glisser dans la montagne 27 décembre 2013 |
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